Un nouveau Gus Van Sant
Ce dernier opus de Gus Van Sant, succédant au sublime "Paranoid Park" au sujet duquel j'écrivis naguère un petit billet qui doit traîner quelque part (il faut dire que j'étais tellement débordant d'enthousiasme, au sortir de chacune des trois ou quatre séances durant lesquelles j'ai savouré ce petit bijou) est nouveau à deux titres. Platement et primitivement parce que c'est le dernier film de ce grand réalisateur franc-tireur, passons.
Mais nouveau il l'est également parce que c'est la première fois que Van Sant se livre aussi franchement à l'exercice du biopic, et avec un talent certain, nécessairement.
Certes les "Last Days" évoquaient ceux de Cobain et les errances d' "Elephant" évoquaient celles des tueurs de Colombine, mais ce n'étaient là qu'évocations plus ou moins lointaines et surtout pas des biopics annoncés comme tels.
L'originalité et la marque très forte de Van Sant ne semblaient pas trop pouvoir s'accorder avec les conventions du Biopic.
Et pourtant.
N'ayant jamais été déçu par Van Sant, même si je considère certains films comme un peu faibles ("Prête à tout/To die for" par exemple) j'attendais donc celui-ci avec impatience.
Ne cédons pas la fatuité, j'ignorais parfaitement l'existence, l'importance et l'action de cet Harvey Milk (1930-1978).
Vie passionnante, justement rendue, ce me semble, par ce film de Van Sant.
Nombreux sont ceux qui regrettent un film qui ne ressemble pas à "un Gus Van Sant".
La question se pose effectivement.
De rares effets peuvent évoquer "Elephant"...
Mais la Van Sant's touch est plus sûrement à chercher dans l'investissement personnel et intime de l'auteur.
C'est dans la monstration de ce militantisme des origines contre une discrimination (comme une autre d'ailleurs et en cela ce biopic vaut pour d'autres faits ou à faire, sur Luther King, Mandela, Gandhi...) que Van Sant appose sa marque. Frôlant parfois l'hagiographie le réalisateur ne s'y fourvoie toutefois jamais. Il insiste peu il est vrai sur l'opportunisme tout politique de Milk, mais il ne le dissimule pas non plus totalement. Ainsi s'il n'est peut-être pas aussi critique qu'on pouvait l'attendre de sa part, Van Sant conserve toutefois des éléments de justesse dans le traitement de son "sujet".
Et c'est par cette justesse, dont jamais à ma connaissance il ne s'est départi jusqu'ici, qu'il est "vrai".
Milk militait pour une juste cause, à une époque où l'orientation homosexuelle ou transgenre faisait encore largement les gorges chaudes des commissariats, des casernes, et de tous les lieux "masculins" (alors que tout le monde écoutait et chantonnait "Macho Men"!).
Van Sant réalise un film juste car il filme cette vie et ces vies avec justesse.
Van Sant fait donc acte de militantisme homosexuel, ouvertement cette fois-ci, et Sean Penn, définitivement un des plus grands acteurs américains actuels, s'impose majestueusement dans ce rôle à sa carrure, immense bien que le personnage ne soit jamais montré comme immodeste. Arriviste positivement, prêt et opiniâtre dans la défense des intérêts des exclus, le personnage titre est plutôt fascinant, donc « cinématographique ».
Ne cédant pas totalement au genre dans lequel il inscrit son film, Van Sant opte donc pour un own personnal way of militating, à la manière de Milk lui-même.
L'oscar était juste et ne supporte me semble-t-il aucune controverse, ce qui n'est pas le cas de la Palme d'Or distribuée par le même Sean Penn, sous sa présidence, à Cannes...
Publié par Andrépierre à 07:01:05 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
Oui Eastwood est le dernier Grand!
Eastwood que je chéris depuis mon enfance, en dépit de quelques écarts à tendance fascisante dans la peau d'un sale Harry de l'Amérique cartérienne et reaganienne, Eastwood le cowboy, Eastwood le garde du corps présidentiel couvrant les frasques d'un président érotomane qui n'est pas sans évoquer un bel ancien qui perdit partiellement la tête à Dallas et qui fait perdre la sienne au nôtre actuel, monté sur talonnettes et ressorts latino-colombiens, et qui sans grandeur aucune rêve de celle du pré-cité, Eastwood impitoyable mais également fort et faible, juste interrogateur d'un système, d'un pays et d'un "habitus civilisationnel", Eastwood infatigable justicier, seul envers et contre tout et tous; Eastwood qui vieillit également. Eastwood qui est vieux, et quel vieux!
Le monde occidental a depuis longtemps caché ses vieux, les reléguant au placard, sacrifiant à une jeunesse et à un jeunisme excessif, à un "adolescisme" même, voilant pudiquement le troisième âge par l'impudeur avec laquelle il expose, exhibe jusqu'à l'écoeurement une jeunesse inventée, rêvée, à telle point qu'on lui volerait ses rêves propres...
