
"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)
Galerie du Château
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification... Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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"N°106.311" 2007, Emmanuelle Villard, acrylique sur toile, 16 x 22 cm
Emmanuelle Villard réalise des peintures abstraites dont les motifs colorés se jouent de leurs pouvoirs d’attraction et de répulsion. De petits ou moyens formats, les tableaux ont une qualité évidente de séduction par leur surface lisse et brillante, la vivacité de leurs couleurs, mais ils peuvent aussi induire une distanciation lorsque la peinture réagit par débordement d’un format préétabli, ou lorsque certains reliefs accidentés de la toile peuvent suggérer un épiderme abîmé. Les couleurs sélectionnées, superposées ou juxtaposées, leurs effets de coagulation ou d’écoulement, les fonds monochromes aux maillages disloqués, induisent visuellement un effet de “ vitrines ”. L’artiste s’intéresse d’ailleurs à photographier l’univers clinquant des étalages de confiseries, des devantures de magasins de mode, des stands de jeux dans les fêtes foraines où foisonnent les objets multicolores, des aquariums de poissons dans les animaleries. Il en résulte alors que chaque peinture se présente comme un ensemble singulier dont la subtile entreprise de charme n’exclut aucunement la critique et la réflexion sur le médium.
Partant d’une première cuisine qui consiste à mélanger peinture et résine acryliques, l’artiste entreprend différentes procédures d’investissement de la toile : alignement méticuleux de gouttelettes de peinture au moyen d’une pipette, étalement de “ rubans ” de couleur sinueux, tramage de la toile de “ filets ” de peinture, superposition et coagulation des couleurs en “ pâtés ”... La gestuelle d’étalement ou d’égouttement de la peinture est rigoureusement pensée par l’artiste au sein de son atelier. Parfois, la peinture est soumise à des contraintes particulières, comme l’enfermement de la toile fraîchement peinte dans un film plastique qui est ensuite troué par endroits au moyen d’une aiguille, laissant émerger des cloques d’air et des boursouflures de peinture. Le processus pictural n’est pourtant jamais totalement contrôlé. Il faut aussi laisser faire la peinture selon sa qualité de séchage, de fluidité, de coagulation, de glissement. Le travail s’élabore longuement, en fonction des capacités de la matière à être ingérée, délimitée ou repoussée par une autre, d’outils et de gestes déterminés dans l’atelier. C’est dans cet entre-deux du faire et du laisser réagir la peinture que l’oeuvre acquiert une forme et une signifiance ouvertes.
Ce n’est pas l’abstraction en tant qu’espace de création autonome qui intéresse Emmanuelle Villard. Ses oeuvres abstraites sont nourries de l’observation de notre société de consommation et des procédures contemporaines de codification du corps et de la féminité. De fait, les motifs abstraits qui résultent de ces différentes procédures opèrent comme des références subtiles aux opérations du corps cosmétique, aux effets de peau mise à nue ou enveloppée dans de la gaze chirurgicale ou des collants.
D’autre part, l’abstraction émerge d’une posture physique du peintre en rapport à un plan horizontal de travail (table), ainsi que de l’ajustement du geste en fonction du format de la toile (petits formats ou grands formats carrés). Pour son exposition à La Criée, l‘artiste propose une double lecture de ses oeuvres fondée sur la verticalité et l’horizontalité. En effet, aux toiles accrochées sur les murs du centre d’art, Emmanuelle Villard a conçu un dispositif de tables dispersées dans l’espace. Certaines de ces tables seront inoccupées, d’autres seront incrustées de quelques toiles à la manière de marqueteries. Dans tous les cas, le visiteur ne pourra simplement engager une déambulation linéaire dans l’espace d’exposition. En fonction des rapports toiles/tables, il devra tenir compte d’un recul (in)suffisant pour regarder les peintures au mur, d’une impossibilité à pénétrer dans la petite salle d’exposition étant donné l’encombrement des tables, d’une posture particulière de vision des peintures sur les tables.
Emmanuelle Villard mêle le plaisir au temps de la réflexion patiente, de la recherche maîtrisée. L’artiste opère des choix, par éliminations, accidents, juxtapositions ou combinaisons tactiques, contaminations ou imprudences volontaires. Les formes géométriques, circulaires, gouttes épaisses, rubans ou entrelacs, qui en découlent sont issus de ce cheminement du corps et de la pensée. Les différents moyens que l’artiste explore sont autant de variantes de ce jeu de proximité et de mise à distance, autant physique que mentale, d’une pratique décomplexée de la peinture. Larys Frogier
Publié par philippelamiral à 07:06:11 dans VILLARD Emmanuelle (abstrait) | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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