Les cendres du temps, redux
Chef-d'oeuvre, sans aucune hésitation! Je confesse ici mon ignorance : je n'avais pas vu la version précédente!
Cela ne m'empêche nullement de considérer que ce film est l'un des sommets du film de sabre chinois, même si en toute modestie je n'ai pas vu, loin s'en faut, "tous" les films de ce genre. W.K.W. est un réel "génie" du cinéma du temps, de la mémoire.
Ce film présente selon moi une quintessence de la réflexion sur le temps et la mémoire. Il n'y a pas de mémoire sans temps et le temps n'existe pas, pour nous autres humains, en-dehors d'elle. Il n'y a donc qu'un temps de la mémoire, reconstitué, inventé par elle, alors qu'en est-il du souvenir?
Contrairement à plusieurs ratages remarquables et remarqués auxquels j'ai fait allusion récemment, ce film est l'illustration parfaite d'une réussite complète, forme et fond(s) étant en renfort l'un de l'autre, intriqués et complémentaires.
Mon enthousiasme on l'aura compris est à l'opposé exact de mon dépit face à de récents films français, notamment.
André-Pierre Lacotte
Publié par Andrépierre à 18:19:41 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
Frankenstein, ou les monstres du passé
Le Lux nous a offert trois chefs-d'oeuvre de James Whale, ches-d'oeuvre que j'ai découverts avec grand plaisir.
D'un avis général, le second "Frankenstein" est considéré comme le plus réussi. Cela est discutable, certains arguments pouvant être retenus en ce sens. La premier possédant toutefois une originalité qui s'émousse dans le second.
Ces trois films sont d'une invention visuelle réjouissante. Les bricolages de bout de ficelle ne sont toutefois jamais ridicules en dépit du temps et de la technique. Tout au plus peut-on parfois sourire, mais plus par "compassion" que par moquerie du ridicule. Les audaces visuelles et de tournage sont remarquables.
Trois excellents films à découvrir ou à redécouvrir donc.
André-Pierre Lacotte
Publié par Andrépierre à 18:17:20 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
"Jar city", bienvenue à Gattaca on ice
Réjouissant serait un peu déplacé comme qualificatif tant le sujet de ce bon polar nordique, mais on ne peut bouder son plaisir, glacerait le sang.
Noirceur du Noir, question éthiques et sociologiques, ce film est d'une grande richesse de propos et d'une sympathique originalité de procédé. Il flotte un petit parfum de "Festen" qui nous ramène à un autre "film de famille", sans tête de mouton.
Même si la fin du film déçoit quelque peu, car l'intensité de la tension qui irrigue le film tend à y disparaître dans des démontrations trop appuyées et trop explicatives, il s'agit d'un opus plutôt passionnant.
Une invitation à se plonger dans les autres films du réalisateur qui sera présent dans les programmations des Boréales très prochainement.
André-Pierre Lacotte
Publié par Andrépierre à 18:15:41 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
Mad Max ou les charmes d'antan
Un road movie policier/Hell's Angels gay, était-ce l'idée de départ de George Miller?? Aujourd'hui malgré une bande non restaurée et la bande son affreuse pourtant de Brian May (pompier à mort, à éclater de rire parfois) ce film est encore tout à fait intéressant.
Près de 20 ans plus tard ce film australien possède un charme assez insaisissable. Mel Gibson n'était pas encore aussi ouvertement un affreux intégriste à la douzaine de gosses qu'il est aujourd'hui, il était d'une fraîcheur remarquable, ses pitreries de la série des "Lethal Weapon" ne l'avaient pas encore propulsé aux faîtes du star system hollywoodien.
La vision futuriste de cette société pourrie jusqu'à la moelle a considérablement vieilli, tant qu'elle porte souvent au moins à sourire, mais, indubitablement, le film possède "quelque chose" qui mériterait une analyse plus longue que celle que je peux me permettre ici.
André-Pierre Lacotte
Publié par Andrépierre à 18:13:54 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
N'est pas martyr qui l'on croit
J'ai peut-être déjà fait état de mon abjection la plus totale pour le gore pornographique, à plus forte raison lorsqu'il se pare de velléités esthétisantes ou pseudo-philosophiques.
"Martyrs" est immonde, son sujet est minable, tout comme la société secrète qui est présentée, sa réalisation me semble toutefois sans défaut particulier, peut-être même peut-on le qualifier de "bien" réalisé.
Mais cette succession d'immondices visuels qui culmine dans l'écorchage de la jolie suppliciée me conforte totalement dans mon idée : ce genre de films me donnent la nausée, ceux qui s'en repaissent sont de grands malades qui devraient se faire soigner, et Pascal Laugier aurait pu avoir la décence de ne pas déguiser sous des pseudos questionnements "philosophiques encyclopédiques" ce qui n'est en définitive, qu'un film pornographique sur la violence.
André-Pierre Lacotte
Publié par Andrépierre à 18:12:29 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
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