Fondée en 2116
Président : Ibd Al-Wuhad
Entraineur : Dr Klaxon
Stade : Nonsuch Bermuda Park
Depuis le 14-10-2008 :
15149 visiteurs
Depuis le début du mois :
429 visiteurs
Billets :
34 billets
Edwin Mac Erwin :
Holospectatrices, Holospectateurs,
Actionnaires, Actionnaires,
Bienvenue dans notre After-Match Show édition spéciale match amicaux. Ce soir, les N.I.E.T. jouaient les stars de Platinium League venus de Poitiers, et ils se sont fait humilier 0-23.
Nous avions invité Peter M'Chacha pour commenter sa première partie avec les N.I.E.T. mais il s'est décommandé, et j'entends déjà des voix de notre joyeuse bande railler que l'on sait pourquoi...
Enfin, Jack Porter, directeur de la communication des N.I.E.T., grand habitué à présent de l'émission. Mr. Porter, vous pourriez demandé à être payé, vous savez ? Comment allez-vous ?
Porter : Je vais bien, je vais bien. Attendez que je lise ma fiche. Ah oui, non je suis désolé que nous ayons perdu.
Popov : Vous n'avez pas perdu, vous avez été humiliés ! Quand je dis que votre équipe de bras cassés mercenaires ne sert à rien !
Cooper : En même temps, la hiérarchie a été respectée. Vous ne vous attendiez pas à ce que nos petits gars battent des stars de Plat' quand même ?
McErwin : Enfin, tout de même, cela ne nous exempt pas de commentaires... Je suis sûr qu'il y avait beaucoup d'enseignements à tirer d'une telle opposition. Il est regrettable que nous n'ayons pas ce soir le Dr. Klaxon, il nous aurait certainement éclairé sur ses choix tactiques. Qu'en pensez-vous Eric ?
J'oubliais de faire un tour de table. Comme chaque semaine, nos consultants sont en forme : Vladimir Popov, Jeff Cooper, Qun Lee et Eric Le Garec. Alors, Eric, vous qui êtes autant reconnu pour vos connaissances tactiques de ce sport que pour votre expérience hors pair de l'Ultraball français, que tirez-vous de cette rencontre ?
Le Garec : Eh bien, il est certain que Klaxon a expérimenté de nouvelles choses. Des tactiques de passe basées sur l'apport de M'Chacha. A l'offensive, tout reposait sur son sens du jeu. Et part deux fois, il a trop attendu et s'est retrouvé face à face avec le défenseur adverse. Et malgré sa résistance, il n'a pas pu passer aux attaquants. Alors, je ne sais pas si la consigne du Docteur, exigeant qu'il attende un peu trop, était inadaptée, ou si c'est du fait du maraudeur, toujours est-il que Nonsuch Island n'avait pas une chance de marquer ainsi...
McErwin : Voilà une intéressante question ! Etait-ce selon vous de la responsabilité du Docteur ou de son maraudeur que cette passe se soit par deux fois trop fait attendre ? Jack peut-être, à vous l'honneur...
Porter : Hum... Attendez, j'avais fait une fiche... Ah voilà... Les consignes données à l'entrainement par l'entraîneur sont confidentielles et il ne m'appartient en aucune façon de trahir cet engagement. Il ne peut jamais être conclu d'une défaite qu'un tel ou tel autre en soit responsable, c'est le collectif que l'on doit blâmer.
Cooper : Qui dit "collectif" dit "entraineur".
Popov : Je dis que toutes les consignes du monde ne servent à rien si sur le terrain le joueur a la frousse. Et M'Chacha quand il a vu les poitevins lui tomber dessus, il a chié dans son bermuda.
Le Garec : En même temps, les joueurs de Poitiers ont toujours été très corrects et si avoir de telles stars face à soi est impressionnant, ils disputaient un match d'Ultraball et n'importe quel professionnel comme M'Chacha est capable de faire son job. D'autant que M'Chacha était un joueur d'expérience qui a connu bien des matchs d'UB.
McErwin : Eh bien, la question reste en suspens. Je suppose qu'une interview du Docteur s'imposera, afin qu'il éclaircisse cette situation. Peut-être qu'Irina s'en chargerait... Enfin, nous n'avons pas parlé de la défense. Eric qu'en dites-vous ?
Le Garec : Deux phases de défense très différentes. L'une a consacré le désarroi le plus complet des Triangles. Il faut dire que Poitiers avait finaudé et a réussi une magnifique feinte lui ouvrant le bonus sans être inquiétée. Je rajouterais que je n'ai jamais vu une défense aussi bête de toute ma carrière. On a vu des joueurs fuir le porteur du ballon. Poitiers leur a sacrément donné le tournis.
L'autre phase défensive était tout à fait honorable. Carlsen Godwin, l'ancien capitaine de l'équipe, a réussi une superbe interception qui aurait pu payer si l'attaque des Dragstarz n'avait remporté le combat qui a suivi, et David Windram, le blitzeur britannique, a battu Shekhar sur un shoot brillant.
Pour moi, j'en tire que les N.I.E.T. ont chuté en défense face à une équipe de Platinium méritant sa domination. Une phase offensive est issue d'une supériorité individuelle et l'autre d'une supériorité collective.
McErwin : Donc, selon vous, on n'a pas à reprocher ce désastre aux Triangles ?
Le Garec : Ils ont de la marge de progression, c'est sûr, mais ils débutent. Dans quelques saisons, peut-être que le score sera plus équilibré.
Cooper : Il ne faudrait pas trop glorifier Godwin pour son interception. Il a raté deux placages cruciaux juste après, et on peut dire que la phase défensive en question a largement échoué par sa faute.
