"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
Noël Pasquier
Vents et Marées - Goudrons et Cendres
11 juil. - 04 oct. 2009
Royan. Centre d'Arts Plastiques de Royan
Les oeuvres abstraites de Noël Pasquier sont inspirées de la mer et des paysages. Situé sur un passage piétonnier du Port de plaisance de Royan, le Centre d'Arts Plastiques constitue donc un lieu idéal pour exposer les peintures, empreintes et petites sculptures de l'artiste.
Sous les hautes voûtes du rez-de-chaussée du Centre d'Arts Plastiques de Royan sont exposées des oeuvres récentes de grand format de l'artiste Noël Pasquier: le triptyque bleu/orange Gulf Stream 2006, le quadriptyque bleu/gris Alizés 2006, deux Celtic 2003, Grand Sud 2009; et La route, polyptyque (x6) 1993.
Dans une petite salle adjacente, sont regroupées une dizaine de peintures de sa série des Twins, toutes peintes en 2002 et 2003.
Pasquier, présent à New York pour son exposition au Consulat de France, a été témoin des attentats du 11 septembre 2001. Fortement traumatisé par cet événement, il a exorcisé ce choc psychologique, ce drame collectif, en peignant cette série de tableaux semi-figurative et matiériste.
Il y a inclus ses pigments favoris, mêlés à la poussière qu’il a recueillie au pied des Twins, au ground zero.
À l’étage est exposée une suite d’empreintes sur papier, en noir et blanc, utilisant comme médium le goudron, mélangé à de l’encre de chine, inspirée par les marées noires successives qui ont agressé les côtes atlantiques.
Série très graphique, présentée en réponse aux écritures colorées de Mosaïc, diptyque 1 x 2 m.
Le style de Pasquier est le plus souvent gestuel.
Ses caractéristiques : émotion, vitesse, dimension rythmique et modulaire, couleurs à dominante bleue, mais aussi tectoniennes.
Pierre Restany parle «d’une gestualité libre et structurelle», vitale, caractéristique à la fois de l’École de Paris et de l’Action Painting américaine.
Marcelin Pleynet souligne également «l’étonnante familiarité que l’artiste entretient avec l’histoire de l’art moderne et contemporain» (cf. Opera Aperta), notamment avec les différents courants de l’abstraction du XXe siècle.
Pasquier est un expérimentateur, d’où son éclectisme. D’une sensibilité extrême, avec un grand sens poétique, il traduit comme un sismographe toutes sortes d’émotions, d’expériences existentielles, aux frontières de la terre et de la mer.
Des études musicales menées de front avec celles de la peinture ont donné à son oeuvre (cf Saxo 1993) ce côté rythmique et chorégraphique, cette fluidité qui séduit son public.

"Bleu soleil" 1997, Noël Pasquier
Publié par philippelamiral à 07:19:41 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Victory Boogie Woogie" 1942-1944, inachevé, Piet Mondrian
Huile et papier sur toile,127 x 127 cm, verticale 179 cm, Gemeentemuseum, La Haye,Pays-Bas

"Victory Boogie Woogie" Piet Mondrian, détails

Piet Mondrian peignant Victory Boogie Woogie
Le format losangique du dernier tableau de Mondrian renoue avec les tableaux néoplastiques des années 1920, mais s'y oppose par le passage d'un mouvement continu vers un mouvement syncopé. Il inaugure un nouvel état d'esprit qui contredit la réputation de dogmatisme attachée à la personnalité de Mondrian. Le rythme s'accélère, et les couleurs primaires se fragmentent en des plans colorés plus ou moins larges juxtaposés librement dans une structure où dominent toujours les horizontales et les verticales afin de traduire visuellement une musique et une danse que Mondrian appréciait. La rencontre de Mondrian avec cette musique et avec la vie animée de New York est une des causes de son renouvellement formel, que l'on pressent par les lignes continues de couleurs dans des tableaux précédents, comme New York City I. Ce rapport de la musique avec la construction de la peinture aura des retentissements au sein du mouvement de l'art cinétique.
La toile Victory Boogie Woogie a été achetée en 1998 par le musée municipal de La Haye pour la modique somme de 80 millions de florins. Cette toile est particulière parce que certaines zones sont colorés par des assemblages de ruban adhésifs. Pendant deux ans, les experts du musée ont observé, scanné, et passé la toile sous plusieurs sortes de rayons X, ultra-violets etc. Le résultat de ces deux années de travaux est présenté depuis le 28 août dans le musée de la capitale de Hollande du Sud et ils sont trés interessants. Il semblerait que la toile est d'abord été peinte par l'artiste avec ses trois couleurs primaires habituelles. Certaines zones ont ensuite été repiquées en peinture ou avec des collages de rubans adhesifs. C'est avec ces collages que de nouvelles couleurs comme le bleu marine ou le rouge vif sont apparus sur le tableau tel qu'on le connaît. Les experts ont même produit à l'aide d'ordinateurs, un toile montrant le tableau avant cette dernière transformation par l'artiste.
