"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
"Massif de fleurs en Hollande" avril 1883, Vincent van Gogh, huile sur toile, 48,9 x 66 cm
National Gallery of Art, Washington, Collection Mr and Mrs Paul Mellon
Vincent van Gogh
Entre terre et ciel: les paysages
Kunstmuseum de Bâle
du 26 avril au 27 septembre
Photographie de Jean-François Frey
L'exposition de 70 toiles, considérée comme une des plus importantes de l'année en Europe, s'intéresse aux paysages qui ont marqué le peintre toute sa vie, et qui ont aussi marqué son art.
"Van Gogh, entre terre et ciel", veut donner une vision nouvelle de l'importance du paysage dans l'oeuvre du peintre.

"La Pêche au Printemps, Pont de Clichy" été 1887, Vincent Van Gogh
Huile sur toile, 49 x 58 cm, The Art Institute of Chicago
don de Charles Deering McCormick, Brooks McCormick et Roger McCormick
Arrivée à Paris
Le 20 février 1886, Van Gogh arrive à Paris et son style se voit influencé par les travaux des Impressionnistes qu’il découvre. Ses toiles deviennent plus claires et colorées. Il se rend régulièrement en banlieue pour peindre la campagne. Dans ce paysage au Pont de Clichy à Asnières-sur-Seine, on remarque bien l’apparition du bleu, du jaune et du vert. Sa touche se fait également plus fractionnée.
"Les paysages constituent non seulement une part importante de l'oeuvre de Van Gogh , mais ils ont exercé une profonde influence sur sa personnalité d'artiste et sur son art", estime Bernhardt Mendes Bürgi, directeur du Kunstmuseum et commissaire de l'exposition.
Vincent Van Gogh (1853-1890) a toujours cherché à établir des connexions et une cohésion dans l'ensemble de son oeuvre, et c'est là l'une des sources de sa très grande modernité, selon Nina Zimmer, également commissaire de l'exposition. Des Triptyques parisiens à la série d'enclos sur les blés en passant par les séries des cyprès, il cherchait "à créer une cohérence interne et externe dans son oeuvre", explique-t-elle dans le catalogue de référence de l'exposition.
L'exposition, assez didactique, reconstitue l'unité des séries afin "de réinscrire ces instantanés en train de s'écouler dans un rapport plus global et plus fiable", remarque Nina Zimmer.
L'exposition montre la continuité de la quête artistique de Van Gogh, des tons terreux de ses débuts aux Pays-Bas (notamment dans le Jardin du Presbytère), à la peinture de plus en plus lumineuse, de Paris, Arles, Saint-Rémy puis Auvers, où il a peint avec frénésie 75 toiles en 70 jours, avant de se suicider.
Mais la flamboyance des toiles de la fin de sa vie ne doivent pas faire illusion: "Plus je me fais laid, vieux, méchant, malade, pauvre, plus je veux me venger en faisant de la couleur brillante, bien arrangée, resplendissante", écrivait-il à sa soeur en 1888, deux ans avant sa mort.
Les levers de soleil ou de lune, les travaux des champs ou la représentation du laboureur montrent l'attachement profond à la nature, au cycle des saisons et à la vie des petites gens de ce fils de pasteur, profondément croyant, qui voyait dans la nature un miroir de la Création, et aussi, à la manière des romantiques, la rencontre d'une force intérieure et de forces extérieures.

"Les Cyprès" juin 1889, Vincent Van Goghhuile sur toile, 93,3 x 74 cm
The Metropolitan Museum of Art, New York, Rogers Fund, 1949
Depuis le conte tragique d’Ovide dans Les Métamorphoses (livre 10), le cyprès est symbole de deuil et de mort. Dans la dernière partie de sa vie, le thème des cyprès revient souvent dans les peintures de Van Gogh. Les lignes sinueuses et les volutes, ainsi que l’altération des formes, sont comme l’expression de son esprit torturé. Cette toile, Les Cyprès, est peinte au tout début de son internement à l’asile pour aliénés de Saint-Rémy-de-Provence.Le cyprès, symbole de deuil et de mort
On peut notamment voir à Bâle Les Cyprès (1889), l'oeuvre la plus prestigieuse de l'exposition, prêtée par le Metropolitean Museum of Art de New York, Les Champs de blé, de la Honolulu Academy of Arts, Paysage à Arles de la Courtaud Gallery de Londres, ou Les Oliviers du MoMA de New York. Et aussi des toiles moins connues comme Entrée du parc Voyer d'Argenson à Asnières, Abricotiers à Arles ou Champs de blé avec vue d'Auvers.
Les 70 toiles de Van Gogh rassemblées à Bâle sont éclairées par 40 oeuvres prestigieuses de ses contemporains du peintre issues de la collection du Kunstmuseum: Monet, Pissarro, Renoir, Degas ou Cézanne.
Publié par philippelamiral à 09:44:25 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Sans titre" 2006, Per kikerby, tempera sur toile, 200 x 225 cm
Per Kirkeby
à la Tate Modern, Londres
du 17 juin au 13 septembre 2009
On a souvent rappelé l’activité multiple du plus célèbre des artistes nordiques : sa formation de géologue, les expéditions scientifiques auxquelles il a participé, ses très nombreuses publications (poèmes, essais, monographies sur les peintres, notamment français, qui ont compté pour lui), ses films, à côté de l’œuvre considérable du peintre, sculpteur et graveur qui s’est exprimé sur la plus grande variété des supports.