Popov : Dans quelques saisons ? JAMAIS ! Tant que cette équipe sera corrompue par l'argent, elle n'aura aucune chance de s'approcher des grandes équipes. AUCUNE ! D'ailleurs, quand vous dites "supériorité collective" qu'est-ce que ça signifie sinon supériorité absolue. Comment expliquez-vous que des joueurs ne se donnent pas au moins à fond ? Simplement ils s'en fichent ! Ils préfèrent faire du ski nautique ou du golf que de l'Ultraball !
Cooper : Comment, Vladimir Vassilievich Popov, pouvez-vous nier qu'il y ait de l'argent partout ? Vous croyez que les joueurs à l'est sont payés en médailles honorifiques ? Demandez à Qun Lee : même dans les pays les plus pauvres, on paie décemment les joueurs d'Ultraball, et souvent mieux qu'à Nonsuch Island !
McErwin : Qun ? Attention vous allez le réveiller !
Lee : M. McErwin, Confucius a dit que "le silence est un ami qui ne trahit jamais".
McErwin : Oui, mais à votre niveau quand même... Vous êtes payé pour commenter l'actualité, vous savez ?
Lee : Il a dit aussi que "c'est un tort égal de pécher par excès ou par défaut". Quand j'entends toutes ces paroles inutiles, je suis consterné.
Popov : Merci, camarade Lee, de rappeler à ces impérialistes occidentaux les réalités !
Cooper : Aha ! Popov, vous avez oublié que Qun Lee est loin d'être un "camarade" : il est taïwanais !
Popov : Il reconnaît pourtant des valeurs supérieures à l'argent : La sagesse millénaire !
Cooper : Et le confusianisme ce n'est pas un "opium du peuple" peut-être ?
McErwin : Bon, bon, et sinon Jack avez-vous aimé le match ?
Porter : Quel match ?
McErwin : Ah oui, j'avais oublié... Eric peut-être, un mot de conclusion... Comment vous l'avez trouvé ce match amical, vous ?
Le Garec : C'était un très beau match ! Toujours un très grand plaisir que de voir évoluer une équipe de Plat' ! Dommage que nos N.I.E.T. n'aient pas marqué ne serait-ce qu'un petit point !
Cooper : Et le public était de votre avis : 1336 d'intérêt. Le record des N.I.E.T.
McErwin : Merci, Eric, merci Jeff...
Cooper : Avant que vous ne concluiez, Edwin, il faut quand même parler de l'arrivée du premier rookie de l'effectif.
McErwin : Vous croyez ? Je me sens bizarrement las, ce soir... D'accord alors voilà, les N.I.E.T. ont recruté un rookie. Jack, comment expliquez-vous qu'il ait fallu attendre si longtemps ?
Porter : Mais Edwin, ça prend du temps ! Nous avions d'autres priorités : avoir une équipe pro compétitive. A présent qu'elle tourne bien...
Popov : Sa vitesse de croisière : 0-23 !
Porter : ...Nous pouvons nous consacrer à la préparation de l'avenir. Je suis TRES heureux d'avoir accueilli ce week-end Harold Raveles, venu du Surinam, au nez et à la barbe des recruteurs internationaux !
Le Garec : Un futur blitzeur de talent !
Cooper : Au nez à la barbe des recruteurs, il ne faut pas exagérer... On ne peut pas dire qu'il y avait foule de propositions...
Popov : Encore un mercenaire ! Il ne me semble pas que le Docteur parle hollandais... Déjà que Bayard, toujours capitaine cette semaine, ne parle toujours pas anglais...
McErwin : Cela dit, je comprends l'enthousiasme de Jack Porter. C'est la première pierre vers une équipe rookie et vers de futurs grands joueurs pour notre franchise bermudienne.
Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour suivre un autre match amical de votre équipe bermudienne favorie... Avec peut-être d'ici-là des mouvements sur la liste des transferts ! Pas de joueurs recrutés en fin de contrat cette semaine...
Porter : En effet, aucun...
McErwin : Eh bien que font Al-Wuhad et Klaxon ? Chères holospectatrices, chers holospectateurs, chères actionnaires, chers actionnaires, je vous souhaite une bonne semaine et... envoyez les stats !
Publié par NIET à 23:33:05 dans Matchs | Commentaires (0) | Permaliens
Suite à une idée suggérée par Oliesky Bayard la semaine dernière, Irina Gorinescu présentera régulièrement sur votre gazette holo préférée une émission d'entrevues avec des personnalités du monde de l'Ultraball qui accepteront de nous recevoir dans leur chambre, d'hôtel s'il faut (l'hôtel Royal d'Hamilton conviendra au besoin), et de répondre aux questions impertinentes de notre enquêtrice de charme.
Cette semaine, grâce à l'aimable accord du président Al-Wuhad, Peter M'Chacha nous reçoit dans sa chambre dans le centre d'entraînement des N.I.E.T. sur Nonsuch Island. Il évoquera avec nous sa carrière, ses espérances, ses impressions sur son nouveau club et ses relations avec Dr. Klaxon.
Irina Gorinescu : Vous êtes arrivé samedi dernier sans faire de tapage, directement de Rio de Janeiro, Joy Big Wash, mais votre chambre est encore bien vide. Heureusement que vous avez un lit ! Sans quoi cela aurait gâché notre grande première. Tout d'abord merci d'avoir accepté cette émission au "concept" si peu ordinaire. Alors, Peter, ronflez-vous ?
Peter M'Chacha : Oh non ! Vous savez, je suis marié ! On m'a dit qu'on ne poserait pas de questions intimes ! Ma femme en tout cas dit que je ne ronfle pas. Elle le dirait si c'était le cas.
