"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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"Réserve" Canada, 1988, Christian Boltanski, installation
Vue de l'exposition au Musée de Grenoble en 1991
Une œuvre qui joue avec les codes du monumental risque toujours d’apparaître trop autoritaire, trop ambitieuse, voire trop politique. Dans un contexte où les artistes n’ont plus à commémorer les pouvoirs en place, mais où, au contraire, on attend d’eux une part subversive, il apparaît difficile de travailler dans le monumental. Plusieurs artistes ont su contourner la difficulté en étant, par exemple, massif et minimal (Richard Serra et Tilted Arc, 1981), conceptuel (Jochen Gerz et Monument contre le racisme, 1993) ou même kitschissime (Jeff Koons et Puppy, 1992). Une des manières de contournement des pièges du monumental a été pour Christian Boltanski l’introduction dans son travail du vêtement à partir de 1988. Le vêtement déjà porté, en grande quantité, suspendu dans les airs, en tas ou rangé dans des étagères, devient un matériau porteur d’une charge critique et émotionnel sans précédent. La référence implicite fait trembler. On pense immédiatement aux tas de vêtements des juifs déportés, montagne de monceaux muets et criants d’horreur. Christian Boltanski déplace la référence et nous convoque à une réflexion sur notre propre rapport à la trace, aux vestiges. Chaque vêtement est une mémoire, une absence de corps rendue manifeste : à grande échelle, c’est une vacuité paradoxale qui nous fait face, un charnier sans personne. Le monument perd toute fonction grandiloquente ou apologétique : il devient – par le seul usage d’un matériau éphémère, poussiéreux, voire odorant – un espace d’intimité et de larmes.
13 janvier 2010 – 21 février 2010

Christian Boltanski photographié par Didier Plowy

Christian Boltanski dans la nef du Grand palais
Confrontation artistique de très grande ambition, MONUMENTA invite chaque année, à l’initiative du ministère de la Culture et de la Communication, un artiste contemporain de renommée internationale à investir les 13 500 m² de la Nef du Grand Palais avec une œuvre magistrale spécialement conçue pour l’occasion.
Après le succès des deux premières éditions de MONUMENTA, confiées à Anselm Kiefer en 2007, puis au sculpteur américain Richard Serra en 2008, qui attirèrent chacune plus de 140 000 visiteurs en cinq semaines, c’est Christian Boltanski, l’un des plus grands artistes français, qui relève le défi en 2010. L’exposition est coproduite par le Centre national des arts plastiques, le Grand Palais et la Réunion des musées nationaux.
Né en 1944, Christian Boltanski développe depuis les années 1970 une carrière internationale qui le place au premier rang de la création contemporaine. L’installation inédite qu’il propose pour MONUMENTA 2010 est conçue comme une expérience frappante, à la fois physique et psychologique, un moment d’émotion spectaculaire qui questionne la nature et le sens de l’humanité. Investissant l’ensemble de la Nef, il crée un lieu de commémoration visuelle et sonore d’une densité exceptionnelle. L’œuvre engage une réflexion sociale, spirituelle et humaine sur la vie, la mémoire, la singularité irréductible de chaque existence, mais aussi la présence de la mort, la déshumanisation des corps, le hasard de la destinée. A cette installation il donne le nom évocateur de Personnes.
Œuvre visuelle, mais aussi sonore, l’installation inédite réalisée pour le Grand Palais aborde un thème nouveau pour l’artiste, qui poursuit sa réflexion sur les limites de l’humanité et la dimension essentielle du souvenir : la question du destin et de l’inéluctabilité de la mort. Conçue comme une œuvre unique, qui transforme l’ensemble du bâtiment par la création d’une ambiance particulièrement émouvante, l’installation s’offre au visiteur comme un gigantesque tableau animé. L’œuvre Personnes est une création à caractère éphémère. Selon la volonté de l’artiste, les éléments qui la constituent seront recyclés à l’issue de l’exposition. Les oeuvres de Christian Boltanski s’adressent à tous, elles interpellent et ébranlent. Sous la Nef du Grand Palais, le visiteur oublie toute référence muséale, il fait corps avec la scène vivante de l’art et de la mémoire. L’artiste, selon Boltanski, est celui qui dévoile au spectateur « une chose qui était déjà en lui, qu’il sait profondément ; il la fait venir à hauteur de la conscience ». Théâtre de la remémoration, MONUMENTA 2010 questionne le sens de la destinée humaine et affirme la place faite à chacun dans la mémoire collective.
