Je suis sans cesse tiraillée avec ce besoin urgent de venir te rejoindre au plus vite. Tu n'es plus comme avant, je trouve... J'ai si peur que tu ne veuilles plus de moi si j'attends trop, si je tarde trop. J'ai si peur que tu finisses par te détacher de moi, par ne plus m'aimer...
J'ai l'impression que, parfois, tu es si loin de moi alors que, pourtant, tu es bien là, tout près. J'ai l'impression que, parfois, tu es presque absente même, presque distante, comme si plus je me raccrochais à toi plus tu te dérobais...
Je sais qu'à l'intérieur on ne peut pas trop être démonstratives, que tu ne peux pas te laisser aller, parce qu'il y a les enfants. Je sais qu'à l'extérieur on ne peut pas trop non plus parce que tu as peur du regard des autres. Alors, je me retiens partout, je n'ose pas insister, malgré le besoin que j'ai de toi, de peur de te blesser, de peur que tu te sentes "obligée", de peur de te paraître trop envahissante ou pire ridicule.
Je me retiens et c'est moi que je blesse tant tu m'as manqué, tant le besoin de profiter de chaque seconde auprès de toi est fort, tant j'ai cette envie de tout partager avec toi, avant que le temps ne te reprenne à moi à nouveau.
Tu ne peux pas imaginer à quel point je suis heureuse lorsque tu as un geste tendre envers moi, comme je suis soulagée aussi... de sentir que tu es bien là, que tu m'aimes, que tu fais attention à moi. Parce que, plus tu t'éloignes plus je me rapproche, pour te montrer, te dire, que je suis là, que moi aussi j'existe, que je t'aime tant, que j'ai besoin de toi, pour te demander inconsciemment de ne pas m'oublier...
A ces moments-là, lorsque tu as ces petites attentions pour moi, mon coeur se serre toujours, en même temps que ma main sur la tienne, comme pour lui dire "reste là s'il te plait, reste encore un peu sur moi, ça me fait tellement de bien, merci"...
Publié par L'Amoureuze à 10:54:14 dans Messages de L'Amoureuze | Commentaires (21) | Permaliens
Je n'ai même plus envie de sortir, ni dans le jardin, ni dans la rue, ni même de voir du monde, même si tu me dis que ça me ferait sûrement du bien de me distraire, de parler avec d'autre, de m'ouvrir à nouveau.
Moi, j'ai juste besoin, là, de me retrouver un peu seule avec mes souvenirs de toi, de nous. Comme si j'avais peur qu'en sortant le vent les emporte au loin. Comme si j'avais peur qu'ils sortent de moi, qu'ils s'effacent et qu'ils s'égarent. Comme si j'avais peur de ne plus trouver ton visage tout près du mien en rentrant.
J'ai peur du dehors, j'ai peur du froid, sans toi. J'ai peur d'être seule. Alors, je reste dans mon cocon tout chaud encore de nos moments de tendresse partagée, de nos fous-rires, de nos sorties, de nos jours et de nos nuits ensemble, de notre vie à petits pas, qui se construit au fur et à mesure de nos retrouvailles.
Publié par L'Amoureuze à 10:07:35 dans Messages de L'Amoureuze | Commentaires (6) | Permaliens
Sans toi, je ne sais plus manger sans pouvoir toucher ta jambe, de la mienne, sous la table, sans pouvoir tenir ta main, sans pouvoir te surprendre à picorer dans mon assiette.
Sans toi, je ne sais plus regarder la télévision sans pouvoir sentir ton bras autour de mon cou, ta tête sur mes genoux, mon épaule au creux de la tienne, tes cheveux caressant mon visage, ta main qui se serre sur la mienne.
Sans toi, je ne sais plus aller me coucher sans pouvoir croiser mes doigts aux tiens sous les draps, sans pouvoir sentir ta chaleur me réchauffer, ta tendresse m'envelopper, tes mots me bercer.
