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LADAKH 2008

Une belle aventure

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Présentation

Récit et photos du périple au Ladakh de :
- 18 marcheurs "occidentaux"
- 1 guide
- 1 cuisinier
- 4 aides cuisinier
- 4 horse men et... 22 chevaux

Rédacteurs des textes du blogg :
Denis - Xième trekk
Instigateur du périple, fin connaisseur des us et coutumes de ce coin du monde, a décidé cette fois-ci (en plein accord avec son épouse Blandine) de faire partager sa passion à 16 autres personnes. 

Thierry - 1er trekk 
Premier trekk, premières émotions intenses. Essai concluant !
Comme pour beaucoup d'autres participants, n'a aucune hésitation pour renouveler ce genre d'aventures.

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UNE REGION STRATEGIQUE PEUPLEE DE GENS ATTACHANTS | 27 novembre 2008

Le survol de la chaine himalayenne avant d'arriver à Leh confère une ambiance un peu surréaliste. On comprend mieux l'isolement géographique de la contrée. 

La position géographique de la région en fait un endroit hautement stratégique.

Les Chinois, sur la lancée de leur inqualifiable annexion du Tibet, occupent le haut plateau de l'Aksaï Chin depuis 1959.
Les Pakistanais ne se sont pas gênés pour s'emparer d'une autre partie et gèrent depuis 1949 le Baltistan, situé au nord-Ouest...
Ce qui amène l'armée indienne à maintenir près de 150 000 soldats sur le territoire.
Après des périodes marquées par un conflit ouvert entre l'Inde et la Chine, d'une part, et des tensions entre l'Inde et le Pakistan, d'autre part, la situation s'est heureusement calmée, le dialogue et le ballet des diplomates remplaçant les obus et les incursions des hélicoptères de combat.

 

Cet isolement stratégique n'a d'égal que son isolement géographique.
Les routes venant du Cachemire et de l'Himachal Pradesh ne sont praticables que de juin à mi octobre.
C'est la route la plus haute du monde : elle culmine à 5 429 m au col de Tangla.
A cet endroit, un panneau précise : « Ici, on peut parler à Dieu ». Mais que lui dire ?

 

La première liaison aérienne remonte à 1979 et a été rendue possible par l'armée, qui met à disposition son aéroport pour deux vols « civils » quotidiens.
C'est l'un des vols les plus spectaculaires au monde : l'avion vole à 9 000 m et offre pendant 30 à 40 minutes des vues extraordinaires sur une multitude de sommets de plus de 6 000 enneigés... Ca c'est de la montagne, Ginette !

 

Le Ladakh oblige à un effort pour s'y rendre, mais c'est un effort mérité : c'est un lieu hors du commun, parsemé d'étranges monastères perchés sur des pics vertigineux, de vieux palais accrochés aux parois des rochers.
Les paysages déchiquetés sont piquetés de tâches de verdure étincelante et surtout ses habitants, les ladakhis, sont des gens particulièrement attachants, hospitaliers et fiers...

Publié par LADAHK 2008 à 10:56:23 dans ROYAUME ATTACHANT | Commentaires (0) |

CLIMAT | 27 novembre 2008

Les visages sont marqués par l'intensité des rayonnements solaires (enfant du village de Markha à 3850 mètres d'altitude)

 

Coincé entre l'Himalaya au sud et la chaîne du Karakoram au nord, le Ladakh connaît deux saisons :
l'été, de mai à novembre, avec un climat très sec et rude (les montagnes arrêtent les nuages de mousson), avec une réverbération du soleil intense. Les températures varient de 25° à midi à -5° la nuit.
L'hiver, les températures descendent jusqu'à – 30 °.

 

Attendez-vous à des changements brusques et considérables de température et à un soleil extrêmement mordant : Leh est à 3 505 m d'altitude et il suffit qu'un nuage masque un instant le soleil pour passer du tee-shirt à la polaire.
Chapeau et écran total sont indispensables pour les occidentaux, sinon nez et oreilles pèleront en moins de deux jours...

Publié par LADAHK 2008 à 10:40:39 dans ROYAUME ATTACHANT | Commentaires (0) |

LA VIE MONASTIQUE | 27 novembre 2008

Novices du monastère de Shey

 

Du plus humble au plus riche, les monastères remplissent depuis l'origine une fonction de d'éducation, de transmission du savoir.
Ils ont été l'un des seuls moyens de promotion sociale dans une société fortement stratifiée et immobile.