"Comme pure représentation de l’esprit humain, l’art s’exprimera dans une forme esthétique purifiée, c’est-à-dire abstraite" Piet Mondrian

"L'arbre rouge" 1909, Piet Mondrian
Huile sur toile, 27 x 39 cm, Gemeentemuseum, La Haye,Pays-Bas
En 1909, L’Arbre rouge initie le début d’une épuration progressive de la forme, à partir du motif de l’arbre, peu à peu schmatisé, puis réduit à sa structure géométrique, comme l’est ensuite la Nature morte au pot de gingembre (1912). De même les bateaux d’un paysage marin se réduisent à une juxtaposition de croix noires (Composition n°10, 1915).
S’inspirant du cubisme, Mondrian parvient à une simplification des moyens plastiques : il veut réduire la nature en signes, afin, selon lui, d’exprimer l’essentiel. Selon l’artiste, l’abstraction est une nécessité morale, avant d’être un principe esthétique. La théorie mystique du "néo-plasticisme" , imaginée en 1917, est adoptée rapidement par les artistes de la revue De Stijl fondée par Theo Van Doesburg.A l'approche de la deuxième guerre mondiale, il part à Londres, puis il s'installe à New York en 1940. Durant les deux dernières années de sa vie, libéré des obsessions qui lui faisaient multiplier les lignes noires, il supprime la couleur noire de ses tableaux. La couleur revient en force dans ses compositions. Mondrian identifie totalement la couleur à la ligne, qu’il tresse en réseaux ou qu’il morcelle en petites unités vibrantes, comme dans Victory Boogie-Woogie qu’il laisse inachevé à sa mort.
Publié par philippelamiral à 07:12:51 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Moulin au clair de lune" vers 1903, Piet Mondrian
Huile sur toile, Rijksmuseum, Amsterdam
Pour approcher le spirituel en art, on fera usage aussi peu que possible de la réalité, parce que la réalité est opposée au spirituel.
Piet Mondrian
De son vrai nom Pieter Cornelis Mondriaan (1872-1944) – il changera son patronyme en 1912 à Paris pour se distinguer de son oncle très réservé à l’égard de son art -, Mondrian naît à Amersfoort et étudie à l’Académie des Beaux-arts d’Amsterdam entre 1892 et 1895, sans grand succès. Il commence par créer des paysages réalistes avant d’évoluer vers une forme de fauvisme et de divisionnisme après sa découverte de Jan Toorop, Jan Sluyters, mais aussi de Munch, de Seurat et de Van Gogh ; il remplace alors la couleur naturelle par la couleur pure : " J’en étais venu à comprendre qu’on ne peut représenter les couleurs de la nature sur la toile. " Commence alors une période de transition pendant laquelle il conjugue les couleurs du fauvisme et les formes du modern style dans Bois près d’Oele (1908), il s’interroge sur le sens du motif comme prétexte et adhère à la théosophie, voulant faire de sa peinture un langage universel (Dévotion, 1908 ; Evolution, triptyque, 1910-1911).
En 1912, il s’installe à Paris et approfondit son approche du cubisme : il a découvert Cézanne, Braque et Picasso dès 1911 et Nature morte au pot de gingembre I et II (1912) souligne ses expérimentations cubistes : une grille couvre le tableau et il s’efforce d’y inscrire toutes les figures. En 1913, il travaille en séries et crée ses premières toiles abstraites (Composition n°II). En 1914, il repart en Hollande au chevet de son père mais est contraint d’y rester deux ans à cause de la guerre : il travaille alors sur l’opposition des éléments et la combinaison des notations géométriques (les signes plus et moins représentant la mer) et du motif (Jetée et océan, 1915 ; Composition, 1916). En 1917, Composition avec lignes noires est le point d’aboutissement de cette recherche de l’abstraction.
Mondrian travaille ensuite sur la couleur, fait des essais de superpositions et de lignes (Composition avec plan de couleur A et B et Compositions avec plan de couleur en 1917) et imagine une structure linéaire organisatrice (Composition : plan de couleur avec lignes grises, 1918), qui conduit à la grille modulaire all-over (dans neuf toiles, en 1918 et 1919).
De retour à Paris en 1919, il renonce à cette grille mettant en valeur le particulier alors qu’il se tourne au contraire à cette époque vers le néoplasticisme qu’il nomme " principe général de l’équivalence plastique ". Parallèlement, ses textes évoquent une société future parfaitement équilibrée où chaque élément trouve sa justification ; son utopie architecturale, basée sur une fusion généralisée (de la maison avec la rue, de la rue avec la ville…), va dans le même sens.
Mondrian participe à toutes les manifestations de l’avant-garde européenne et en particulier aux groupes " Cercle et Carré " (1929) puis " Abstraction-Création " (1931). Il poursuit ses recherches sur le néoplasticisme, intègre dans ses compositions la notion de rythme après sa découverte du jazz, limite puis accentue le rôle de la couleur, notamment à partir de 1940 quand il s’installe à New York (New York City I, 1942). A sa mort, il laisse inachevé le Victory Boogie Woogie..