Dans le cadre de MONUMENTA, Christian Boltanski poursuit la collecte d’enregistrements de battements de cœurs qu’il a engagée pour la réalisation des Archives du cœur. Les visiteurs sont invités à enregistrer le son des battements de leur cœur et d’en faire don à l’artiste.
La Délégation aux arts plastiques veille à la production de l’œuvre et, afin que le plus large public puisse y avoir accès, a demandé au Centre national des arts plastiques de mettre en place une politique de médiation engagée visant à développer un vaste dispositif d’accueil et d’accompagnement des publics.
Des médiateurs spécialisés accueillent et orientent gratuitement les visiteurs individuels dans un souci constant d’échanges et de dialogue. Le public scolaire est l’objet d’une attention particulière. De nombreux formats de visites et d’ateliers, du CM2 au lycée, sont élaborés en partenariat avec diverses institutions et l’Éducation nationale. Ce dispositif propose ainsi des approches variées, en cohérence avec le socle commun des connaissances et les programmes scolaires.
Dans un véritable souci d’éducation artistique, les clés de compréhension de l’œuvre sont données aux élèves au travers d’ateliers de pratique théâtrale et d’ateliers d’écriture. Le rapport à la mémoire collective et individuelle, la création d’identité ou encore l’expression de l’humanité par la fiction sont autant de pistes explorées avec les élèves au cœur de l’exposition. Plus que jamais, favoriser la rencontre de tous les publics avec les grands artistes vivants est, dans le cadre de cette manifestation singulière, une priorité du ministère de la Culture et de la Communication.
Publié par philippelamiral à 11:37:01 dans EXPOSITIONS | Commentaires (2) | Permaliens
"Smoke" 2009, Daniel Clarke
Acrylique sur papier marouflé sur papier
130 x 97 cm
Daniel CLARKE
J'ai passé une nuit entre la couleur et le papier
Galerie Françoise Besson à Lyon
Du 5 décembre au 31 janvier 2010
La galerie Françoise Besson présente une monographie composée de peintures, de dessins, et de sculptures réalisés en 2008 ou 2009 par Daniel Clarke.
L’exposition intitulée "J’ai passé une nuit entre la couleur et le papier" doit permettre de rendre lisible les ancrages du travail pictural de Daniel Clarke : aussi bien l’iconographie familiale et autobiographique qui individualise son rapport à la peinture, que l’héritage formel tiré de sa connaissance du mouvement californien qui a renouvelé la peinture figurative dans les années 1950-1960, appelé « Bay Area Figurative Movement ».
Mais cet accrochage a également pour ambition de présenter les évolutions récentes du travail de Clarke, les variations qui en animent les structurent, et les préoccupations qui caractérisent sa relation au médium depuis quelques mois.
J’ai passé une nuit entre la couleur et le papier est un événement important qui introduit une nouvelle collaboration entre la galerie Françoise Besson et une galerie berlinoise, qui exposera en 2010 la peinture de Daniel Clarke.
Publié par philippelamiral à 10:47:21 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Celui qui cycliste" 2002, Jean-Michel Alberola
huile sur toile, 100 x 81 cm
GALERIE DANIEL TEMPLON, Paris
Après une année 2009 marquée par trois importantes rétrospectives en province et à la BNF, l'artiste pluridisciplinaire Jean-Michel Alberola revient à la Galerie Templon avec un ensemble inédit de tableaux, oeuvres sur papier, néons et murs peints.