« La couleur et le dessin sont exécutés d’un geste expressionniste volontiers héroïque. L’artiste creuse la peinture comme un sol, sédimente ses gestes pour faire apparaître des formes, des strates, créant ainsi une peinture tellurique où les coups de pinceau deviennent nervures et excavations. » Alain Tapié, 2008

Des points de vue stratifiés, des effets de collage et de fragmentation, de séparation des surfaces ou des blocs recomposent un paysage où la réapparition des natures mortes est comme une nouvelle interrogation de la tradition picturale. Les grands formats de Per Kirkeby révèlent la prédilection actuelle de leur auteur pour des gammes automnales et crépusculaires. Ils donnent la mesure d’un « chantier » aussi romantique que contemporain.

Largement célébré en Allemagne, en Angleterre et aux États-Unis (entre autres), le travail du plus éminent représentant de la scène danoise dans le champ des arts plastiques fait l’objet, à l’occasion de son soixante-dixième anniversaire, d’une importante rétrospective dans son pays, avant d’aller à la Tate Modern de Londres : une centaine de peintures et une cinquantaine de sculptures dont, paradoxalement, les trois-quarts n’ont jamais été vus au Danemark. Kirkeby a été associé aux performances de Beuys et de Nam June Paik dans les années 60. Sculpteur, écrivain, cinéaste, c’est néanmoins à son œuvre de peintre et à son travail sur la couleur dans de grands formats sur masonite qu’on l’identifie spontanément. Toujours aux frontières de l’abstraction, sa peinture ne représente pas tel ou tel thème. Elle est paysage, avec les moyens et les matériaux du peintre et, sous-jacente, la présence des grands expérimentateurs du genre au XIXe siècle, tels Manet ou Cézanne, auxquels va son admiration. Cela ne fait pas de lui un classique contemporain pour autant. Au Louisiana Museum, on entend mettre en valeur le projet et la méthode qui ont permis à l’artiste de tenir constamment la note haute. Dominique Blanc

Surtout connu pour ses toiles monumentales proches de l’abstraction, Per Kirkeby, né à Copenhague en 1938, est à l’honneur dans cette exposition explorant toute la diversité de son travail. Peintre de paysage avant tout, inspiré par les lichens, les arbres, les pierres (héritage de sa formation de géologue), les mouvements de l’eau, du ciel et de la terre, Per Kirkeby superpose les formes et les couleurs. Il consacre aussi de nombreux textes à son travail. Plus de 80 ouvrages publiés à ce jour. L’exposition présente des peintures et des sculptures. L’occasion est aussi donnée d’appréhender ses talents d’architecte, de réalisateur et d’écrivain. C.R.

La Princesse Marie du Danemark et Per Kirkeby pendant la visite privée de l'exposition rétrospective majeure de l'artiste danois Per Kirkeby à Tate Moderne le 16 juin 2009 à Londres, Angleterre
Publié par philippelamiral à 08:26:47 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"D'après Mona Lisa 2" 2005, Devorah Sperber
5,184 bobines de fil et chaîne d'aluminium, 2,59 x 2,62 m
Un détail agrandi du visage de Mona Lisa.
Quand vu à l'aide de l'observation de sphères, les vues déformées du sourire de Mona Lisa imitent "des fréquences basses spatiales" d'habitude vu seulement avec la vision périphérique. À la différence de la peinture originale, dans laquelle l'illusion du sourire est subtile, dans l'interprétation de Devorah Sperber le sourire élusif de Mona Lisa apparaît, change et disparaît d'une façon dramatique et pleine d'humour.