IG : Et pourtant votre femme ne vous a pas accompagné. Préfère-t-elle Rio ? Etes-vous séparés ? Compte-t-elle vous rejoindre ?
PM : N'allez pas faire courir des rumeurs dès mon arrivée. Non, mesdames je ne suis pas disponible ! Ma femme avait du mal à quitter le Brésil aussi brusquement. Elle me rejoindra à l'intersaison, le temps que nous achetions une maison sur Hamilton.
IG : Regrettez-vous Rio ?
PM : Evidemment que je regrette Rio ! C'était une ville extraordinaire où l'Ultraball rimait avec fête, paillettes et neo-samba ! N'importe quel amateur d'UB qui a visité Rio sait que cette ville-là est une ville d'UB. J'y ai passé six saisons, six très bonnes saisons. Mais je ne suis pas mécontent non plus de changer d'air.
IG : Qu'est-ce qui a présidé au choix des N.I.E.T. ?
PM : Ecoutez, d'abord des choix économiques. J'ai vingt-sept ans, vous savez, c'est jeune, mais en UB je suis presque un pré-retraité. Je ne suis jamais devenu le grand joueur que je rêvais d'être. A Rio, comme à Pandemonium auparavant, j'ai surtout joué les doublures, et à présent que mes capacités s'émoussent, j'intéresse nécessairement moins de franchises. Mais je crois pouvoir briller en Open League. J'espère être titulaire, vous savez !
IG : A quel poste jouez-vous ? Que pensez-vous de la concurrence ?
PM : Je peux jouer indifféremment blitzeur ou maraudeur, j'ai occupé successivement les deux postes à Rio. La concurrence ? Je n'étais pas à Varsovie, puisque je suis arrivé samedi dans les Bermudes et que les règles de transfert m'interdissaient de jouer ce tour-là. Mais j'ai assisté au debriefing du coach dimanche soir, et j'ai pu voir à quel point les blitzeurs de Nonsuch Island avaient été efficace. Mais côté maraudeur, il y a des manques. Et puis j'ai un excellent jumpshot, vous savez, je pourrais vous montrer si vous le souhaitez, je serais également un atout en tant que blitzeur.
IG : Hum, vous n'avez marqué que trois buts en Ligue officielle... Enfin, vous avez commencé votre carrière à Pandemonium, à Monaco, suite à votre découverte par un recruteur en tournée en Afrique. Vous savez que ces temps-ci, le monde de l'Ultraball est très critique à l'égard des micro-Etats. Est-ce un choix conscient de votre part que de venir dans les Bermudes ?
PM : Je ne m'intéresse pas à ces polémiques. Oui, on m'en a beaucoup parlé, mais je me fiche complètement de ce que pense tel ou tel type de tel ou tel coin de la planète. Mais, oui, je ne vais pas le cacher, je suis venu dans les Bermudes faire fructifier les fonds gagné durant ma carrière. J'avais pas mal d'avantages en étant rookie à Monaco, côté fric. Bien sûr, je n'avais pas de tels avantages à Rio, mais je jouais en Bronze League, quand nous avons remporté l'Open League en 2113, et je vivais une carrière qui me plaisait. Donc je n'ai pas à me plaindre. Mais je veux prendre ma retraite dans les Bermudes !
IG : Oh vous rejoindriez le staff des N.I.E.T. ?
PM : Non, je ne pense pas. Enfin je n'y serais pas opposé, mais je préfèrerais m'impliquer dans des activités au Malawi, mon pays natal. Je voudrais y populariser l'Ultraball. Peut-être que je finirai par y créer une franchise pro ! Mais je conserverai mes biens dans les Bermudes qui y seront bien rénumérés. L'argent, c'est ça qui fait tourner le monde.
IG : Ng-Pingko Shekhar, le blitzeur vedette des N.I.E.T. avait déclaré à son arrivée directement d'Inde qu'il avait été attiré par la réputation du Dr. Klaxon et par la perspective des progrès qu'il ferait sous sa "direction". Vous aussi, aviez-vous vent du Docteur ? Cela a-t-il influencé votre choix ?
PM : Pas du tout. Je n'avais jamais entendu parler du Docteur. J'ai d'ailleurs été extrêmement surpris à mon premier entrainement lundi. Mais, inutile de m'interroger sur les méthodes d'entrainement ou sur Raul Infante, je ne peux pas vous en dire plus : Jack Porter m'a fait préparer, vous savez.
IG : Quel dommage ! J'aurais pensé avoir plus de succès pour la première de l'émission. Enfin, ça ne fait rien, je réinviterai Bayard. Mais cette surprise que vous avez ressenti n'ont-elles dégradé vos relations futures avec votre entraîneur ?
PM : Mais non, voyons ! Je me suis prêté à ses séances d'entraînement sans broncher et le Docteur n'a que très peu tiqué. Oui, il a tiqué, parce que mon physique n'était pas à la hauteur de ses espérances. Il a dit qu'il préparerait quelque chose pour me faire retrouver mes jambes de vingt ans, mais je lui ai dit que même à vingt ans je n'étais pas une brute sanguinaire. Je ne fais que huits placages par saison en moyenne.
IG : Et pourtant vous avez eu le temps de soigner vos moyennes : vous avez neuf ans de carrière pro dont deux années en rookie. Dites-moi, quel est votre meilleur souvenir ?
PM : Il y a tellement de choses... Je pense que ma plus grosse émotion fut quand même mon deuxième but en pro. C'était vraiment quelque chose. A Monaco, contre les Pandemonium, mon club formateur, je mets un but sur un rush d'anthologie et deux points bonus. Bluffés les copains de Pandemonium. C'était en Mais bon... On a perdu 10-7 mais le public était en délire. Un intérêt de 1523... Dingue ! Cette ambiance je ne l'oublierai pas. C'était en 2113, l'année du titre en plus !