Echappant à toute école ou mouvement théorique, Jean-Michel Alberola poursuit depuis presque trente ans une œuvre unique, protéiforme, qui combine figuration, abstraction et conceptualisme. Interrogeant le rôle de l'artiste, le statut de la peinture et de la figuration, Jean-Michel Alberola revendique une liberté absolue de forme et de propos.
Au début des années 1980, Jean-Michel Alberola s'est fait connaître par la figuration libre et le retour à la « peinture cultivée ». Ses oeuvres sont empreintes de paroles ambiguës, de prophétie provocatrice ou de mot duchampien. Ses anatomies de corps, entre effacement et abstraction, laissent deviner des personnages ou des géographies. Comme l'analyse Lóránd Hegyi, directeur du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne, «L'art subtil, intelligent, poétique de Jean-Michel Alberola nous offre ces paradigmes qui, au-delà de la mélancolie et de l'espoir, de la critique et de l'utopie, dévoilent la réelle fragilité de l'être humain. »
A 56 ans, Jean-Michel Alberola compte parmi les artistes les plus reconnus de la scène française. Ces dernières années, ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses expositions notamment à la Bibliothèque Nationale de France (2009), à la Maison Hermès de Tokyo (2009), au Musée des Beaux-Arts de Nancy (2008), au Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne (2008), à la « Force de l'art » (2006) et au Musée du Louvre (2005). Son travail est présent dans de nombreuses collections internationales, notamment le Centre Georges Pompidou, le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, le Carré d'Art de Nîmes, les Abattoirs de Toulouse, le Fonds National d'Art Contemporain, le Ludwig Museum im Deutschherrenhaus de Coblence (Allemagne), le Museum de Pont de Tilburg (Pays-Bas), le Berardo Museum de Lisbonne (Portugal).
Le prochain grand projet de Jean-Michel Alberola est en cours de réalisation au Japon. Il y tourne un film sur la vie d'un petit village au gré des quatre saisons. Le film est tourné en partenariat avec Arte et sera diffusé sur cette même chaîne au courant de l'année 2010.
Publié par philippelamiral à 12:14:58 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Séance de pose avec Lucienne Bernard" 1946, Hélène Adant, photographie, Villa Le Rêve, Vence
Fonds Hélène Adant, Bibliothèque Kandinsky, centre de documentation et de recherche, Centre Pompidou, Paris.
Les photographes de Matisse, nouvelles acquisitions
Les photographies de Matisse à Tahiti
30 octobre 2009 - 18 janvier 2010
Musée Matisse de Nice
Comme chaque année à l’automne, le musée Matisse met en valeur son fonds photographique, riche témoignage de la vie et de l’œuvre du peintre.
L’exposition est présentée du 30 octobre au 18 janvier 2010 en deux parties : Les photographes de Matisse, nouvelles acquisitions - Les photographies de Matisse à Tahiti.
La première partie met en valeur les nouvelles acquisitions du musée. Elles se composent de vingt-trois photographies, -originaux, tirages modernes, contretypes, contretypes reproduits par digigraphie -, réalisées par de grands photographes comme Hélène Adant, Friedrich Wilhelm Murnau, Marc Lenoir, Pierre Boucher, Edward Steichen, Alexander Liberman, Roger-Viollet.
La seconde partie présente vingt-huit photographies (dont huit nouvelles acquisitions) que Matisse a pris lui-même durant son séjour à Tahiti en 1930. Elles révèlent le regard que porte l’artiste sur l’espace des îles polynésiennes qui va influencer sa création.
Le rapprochement de ces photographies avec les créations issues de souvenirs de Tahiti apporte un éclairage sur la genèse d’œuvres comme la peinture Papeete, Tahiti, les sérigraphies Océanie le ciel, Océanie la mer, la tapisserie Polynésie le ciel, la sculpture Le Tiaré, les livres illustrés (collection musée Matisse, Nice), qu’accompagnent des objets rapportés de ce voyage par le peintre.