Mais avec ce grand film, Eastwood, dernier représentant d'un Hollywood "classique", nous donne une dernière fois (?) une très grande leçon de cinéma.
Difficile dans ses conditions de se retenir de quelques envies de meurtres envers ce "grand couillon" qui éructait insupportablement son dégoût et son écoeurement excessif. Cet inconnu hilare décriait la caricature, le "too much", mais n'était-il tout simplement complètement "à côté de la plaque"? Si, je le pense. Et carrément. Mais à chacun ses appréciations. Je ne fus moi-même guère de bonne composition durant et à l'issue de la projection de "Benjamin Button"...
Car en place de caricature il s'agit ici selon moi d'une signature.
Signature d'une vieille carne s'il en est mais quel acteur, quel réalisateur!
Où est cet Hollywood classique aujourd'hui?
La machine à rêve fait rêver qui désormais?
La planète ne serait-elle plus peuplée que par une horde locqueteuse d'adolescents hystériques, priapiques et ecstasiques, qui n'aurait plus comme seule préoccupation que de savoir quelle voiture est la mieux tunée, lobotomisée par un "awful-merican way of no-life"? La jeunesse d'aujourd'hui démérite-t-elle par rapport à celle de "La fureur de vivre", du tramway, de Luther King, des Last Poets et de l'Afrika Bambataa? Non évidemment, ce dont elle souffre la jeunesse d'aujourd'hui, c'est de vieux qui le soient réellement!
Un fossé infranchissable est-il disposé de manière inamovible entre l'ancien Hollywood, entre la vieille génération et la nouvelle? Nous faut-il tous, d'urgence, témoigner de Jéhovah (malheureusement je crains fort que les 144 000 places ne soient déjà occupées!)?
Eastwood nous propose avec ce film un formidable message d'espoir, un vrai testament.
De l'esprit le plus retord, de la pire des carnes, républicaine, raciste, communautariste... peut naître l'espoir d'une nouvelle Amérique donc d'un nouveau monde, du Nouveau Monde, origine de ce délire esthétisant du jeunisme, du royaume du sein siliconé et du Hummer... nous parvient un signe d'espoir à nous autres, du Vieux Monde, le signe que les générations peuvent se comprendre, que l'ancien cinéma peut encore quelque chose pour le nouveau.
Sans arme Eastwood désarme, sans violence (ou presque parce que quand même faut pas trop le chercher Clint, même s'il n'a pas son 44) il permet à la violence illégitime et stérile d'exploser afin que la loi et la communauté puisse faire prévaloir le respect de chacun et qu'in fine, ce soit la voie de la non-violence qui s'impose, bon an, mal an.
Eastwood est un classique et un grand, son film adopte une trame relativement prévisible, le déroulement du scénario est linéaire, quasiment d'un bout à l'autre, mais en pied de nez à la critique de facilité et de conventionnalité, le dénouement de cette histoire qui ne saurait véritablement en avoir (le personnage incarné par Eastwood ne cesse d'ailleurs de le répéter) surprend heureusement ce qui, d'une manière magistrale, balaie toute accusation de "nullité".
Classique Eastwood l'est bel et bien parce qu'il ne s'ingénie pas à dérouter le spectateur par mille effets numériques indo-coréens, nul débilitantes transformations, nul gros bras à la Fast and Diesel, nul dénouement abracadabrantesque, quasiment tout le film coule d'une source logique vers une conclusion attendue mais qui adopte une forme heureusement surprenante.
Publié par Andrépierre à 05:38:43 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
Ou comment j'ai découvert Kiyoshi Kurosawa par son "chef d'oeuvre" (si, si, c'est ce qui se dit)...
Alors que Kurosawa est surtout connu pour ses films d'horreurs et/ou de fantômes, je ne le connais, honte à moi, que de nom et de réputation, et pour avoir sérieusement louché sur son "Effroyable histoire du cinéma", dans les rayons de ma librairie favorite et des bibliothèques municipales ou universitaires, entre deux ou trois convulsions estudiantines printanières.
Adepte du frisson, du revenant et autres poncifs (pas forcément lénifiants) du cinéma japonais de toujours et d'aujourd'hui, Kurosawa est un nom qui compte dans le "petit milieu" des cinéphiles friands du genre.
Bref, l'originalité du propos, partiellement en phase avec certaines des interrogations qui me travaillent actuellement (en relation avec les fantômatiques épreuves écrites spectrales que je tarde à coucher sur la papier alors qu'au rythme où je suis parti c'est mon fantôme qui finira par se coucher à ma place...) me poussait, en plus des échos très favorables que j'avais entendu ça et là, à la découverte du film et de l'auteur.
Grand bien m'en a pris.