Sans toi, je ne sais plus marcher dans la rue sans avoir envie de tenir ta main, d'entourer ta taille ou tes épaules.
Sans toi, je ne sais plus rien faire en fait. Je me sens comme perdue là. Pour moi qui suis si câline, c'est trop dur cette impossibilité de te toucher, de te ressentir tout près de moi, tout contre moi, "collées serrées" comme tu dis. J'ai tellement besoin d'avoir ce contact permanent avec toi que, quelques fois, j'en ai même peur de te déranger, de t'ennuyer, à vouloir toujours ce "tout contre"...
[T'as raison, moi aussi je me fais penser à Pucca qui ne peut pas se détacher de son Garu et qui n'a qu'une idée en tête, le câliner et l'embrasser sans cesse et sans relâche quoi qu'il soit en train de faire...]
Publié par L'Amoureuze à 11:13:22 dans Messages de L'Amoureuze | Commentaires (2) | Permaliens
C'est trop difficile, tu sais, de te quitter, de vous quitter tous les 4, pour me retrouver seule ici, chez moi, dans ma maison toute vide d'amour, toute pleine de silence.
A chaque objet, à chaque vêtement, que j'ai sorti de ma valise, j'ai découvert des petits cheveux de toi, comme des trésors que tu aurais semés là, pour moi, pour que je n'oublie rien de tout de ce qu'on a vécu, pour que je ne t'oublie pas, surtout pas toi. Je les ai tous pris dans ma main, puis j'ai serré mon poing sur eux, comme un trophée, si heureuse de les avoir découverts là.
Puis j'ai réalisé que maintenant tu étais trop loin pour sécher mes larmes, pour me consoler, pour me serrer fort dans tes bras, pour tenir ma main, pour poser ta tête sur mes genoux ou au creux de mon épaule et me couvrir de baisers.
Plus les kilomètres de voies défilaient derrière la vitre du train et plus je me disais que je m'éloignais de toi, que tu étais loin, si loin maintenant.
Plus la valise se vidait et plus mon coeur se serrait et plus mes joues se couvraient de larmes, au souvenir des derniers jours passés ensemble, au souvenir de ton visage à la portière du train, du signe de ta main, des mots que tes lèvres murmuraient en écho aux miennes et que nous seules pouvions entendre, de notre sms identique, au départ du train et qui disait "Je t'aime", de ton ombre s'éloignant sur le quai alors que je refusais de la quitter des yeux...

Publié par L'Amoureuze à 15:51:00 dans Messages de L'Amoureuze | Commentaires (8) | Permaliens
Quand nous vivrons ensemble, ce sera comme un grand vertige de bonheur, plus beau encore que le plus magnifique des rêves. Mais ce sera aussi un grand vertige de vide au coeur...
Toi qui es déjà tout pour moi maintenant, depuis que je t'ai rencontrée, depuis que je t'aime tant, tu deviendras réellement TOUT. A toi seule, tu seras ma famille, mon amie, mon amour, mon âme, ma vie... Au début, je ne connaîtrai personne moi, là-bas, à part toi. Je ne vivrai que pour toi, qu'avec toi, que de toi, que grâce à toi. Jusqu'à ce qu'on s'installe dans notre maison à nous, jusqu'à ce qu'on construise notre nouveau petit nid douillet, qu'on noue des liens extérieurs.
Tu "remplaceras" tout ceux que j'aurai quittés ici. Tu deviendras eux. Et ce ne sera pas rien. Je sais que c'est une lourde responsabilité ça que je te demande. Enfin, je ne demande rien mais je me connais... Je sais que ce sera ainsi, que je n'aurai que TOI sur qui compter là-bas.
Je t'aime, prends bien soin de moi mon Coeur...
Publié par L'Amoureuze à 11:54:10 dans Messages de L'Amoureuze | Commentaires (4) | Permaliens
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