Cette présentation est en continuité avec l’exposition Matisse et l’Océanie (1998, musée Matisse, Cateau-Cambrésis).

Vue de l'exposition avec Océanie et Polynésie, œuvre en papier
De Brassaï à Cartier-Bresson, Matisse a été pris en photo par les plus grands. On découvre aujourd’hui l’artiste non plus devant mais derrière l’objectif. Le peintre pratiqua en effet la photo lors de son séjour à Tahiti en 1930. On découvre ses bords de mer, ses horizons de cocotiers et ses paysages de sous-bois aux lignes très graphiques. Les clichés inspirèrent ensuite ses grandes compositions comme Océanie et Polynésie, œuvre en papier découpé, également présentée ici.
Publié par philippelamiral à 09:47:38 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Jonathan Coe" 2009, Léa Crespi, photographie couleur
C'est à Londres, que vit et travaille Jonathan Coe, né à Birmingham en 1961, qui publia son premier roman en 1987 et devint célèbre en Grande-Bretagne trois ans plus tard, lorsque parut Les Nains de la mort. Notoriété qui gagnera, quelques années plus tard, une ampleur internationale avec Testament à l'anglaise, brillante et hilarante satire de l'Angleterre des années 80 (1). Les romans ultérieurs de ce grand jeune homme blond et mélancolique, notamment le diptyque composé de Bienvenue au club et du Cercle fermé, ont entériné cette image d'un écrivain attaché à dépeindre son époque, avec réalisme, perspicacité, drôlerie. Aujourd'hui, avec La Pluie, avant qu'elle tombe, superbe et méditatif mélodrame, exclusivement centré sur des figures de femmes, mères et filles se léguant le malheur en héritage de génération en génération, c'est un autre visage de lui-même que montre Coe. Un visage grave. Nathalie Crom
Léa Crespi : La Défense en portraits
Espace Moretti
2 esplanade Charles de Gaulle, Paris
Du 11/12/2009 au 29/1/2010

Léa Crespi
L'Espace Moretti de La Défense, accueille du 11 décembre au 29 janvier, les photographies de Léa Crespi : une série de portraits pour découvrir le quartier de La Défense au travers de ceux qui y vivent, y travaillent ou l'animent...
Depuis 2002, Léa Crespi réalise des portraits des défensiens pour les journaux de l'EPAD puis de l'EPGD. Grands acteurs du site, salariés ou habitants anonymes, ils se sont prêtés au regard de son objectif, à la fois révélateur et amical.
L'EPGD a demandé à Léa de faire une sélection, forcément arbitraire, de ses années Défense en vue d'une exposition à l'Espace Raymond Moretti, histoire de rappeler que La Défense c'est avant tout des dizaines de milliers d'hommes et de femmes... Léa Crespi a réussit à saisir et à restituer la diversité de La Défense, un quartier aux visages multiples et parfois inattendus aussi bien au niveau de ses décors que de ses personnages. Dans son exposition, se croisent des danseurs de salsa, une cordiste en bâtiment, un écrivain, un coursier ou même le directeur des Quatre Temps avec en toile de fond le parvis de La Défense, ses places, la Grande Arche...
Au détour des cimaises, quelques personnages plus médiatiques viendront croiser les défensiens.
Diplômée en photographie de l'école des arts appliqués de Vevey en Suisse, Léa Crespi mène de front une carrière de photographie professionnelle et de recherche personnelle.
Les lecteurs de Télérama, Libération, Le Monde 2 et de nombreux autres titres connaissent bien ses portraits dans lesquels sa touche personnelle sait déceler la réalité souvent cachée de ceux, célèbres ou inconnus, qui posent devant son objectif.
Son travail personnel l'entraine sur des chemins plus inattendus, ceux des corps et des lieux étranges, pareillement dépouillés, choc violent de peau et de béton.
Publié par philippelamiral à 09:22:31 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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