IG : Votre expérience sera sans doute un atout indispensable aux N.I.E.T. Vous sentez-vous prêt à assumer un leadership dans l'équipe ?
PM : J'ai entendu dire que le capitaine de l'équipe avait commencé à se faire un nom. Je n'ai pas encore eu l'occasion de discuter avec lui, mais je n'ai aucune envie de le concurrencer. Je suis là pour faire le job, c'est tout. Alors, si les jeunes veulent apprendre de mon expérience, je les aiderai, mais il faudra plutôt compter sur mon exemple que sur des trucs secrets de l'Ultraball. Je n'ai pas joué en Platinium non plus.
IG : Merci Peter, cette entrevue s'achève. Pour conclure, hum, on fait l'amour ? Non je déconne. Sérieusement, comment envisagez-vous la saison 2117 des N.I.E.T. ?
PM : Ne vous sentez pas frustrée, hein, ce n'est pas vous. C'est juste que je suis fidèle à ma femme. Vous comprenez ? Pour l'équipe, présentement je ne la connais pas bien, mais selon ce que j'ai vu de leur match de dimanche, je mise sur une saison comme celle des Joy Big Wash en 2113 : montée brillante en Bronze League. Et j'espère y contribuer !
C'était Irina Gorinescu, en direct du lit de Peter M'Chacha. Merci Peter, bonne chance pour votre saison, et pour les matchs amicaux, et rendez-vous pour un futur In Bed With...
Publié par NIET à 00:00:40 dans Interviews | Commentaires (1) | Permaliens
Enfin, Nonsuch Island jouera sous ses couleurs.
Jusqu'alors, l'équipementier, équipementier officiel de l'Open League, avait attribué aux N.I.E.T. des couleurs choisies par lui, à des fins d'autopromotion. Les dirigeants de la franchise, à contre-coeur, acceptèrent cet état de fait, comme une condition d'entrée, somme toute comme une autre, en Open League, à la condition expresse que l'on autorise le port du bermuda réglementaire.
A présent, non seulement les joueurs porteront un seyant bermuda profilé et renforcé, mais en plus ils auront sur le dos le maillot rouge et blanc (blanc et rouge quand l'équipe jouera à l'extérieur) auquel les insignes de l'équipe invitaient.
La critique a tout de même fusé. D'abord, ces couleurs sont les couleurs nationales bermudiennes. Alors, certes, Nonsuch Island est la seule équipe d'Ultraball de l'archipel, et de plus la seule équipe professionnelle. Mais avec l'intérêt croissant des investisseurs pour les paradis fiscaux micro-Etats, traduit cette semaine par la création de deux franchises au Liechtenstein, il ne serait pas surprenant que nous voyions apparaître une autre équipe dans notre archipel. Dans ce cas, qu'en serait-il de l'autre franchise (notons qu'elle pourrait s'installer à Hamilton, la capitale) ? Serait-elle moins bermudienne que les N.I.E.T. ?
Le staff des N.I.E.T. a déclaré à ce sujet que si l'hypothèse devait advenir, il serait toujours possible d'en avertir suffisamment en avance leur franchise afin qu'ils en tirent les conséquences en termes de marketing. Mais l'analyse économique tend à nous convaincre que l'équipe nouvellement entrée préfèrera un autre paradis fiscal micro-Etat, plutôt que de prendre le risque d'être perçue comme illégitime par la population, de n'avoir, par conséquent, pas de public et donc de ne pas remplir le stade chaque semaine. La conséquence en est une perte nette de compétitivité pour les Bermudes.
Autre désagrément, au sujet de ces couleurs usurpées, c'est qu'avec le succès des N.I.E.T., en témoignent les 8500 spectateurs du Nonsuch Bermuda Park contre les Clones, sept joueurs professionnels bermudiens d'Ultraball officient dorénavant sur le circuit. Or nous pouvons faire confiance au Dr. Klaxon, des rookies locaux seront formés. Et huit joueurs suffisent à permettre la création d'une sélection nationale. Alors que se passera-t-il ? L'équipe nationale devra jouer dans les mêmes couleurs, ou presque, que la principale (ou seule encore) franchise nationale, alors même que déjà les joueurs viendraient tous de ce giron. Quel intérêt offrirait une telle sélection nationale ? Sélection qui, étant donné la jeunesse de la Fédération Bermudienne (dirigée également par le staff de la franchise), ne pourrait embaucher qu'un sélectionneur de seconde zone, bien loin de l'aura du Docteur. Nous pouvons légitimement penser que le public se désintéresserait profondément d'une équipe vidée de toute âme, que de surcroit aucun symbole ne différencierait d'une franchise d'ores et déjà puissante sur l'archipel.
Que fera l'Etat Bermudien ? Se laissera-t-il spolier par l'évidente identification de la franchise à de pures fins de promotion commerciale ? Nous connaissons la politique de l'Etat Bermudien : favoriser les investissements internationaux dans l'archipel. De plus, Ibd Al-Wuhad bénéficie d'une grande complaisance des autorités, et, dit-on, de l'amitié du ministre de l'Intérieur, George Minor, qui lui assure en pratique de n'être jamais inquiété. La lâcheté des institutions est triste et dommageable pour la Nation.
