J'aime pas faire mal, alors comme toi, souvent je me tais... comme toi...
Mais se taire... Je me rends compte que finalement ça ne nous aide pas et qu'il vaut mieux parfois se bousculer mutuellement, se faire un peu mal, pour avancer... C'est comme un coup de pied aux fesses de notre Amour.
D'autres fois j'ai dit, brutalement, méchamment presque, parce que j'étais en colère, à bout de nerfs... C'était maladroit et je regrette... et ça n'apporte rien non plus...
J'ai cherché au fond de moi, comment dire... alors je vais juste laisser parler mon coeur "sans haine et sans crainte" comme dit la formule...
Ma vie? La vie d'une mère de trois enfants, c'est vrai ce n'est pas la tienne, tu ne m'as jamais caché que tu n'en voulais pas, je n'ai jamais caché que j'en avais trois... Je sais que cette vie tu ne l'aimes pas, pas assez de liberté, trop de contraintes... Oui c'est ma vie...
Mais on s'est dit aussi que maintenant c'était trop tard et qu'on s'aimait trop pour faire marche arrière... c'est vrai et moi j'ai pas envie de faire marche arrière j'ai envie de me battre... d'avancer...
Avancer... Je sais que tu ne demandes rien ouvertement, mais je sais ce que tu attends de moi : la même chose que ce que toi, tu me donnes : l'exclusivité de mes attentions, être au centre de mon univers de tout ce que je fais, vis, pense... ou presque...
C'est si fort que j'en ai peur parfois...
D'abord parce que, si j'ai besoin d'être aimée, j'aime aussi trop vivre et laisser vivre...
Ensuite parce que je sais que moi je ne peux, ni ne pourrais jamais donner autant que ça. Et que tu demandes ou pas cela ne change rien, je ressens ton besoin si fort que je culpabilise de pas pouvoir te le donner...
Pourtant, je sais juste aussi que ça ne m'empêche pas de t'aimer, d'un Amour vrai authentique et profond...
Je sais que tu dis que tu passes après trop de choses, tu sais ce que j'en pense mon Amour...
Mais, malgré tout le mal que ça te fait de ne pas me sentir toute à toi, comme tu voudrais, jamais je ne pourrais laisser mes enfants de côté, jamais...
Je ne parle pas de ma famille proche, amis, ou voisins, non, là je parle de mes enfants...
Tu souffres de les sentir si présents autour de moi... Ils sont là oui et ils ont besoin que je sois là, mais voila juste ça... Pas comme nous 2. Ils ont juste besoin de se sentir proches de moi... Ca n'a rien a voir...
Ils sont là autour je le sais, mais c'est avec toi que je le passe, et que j'aime le passer. Mes mots, mes écrits, mes pensées, mes actes, mes rêves, mes projets, mon avenir, mes vacances tout ça c'est avec toi que je le pense... Je ne sais que donner de plus...
Bien sûr, je ne te reproche rien, tu le sais bien, car je ne subis pas, je suis heureuse et fière de tout ça, j'ai besoin de te donner tout ça, j'aime le faire, je ne sais pas l'empêcher...
Mais je ne sais pas aller plus loin...
J'arrive aux limites de mon coeur...
Et je sens que ça ne te suffit pas...
Et ça tu en souffres et j'en souffre...
On peut quitter ses amis, ses parents.... mais pas ses enfants... tout comme je ne peux pas te quitter toi...
Je t'aime, la première fois comme ça...
Publié par L'Amoureuze à 18:44:00 dans Messages de Jolie-Coeur | Commentaires (0) | Permaliens
Je n'ai jamais connu, jamais offert, jamais reçu autant d'amour qu'avec toi. C'est un peu comme si j'avais toujours vécu dans le vide, dans l'attente de te rencontrer, toi, la femme de ma vie, l'amour de ma vie. C'est un peu comme si je t'avais cherchée à travers le temps, au détour de chaque rue, sans jamais te trouver vraiment, sans jamais être certaine de mes choix, toujours dans le vague.
