"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
"Grand jazz" 1984, Pierre Alechinsky, lithographie
Alechinsky, Les Affiches
Musée de Gajac
47300 Villeneuve-sur-Lot

"Rencontres d'Ensembles de Violoncelles de Beauvais" 2002
Pierre Aleschensky, lithographie
Plus de cinquante ans après sa première grande exposition à Bruxelles, Pierre Alechinsky expose, au Musée de Gajac de Villeneuve-sur-Lot, un ensemble exhaustif de ses travaux affichistes. Alechinsky a principalement exploré le surréalisme, l'expressionnisme, ainsi que le mouvement CoBrA. C'est donc une facette peu connue de cet artiste, fasciné par New York, l'Action painting, la calligraphie, les styles extrême-orientaux, et les livres d'artistes, qui nous est proposée.
L'ensemble des affiches présentées a été conçu à partir de 1949, au fil de ses expositions personnelles ou pour de grands événements, comme la coupe du monde de football de 1992 ou le festival d'Avignon en 1994.
Ces planches imprimées pour la plupart sur presse lithographique, pour lesquelles l'artiste est intervenu directement tout au long du tirage, témoignent de façon exemplaire de ce corps avec l'âme du papier qui est la marque de son oeuvre.
"Alechinsky sur papier" 1973, Pierre Alechinsky
Gravure sur bois, 77 x 51 cm, Musée Réattu, Arles
Cette exposition se veut aussi un hommage à l'imprimerie, pensée comme un lieu de savoir, écrin d'une « morale propre au monde ouvrier ». S'y révèle la beauté du geste de l'artiste associé à la dynamique de la machine, aux contraintes de la technique. « Quant à la recherche du ton juste... le jeu des coloris dépend d'un programme verrouillé en haut lieu ...» C'est toute la poésie de ce lieu de création autant que de savoir-faire que Pierre Alechinsky nous donne à voir dans ses affiches.
Le Musée de Gajac a donc choisi de présenter durant quatre mois, 165 planches originales à propos desquelles l'artiste déclare : « le minimum de moyens pour un maximum d'effet . Le critère : deux couleurs, soit deux passages en machine ».
Dans chaque composition transparaît la courbe serpentifère, le trait nerveux, immédiat d'Alechinsky et sa science élaborée des couleurs et des tons.
Publié par philippelamiral à 08:28:21 dans EXPOSITIONS | Commentaires (3) | Permaliens
"Antoine n°6" 1973, Jacques Monory, huile sur toile, 114 x 146 cm

"Antoine n°6 (détail)" 1973, Jacques Monory
De la couleur au trait – 40 ans de Figuratif
Périgueux
à l’Espace Culturel François Mitterrand
du 18 juin au 11 septembre 2009
Ainsi sont présents :
Pat Andrea, Daniel Authouard, Charlotte Beaudry, François Boisrond, Rebecca Bournigault, Joseph Camara, Robert Combas, Eric Corne, Damien Deroubaix, Hervé Di Rosa, Erró, Dominique Fury, Peter Klasen, Kriki, Kosta Kulundzic, Eric Liot, Luna, Jérôme Mesnager, Miss.Tic, Jacques Monory, Françoise Pétrovitch, Emanuel Proweller, Bernard Rancillac, Peter Saul, Taling, Yann Toma, Vladimir Velickovic, Fabien Verschaere, Francisco Villaplana
Un panorama de l’art figuratif en France à travers les œuvres de trente artistes, de la figuration narrative à la jeune génération, en passant par la figuration libre et le street art.