Ensuite, nous avions annoncé l'aménagement, la semaine dernière face aux Clones, de l'arène des N.I.E.T., le Nonsuch Bermuda Park, à laquelle, d'ailleurs, la très fameuse émission "l'Actus" de la chaine holo mondiale World UB News consacra une rubrique. Or ce parc n'a pour tout lien visuel avec la franchise qu'une sculpture centrale en forme de triangles représentant le logo de l'équipe. Le manque d'ambition des dirigeants des N.I.E.T. est évident. Que faire d'un stade si impersonnel ? Il a été exprimé une grande satisfaction au sujet des 8500 spectateurs face aux Clones, mais les gradins étaient vides en de multiples points. Et que dire de l'effet sur les adversaires ? Vous les imaginez impressionnés par quelques grains de sable ? Les N.I.E.T. ont intérêt à être performant à l'extérieur, car ce stade bricolé n'apportera que peu de satisfactions à l'équipe, et aucune dépense en ce sens n'a été prévue à l'ordre du jour. A quand un stade rouge et blanc ? Sans doute jamais. Peut-être si les ventes des nouveaux maillots remporte un franc succès et que les supporters s'enthousiasment pour ce sport, alors les gradins rougeoieront...
A cette fin, Jack Porter, le très médiatique directeur de la communication de la franchise, avait organisé une grande cérémonie sur la Grand-Place d'Hamilton pour présenter à la population les nouveaux maillots et produits dérivés aux couleurs officielles de l'équipe, promus par les héros de Varsovie encore transportés par la victoire. Shekhar, Swan et Freeman, buteurs de ce dimanche, furent ovationnés joyeusement par la foule, mais les chiffres de la recette de l'opération ne nous ont pas été communiqués. Gageons que cela doit être une franche déception.
Pourtant, la franchise avait artillé sec. Résiliant son contrat avec l'équipementier officiel de l'Open League, qui selon le président Al-Wuhad, bénéficiait trop largement de sa position dominante sur le marché, les N.I.E.T. se sont adressés à une entreprise indonésienne qui a livré en hâte la marchandise afin que les joueurs puissent les porter convenablement pour les matchs amicaux de l'intersaison.
Néanmoins, une telle opération commerciale n'a pas dû se faire sans coûts. Nous savons que l'arsenal juridique des N.I.E.T. est important, néanmoins les frais indemnitaires liés à la résiliation du contrat ne doivent pas être bénins. Quant au nouveau contrat, il est improbable, étant donné les circonstances particulières d'urgence et le manque de diligence des dirigeants des N.I.E.T., qu'il soit très favorable à la franchise d'Ultraball.
Mais qu'importe, la populace bermudienne était heureuse cet après-midi à Hamilton. On entendait chanter "M'Chacha ! M'Chacha !" du nom de la nouvelle recrue de l'équipe, discrètement transférée ce week-end sur Nonsuch Island. Dans le coeur des supporters, tous nouveaux supporters étant donné le manque de culture ultraballistique de l'archipel, l'avenir de l'équipe est rieur.
Gary Bennett pour la Gazette des N.I.E.T.
Publié par NIET à 12:47:05 dans Evénements | Commentaires (2) | Permaliens
Edwin Mac Erwin :
Holospectatrices, Holospectateurs,
Actionnaires, Actionnaires,
Les Triangles ont gagné ! Enfin ! Victoire des Triangles, messieurs, hier c'était jour de fête !
Nous avons invité pour en parler Bayard Oliesky, mais il s'est décommandé. Il sera donc remplacé par Jack Porter, le directeur de la communication des N.I.E.T.
Popov : Le camarade Bayard ? Pourquoi se serait-il décommandé ?
Porter : Ah mais c'est vrai ça ! Pourquoi s'est-il décommandé ?
Le Garec : Peut-être parce qu'il n'a joué qu'un quart-temps après avoir fait le beau dans la presse ?
McErwin : Mais non, roh je blague ! Non, sérieusement, nous recevons ce soir le président Al-Wuhad, accompagné par Jack Porter juste parce qu'il en avait envie. Bonsoir président, vous devez être en forme ce soir !
Al-Wuhad : Non, j'ai un rhu'be 'Bôssieur 'BacErwin, je vous re'bercie bien.
McErwin : Oups ! En tout cas Jack, vous, vous avez la pêche !
Porter : Les affaires reprennent, sir ! On commence à me contacter pour de la pub ! Bientôt on va pouvoir blanchir des dollars, bref, les affaires quoi !
Al-Wuhad : Vous voulez dire "investir", 'Bister 'Borter.
Porter : Qu'est-ce que j'ai dit ?
McErwin : Cette semaine, monsieur le président, vous avez investi sur le marché des transferts, d'ailleurs. Peter M'Chacha !
Al-Wuhad : En effet ! Il vient directe'bent de Rio. 'Bas si loin au fond. Il était content de rester dans la région je crois.
McErwin : Est-ce que nous pourrions avoir une entrevue dans la semaine, pour l'occasion ?
Al-Wuhad : Oui, 'bour l'occasion...
Porter : Non ! On ne l'a pas encore formaté !
McErwin : Merci président. Bon venons-en au fait : le match de ce soir ! Pour nous en parler, ce soir, nos consultants habituels : Eric Le Garec, Jeff Cooper, Vlad Popov et Qun Lee. Alors qui commence ? Eric ?
