Parlez-moi de la pluie
Je n'ai aucun mal à prévoir les foudres que m'attireront ici les remarques qui vont suivre sur ce nouvel opus du tandem Bacri-Jaoui, ou l'inverse.
Il n'y a pas, ni ne doit y avoir UN cinéma français et je pense que cette diversité est plutôt positive (encore que certains navets à la Kassovitz ne sont pas utiles).
Je clamerai donc ici ma satisfaction à la sortie de la salle.
Il n'y a certes pas grand chose de nouveau, le style Jaoui-Bacri n'est pas camouflé, mais il en découle un honnête film, non dénué d'humour.
On ne cherchera évidemment pas ici d'interrogations profondes sur le sens de la vie, d'ennuyeux et interminables atermoiements tels qu'on peut les apprécier ou les détester dans moultes films "d'auteurs". Mais c'est un bon divertissement. De l'Entertainment de qualité "à la française".
André-Pierre Lacotte
Publié par Andrépierre à 18:07:57 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
Le silence de Lorna
Le dernier film des Dardenne est à la hauteur de ce qu'ils nous offrent régulièrement : remarquable.
Ce dernier film, ancré dans une problématique tellement contemporaine, est à nouveau une très belle performance d'acteurs et d'actrice.
Ce qui, à mon humble avis, élève à ce point le cinéma des Dardenne, c'est la perfection de leur cinéma, la justesse de leurs portraits psychologiques jamais desservie par un montage ou par un scénario poussif comme beaucoup "d'auteurs" contemporain affectionnent d'en commettre. Forme et fond sont parfaitement imbriqués et indissociables.
La situation des personnages est "prise de tête" mais jamais le jeu ni le film ne l'est. Nombre de nos réalisateurs locaux devraient se pencher sur la question, cela nous éviterait d'affligeants drame psycho-français.
André-Pierre Lacotte
Publié par Andrépierre à 16:48:09 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
Les aventures du Prince Ahmed
S'il se trouvait que quelqu'un lise mes "billets d'humeur" et que ce quelqu'un n'ait pas vu ce bijou pré-crise économique de 29, je ne peux que l'encourager à s'y précipiter. Tout transporté que j'étais alors après l'éprouvante mais tellement nourrissante session de "Berlin Alexanderplatz", agrémentée des analyses percutantes et enthousiasmantes d'un critique dont je tairais le nom, je retrouvais avec plaisir la voix de l'hégérie fassbinderienne. Ce film d'animation prouve si besoin était que le cinéma a de tout temps (excusez la nullité de ma formulation) produit des chefs-d'oeuvre intemporels.
André-Pierre Lacotte
Publié par Andrépierre à 16:46:14 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
"La frontière de l'aube", ou Cannes et ses sifflets qui sifflent tellement au-dessus de nos têtes que nous ne les entendons même pas
Qu'on ne se méprenne pas sur mon cas, je ne défends pas ici ce film uniquement par goût d'aller à contre-courant de la bien-pensée cinématographique et critique et autre.
J'ai beaucoup aimé ce film et je ne comprends pas, non, pourquoi tant de haine!
Un critique, de Télérama je crois, écrivait qu'on ne pouvait pas, lorsque l'on aime Garrel, et parce qu'on l'aime, ne pas lui dire quand il se trompe...
"Critique de Télérama", déjà, évidemment...
Mais bon, un jour de grand loisir je me fendrai d'un texte sur la critique en général, ça saignera (Laugier pourra aller se rhabiller avec son documentaire sur la boucherie charcuterie en milieu aspetisé et religio-dantecquien à la Kassovitz), mais je suis trop occupé pour l'instant.
Je raillais précédemment le romantisme mais pas n'importe lequel.
Celui de Garrel est tout sauf ridicule, et son maniérisme fonctionne si tant est qu'on le suive sans attentes particulières, ce qui était mon cas.
J'étais prêt à excercer quelques coups acérés, à la suite des nombreuses souffrances que les films français m'avaient procurées ces derniers temps, mais non.
Définitivement ce (film de) Garrel est bon, et j'adhère tout à fait à son propos (même si le romantisme est souvent pesant, et lourd...) en terme cinématographique.
Reste LA grande question, l'Amour (fou à plus forte raison).
André-Pierre Lacotte
Publié par Andrépierre à 16:42:41 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
"Babylon AD", pouark!
Rigolons, rigolons.
Réjouis par ma lecture des entretiens entre Kitano et Kassovitz dans l'ouvrage de M. Boujut consacré non à Kassovitz (ah bon!) mais à Kitano (ah!), je me suis "poussé aux fesses" comme on dit, et j'ai franchi le hall plein de M&M's de l'U.G.C. par un des derniers jours d'été. J'avais quelques réticences toutefois parce que pour n'avoir jamais lu du Dantec je l'avais moultes fois entendu déverser sa bile anti-humaine dans diverses émissions poubelles de la télé, émissions dans lesquelles il était donc parfaitement à sa place. Qu'on ne m'en veuille pas, mais j'ai beaucoup de mal à adopter le wu wei avec les intégristes de tous bords.
AÏE!
Le ridicule ne tue pas, certes, mais il fait au mieux rire, au pire bouillir de colère.
Affectant d'être plutôt zen afin de préserver ma caracasse jusqu'à un âge raisonnable, soit au moins le temps d'être docteur, j'ai donc opté, à grandes difficultés, pour la première option.
Je fus, et je l'assume, de ceux qui aimèrent "Le 5ème élément", en dépit de Besson, déjà c'est difficile, des singeries de Bruce Willis et de Chris Tucker, des mimiques de la charmante Milla-crème de beauté et pourfendeuse du zombie dans les maisons à la campagne et de la mystique de bastringue du scénario, mais de là à supporter une copie mauvaise, doublée en français de manière minable (et au final fort appropriée puisque ce film est une bouse totale), il y avait des limites à ne pas franchir.
Aussi poserai-je la question suivante : comment est-il possible que quelqu'un qui discute si intelligemment (si, on peut le dire) de la violence avec Kitano et qui a réalisé "La Haine" peut-il produire une telle putritude (courage Ségolène, un jour on te reconnaîtra comme néologiste, parce que pour le reste, non merci...)?
D'après le principal intéressé, c'est de la faute au patron du studio qui l'a empêché de faire ce qu'il voulait.
C'est étrange mais cela me fait penser à un président de droite, promoteur du libéralisme, qui ferait de grands discours sur la maladie du capitalisme... ou à des animateurs de Canal + (LA chaîne du cinéma...) qui essaieraient de faire dire quelque chose d'intelligent à des chanteurs de rap qui passent l'essentiel de leur temps à faire la promotion des mobylettes... Ce serait parfaitement ridicule, au minimum une preuve d'humour excellent, au pire un réel et total "foutage de gueule", non?
André-Pierre Lacotte
Publié par Andrépierre à 16:40:16 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Depuis le 13-10-2008 :
5313 visiteurs
Depuis le début du mois :
204 visiteurs
Billets :
25 billets
Commentaires