<< John Woo rate totalement son retour dans la Mère Patrie et Jia Zhang-ke signe une fois de plus un chef-d'oeuvre. | Tokyo Sonata : la grâce! | Gran Torino : un magistral papy fait de la résistance (pardon Clint!) >>
Ou comment j'ai découvert Kiyoshi Kurosawa par son "chef d'oeuvre" (si, si, c'est ce qui se dit)...
Alors que Kurosawa est surtout connu pour ses films d'horreurs et/ou de fantômes, je ne le connais, honte à moi, que de nom et de réputation, et pour avoir sérieusement louché sur son "Effroyable histoire du cinéma", dans les rayons de ma librairie favorite et des bibliothèques municipales ou universitaires, entre deux ou trois convulsions estudiantines printanières.
Adepte du frisson, du revenant et autres poncifs (pas forcément lénifiants) du cinéma japonais de toujours et d'aujourd'hui, Kurosawa est un nom qui compte dans le "petit milieu" des cinéphiles friands du genre.
Bref, l'originalité du propos, partiellement en phase avec certaines des interrogations qui me travaillent actuellement (en relation avec les fantômatiques épreuves écrites spectrales que je tarde à coucher sur la papier alors qu'au rythme où je suis parti c'est mon fantôme qui finira par se coucher à ma place...) me poussait, en plus des échos très favorables que j'avais entendu ça et là, à la découverte du film et de l'auteur.
Grand bien m'en a pris.
Ce film, découvert en dernière séance de journée m'a tout simplement charmé avec l'égale intensité des premiers émois amoureux adolescents. Charmé par une justesse, une détresse, une profondeur et une chaleur peu communes. Différence(s) et répétition(s), inquiétante étrangeté, huis clos familial tokyoïte mais en même temps tellement aux prises avec les problématiques du "village global", interrogations profondes et sans concession sur la société japonaise, mais au-delà, sur l'homme, la famille.
Autant dire (non?) que je suis parfaitement enthousiaste!!
Economie des moyens, présence de "fantômes", justesse dans le jeu des acteurs... tout ici évoque pour moi la brillance de réalisation, de scénario. Grâce, oui grâce en définitive.
De fait je serais maintenant enclin à découvrir le reste de la production du Kurosawa-san, si ce n'est de Kurosawa-sensei, d'autant plus que cela me taraude depuis plusieurs années, mais comme toujours le temps me manque.
Merci M. Kurosawa de nous offrir un tel film sans la prétention grandiloquente qu'affichent sans honte aucune (alors que...) nombre de nos réalisateurs nationaux et étroitement "franco-français" au sens le plus péjoratif du terme.
Publié par Andrépierre à 04:38:07 dans Le Petit Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Depuis le 13-10-2008 :
5421 visiteurs
Depuis le début du mois :
312 visiteurs
Billets :
25 billets