Le Garec : Oui, merci Edwin ! La semaine dernière, ils perdaient pour des faillites individuelles. Cette victoire, le président Al-Wuhad le confirmera, c'est une véritable victoire collective. D'abord, il faut noter que les joueurs étaient en effet fatigués. On l'avait senti à la conférence de presse de samedi et ça ne nous a pas surpris. Mais les joueurs ont fait montre de courage, vraiment. En attaque, une phase de passe, bien que la passe de Wellman soit encore ratée, réussie grâce à des courses complémentaires (deux fausses pistes des bloqueurs assez réussies également) et permettant un but de Freeman sans tergiverser, en voilà un qui va marquer des points au poste de blitzeur. La phase de rush aboutit à un but de Swan après une lutte incroyable au milieu de terrain et Swan réussit du premier coup un tir de loin : une tactique qui misait un peu sur la chance, mais qui a fonctionné. En défense, une phase de Varsovie aboutit au but sans sourciller. On aurait espéré une interception ou un sack vu que le marquage était propre. Une autre phase de passe de Varsovie a montré les qualités de Shekhar, qui s'est bien racheté, et à qui nous devons cette victoire sur cette phase : en voltigeur, il a plongé sur le quaterback adverse et intercepté superbement avant de foncer vers le but. Si Shekhar jouait ainsi toutes les semaines, les N.I.E.T. seraient champions !
Cooper : Alors Eric commence par dire que c'est une victoire collective et finit par l'attribuer à Shekhar...
McErwin : C'est un débat intéressant ! Le match doit-il être attribué à Shekhar ou au collectif ? Président Al-Wuhad, qu'en pensez-vous ?
Porter : Jamais le vendredi !
McErwin : "Qu'en" j'ai dit ! Pas "Quand" !
Al-Wuhad : 'Bais je crois que 'Bôssieur Le Garec a bien raison de dire que c'est une victoire collective : 3 buteurs différents, une grosse solidarité, le ballon a été 'borté par beaucoup de joueurs différents. 'Bais Shekhar c'est pas un joueur ordinaire, vous l'avez assez fait re'barquer la se'baine dernière. Il est 'bieux 'bayé 'barce qu'il a 'blus de talent, et effective'bent nous attendons de lui ce genre de 'berfor'bances, un retour sur investisse'bent, que sur certaines phases clés, il prenne le jeu en 'bain.
McErwin : Merci monsieur le président. D'autres avis ?
Popov : Je refuse d'appeler ça une victoire collective ! Tous ces joueurs-mercenaires, que le transfert de M'Chacha confirme, n'ont aucun esprit de solidarité. On ne peut pas appeler ça collectif : ils se sont juste tous jetés sur le ballon comme des morphales et ont eu de la chance.
Lee : J'ai bien aimé la grosse bagarre au milieu du terrain, sur la phase offensive de Nonsuch Island.
Cooper : Et comment Vladimir Popov explique-t-il la DEFAITE de VARSOVIE ?
Popov : ...
McErwin : Pas d'opinion Vlad ?
Popov : C'est à moi que le 'ricain parlait ?
McErwin : Eh beh... On dirait que les invectives de la F.R.U. ont porté leurs fruits...
Popov : Mais je vais répondre à Jeffrey Cooper. Varsovie a perdu parce que Shekhar a eu peur pour son salaire et aurait tué sa mère pour faire une bonne performance, sans son interception chanceuse ça aurait fait 10-10, peut-être 11-10, et Swan a donné des coups bas pour se sortir de la fameuse "bagarre du milieu de terrain", en plus il a eu une chance folle de réussir son tir. 16-5.
Cooper : Et comment explique-t-il que moins Bayard joue, plus l'équipe gagne ?
Popov : Ce sont des injures inacceptables à l'encontre d'un valeureux camarade !
McErwin (élevant la voix pour couvrir les insultes échangées entre Popov et Cooper) : Dites, président Al-Wuhad, comment avez-vous remobilisé l'équipe après les deux défaites consécutives ?
Al-Wuhad (profitant du trou sonore laissé par les échanges de coups entre Popov et Cooper): Le Docteur Klaxon est un 'beneur d'ho'bbe hors nor'bes ! Il a su trouver les 'bots !
Cooper (reprenant son professionalisme, avec l'arcade dégoulinante de sang) : Pourtant, samedi ça ne semblait pas être le cas. J'ai du mal à croire que cette équipe est capable de maîtriser sa communication assez pour faire de l'intox...
Porter : Notre communication est parfaite !
Al-Wuhad : Les journalistes auront tiré des conclusions tro'b hâtives. A titre 'bersonnel, j'ai trouvé 'Bôssieur Bayard très en for'be.
McErwin : En effet, mais il était le plus en forme de la salle de conférence !
Popov : Pas autant que ces capitalistes de journalistes américains !
Cooper : En tout cas plus que les joueurs de Varsovie !
Popov : Attendez de les rejouer la saison prochaine !
Al-Wuhad : C'est a'busant ces gens de la F.R.U.
McErwin : Vous n'avez pas été blessé par les allégations ? Ils vous soupçonnent de corruption et de liens avec la mafia, tout de même !
Al-Wuhad : Je n'ai rien à 'be re'brocher. Un co'bbuniqué avait été écrit par 'Bôssieur 'Borter, le Dr Klaxon a été le lire à la 'bresse. C'était ce qu'il fallait faire 'bour 'baintenir la rentabilité de la franchise, 'bais à 'bart ça, je fais confiance à 'bes investisse'bents : l'entraîneur et les joueurs 'brouveront leur valeur.
McErwin : Qun, la F.R.U. vue d'Asie ça donne quoi ?
Lee : La F.R.U. c'est la Fédération Roumaine d'Ultraball, non ?
McErwin : Non, Russe, jusqu'à preuve du contraire...
Lee : La Russie est en Europe, ils insultent des américains... Alors, nous les asiatiques, on leur vend des mégaphones.
McErwin : Et sur le fond ?
Lee : Quel fond ? C'est l'Europe, je vous ai dit. Et ça ne nous intéresse pas, l'Europe...
McErwin : Evidemment...
Alors, la semaine prochaine, intersaison. L'équipe va-t-elle recruter fort ?
Al-Wuhad : Nous so'bbes une jeune franchise. Donc nous serons 'boins en vue que d'autres. A 'bart ça, je ne 'beux rien dire.
