"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
"Looking Down At The Deep Pool My Hair And Bones Tremble" 2006,
Jeff Kowatch, huile sur toile, 205 x 194 cm
Jeff Kowatch utilise des huiles faites à la main et des pigments pour créer les abstractions qui possèdent tant de sens assourdi de profondeur que de l'éclat. Cette approche méticuleuse, complétée par l'utilisation experte de Kowatch de la composition et des couleurs, crée, par la juxtaposition de formes opaques et transparentes, un espace entièrement ambiguë. Derrière l'éclat de ses toiles parfaitement lisses, les champs de couleurs se mêlant l'un dans l'autre, transmettent une interaction ludique d'éléments irisés.
Les peintures de Jeff Kowatch
Jeff Kowatch est né et à Los Angeles aux USA et vit maintenant et travaille à Bruxelles en Belgique.
Publié par philippelamiral à 07:11:20 dans KOWATCH Jeff (abstrait) | Commentaires (1) | Permaliens
Les peintures de Jeff Kowatch, parfaitement lisses, sont un kaléidoscope de couleurs, de formes flottantes qui sont autant de points d’entrée dans l’espace du tableau. L’interaction des éléments iridescents accentue la dynamique de l’ensemble qui oblige le regard a toujours rebondir d’une forme à l’autre pour finir par être absorbé par la matière.
Les peintures de Jeff kowatch
Publié par philippelamiral à 07:14:46 dans KOWATCH Jeff (abstrait) | Commentaires (1) | Permaliens
"Sans titre" 2009, Marie-Claude Bugeaud, huile sur toile, 120 x 120 cm
MARIE-CLAUDE BUGEAUD
Peintures récentes
10 septembre - 17 octobre 2007
La Galerie Vieille du Temple, Paris
La Galerie Vieille du Temple est située dans un ancien hôtel particulier au cœur du Marais, à proximité du Centre Pompidou et du Musée Picasso, qui ont attiré autour d'eux un grand nombre de lieux institutionnels ou privés.
Dans les tableaux de Marie-Claude Bugeaud, des figures, des motifs, des signes, apparaissent, et se jouent de la ligne et du découpage. Carrés irréguliers, points, fleurs, nœuds, arabesques, entrelacs. Ces motifs empruntent des signes abstraits ou symboliques aux traditions primitives ou aux systèmes décoratifs : un détail pour le tout, une forme ondulée pour la chevelure, un pli pour la robe. Dans les œuvres récentes la couleur revient : des rouges carmins, des jaunes acides, des bleus lavés. Cette couleur constitue le support des signes, qui par ligne ou par masse, traversent le tableau.



Marie-Claude Bugeaud dans son atelier
Marie-Claude Bugeaud trace, colle, coupe. Son art est celui du dessinateur : art du dessinateur : art du trait qui incise et sépare, qui délimite et fend, art dont la la justesse ne se mesure qu'à l'aune de ce que chacun de ses traits détruit, qu'à l'aune de cette blessure que chaque trace inflige au monochrome premier.
L'abstraction n'est pas la perte de sens mais l'expression d'un sens universel. Les signes qui sont en jeu dans la peinture, signes abstraits ou pas sont l'expression de l'imaginaire, du symbolique et du réel chez le peintre. Après, tout le travail reste à faire pour arracher la peinture à l'anecdote, à la mode, aux matières du temps. Le sens et la force du tableau sont liés inextricablement. Pierre Wat extrait de "sur le vif ", Marie-Claude Bugeaud, Hôtel des Arts, Toulon , 2009

"La proposition embarrassante" 2006, Marie-Claude Bugeaud
Acrylique et huile sur toile, 150 x 150 cm
Marie-Claude Bugeaud dessine au pinceau comme on pourrait le faire avec des ciseaux. Art de l’incision autant que de la couleur.

