Fondée en 2116
Président : Ibd Al-Wuhad
Entraineur : Dr Klaxon
Stade : Nonsuch Bermuda Park
Depuis le 14-10-2008 :
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Depuis le début du mois :
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Billets :
34 billets
Dimanche soir, juste avant les pros jouait l'équipe rookie. Et c'était la première fois que les fraiches recrues du centre de formation étaient alignées en match officiel.
Nommés N.I.C.H.T. par les autorités de la franchise et par les supporters, nous avons enquêté afin de connaitre la signification de ce sigle. Et la voici : Nonsuch Island Climbing High Triangles. Voilà qui montre l'ambition du projet.
Et ce n'est pas une ambition démesurée. En effet, les jeunes pousses se sont montrées à la hauteur. En attaque, Camberos offre un assist à Hamed, le dernier arrivé dans l'effectif, qui conclue d'un tir superbe. Le deuxième but c'est en contre qu'il est mis, par Harold Raveles suite à une interception. Une autre interception assure le score : 10-2.
Débuts réussis, mais pas débuts pour tout le monde. Harold Raveles et Kenneth Hoyt viennent de Devil Bay et Ernesto Camberos a commencé chez les Rockets de Kingston. Trois joueurs sur cinq ont donc été rejetés d'un autre centre de formation. Et de deux équipes qui étaient la saison dernière en Open. Cela semblerait indiquer que les N.I.E.T. ont des exigences plus basses que leurs concurrents.
Une autre ombre au tableau : l'absence du public. Si le Nonsuch Bermuda Park était mi-plein pour les pros, les rookies ont joué dans une arène quasi-vide.
Mais ne soyons pas trop critiques pour ce premier match. Nous aurons le temps d'en discuter. Pour l'instant, félicitons-nous de tels débuts. Le Docteur aura bien le temps de s'organiser et de faire de ce centre l'un des plus courus de la région.
A propos d'organisation, nous constatons que nous ne savons pas grand-chose. Certes, l'opacité du fonctionnement des N.I.E.T. n'est pas chose nouvelle. Nous nous en plaignons de longue date. Mais en ce qui concerne le centre de formation, cette absence d'information se fait plus prégnante. Nous voulons bien considérer la compétence du Docteur Klaxon, mais nous avons du mal à l'imaginer gérer le centre de formation dans son ensemble. Toutefois nous ne savons pas s'il et à qui il a délégué.
Interrogé par notre rédaction à ce sujet, Jack Porter, le directeur de la communication de la franchise, nous a renvoyé vers le Docteur, déclarant qu'il n'avait lui-même aucune information. C'est surprenant qu'au sein même de la franchise, il n'y ait pas plus de transparence. Interprétons plutôt cette déclaration comme le constat de ce que nous savions déjà : les journalistes sont appréciés dès lors qu'ils promeuvent la franchise, mais s'il s'agit de déranger le fonctionnement des affaires alors on les préfère loin.
Evidemment, les N.I.E.T. agirons comme ils le voudront. Toutefois, n'est-il pas temps pour le Docteur de convoquer une conférence de presse sur ce sujet ? Que craignent donc les autorités des N.I.E.T. ? Et plus grave, l'absence du public est-il lié à ce silence ? Espérons que non.
c'était Edwin McErwin, pour la Gazette des N.I.E.T.
Publié par NIET à 02:58:40 dans Evénements | Commentaires (1) | Permaliens
J'ai tout mon temps d'homme passé
Sans lendemain dans les fossés
Attendant une aube indécise
La mort à mes côtés assise
Enfant-roi du palais chassé
La veille où Grenade fut prise*
Imaginons le Docteur Klaxon, sur une falaise normande, regardant les yeux vers l'ouest d'où il est venu le soleil se coucher sur ce dernier soir avant la défaite ou la victoire.
J'ai vécu comme un insensé
Dans l'Alhambra des vents glacés
Les yeux défunts la lèvre grise
Jet d'eau qui murmure et se brise
Miroir par avance blessé
La veille où Grenade fut prise
...
Comment les joueurs des N.I.E.T. dormiront-ils cette nuit ? Nous savons au moins que le Docteur lui n'aura aucune raison de trouver facilement le sommeil. Pourtant l'air normand avait bien réussi aux bermudiens la fois précédente, face aux Apocalyptical. Mais demain, tout sera différent.
Le match de demain est certainement le match le plus tendu de la saison pour le N.I.E.T. C'est l'assaut final qui se prépare, le baroud d'honneur, alors que les bermudiens ont perdu le duel à distance contre l'ASBA. Ce match est LE match.