Et puis, je t'ai rencontrée et ma vie a changé et mon coeur en a été bouleversé. Tout a changé en moi, je ne me reconnais même plus quelques fois. Je t'aime tant que je serais prête à faire n'importe quoi pour toi. Je suis prête, tu sais, à monter dans le premier train, avec juste une valise à la main et mon chien dans les bras, pour venir te rejoindre immédiatement, pour ne plus te laisser attendre seule et malheureuse, si loin.
Je suis prête à dire au revoir à tout le monde ici, à leur jeter la vérité au visage d'un seul coup, comme ça, au moment où ils s'y attendront le moins. Je suis prête à perdre mon travail, à démissionner, à renoncer à mes promotions, à mes collègues, à mes ami(e)s. Je suis prête à venir t'aimer mais... J'ai si peur de faire tout cela... si peur...
J'ai peur que la nostalgie me surprenne, parfois. J'ai peur des pleurs de ma famille, de ma Maman... J'ai peur de ne plus voir grandir mes petites nièces, cela va si vite. J'ai peur de ne les entendre qu'au téléphone, de ne plus pouvoir les serrer contre moi quand je le voudrais, de devoir attendre des semaines, des mois, avant d'aller manger avec ma Maman, de ne plus pouvoir courir les magasins avec elle, et de ne plus pouvoir faire tant d'autres choses avec ceux que j'aime, ici...
Mais, malgré toutes ces peurs, je partirai pour toi, parce que je t'aime et que je ne veux pas te perdre ni te faire attendre trop longtemps, de peur que toi tu ne partes... je sais que tu m'aimes, qu'on s'aime à la folie. Je connais ta patience légendaire. Je sais qu'avec toi, auprès de toi, je serai la plus heureuse des femmes et que je ferai tout pour te rendre aussi heureuse...
Publié par L'Amoureuze à 13:39:53 dans Messages de L'Amoureuze | Commentaires (25) | Permaliens
Aout 2008...
Je viens de prendre la décision de te rejoindre depuis ton départ du camping... Les enfants étaient contents, de connaitre ton univers, ta famille... Ils ne savaient rien encore, enfin ils n'avaient rien dit... Je conduis le camping car.
Mon cadet est à côté de moi... Nous discutons de tout et de rien, mais surtout de ma joie de te rejoindre et de ce qu'on fera chez toi, même si tu travailles... Soudain, il me demande :
- Maman, tu l'aimes F? Je le regarde, ébahie mais pas si étonnée, il a toujours été très perspicace...
- Ben c'est mon amie, oui... Il baisse la tête puis reouvelle sa question, en souriant...
- Maman, tu l'aimes F? Je sais qu'il a bien compris. J'ai pas peur de sa réaction... Je les ai toujours élévés dans la tolérance, le non jugement des autres : mon "on est pas dans leur tête".
- Oui je l'aime F... Ca te choque?
- Non bien sûr maman, tu sais bien que non... Moi tu sais bien que je suis avec toi, toujours... et puis elle est gentille F, moi je l'aime beaucoup...
- Merci, mais tout ça c'est pas facile...
- Mais tu vas pas lâcher hein maman? Moi je serai content si t'es enfin heureuse... Et pi F c'est quelqu'un de bien...
- Oui c'est quelqu'un de bien...
Je remets juste mes lunettes, histoire de verser ma larme discrètement... Je t'envoie un sms... pour que tu saches qu'ils savent maintenant...
Publié par L'Amoureuze à 21:33:29 dans Messages de Jolie-Coeur | Commentaires (11) | Permaliens
Mon Amour,
Toi aussi tu es celle que je cherchais, que j'attendais. Je l'ai su dès la première fois que je t'ai vue, toute agitée, nerveuse, dans ta petite voiture. Là, je t'ai reconnue. Un éclair, un flash, un élan... J'ai craqué à cette seconde là... Depuis je baigne dans ton amour et dans l'amour de toi.