Ce film, découvert en dernière séance de journée m'a tout simplement charmé avec l'égale intensité des premiers émois amoureux adolescents. Charmé par une justesse, une détresse, une profondeur et une chaleur peu communes. Différence(s) et répétition(s), inquiétante étrangeté, huis clos familial tokyoïte mais en même temps tellement aux prises avec les problématiques du "village global", interrogations profondes et sans concession sur la société japonaise, mais au-delà, sur l'homme, la famille.
Autant dire (non?) que je suis parfaitement enthousiaste!!
Economie des moyens, présence de "fantômes", justesse dans le jeu des acteurs... tout ici évoque pour moi la brillance de réalisation, de scénario. Grâce, oui grâce en définitive.
De fait je serais maintenant enclin à découvrir le reste de la production du Kurosawa-san, si ce n'est de Kurosawa-sensei, d'autant plus que cela me taraude depuis plusieurs années, mais comme toujours le temps me manque.
Merci M. Kurosawa de nous offrir un tel film sans la prétention grandiloquente qu'affichent sans honte aucune (alors que...) nombre de nos réalisateurs nationaux et étroitement "franco-français" au sens le plus péjoratif du terme.
Publié par Andrépierre à 04:38:07 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
John Woo rate totalement son retour dans la Mère Patrie et Jia Zhang-ke signe une fois de plus un chef-d'oeuvre.
Difficile de résister à quelques énervements lorsque l'on a vu, comme moi, les deux films presque conséquemment, à l'énervement et à la constatation que la mondialisation est bien installée puisque même à l'autre bout de la planète on produit des chefs-d'oeuvre dans le même temps que des bouses, en méga-production!
Par chance j'ai vu le Woo en premier...
Qu'en dire?
Je dois avouer et je n'en ai aucune honte que, à l'exception, et à la très extrême rigueur, de "Volte/Face - Face/Off" (sur lequel je vais réaliser un dossier, probablement, alors tout de même...), tout le Woo de Hollywood me fait au mieux "pisser de rire", qu'on me pardonne la verdeur de langage, l'apothéose étant sans doute l'inénarrable sous-m.... avec Van Damme (défendu ça et là par quelques amis cinéphiles, Dieu les pardonne), mais bon, est-ce étonnant? Ne soyons toutefois pas injuste, "Broken Arrow" était bien comique également! Heureusement qu'il y avait les F117...
Autant dire que les excellents souvenirs du Woo de Hong Kong (on ne sait plus trop s'il faut conserver le trait d'union ou pas, depuis que les 3 Chine-s-, ou presque, sont réunies) me laissaient avide de déguster le retour du fils prodigueet prodige, dans une autre vie, qui s'était largement fourvoyé outre-pacifique.
Oh la cruelle déception, oh la rigolade, oh! Ah! Eh! Aïe!
Aïe oui car en définitive je suis plutôt triste de ce ratage.
Empruntant l'expression à M. Couté, je qualifie volontiers "Les 3 Royaumes" de loukoum chinois.
Et je n'aime pas les loukoums...
Je n'arrive cependant pas à mettre l'ensemble à la poubelle.
C'est que Woo a un sens de l'esthétisation qui ne me déplaît pas totalement, quand il parvient à ne pas sombrer dans la caricature de son propre style (envols de colombes à tout va..., en période de grippe aviaire c'est mal venu). De la même manière il flotte tout de même quelque chose d'indéfinissable dans ce film. Quelques combats sont remarquablement chorégraphiés et tiendraient une juste place dans les annales du genre, mais comme dans les "Seigneurs des Anneaux", l'abus de numérique ruine beaucoup l'effet. Trop c'est trop serais-je tenté d'écrire.
Encore peut-on se féliciter d'avoir, seulement, eu droit à une version raccourcie pour Occidentaux. Car l'épreuve, et parfois le supplice, traînent en longueur, le raffinement des tortures chinoises n'est plus un secret pour personne... N'en déplaise à l'Armée Impériale nipponne qui mit toute son application à les surpasser!
Woo déclare dans l'une des deux revues de référence (dans Positif, qui va même jusqu'à crier au chef-d'oeuvre, je vais avoir du mal et surtout aucune envie de ferailler avec mes collègues pour la défendre ce coup-ci...) que le raccourcissement s'imposait pour les Européens car nous n'aurions pas pu nous y retrouver avec tous ces personnages, et je le confirme. Quel mic-mac!!!
En plus d'une situation géopolitique pour le moins complexe, il est difficile, en effet, pour l'Occidental de base, quand bien même il possède des gènes asiatiques, de différencier tous les personnages, surtout au bout de x heures de film, de poursuite, de retournement de situations et de vestes!
J'attendais donc beaucoup, tout acquis à la cause de John Woo après "Une balle dans la tête", "The Killer" ou "A toute épreuve"... mais en vain.