En effet, si les N.I.E.T. perdent, non seulement le titre leur sera en pratique inaccessible désormais, mais en plus, la montée en Bronze League serait compromise. Nous retrouverions alors les N.I.E.T. en Open la saison prochaine.
Mais, si les N.I.E.T. gagnent, peu de choses changeront. L'ASBA conserverait une avance suffisante pour rester premier. Certes, ils seraient mis en danger, et n'auraient plus le droit à l'erreur. Toutefois, cela ne serait pas de nature à faire oublier les déboires des journées précédentes.
Alors pourquoi le Docteur a-t-il provoqué ce match ? Bien que nous n'en ayons pas l'information officielle, les déclarations des responsables de la franchise semblaient indiquer assez clairement que nous avions là le résultat d'un défi. Pourquoi alors défier une équipe invaincue dans cette période de crise, comme si le "miroir par avance" était brisé ?
Certes, on a dit, à l'instar de Dexco, le manager des Kyrmyr's Angel, que l'ASBA n'avait pas encore rencontré ses rivaux. Il est vrai que les leaders n'ont pas encore joué un seul de ses quatre premiers poursuivants : les N.I.E.T., Nemours, Manhattan et Belfast. Cependant, les caennais ont largement dominé les équipes qui suivent au classement : Cabo, sixième, Rivière du Rempart, septième, les Apocalypticals, huitièmes. L'ASBA a les moyens ce soir de mettre un coup supplémentaire au moral de ses concurrents.
Nous n'avons pas d'information sur l'état des N.I.E.T. Toute cette semaine, l'île de Nonsuch était sous huis-clos. Impossible d'interviewer le moindre joueur, composition d'équipe secrète et rien n'a filtré. Tout cela témoigne de l'enjeu.
L'équation n'est pas aisée pour le Docteur. Shekhar a montré ses limites. Peut-il maintenir ses tactiques habituelles, et prendre le risque d'être anticipé par l'ASBA ? Peut-il proposer de nouvelles tactiques non encore expérimentées dans un match d'un tel enjeu ? Dans tous les cas, on lui reprochera ses choix.
Nous savons une chose, c'est qu'un joueur, un seul, la veille où Grenade fut prise n'a pas pris l'avion. Il s'agit de Carlsen Godwin. Rappelons à l'holospectateur négligent les faits d'arme de l'intéressé : ancien capitaine de l'équipe, bloqueur titulaire indiscutable, meilleur passeur décisif... Eric Le Garec, notre consultant tactique a lui-même assuré qu'il imaginait mal l'équipe fonctionner aussi bien offensivement que défensivement sans l'apport de ce joueur-clé.
La veille où Grenade fut prise, alors que ses camarades ont traversé l'océan, Godwin est allongé sur une table d'opération. C'est la première greffe de l'histoire de cette jeune franchise. Nous ne discutons pas de l'avantage de telle ou telle amélioration. Certainement que notre bloqueur en sortira amélioré. Mais, n'aurait-il pas été opportun d'attendre une prochaine journée pour un tel choix ? Sans Godwin, les N.I.E.T. seront-ils à la hauteur ?
"La veille où Grenade fut prise" rendit au moins un poète fou. Rendra-t-il fou également un entraineur d'Ultraball ? Nous savons que le Docteur, contrairement à beaucoup de ses collègues, bénéficie d'un statut hors norme, puisque ses compétences personnelles scientifiques sont d'une telle importance pour la franchise, pour sa crédibilité et son succès éventuel, qu'il n'est pas envisageable pour les dirigeants de le limoger. Un tel avantage n'est-il pas de nature à mettre en danger une équipe dépendante de sa lucidité ?
Le Docteur va-t-il à l'autodestruction ?
Pourquoi pas un délit d'initié ? Il faudra surveiller le marché des actions de la franchise ces heures prochaines.
Le Docteur est-il sûr de l'emporter ?
En tout cas des réponses nous en aurons demain, le jour où Grenade fut prise. Demain...
Edwin McErwin pour la Gazette des N.I.E.T.
* Extrait d'un poème d'un auteur français du XXème siècle, Louis Aragon, bien avant que ce pays devienne la terre d'Ultraball que nous connaissons aujourd'hui
Publié par NIET à 18:48:38 dans Evénements | Commentaires (1) | Permaliens
Réponse aux accusations portée à l'encontre de notre Gazette par le Bermuda News.
Rappelons à l'holospectateur fidèle la course des évènements.
Mardi dernier, notre journaliste, Irina Gorinescu réalisait une entrevue choc avec le fameux maire de Hamilton, Brendan Hall, dans le cadre de son émission, de plus en plus regardée, In bed with... .