Et bien sûr, si tout n'est pas rose entre nous et que beaucoup de choses nous déchirent, rien n'a pourtant pu le faire abandonner, lui faire lâcher prise...
Alors des fois je me demande : "Pourquoi je lui crie pas de venir???"
Tu dois parfois croire que je ne veux plus de toi... Non...
Je vis très mal cette siuation, où je ne fais rien, où je suis dans l'impuissance, je me sens si coupable de cela, ça me semble si injuste pour toi... où j'ai juste peur que tu fasses une bêtise, où je dois juste attendre avec cette impression que tu doives t'engager à ma place, prendre seule la décision de...
Alors je sais pas te pousser, je sais pas faire ça moi... Il n'y aurait pas plus égoïste que de te pousser à tout quitter alors que je ne suis pas sûre que tu puisses être heureuse auprès de moi et moi auprès de toi... Trop de peurs entre nous encore...
Venir ou non, c'est ta décision, ton choix et pour la prendre tu dois écouter ton coeur et juste ton coeur, il n'y a que lui qui puisse te guider, lui seul...
De mon côté je dois écouter le mien qui me dit qu'il est trop tôt encore... tu sais bien pourquoi... Mais il me dit aussi que la seule façon de t'aider, de faire "ma part" est de te rassurer, en te donnant le temps, tout le temps de prendre sereinement ta décision... Parce qu'alors, si ça doit se faire ça se fera...
Mais enlève-toi l'idée que tu portes seule la responsabilité de la situation, de nos souffrances... Non! car si la décision de venir ne peut venir que de ton coeur, la mienne, celle de t'attendre ou non, vient de moi et rien que de moi. Je suis libre, tout comme toi de ce choix-là...
Nous deux, la seule chose qu'on puisse faire, c'est continuer à trouver assez de force et de courage en nous pour continuer à lever une a une les peurs qui nous habitent, un a un les obstacles qui nous déchirent, et construire des ponts au-dessus des fossés qui nous séparent...
Si malgré tout, alors il reste des craintes, des doutes, des réticences, que tu te sentes toujours obligée de venir, résignée et contrainte, comme tu le dis si souvent, alors c'est que notre amour n'est pas si fort qu'on le croyait puisqu'il se sera trouvé devant lui, un obstacle qu'il n'aura su bouger.
Ne rien forcer, juste le laisser faire ce qu'il à faire, il est fort, il est puissant, il n'a sans doute pas encore tout montré, et moi j'y crois fort fort fort...
Je t'aime
Publié par L'Amoureuze à 07:29:37 dans Instants magiques | Commentaires (9) | Permaliens
Avant, j'ai presque toujours tout fait seule, avec une grande fierté, parfois, d'accomplir certaines choses, de faire certains gestes, d'en oser d'autres. Je les faisais avec peur, certes, la peur au ventre mais j'accomplissais tout de même ce que je devais accomplir, ce que je me devais d'accomplir, par nécessité ou par choix.
Aujourd'hui, c'est comme si j'avais peur de tout, comme si je faisais des pas en arrière, des retours sur moi-même peut-être, mais aussi des pas en arrière dans le passé. J'ai peur de ce que j'affrontais seule avant. En fait, j'ai surtout besoin de l'affronter avec toi... Ta présence m'est devenue nécessaire, tu me rassures, me protèges à ta façon. J'ai envie que tu sois là, auprès de moi, à chacun de mes pas, que tu m'aides pour tout...
Envie de ne plus avancer seule, mais de toujours tenir ta main bien serrée dans la mienne. Ne la lâche pas, s'il te plait, ne la lâche pas... Ne me laisse pas m'envoler, ne me laisse pas retomber parce que mes ailes n'auraient pas su me porter, m'emporter...
Publié par L'Amoureuze à 20:51:13 dans Messages de L'Amoureuze | Commentaires (6) | Permaliens
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