McErwin : Un petit bilan de cette première saison des N.I.E.T. ? Eric ?
Le Garec : Je ne voudrais pas paraître optimiste, mais cette équipe n'a été qu'en progressant : elle a mis en place des tactiques qui commencent à être efficace, si les joueurs suivent elle marque. Je suis confiant.
Popov : Que de la veine ! Vous la verrez s'écrouler l'an prochain au rythme de cette saison : 2 défaites sur 3 matchs.
Cooper : Matheux le russe !
Popov : Toujours plus que vous les ignares d'américains !
McErwin : Jack peut-être (avant qu'ils ne s'égorgent) ?
Porter : J'ai trouvé que les fiches papier étaient plus pratiques que les fiches holo. Les fiches holo dans le stress on a toujours du mal à les lire en public.
McErwin : Très intéressant, espérons que d'autres équipes aient noté l'astuce. Président ? Que tirez-vous de cette première saison ?
Al-Wuhad : La Gazette fait du bon boulot, je suis content de vous financer !
Porter : Vous ne trouvez pas qu'ils prennent un peu trop d'indépendance ?
McErwin : Eh oui, c'est ça l'indépendance journalistique ! Elle s'émancipe toujours !
Al-Wuhad : 'Bôssieur 'Borter, vrai'bent ! Vous savez bien que la 'bropagande 'barche 'bieux quand elle est 'berçue co'bbe indé'bendante !
Porter : Le Président voulait dire qu'il adorait l'After-Match Show et qu'il le regarde toutes les semaines !
McErwin : Alors merci Président. Bon, pour conclure, un mot de l'Open League ? Les sept premiers devraient monter en division supérieure : Kindu, Devils Bay, Oslo, Kingston, Cabo, Rivière du Rempart et Belfast. Dommage pour l'ASBA Caen, Miramas, Tammela et Skopje qui auraient pu passer. Beaucoup de choses se sont jouées sur cette dernière journée, non ?
Le Garec : Eh bien d'abord le titre. Rappelez-vous, la semaine dernière Devils Bay perdait contre Kingston et voyait un Kindu le menacer. Cette semaine Kindu recevait Tammela et Devils Bay se déplaçait à Belfast en Irlande. D'un côté Devils Bay a continué sa chute, permettant à Belfast d'accrocher la septième place sur un match où les Lost Evangels étaient tout simplement inexistants face à des irlandais surmotivés qui ont plaqué dans tous les sens et mis les occasions quand il le fallait, de l'autre on a Kindu égaux à eux-mêmes : la semaine dernière 7 kills contre Skopje, cette semaine 8 contre Tammela et 29 points. On ne peut pas dire que les Finlandais n'étaient pas prévenus !
Cooper : Oui et pour la qualification, nous avions quelques matchs très chauds. Cabo est allée battre un Skopje limité à trois courageux macédoniens qui n'ont rien pu faire, suite au massacre contre Les Chacals. Mais plus chaud déjà, un superbe match Oslo vs Miramas. Oslo était déjà sorti vainqueur d'un match extraordinaire cette semaine, ils prennent la troisième place et condamnent Miramas en beauté dans un match au sommet où Miramas n'a pas démérité. Les perdants ont tout de même réalisé 3 sacks (contre 2 et une interception pour leur adversaire), mais s'inclinent devant un Oslo plus réaliste mais surtout plus volontaire.
McErwin : Qun, un commentaire ?
Lee : Il y avait un match pour moi cette semaine : Flying Dodos battant Versailles 1-0 et prenant la sixième place. Beaucoup de passes ratées et un intérêt de 850, mais une victoire précieuse.
McErwin : Absolument !
Le Garec : Il ne faudrait pas oublier notre match préféré : ASBA Caen contre Kingston !
Cooper : Ah oui ! C'était une belle affiche ! Et l'intérêt n'était pas exceptionnel : 1077 (contre 1238 pour Oslo-Miramas). Une stratégie Caennaise étonnante : 4 placages seulement (à 100% tout de même de réussite) mais deux précieuses interceptions. Etait-ce une tactique spécifique pour contrer le bras de "Clone" Moller, qui commençait à se faire un nom ? Côté Kingston, beaucoup de placages, mais beaucoup de placages ratés ! Beaucoup de joueurs à 50% ou 60% seulement ! Une passe de Moller mais pas d'assist et tout est dit. Kingston trop prévisible ?
Le Garec : Malheureusement, l'ASBA n'a pas réussi à prendre les places qualificatoires pour la Bronze League.
Popov : Malheureusement, c'est le mot. C'est ce que penserons les Triangles quand les Bouchers les massacreront...
McErwin : En tout cas, on ne s'est pas ennuyé en cette fin de saison à l'After-Match Show ! Espérons que la Gazette Holo nous programme encore la saison prochaine. La Gazette va continuer à vous donner des nouvelles de votre équipe favorite, l'After-Match Show reviendra pour les matchs amicaux... Bref, on revient au même endroit la semaine prochaine. Merci Président, merci Jack, très au point ce soir. Envoyez les stats !
Publié par NIET à 22:34:37 dans Matchs | Commentaires (0) | Permaliens
Suite à la conférence de presse ayant pour objet la publication de la composition d'équipe pour affronter Varsovie au tour 11, Bayard s'est vu autorisé a accepté de nous accorder cette entrevue exclusive. Capitaine critiqué et discuté, le cubain semble pourtant conserver la confiance de son coach. Nous remercions Elena Gutierrez, notre secrétaire de rédaction, d'avoir bien voulu réaliser la traduction, Oliesky Bayard ne maîtrisant pas l'anglais.
