Je sais qu'avec le temps je me ferai à la présence des enfants. Je les aime déjà tu sais. Je pense souvent à eux, très souvent, sans te le dire toutefois, sans que tu t'en doutes même, en silence... Je ferai tous les efforts possibles pour toi, pour eux, pour nous parce que, maintenant, mon seul objectif est de fonder une famille avec vous, de venir m'incruster, me faire une petite place auprès de vous et qu'on vive heureux et libres. Je donnerai tout de moi pour parvenir à réaliser ça, ce rêve-là, auprès de la femme que j'aime tant...
On n'a pas la même vie, c'est vrai et c'est certainement pour ça que c'est plus difficile. Toi, tu as choisi d'avoir des enfants, moi j'ai une vie de libre-solitude, d'abord forcée, puis consentie, acceptée et enfin choisie parce que, finalement, je m'y suis faite, parce que je suis éprise de ce vent nouveau de liberté.
Bien sûr, je ne connaîtrais jamais le sourire de mes enfants, ni leurs joies ni leurs chagrins, ni leur tendresse ni leur amour... J'ai la maigre compensation de la liberté. Est-ce suffisant pour vivre heureux, en harmonie avec soi-même, avec les autres ? Je dois paraître bien égoïste, bien jalouse... Oui, toujours ce mal qui me ronge et qui me cause tant de peines dans le coeur lorsque je me sens "coupée" de toi, comme mise en retrait, "éludée", dès qu'on est interrompues au téléphone, par exemple, par la présence et les sollicitations de l'un de tes enfants.
Moi aussi je veux le bonheur de tous, ensemble, en famille. Moi aussi je veux des vacances communes, des sorties communes. Mais j'aime aussi tant, tout comme j'en ai besoin, de me retrouver seule avec toi, sans intervention extérieure, juste nous 2...
Publié par L'Amoureuze à 14:13:50 dans Messages de L'Amoureuze | Commentaires (7) | Permaliens
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