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Publié par chrystaledream à 23:20:14 dans Mon jardin de poésies | Commentaires (0) | Permaliens

La Prière du loup
Mon voeux serait de ne pas être si incompris,
Si l'homme pouvait prendre le temps d'apprendre comment
je suis réellement, peut être aurais-je la chance de demeurer
de ce monde s'il ne tue pas ma famille.
C'est votre choix de m'aider,
a ce que les hommes voient
que je ne suis pas un tueur comme on vous le fais croire
Ils faisaient métier de loups comme vous faisiez métier d'hommes.
Ils étaient créatures de Dieu comme les humains
Ils étaient nés prédateurs.
Mais ils étaient restés prédateurs, alors que l'homme était devenu destructeur
Poème Améridien
♦♦♦

♦♦♦
Publié par chrystaledream à 23:07:42 dans Mon jardin de poésies | Commentaires (0) | Permaliens

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Publié par chrystaledream à 00:03:07 dans Mon jardin de poésies | Commentaires (0) | Permaliens

Ce matin devant ma porte,
J'ai trouvé trois feuilles mortes.
La première aux tons de sang
M'a dit bonjour en passant
Puis au vent s'en est allée.
La seconde dans l'allée,
Au creux d'une flaque d'eau
A sombré comme un bateau.
J'ai conservé dans ma chambre
La troisième couleur d'ambre.
Quand l'hiver sera venu,
Quand les arbres seront nus,
Cette feuille desséchée,
Contre le mur accrochée
Me parlera des beaux jours
Dont j'attends le gai retour.
Raymond Richard
Publié par chrystaledream à 23:04:31 dans Mon jardin de poésies | Commentaires (0) | Permaliens

La mer
Homme libre, toujours, tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes,
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, ô frères implacables !
Charles Baudelaire
♦♦♦

Publié par chrystaledream à 21:48:52 dans Mon jardin de poésies | Commentaires (3) | Permaliens
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