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Publié par philippelamiral à 07:09:24 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Broadway Boogie-Woogie" 1942-43, Piet Mondrian, huile sur toile
Musée d'Art Moderne de New York, MoMA
Dans ses dernières toiles, Mondrian poursuit son rêve: avoir l'oeuvre d'art au profit d'un rythme musical dynamique de pulsations lumineuses et colorées. Mondrian aimait passionnément le jazz et la danse. Le titre du tableau pourrait indiquer la proximité idéologique entre le nouveau style de Mondrian et le rythme syncopé du boogie-woogie.
"L'art disparaîtra à mesure que la vie aura plus d'équilibre. Nous n'aurons plus besoin de peintures et de sculptures, car nous vivrons au milieu de l'art réalisé."
Piet Mondrian
Piet Mondrian est, avec les Russes Kandinsky et Kasimir Malevitch, parmi les premiers peintres à s’être exprimé en utilisant un langage graphique abstrait. L’abstraction fut un courant artistique majeur du XXe siècle. La réputation de Mondrian s’est construite sur environ 250 œuvres abstraites, réalisées de 1917 à 1944.
À ses débuts, il s’est d’abord distingué comme un grand traducteur de la nature et de la lumière, que l’on peut considérer comme un successeur de Jongkind. Ainsi, Moulin au soleil (1908) peut être rapproché de En Hollande, des barques près d’un moulin (1868) tout en soulignant l’originalité de l’angle de vue et la transcendance du traitement de la lumière par Mondrian. Peu à peu, ses travaux sur la lumière et la perspective l’ont conduit vers une abstraction croissante. Il y a dans ses compositions la disparition du réel visible.
Publié par philippelamiral à 12:58:50 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) | Permaliens
"Baigneuse aux cheveux longs" vers 1895, Auguste Renoir
Huile sur toile, 65 x 80 cm, Paris, musée de l’Orangerie
Une jeune femme à la peau de nacre sort lentement de l’eau pour venir s’essuyer près d’un rocher. Le geste est d’une grande douceur et son visage innocent, entièrement tourné de profil, ferait presque d’elle un petit animal surpris en pleine forêt. « C’est une sauvagesse dans la brousse parfumée », estimait le critique Mauclair. Comme d’habitude chez Renoir, point d’érotisme trop appuyé ni de voyeurisme malsain. Sa baigneuse apparaît plutôt comme une figure riante, la porte-parole d’une humanité lumineuse, apaisée et sereine.
La jeune femme est le sujet exclusif du tableau. Avec ses hanches généreuses et sa main gauche posée sur le rocher, elle occupe tout l'espace de la toile. Les éléments qui l’entourent sont rapidement esquissés et le fond, tout embué, reste indéterminé. Renoir se trouve ici dans sa période de maturité. Son goût pour le classicisme rappelle les sujets et les formes d’un peintre du XVIIIè siècle comme François Boucher. Mais la vie et la générosité qui s’échappent de ses toiles ainsi que son goût pour les nus plantureux et sauvages dépassent largement les règles de l’Académie.
Dans la Baigneuse aux cheveux longs, vers 1895-1896, les joues de la jeune femme sont très roses, rehaussant ainsi la pâleur du reste du corps. Ambroise Vollard raconte comment ce traitement pictural des chairs prenaient toutes son ampleur dans le travail de l’artiste : « En quittant l’atelier, je m’arrêtai devant des Roses ébauchées. « Ce sont, me dit Renoir, des recherches de tons de chairs que je fais pour un Nu. » Cette période de l’œuvre de Renoir qualifiée de "nacrée" est délicatesse, volupté, forme, lumière. Les couleurs moins vives deviennent pastel. Les couleurs sont lumineuses. La source de lumière à gauche renforce la poésie des ombres bleues qui caressent les contours flous et pastels des étoffes et des chairs.
"Je commence à savoir peindre. Il m'a fallu plus de cinquante ans de travail pour arriver à ce résultat, bien incomplet encore."
Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) en 1913
Guillaume Apollinaire fait l’éloge de celui qu’il considère comme « le plus grand peintre vivant » : « Renoir grandit continuellement. Les derniers tableaux sont toujours les plus beaux. Ce sont aussi les plus jeunes ». Si le peintre est salué comme une figure emblématique de l’impressionnisme, il est alors aussi admiré pour sa capacité à avoir dépassé et renouvelé un mouvement de plus en plus largement accepté. Renoir fait alors figure de référence pour Picasso, Matisse ou Bonnard qui professent leur admiration pour le maître et, en particulier, pour sa « dernière manière », celle du tournant du XXe siècle. De grands amateurs de l’art moderne, tels Leo et Gertrude Stein, Albert Barnes, Louise et Walter Arensberg ou encore Paul Guillaume, collectionnent Renoir aux côtés de Cézanne, Picasso ou Matisse. Depuis, l’appréciation du « dernier Renoir » a bien changé : les tableaux de cette période sont peu connus et souvent mal aimés. Les années tardives du peintre n’ont pas fait l’objet d’études et de manifestations spécifiques. C’est à l’exploration de ces années fécondes que l’exposition "Renoir au XXesiècle" au Galeries nationales Grand Palais est dédiée.
Publié par philippelamiral à 08:51:24 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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