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Attendez-moi ! | 12 janvier 2009

Publié par klimtomane à 21:42:07 dans Au fil des jours | Commentaires (0) |

Dernier carton | 09 janvier 2009

Non, je ne déménage pas, je finis d'emménager, enfin de vider le dernier carton, bah oui, au bout de 2 ans et demi, j'ai décidé d'anticiper le prochain déménagement. C'est pas bien logique de faire du vide quand on s'apprête à tout remballer, mais je me dis que ce tri me permettra de me débarrasser de choses superflues accumulées tout au long de ces années. Pour être honnête, ça n'arrive jamais, je conserve de la paperasse (factures EDF de mon 1er appart' en 1994), des photos, des dessins, des places de concert dont je ne me rappelle même plus être allée...En fait, j'ai toujours vécu au milieu des cartons (mais non pas sous les ponts !), les copains ne savaient jamais vraiment si j'arrivais ou repartais. J'ai pas encore trouvé la consigne pour poser ma vie alors je navigue entre 2 valises en carton...Je sais, le carton ne flotte pas, il prend l'eau mais jamais racine.

Publié par klimtomane à 18:53:41 dans Au fil des jours | Commentaires (3) |

Sandor Petöfi, je me suis dirigé vers la cuisine | 26 décembre 2008

Befordúltam a konyhára ...

Befordúltam a konyhára,
Rágyujtottam a pipára ...
Azaz rágyujtottam volna,
Hogyha már nem égett volna.

A pipám javában égett,
Nem is mentem én a végett !
Azért mentem, mert megláttam,
Hogy odabenn szép leány van.

Tüzet rakott eszemadta,
Lobogott is, amint rakta ;
Jaj de hát még szeme párja,
Annak volt ám nagy a lángja !

Én beléptem, ö rám nézett,
Aligha meg nem igézett !
Égö pipám kialudott,
Alvó szívem meggyúladott.

Publié par klimtomane à 22:26:02 dans Mécoute coeur | Commentaires (7) |

La valise vide | 21 décembre 2008

Des mois que je la regarde au dessus de mon armoire. J'ai beau l'éviter, elle m'appelle, "Prends-moi par les anses"

Des fois, je la descends, souffle sur les micro capsules de poussière

Des mois que je l'ouvre et la referme, triste de contempler ce trop plein de vide

Je ne sais pas quoi mettre dedans

Des fois, elle me demande de partir, je lui réponds que je n'ai pas de passeport

Elle a l'air triste, cette valise vide.

Je lui promets qu'un jour, je la sortirais et la remplirais de bonheur, d'instants magiques, de sourires et de choses futiles aussi

Alors, elle a le dernier mot : "QUAND ?"

Elle m'agace, je la referme et lui tourne le dos.

Publié par klimtomane à 14:38:09 dans Blog à bobo(s) | Commentaires (3) |

Manque de mon père | 10 novembre 2008

Le lendemain de ta mort, un compte à rebours inversé s'est mis en place. Je me suis levée ce dimanche d'avril 1999, c'était déjà l'après-midi, 13h exactement. En ouvrant mes volets et trouvant ceux de ton appartement clos, dans la rue en face de chez moi, j'ai réalisé qu'hier encore, à cette même heure, ton coeur battait encore. Plus pour très longtemps, mais ta main était au creux de la mienne, captant mon rythme cardiaque et mon regard pleins de larmes. Sur ce lit d'hôpital, je t'ai hurlé mon amour pendant 4 jours. 4 jours, c'est bien ridicule pour tout l'amour que nous avions partagé durant ces 26 années. Pendant ces quelques heures, où j'ai du finir par me résigner au diagnostic médical, nous avons écouter nos chansons, d'abord les tiennes, puis les miennes et enfin les nôtres. Tu ne m'as pas adressé la parole, je ne t'ai jamais autant parlé et la nuit, lorsque j'étais endormie auprès de toi et que tu serrais ma main, un sursaut d'espoir me réveillait. Je comprends mieux cet adage : "tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir". Le 4ème jour de ton hospitalisation, je suis partie à 13h30, voir ma fille, donner signes de vie aux autres. Tu as profité de cet instant pour partir, définitivement. Tu ne m'as pas salué l'artiste, c'est dommage car nous nous étions quelque peu disputé avant et j'aurais tant voulu voir la couleur de tes yeux une dernière fois. J'avais besoin de toi, pour m'épauler, ne pas me lâcher la main aussi abruptement. Heure du décès : 14 heures. Pendant très longtemps, dans ma tête, il y eu ce décompte macabre, durant lequel, je comptais les jours qui me séparaient de toi. Aujourd'hui, papa, je ne compte plus dans ma tête, tu me manques toujours autant et une porte s'ouvre enfin pour que mes larmes se libèrent : même si j'en ai gros sur la patate, merci pour cette enfance magique et enrichissante que tu m'as afferte avec maman, il faut que je conserve ces moments dans mon coeur et que j'avance. Tu sais quoi, "le plus fort, c'est toi mon père". JE T AIME

 

Publié par klimtomane à 14:55:30 dans Blog à bobo(s) | Commentaires (6) |

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