Les artistes de la figuration narrative représentés – Rancillac, Klasen, Monory, Erró – s'imposent d'abord comme une évidence car ils marquèrent un retour à la peinture, "à contre courant des tendances artistiques novatrices", avec la volonté de répondre au déferlement de l'école américaine dans un esprit de contestation, d'engagement, que l'on retrouve chez certains de la jeune génération comme Rebecca Bournigault ou Damien Deroubaix (avec une tendance violente et caricaturale chez ce dernier !).
Les artistes de la figuration libre – Combas, Di Rosa, Boisrond et quelques absents… – expriment dans un formidable élan de liberté "la volonté de figurer avant de créer un sens". Quant à Peter Saul, entre le pop art et le narratif avec ses délires acidulés, ou Vladimir Velickovic qui raconte les drames de l’humanité, ils échappent, eux, à toute classification…
Miss.Tic, avec ses pochoirs, et Jérôme Mesnager, avec son bonhomme blanc sur toutes les palissades du monde, sont emblématiques de l'art de la rue.
De la couleur au trait" nous fait ainsi voyager à travers les univers de la peinture politico-satirique de Daniel Authouart ou de Kosta Kulundzic, urbaine et robotique de Kriki, symbolique et hallucinée d'Eric Corne, en passant par le monde ludique et fantastique de Fabien Verschaere, à tendance manga ou icônique de Taling et d'Eric Liot, ou le trait poétique de Françoise Pétrovitch.
"De la couleur au trait" passe aussi par la vitalité féministe et l'art du détournement de Dominique Fury, la dimension violente et onirique du jeune Joseph Camara, ou le rapport à l'espace non narratif bien particulier de Charlotte Beaudry et de Luna.
Les artistes présentés sur les cimaises de l'Espace culturel François Mitterrand dégagent, toutes générations confondues, une modernité incontestable et démontrent la vitalité de la Figuration en France.
Publié par philippelamiral à 07:24:31 dans EXPOSITIONS | Commentaires (2) | Permaliens
"L'homme en bleu" circa 1937-1940, André Blondel, huile sur isorel, 55 x 38 cm
"Pour organiser la couleur (notre nature en déborde souvent) il serait peut-être utile de penser au dessin (rapport de formes) jusqu’au moment où ces deux éléments s’exprimeront, inséparables. Même en admettant que la couleur soit tout, il me parait bien utile de diriger nos occupations vers des choses apparemment étrangères à la peinture (architecture, masses, lignes). La nature du peintre saura les assimiler par la couleur à sa façon et quel enrichissement après ces difficultés. La peinture, comme tout art, est une œuvre de l’homme. C’est sa présence qui nous rend cet art cher, précieux, valable. Une expression de tout ce qui est humain, dans une époque avec des moyens propres à cet art. Tout se passe en peinture sur une surface plate. Tout est fait avec des couleurs. Ces deux réalités définissent la nature de cet art et on y reviendra chaque fois qu’on analyse une peinture. Notre force est dans la liberté de travailler sans l’idée de vouloir plaire à quelqu’un. Il n’y a rien de plus difficile qu’à atteindre ce degré d’indépendance. Souvent, en descendant de la gare dans la campagne, il me semble que si on n’avait pas à préparer la palette et à déplier le sac, je ferais ce paysage grand comme je respire sans aucune difficulté parce que je le sens dans tout mon être. Il faut même oublier qu’on fait une peinture, on respire c’est tout et la toile est faite."
André Blondel (Extrait d’une lettre de janvier 1947)

"Port de Sète" juste pendant ou après la guerre, André Blondel
Huile sur carton, 19,5 x 24 cm
Publié par philippelamiral à 07:50:52 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
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"Bateaux au port" André Blondel, huile sur carton, 47 x 29 cm |
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"Les deux écoles : teinte plate/teinte vibrante expliquent différemment la lumière. Ceux qui pratiquent la teinte qui vibre, la teinte modulée voient souvent le manque de lumière là où il y a teinte plate. Cette dernière parle d’une lumière autonome, sa source, qui est dans la teinte même, s’oppose à ce qu’on identifie « lumière » avec « effet de lumière ». Peindre l’effet de lumière et serait encore un reste de trompe l’œil."
André Blondel (Extrait d’une lettre de 1946)
André Blondel grandit à Czortkow, bourg situé au sud-est de Lvov.
A l'âge de dix-sept ans il entre à l'Académie des Beaux-Arts de Cracovie et la même année, il effectue son premier séjour à Paris.
En 1930, il reçoit une bourse, s’installe à Paris et étudie à l'École des Beaux-Arts dans la section architecture. De retour en Pologne entre 1930 et 1937, Blondel milite dans une organisation politique de gauche. Il fonde avec ses amis un groupe d’artistes nommé “Le Groupe de Cracovie”, dont la première exposition aura lieu à Lvov en 1933. Il entre ensuite à “L'Union des Artistes et Ecrivains polonais” dont il sera exclu en 1937 pour activisme politique. La même année, il reçoit pour la deuxième fois une bourse qui lui permet de regagner Paris.
En 1939, Blondel est enrôlé dans l'armée polonaise. Démobilisé en 1940, il se réfugie à Aix-en-Provence.
En 1943, Blondel s'installe dans le Languedoc et expose à Montpellier, Béziers, Toulouse et Sète et fait de fréquents séjours entre 1945 et 1949. Il participe avec François Desnoyer, Gabriel Couderc et d'autres à la création de ce que l'on appelle “l'École de Sète”.
André Blondel rentre à Paris en 1948, et meurt accidentellement le 14 juin 1949.
Publié par philippelamiral à 07:23:15 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Maisons au bord d'un canal" André Blondel, huile sur toile, 55 x 38 cm
"Je passe mes journées à travailler soit à l’atelier, soit dehors. Je barbouille, je barbouille et il faut que je m’interdise de venir à l’atelier pour m’arrêter, parce qu’une fois entré dans cette sale besogne on ne peut s’en sortir. On s’enfonce et on gâche tout. Plus je vais plus je vois la peinture comme un rêve. Elle est tellement illusion et on cherche à l’attraper, à la tenir dans la main. Mes toiles ressemblent à une armée en bataille et quand un bataillon tombe il y en a un autre derrière qui se range sur la ligne de front. Mes avant postes changent chaque jour et la victoire me semble loin, loin."
André Blondel ( Lettre à un ami peintre )

"Nature morte à la scie" 1940, André Blondel, huile sur carton, 55 x 48 cm
Publié par philippelamiral à 07:21:33 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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