Enfin j'ai tout de même pu me soulager avec quelques sourires, voire quleques rires, salvateurs, car plusieurs séquences sont pitoyablement too much. Mon désapointement fût tel que je ne savais plus, à certains moments, si ce que je voyais était ironique, au second degré, ou si je faisais simplement preuve de "mauvais esprit".
Ce plantage en beauté doit sans aucun doute nous pousser à interroger les relations cinématographiques Chine-Hollywood, film d'action asiatique-film d'action hollywoodien. Où est l'âme de Woo? A-t-il épuisé un style qui lui était si remarquablement propre comme Kitano semble l'avoir fait au terme de ses trois volets suicidaires?
Woo peut-il remonter sur le ring après "ça"?
Je l'espère.
Et Jia Zhang-ke dans tout ça?
Après une telle amère déception ma joie n'en a été que plus grande d'être littéralement et totalement transporté par "24 city". Là tous mes espoirs ont été comblés et au-delà.
J'ai peine à m'étendre tant le film est d'une beauté saisissante, Jia passe avec brio de situations qui font craindre la banalité ou le "sans intérêt" à des moments de pure jouissance esthétique, émotionnelle et intellectuelle.
Il s'impose à nouveau avec ce dernier opus comme l'un des très grands réalisateurs chinois actuels (et l'on se doit de ne point oublier qu'il en existe peut-être des dizaines comme lui en Chine mais de nous totalement inconnus).
En fait, entre Woo et lui, c'est un peu comme entre Brisseau et Pasolini, le poussif le dispute au sublime, Brisseau s'emmêle les pinceaux en dépit de hautes aspirations (louables d'ailleurs) à éclaircir le mystère du désir, de l'Eros, de l'extase alors que Pasolini évolue haut, si haut!
Mais c'est l'objet d'un autre modeste texte que je commets ci-après (je me limiterai d'ailleurs à Brisseau dont j'ai proportionnellement une meilleure connaissance de l'oeuvre, restons modeste!)
Publié par Andrépierre à 03:55:23 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
A l'aventure... et quelle aventure (consternante)!
Ayant découvert très récemment l'oeuvre de Jean-Claude Brisseau et l'ayant rencontré en notre bon Lux l'année dernière ou la précédente, j'ai de l'amitié pour le personnage, bourru, accablé par tous ou presque et travaillé par des interrogations et une recherche digne d'intérêt car touchant au mysticisme.
J'ai apprécié "Les anges exterminateurs" et "Choses secrètes", même s'il est vrai que ma préférence allait à l'un des deux, mais au quel déjà? Passons.
Malgré mes états d'âmes je dois tout de même confesser m'être profondément ennuyé, trop souvent, durant la projection de ce "dernier volet" de la trilogie comme il est présenté dans un grand quotidien national.
Quel ennui mes amis!
Poussif est le terme qui me semble le plus approprié.
Ni le charme de l'actrice principale ni la bonne performance d'Etienne Chicot ne sauvent ce mauvais film.
Je pressens déjà ce que ces avis vont m'attirer comme foudres de la part de mes camarades mais là... non!
Je suis vraiment atterré par ce qui figure dans Les Cahiers, mais une fois n'est pas coutume!
En fait, et à plusieurs reprises pendant la projection, je me suis posé une question toute bête que j'ai pu creuser en rentrant chez moi (louée soit la TNT) : qu'est-ce qui différencie ce film des innombrables films "érotiques" de type M6 (dans le temps) ou NT1 ou TMC aujourd'hui???
La pensée de Brisseau est sans nul doute bien au-delà de la simple grivoiserie de caserne, mais le passage à l'acte, sa réalisation est mollassonne et tombe donc à plat. Clichés, enfilade de scènes "téléphonées", jeu parfois outrée des acteurs... dire qu'on loue de-ci de-là le scénario!!! Bref c'est à se demander si dans quelques décennies on ne rangement pas ce film à côté des Max Pecas?
J'en suis attristé car je suppose, bien que je finisse par en douter, que l'orgasme, la jouissance ultime, l'extase sexuelle ou mystique (différentes si j'ai bien compris le propos de Brisseau, mais s'en rend-t-on compte dans ce film??) est un bel objet de captation cinématographique.
Ces états mystérieux, dans la mesure où ils sont plus ou moins difficilement accessibles, ineffables par nature, sont terriblement excitants d'un point de vue filmique. Est-il possible de les filmer? Présentement, j'en conclurai que non...
S'il s'agissait d'un troisième et dernier volet traitant du plaisir féminin et si c'est une réussite, je souhaite vivement que M. Brisseau passe à autre chose et qu'il nous propose enfin quelque chose qui prête plus à réflexion qu'à l'excitation... de nos zygomatiques.
Publié par Andrépierre à 03:54:12 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
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