Dans le cadre de cette émission, notre journaliste usa de tous ses charmes talents pour arracher à l'habile homme de pouvoir une information exclusive. Le maire de Hamilton affirma que les N.I.E.T. lui devaient leur rencontre contre les Dragstarz, locataires de la prestigieuse Platinium League, qui offrirent au public bermudien ébahi un spectacle de très haut niveau.
La révélation eût été une amusante anecdote sans plus d'intérêt s'il n'y avait un climat de quasi-affrontement entre la franchise et l'administration de la capitale. Affrontement illustré par les procédures nombreuses devant les tribunaux bermudiens, à commencer par la plus fameuse, car elle illustre parfaitement le caractère personnel du conflit, le recours en trouble injustifié de l'ordre public, suite à la présentation de l'équipe sur la place de l'hôtel de ville. Mais également sont allés devant le tribunal de Hamilton des recours en rupture de l'égalité devant les charges publiques, recours en concurrence déloyale portée à l'appui du dossier formé par la ligue de néo-soccer, ou encore des procédures pour corruption ou atteinte à l'environnement.
La démonstration que la mairie de Hamilton pouvait collaborer avec la seule franchise à ce jour d'Ultraball dans l'archipel des Bermudes était cruciale pour l'image des deux parties. La franchise avait intérêt à se montrer comme l'équipe de tous les Bermudiens et la mairie ne pouvait politiquement s'opposer à la de plus en plus populaire équipe d'UB.
Cependant, nos confrères de Bermuda News ont cette semaine rapidement réagi à l'interview d'Irina Gorinescu. Une enquête complète diffusée à plusieurs reprise sur leur antenne holo accuse notre rédaction de diffammation. En effet, interrogé à ce sujet, le président Al-Wuhad nia fermement l'assertion du maire de Hamilton, refusant ainsi le geste accompli vers la franchise par l'édile (cette thèse-même récusée par Al-Wuhad, considérant que le maire en s'appropriant un mérite qui ne lui revenait pas, donnait encore un élément à charge contre lui).
L'enquête de Bermuda News alla plus loin encore. Ils interrogèrent les dirigeants des Dragstarz qui nièrent toute influence du maire de Poitiers sur le choix de leurs adversaires en match amical. De même la Fédération d'Ultraball également déclara que les allégations du maire de Hamilton étaient infondées. Le Dr. Klaxon précisa qu'il avait mené lui-même les négociations en vue de l'organisation dudit match. Face à une telle accumulation, il est évident que le prétendu "scoop" accordé à Irina Gorinescu ce mardi était mensonger.
Mais si l'enquête de Bermuda News est irréfutable, leurs conclusions sont pour le moins discutables. Leur affirmation que cette Gazette vous ment est absurde. En effet, la déontologie de tout journaliste commande que chaque information soit vérifiée. Mais admettez que dans le cadre d'une entrevue, où il est clairement établi que les propos de chaque interlocuteur lui appartiennent, ni la rédaction ni Irina Gorinescu n'était en moyen de vérifier le propos du maire sur le coup. Grâce aux efforts de Bermuda News, la vérité est rétablie, cependant, la Gazette ne peut en être tenue pour responsable.
Sur la seconde conclusion, consistant à dire que la Gazette inventerait de toute pièce des sujets afin de remplir la vacuité de son antenne, nous étions tentés de n'en rien répondre. Jugez par vous-mêmes... L'interview de Brendan Hall se justifiait pleinement, en cette période d'intersaison. Elle éclaire les relations qu'il entretient avec la franchise et discute de l'avenir de l'Ultraball bermudien. Nous n'avions donc pas besoin de ce "scoop" prétendu pour créer l'évènement. Et quant aux accusations qui ne manqueront pas de ressortir à la suite du présent article, considérez-vous que nous devons laisser un journal concurrent salir notre image sans lui répondre ?
En conséquence, la rédaction de la Gazette des N.I.E.T. reconnaît que l'affirmation de Brendan Hall sur son antenne était mensongère, mais ne s'estime pas en faute dans le traitement de l'information.
En tout état de cause, la Gazette continuera joyeusement de commenter l'actualité de la franchise de Nonsuch Island. Nous souhaitons, chères holospectatrices, chers holospectateurs, que vous continuerez de l'apprécier autant.
Edwin McErwin, au nom de la rédaction de la Gazette des N.I.E.T.
Publié par NIET à 06:52:53 dans Evénements | Commentaires (3) | Permaliens
Enfin, Nonsuch Island jouera sous ses couleurs.