Dès son arrivée, le novice est confié à un précepteur chargé de son éducation religieuse et à un autre moine pour les affaires quotidiennes. La durée des études est de l'ordre de 12 à 13 ans au terme desquels l'aspirant peut se présenter aux examens du Guéshé, premier grade de la hiérarchie.
Les élèves doivent mémoriser des milliers de pages de texte, étudier les traités d'éthique et les systèmes philosophiques...

 

Publié par LADAHK 2008 à 10:30:14 dans ROYAUME ATTACHANT | Commentaires (0) |

RITES FUNERAIRES | 27 novembre 2008

Les chortens, réservés aux lamas de haut rang

 

L'enterrement céleste

C'est assurément l'une des pratiques du bouddhisme lamaïste les plus surprenantes.
- Après le décès, le corps est dépecé et les os sont broyés. Les restes sont donnés aux vautours... Ceux qui trouveraient cette pratique barbare apprendront que pour les bouddhistes lamaïstes, l'enterrement est la méthode la plus vile parmi les cinq méthodes qu'ils recensent :

 

- Installation du corps momifié dans un chorten (monument funéraire plus ou moins important, en forme de cloche pointue) : réservé aux lamas de haut rang

 

- Incinération et remise des cendres dans un petit chorten, privilège des lamas et de quelques nobles.

 

- Abandon du corps dans un lac ou une rivière pour les très jeunes enfants ou les personnes n'ayant pas les moyens d'offrir aux leurs un enterrement céleste.

 

- Et enfin l'enterrement terrestre, réservé aux bandits, escrocs, assassins...

 

Bon, on en parle pour infos : en pratique, on n'assiste jamais à un enterrement céleste.
Le gouvernement, sans l'interdire, ne l'encourage pas. Ce qui correspond également à l'aspiration de la famille du défunt.
Toutefois, il arrive que des familles invitent les voyageurs, notamment dans les secteurs isolés. Mais c'est vraiment rarissime... Et difficile semble t'il à supporter pour nos esprits occidentaux...
Même si la cérémonie n'est pas triste (le défunt va se réincarner !) et occasionne, tous comme nos pompes funèbres, un vrai business : les premiers prix démarrent à 3 000 roupies (environ 500 euro) mais les plus fortunés dépenseront jusqu'à 10 fois plus (dans un pays où les revenus sont 10 ou 20 fois inférieurs aux nôtres pour une très large part de la population...)

Publié par LADAHK 2008 à 10:26:21 dans ROYAUME ATTACHANT | Commentaires (0) |

LA NOURRITURE | 27 novembre 2008

Assiette typique des repas servis à l'hôtel durant le séjour d'acclimatation à Leh . Riz blanc, lentilles avec haricots rouge, petites courgettes, épinards et fromage, oeufs durs frits... le tout plus ou moins épicé est accompagné de la galette locale. 

La nourriture est tibétaine à la base, un peu indienne aussi.
Peu de merveilles, mais tout de même quelques plats à signaler : les momos tout d'abord, sorte de gros raviolis blancs aux légumes ou à la viande, cuits à la vapeur ou frits. Ca, c'est très bon.
Les pizzas ladakhies sont également très bonnes : une couche de pâte, une couche de viande et d'oignons, une couche de pâte et par-dessus, tomate et fromage...
Les plats indiens sont riches en épices, mais en épices douces : ce n'est jamais fort.
Beaucoup de restos à Leh servent une bonne cuisine chinoise.

 

En trek, nourriture copieuse le soir, un peu plus simple et frugale le midi...
Peu de viande, beaucoup de légumes, des pâtes, du riz, des fruits...

 

Pour faire descendre tout ça, de la bière locale. Légère, ambrée et souriante, servie en bouteilles de 65 cl : il faut éviter la déshydratation ! Pas facile d'en trouver dans les restaurants. La plus part ne servent pas d'alcool. 

 

Le thé tibétain est une expérience. Un mélange de thé, de beurre et de sel.
Si le beurre est souvent rance, ce n'est pas dû à la recette, mais au mode de conservation : quelques semaines dans une outre en peau de chèvre.
Si on a la chance de rencontrer des nomades tibétains, on sera peut-être invités sous leur tente et le thé est systématiquement offert.
Il est interdit, sauf à blesser profondément les hôtes, de refuser de partager ce thé. Et on se doit de boire au moins trois tasses avant de pouvoir refuser sans les offenser. Mais on n'est pas obligé de boire toute la tasse : il suffit de tremper ses lèvres, ça compte pour une fois...

Publié par LADAHK 2008 à 10:17:05 dans ROYAUME ATTACHANT | Commentaires (0) |

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