La Gazette : M. Bayard, vous qui avez quitté il y a maintenant quelques temps Cuba pour Nonsuch Island, comment trouvez-vous les Bermudes ?
Oliesky Bayard : Je me plais beaucoup ici. Le climat est doux, les filles sont plutôt mignonnes, on est bien payé et on ne paie quasiment pas d'impôts. J'aime l'Ultraball et je me considère comme privilégié de pouvoir vivre de ce sport.
LG : Vous dites que vous vous trouvez bien payé, et pourtant il y a une énorme différence de salaire entre vous et le blitzeur Shekhar. Ne le ressentez-vous pas comme une injustice ?
OB : Ce n'est pas parce que j'ai évoqué l'argent que j'y attache tant d'importance. J'étais amateur à Cuba, alors 500 euros par mois c'est déjà beaucoup. J'ai bien conscience que l'UB peut faire rapporter beaucoup plus aux stars, mais je n'en suis pas encore une.
LG : A 22 ans seulement, votre carrière a le temps de s'épanouir. Estimez-vous capable de devenir une véritable star ?
OB : J'en rêve ! Mais il faudrait que mes performances m'offrent des opportunités. Pour l'instant je n'ai pas eu beaucoup de chance. Mais très franchement, je n'ai pas peur de dire que j'ai des qualités, et je ne vois pas ce que j'ai à envier aux stars de l'Open.
LG : Vous êtes sûr de vous ! Les commentateurs ne vous ont pourtant pas épargné. Vous n'avez pas été blessé par la critique ?
OB : Les journalistes vous n'y comprenez rien. Vous croyez qu'il suffit de cligner d'un oeil pour accomplir des exploits. Mais non ! J'avais une tâche difficile de dernier défenseur. J'ai fait ce que j'ai pu. Ce n'est pas ma faute si les attaquants adverses étaient bons !
LG : Vous parlez d'"opportunités". Cela signifie-t-il que vous songeriez à quitter le club ?
OB : Non, pour l'instant, les Bermudes me vont. Maintenant si on me propose mieux, je prends !
LG : Comment abordez-vous vos responsabilités de capitaine ?
OB : Je ne considère pas mon rôle à la légère. Je veux être un exemple, je veux que l'équipe puisse reposer sur moi et aller de l'avant avec moi.
LG : A 22 ans, vous êtes un des éléments les plus jeunes de l'effectif, de plus vous jouez peu, comparativement, et vous ne parlez pas la langue. Êtes-vous capable de surmonter de tels handicaps ?
OB : Tu crois que l'entraîneur m'aurait nommé à ce poste si je n'en étais pas capable ? Tu crois que les coéquipiers m'auraient accepté ?
LG : L'équipe semble au plus bas moralement. Comment vous sentez-vous ?
OB : J'ai une pêche infernale et je veux manger du Polonais.
LG : Ne contrastez-vous pas avec vos camarades ?
OB : J'ai bien senti à l'entraînement que le coeur n'y était pas chez certains, mais c'est juste une mauvaise passe. Et puis il faut dire que ça peut finir par être lassant toutes ces piqûres et ces machines bizarres.
LG : Ainsi la rumeur serait vraie ? Klaxon expérimente des méthodes complètement nouvelles ? Vous parlez de piqûres, mais vos bras ne portent pas que des marques de seringues, il y a aussi des traces de brûlures et de frottements surprenants. Comment l'expliquez-vous ?
OB : Brûlures ? Frottements ? T'as vraiment bien regardé, toi. Eh bien oui ! Ce sont les effets de quelques décharges électriques dans le cadre de traitement en vue d'augmenter la masse musculaire. Ou un truc dans le genre. Bien sûr, Le Docteur Klaxon est tout simplement génial ! Il fourmille d'idées et remet systématiquement les méthodes classiques d'entraînement en cause. Je suis convaincu qu'en quelques saisons, nous aurons révolutionné notre sport ! Tiens, d'ailleurs, tâte-moi ce biceps. Y a de quoi oublier tous tes ex, hein ?
LG : Il se dit également que vous frisez l'illégalité.
OB : C'est complètement faux. Nous sommes super contrôlés : le Docteur fournit un rapport précis à la Fédération Internationale toutes les semaines.
LG : Il se dit également que vous êtes arrivé à Nonsuch Island "dans les bagages" du soigneur cubain, Raul Infante. Est-ce vrai et si oui, Infante est-il aussi sulfureux qu'on le dit ?
OB : Je n'ai pas le droit de communiquer sur ça en public. Y a du fric en jeu, m'zelle. Je dirais juste que vous devriez faire votre travail de journaliste et vérifier vos sources.
LG : Vous admettez donc que Raul Infante fait partie du staff.
OB : La prochaine fois j'irai donner mon interview au Daily Bermuda.
LG : Nous vous remercions de cette exclusivité. Vous vous déplacez pour la première fois à Varsovie ce dimanche. Comment voyez-vous le match ?
OB : Pour l'exclu, tu l'as bien méritée, franchement c'est de bon coeur. Et quant au match, nous avons beaucoup travaillé tactiquement. Varsovie n'a aucune chance. Si j'étais eux, d'ailleurs, je renforcerais mon casque !
LG : Les joueurs seront-ils présents au rendez-vous ?
OB : Je n'ai aucun doute là-dessus. Il n'y a que les journalistes capitalistes pour croire les âneries qu'ils racontent.
LG : Eh bien merci M. Bayard pour cette interview et bon match.
OB : Merci à vous, les filles. Passez me voir quand vous voulez et je la complèterai volontiers.
Irina Gorinescu et Elena Gutierrez pour la Gazette.
Publié par NIET à 00:19:25 dans Interviews | Commentaires (0) | Permaliens
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