Jusqu'alors, l'équipementier, équipementier officiel de l'Open League, avait attribué aux N.I.E.T. des couleurs choisies par lui, à des fins d'autopromotion. Les dirigeants de la franchise, à contre-coeur, acceptèrent cet état de fait, comme une condition d'entrée, somme toute comme une autre, en Open League, à la condition expresse que l'on autorise le port du bermuda réglementaire.
A présent, non seulement les joueurs porteront un seyant bermuda profilé et renforcé, mais en plus ils auront sur le dos le maillot rouge et blanc (blanc et rouge quand l'équipe jouera à l'extérieur) auquel les insignes de l'équipe invitaient.
La critique a tout de même fusé. D'abord, ces couleurs sont les couleurs nationales bermudiennes. Alors, certes, Nonsuch Island est la seule équipe d'Ultraball de l'archipel, et de plus la seule équipe professionnelle. Mais avec l'intérêt croissant des investisseurs pour les paradis fiscaux micro-Etats, traduit cette semaine par la création de deux franchises au Liechtenstein, il ne serait pas surprenant que nous voyions apparaître une autre équipe dans notre archipel. Dans ce cas, qu'en serait-il de l'autre franchise (notons qu'elle pourrait s'installer à Hamilton, la capitale) ? Serait-elle moins bermudienne que les N.I.E.T. ?
Le staff des N.I.E.T. a déclaré à ce sujet que si l'hypothèse devait advenir, il serait toujours possible d'en avertir suffisamment en avance leur franchise afin qu'ils en tirent les conséquences en termes de marketing. Mais l'analyse économique tend à nous convaincre que l'équipe nouvellement entrée préfèrera un autre paradis fiscal micro-Etat, plutôt que de prendre le risque d'être perçue comme illégitime par la population, de n'avoir, par conséquent, pas de public et donc de ne pas remplir le stade chaque semaine. La conséquence en est une perte nette de compétitivité pour les Bermudes.
Autre désagrément, au sujet de ces couleurs usurpées, c'est qu'avec le succès des N.I.E.T., en témoignent les 8500 spectateurs du Nonsuch Bermuda Park contre les Clones, sept joueurs professionnels bermudiens d'Ultraball officient dorénavant sur le circuit. Or nous pouvons faire confiance au Dr. Klaxon, des rookies locaux seront formés. Et huit joueurs suffisent à permettre la création d'une sélection nationale. Alors que se passera-t-il ? L'équipe nationale devra jouer dans les mêmes couleurs, ou presque, que la principale (ou seule encore) franchise nationale, alors même que déjà les joueurs viendraient tous de ce giron. Quel intérêt offrirait une telle sélection nationale ? Sélection qui, étant donné la jeunesse de la Fédération Bermudienne (dirigée également par le staff de la franchise), ne pourrait embaucher qu'un sélectionneur de seconde zone, bien loin de l'aura du Docteur. Nous pouvons légitimement penser que le public se désintéresserait profondément d'une équipe vidée de toute âme, que de surcroit aucun symbole ne différencierait d'une franchise d'ores et déjà puissante sur l'archipel.
Que fera l'Etat Bermudien ? Se laissera-t-il spolier par l'évidente identification de la franchise à de pures fins de promotion commerciale ? Nous connaissons la politique de l'Etat Bermudien : favoriser les investissements internationaux dans l'archipel. De plus, Ibd Al-Wuhad bénéficie d'une grande complaisance des autorités, et, dit-on, de l'amitié du ministre de l'Intérieur, George Minor, qui lui assure en pratique de n'être jamais inquiété. La lâcheté des institutions est triste et dommageable pour la Nation.
Ensuite, nous avions annoncé l'aménagement, la semaine dernière face aux Clones, de l'arène des N.I.E.T., le Nonsuch Bermuda Park, à laquelle, d'ailleurs, la très fameuse émission "l'Actus" de la chaine holo mondiale World UB News consacra une rubrique. Or ce parc n'a pour tout lien visuel avec la franchise qu'une sculpture centrale en forme de triangles représentant le logo de l'équipe. Le manque d'ambition des dirigeants des N.I.E.T. est évident. Que faire d'un stade si impersonnel ? Il a été exprimé une grande satisfaction au sujet des 8500 spectateurs face aux Clones, mais les gradins étaient vides en de multiples points. Et que dire de l'effet sur les adversaires ? Vous les imaginez impressionnés par quelques grains de sable ? Les N.I.E.T. ont intérêt à être performant à l'extérieur, car ce stade bricolé n'apportera que peu de satisfactions à l'équipe, et aucune dépense en ce sens n'a été prévue à l'ordre du jour. A quand un stade rouge et blanc ? Sans doute jamais. Peut-être si les ventes des nouveaux maillots remporte un franc succès et que les supporters s'enthousiasment pour ce sport, alors les gradins rougeoieront...