Détail d'après Mona Lisa
"Clin d'Oeil au Louvre"
Devorah Sperber
Galerie Nordine Zidoun ; Paris
5 juin - 30 juillet 2009

Devorah Sperber
L'artiste américaine se prête au genre de la réinterprétation des œuvres. Pour cela, elle utilise des matériaux inattendus et décalés comme des bobines de fil assemblées, donnant ainsi un effet pixelisé. Une sphère d'observation acrylique disposée en face du la toile invite le visiteur à transformer sa vision de l'art classique.
Si les œuvres de Devorah Sperber s'apparentent à des jeux d'optiques, elles font avant tout partie de l'Art en tant que tel. Ces dernières sont accrochées à l'envers pour rendre compte de l'effet optique qui, comme l'œil, inverse les images. Observez bien. Si le tout ressemble à des tableaux de pixels, vous verrez ensuite que ce sont de belles reproductions d'icônes de l'art.
Devorah Sperber soutient l'idée que la réalité est une illusion créée par la cerveau en collaboration avec l'œil humain.
Venez voyager dans un univers poétique et original, plein de clarté, de perles, bobines de fil et tiges de chenille ! Emilie Rigaud

Devorah Sperber devant son travail de sa série de Star Trek, photographie de Giuliano
La galerie Nordine Zidoun propose une politique artistique originale et peu commune, puisque essentiellement centrée sur la scène émergente américaine. Beaucoup des artistes choisis par la galerie sont donc de jeunes talents travaillant à New York principalement.
Publié par philippelamiral à 07:57:10 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
Yvan Salomone
Tout est ici retrouvé
Château des Adhémar
Centre d'art contemporain
26200 Montélimar
13 Juin au 27 septembre 2009
Tout est ici retrouvé, au château des Adhémar, présente plus d’une trentaine d’œuvres d’Yvan Salomone. Aux grands formats systématiques de ses aquarelles s’adjoindront sept bandes réalisées au bitume de Judée et montrées jusqu’à maintenant une seule fois. La singularité du site des Adhémar insuffle à l’artiste le désir d’une présentation inédite de son importante production. Yvan Salomone travaille à partir de photographies ou de vidéogrammes réalisés lors de ses voyages autour du monde. L’instantanéité de la prise de vue fait place alors à la lenteur de l’aquarelle. Au rythme d’une par semaine, il retranscrit sa découverte de nouveaux lieux avec une prédilection pour les zones portuaires, sites frontières d’échanges économiques et culturels.
L’exposition au château des Adhémar, réalisée avec art3, trouve une résonance dans ce lieu valentinois avec Le troisième monde, qui permet d’approfondir le rapport à l’œuvre d’Yvan Salomone.
Yvan Salomone expérimente un accrochage en lien avec l'espace monumental des salles. Son projet réunit une réflexion sur la présentation d'oeuvres contemporaines dans un site patrimonial et un aspect rétrospectif de l'importante production de l'artiste.
Dans le cadre de «Pourquoi pas la peinture».
Publié par philippelamiral à 08:52:38 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Nu allongé" Jean-Yves Aurégan, huile sur toile, 187 x 115 cm
Jean-Yves Aurégan est né le 7 avril 1967 à Rennes en Ile-et-Vilaine.
Il suit une formation artistique à l’école régionale des Beaux Arts de Rennes.
Il obtient le diplôme national supérieur d’études plastiques. Depuis 2000, il s’est établi à Crézancy-en-Sancerre dans un cadre lui permettant un travail en atelier mais surtout en extérieur. Il travaille essentiellement par séries. Son médium de prédilection est la peinture à l’huile. Il prépare lui-même ses couleurs et réalise de nombreux dessins d’études préparatoires.
• Ses travaux l’ont notamment conduit à donner naissance à des oeuvres sur différents thèmes :
Les torrents
Les boeufs écorchés (d’après Rembrandt)
Les chairs
“Les Médée”
Une série de portraits
Un travail en hommage à Van Gogh : « Les Lilas »
Sa dernière série, « le Chemin ocre-rouge »
Il écrit également. Il a débuté la rédaction d’un essai sur la peinture : « Histoire de singe »

Jean-Yves Aurégan dans son atelier
Publié par philippelamiral à 07:00:59 dans AUREGAN Jean-Yves (expressionnisme et matière) | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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