A cette fin, Jack Porter, le très médiatique directeur de la communication de la franchise, avait organisé une grande cérémonie sur la Grand-Place d'Hamilton pour présenter à la population les nouveaux maillots et produits dérivés aux couleurs officielles de l'équipe, promus par les héros de Varsovie encore transportés par la victoire. Shekhar, Swan et Freeman, buteurs de ce dimanche, furent ovationnés joyeusement par la foule, mais les chiffres de la recette de l'opération ne nous ont pas été communiqués. Gageons que cela doit être une franche déception.
Pourtant, la franchise avait artillé sec. Résiliant son contrat avec l'équipementier officiel de l'Open League, qui selon le président Al-Wuhad, bénéficiait trop largement de sa position dominante sur le marché, les N.I.E.T. se sont adressés à une entreprise indonésienne qui a livré en hâte la marchandise afin que les joueurs puissent les porter convenablement pour les matchs amicaux de l'intersaison.
Néanmoins, une telle opération commerciale n'a pas dû se faire sans coûts. Nous savons que l'arsenal juridique des N.I.E.T. est important, néanmoins les frais indemnitaires liés à la résiliation du contrat ne doivent pas être bénins. Quant au nouveau contrat, il est improbable, étant donné les circonstances particulières d'urgence et le manque de diligence des dirigeants des N.I.E.T., qu'il soit très favorable à la franchise d'Ultraball.
Mais qu'importe, la populace bermudienne était heureuse cet après-midi à Hamilton. On entendait chanter "M'Chacha ! M'Chacha !" du nom de la nouvelle recrue de l'équipe, discrètement transférée ce week-end sur Nonsuch Island. Dans le coeur des supporters, tous nouveaux supporters étant donné le manque de culture ultraballistique de l'archipel, l'avenir de l'équipe est rieur.
Gary Bennett pour la Gazette des N.I.E.T.
Publié par NIET à 12:47:05 dans Evénements | Commentaires (2) | Permaliens
Hier soir les Triangles recevaient les Clones dans leur arène aménagée rapidement couleur locale. Serait-il possible que le sable ait dérangé les Triangles ? Ce n'est pas impossible. Avaient-ils eu simplement le temps de s'entrainer sur la surface ? En tout cas, les clones ne l'ont même pas remarqué et ont assuré leur performance sans broncher.
Les 8500 supporters bermudiens venus encourager leur équipe en tout cas étaient ravis. "Le match était passionnant, et les Triangles auraient pu gagner d'un cheveu !" dit un jeune homme au sortir du match. Un autre, la voix cassée, "j'ai adoré le stade : c'était la première fois que je venais et ça relevait bien l'ambiance !" Semblant confirmer la thèse selon laquelle le stade expliquerait la défaite des Triangle, il ajoute : "l'attaquant indien de Nonsuch Island n'a pas arrêté de glisser pendant toute la partie".
Il est toutefois surprenant que l'aménagement du stade n'ait pas fait l'objet d'une promotion particulière, ne serait-ce que pour attirer les foules qui avaient boudé le match amical de la semaine dernière. Il est vrai que le fait que l'on ne connaisse pas à l'avance l'adversaire de l'équipe locale n'avait pas suscité confiance auprès de la population. Cette semaine elle est venue assister à la débâcle de son équipe dans la joie. Il faut dire que la population, non encore sensibilisée à l'Ultraball, n'a pas conscience des enjeux et perçoit ce sport comme une attraction plus que comme un défi sportif.
Interrogé sur la soudaineté de cet aménagement, Ibd Al-Wuhad a nié qu'il s'agissait d'une mesure de déstabilisation. "Le Bermuda Park, c'est l'identité de l'équipe ! Non ne pouvions recevoir des adversaires dans une arène banale dans laquelle il n'aurait pas de dépaysement. Ce sport est un spectacle : il faut qu'on associe le lieu à la franchise" disait-il à notre micro ce matin. Il a par ailleurs insisté sur la qualité émotionnelle du spectacle et sur la présence du public : "nos navettes enfin fonctionnent et elles seront maintenues !"
La semaine prochaine, les Triangles seront à Varsovie. D'ici au prochain match à la maison, peut-être auront-ils encore changé le stade !
C'était Gary Bennett pour la Gazette des Miettes.
Publié par NIET à 12:47:03 dans Evénements | Commentaires (1) | Permaliens
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