"Pour une infante" 2006, Marie-Claude Bugeaud, acrylique et huile sur toile, 92 x 73 cm
Publié par philippelamiral à 09:35:18 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"New York City I" 1941-42, Piet Mondrian, huile sur toile, 119 x 114 cm
Musee national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
Mondrian réalise cette toile, emblématique de sa dernière période, alors qu’il est en exil à New York.
En découvrant cette ville, et en particulier son image nocturne ponctuée par la lumière des enseignes et des phares de voiture qui soulignent son plan orthogonal, Mondrian rencontre un paysage qui donne raison à sa peinture. New York est comme une confirmation de sa thèse selon laquelle l’essence de l’univers se réduit à une structure géométrique.
Mais ce modèle urbain l’entraîne à penser la structure comme un mouvement perpétuel, ce qu’il exprime en travaillant sur les couleurs de son réseau de lignes. Dans New York City I, les lignes bleues, rouges et jaunes s’enchevêtrent les unes dans les autres, passant tantôt dessus, tantôt dessous, selon une logique dynamique.
Cette nouvelle écriture aboutit, dans les toutes dernières années de sa vie, à des grilles et à des lignes composées d’une multiplicité de petits carrés de couleurs, circulant sur toute la surface de la toile dans un rythme effréné inspiré du Jazz et du Boogie-Woogie. Mondrian annonce ainsi l’avènement d’un art cinétique.
"La nature est parfaite, mais l’homme n’a pas besoin, en art, de la nature parfaite."
Piet Mondrian
« Art géométrique », dit-on du néoplasticisme. Piet Mondrian chercha, en effet, à élaborer « une peinture plane dans le plan » – dont le modèle de la grille, tout au long de son œuvre, préserva l'intégrité – et, à l'harmonie de la nature, il substitua l'harmonie d'un art fondé sur l'équilibre entre de nouveaux rapports : rapports de position (l'angle droit), mais aussi rapports de proportions et de couleurs. Dans le tableau, écrivait-il, « tout se compose par relation et réciprocité ».
En ouvrant la voie à un nouveau langage pictural, Mondrian ne s'est pas caché de mener une quête du spirituel dans l'art, qui ne serait pas sans « rapport » avec la théosophie, dont il s'était toujours senti proche. Cette doctrine, qui visait à la connaissance de Dieu par l'approfondissement de la vie intérieure, serait ainsi à l'origine, non seulement de son tempérament ascétique, mais aussi de sa « nouvelle vision » esthétique.
Publié par philippelamiral à 07:08:26 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Blanc" 1974, Simon Hantaï, acrylique sur toile, 244 x 224 cm
Galerie Larock-Granoff, Paris
L’art du Visible ; Hantaï ; Messagier ; Destarac
Au château de Biron, Périgord, Dordogne
de juin au 30 septembre 2009
Siège d'une des quatre baronnies du Périgord, Biron est certainement l'un des châteaux les plus prestigieux de Dordogne.
Art abstrait ? Cette expression appartient au XXe siècle. Aujourd’hui, face à une peinture, il nous importe moins de savoir ce qu’elle nous montre que de ressentir ce qu’elle nous transmet. « L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible » écrivait avec raison, il y a presque un siècle, l’artiste Paul Klee. Emancipés par cent ans de modernité, nous sommes à présent moins soucieux d’identifier un sujet connu. Nous nous laissons désormais volontiers happer par une ambiance. Nous savons que notre Liberté a beaucoup à gagner dans une telle aventure. Lumière, dynamisme, mystère : tels sont trois des mots qui correspondent tout à la fois aux trois univers de Messagier, Hantaï et Destarac. Peintres de sensations fortes insaisissables, si ces maîtres repoussent les limites de la définition de la peinture, à force d’expérimentations, ils nous inondent d’abord de couleur, d’énergie et nous invitent à aborder des rivages inconnus. Chacun de leurs mondes est fondamentalement solaire, vivant et sauvage.
Voyez les toiles de JEAN MESSAGIER réunies ici. Ce Parisien, qui fut enfant dans l’Est de la France, puis étudia à l’école nationale supérieure des arts décoratifs dans la capitale, voyagea longuement en Italie et en Algérie, avant d’installer son atelier dans le Doubs. C’est là, en bordure de rivière et en pleine nature, qu’il puisa son inspiration, son émerveillement. Nourris de flots, d’ondes, de souffles, les gestes de l’artiste en ont transcrit la vitalité, tandis que sa palette s’enrichissait des infinies nuances de la rosée, de la brume ou du gel. Leçon de vie, hommage aux métamorphoses, chacune des toiles chante, danse. Tel l’artiste, qui n’eut pas son pareil pour organiser des expositions collectives et des fêtes villageoises, à partir de la fin des années cinquante. Voire, des matchs de football demeurés fameux, opposant la tribu des artistes à celle des galeristes, dans les années soixante-dix ! Membre actif du Salon de Mai, puis de la manifestation Novembre à Vitry (au cours de laquelle il remit un prix à Destarac en 1974), il fut également un écologiste et un humaniste militant. Le Char de Louis II de Bavière,1989, Jean Messagier Acrylique sur toile - Triptyque, 3 x 200 x 300 Galerie Larock-Granoff, Paris Réalisant aussi bien des sculptures que des tapisseries, des chars de carnaval ou des montgolfières, des étiquettes de bouteilles de vin ou de boîtes de biscuits, il fut encore poète, compositeur de musique. Peintre, surtout. Peintre toujours. Pétillant. Tourbillonnant. Auteur de natures mortes et de scènes de genre plutôt cubistes au milieu des années quarante, paysagiste subtil et minimaliste dix ans plus tard, dès l’aube des années soixante il préféra, aux sujets définis, la sublimation de leurs énergies. Tout se mit alors à vibrer. Le battement d’aile d’un bouvreuil, le souffle d’une génisse, voilà ce qui inspira le peintre. Et au diable les détracteurs, disant de lui qu’il peignait comme un « laveur de carreaux » ! Si ses somptueuses traces de brosse décoiffent la réalité, c’est pour mieux en dévoiler la vitalité. Observez bien la finesse des touches, l’élégance des graphismes, la translucidité de la matière, l’infinitude des nuances, renouvelées par l’artiste jusqu’à son jour dernier, en 1999. Tous ces volcans, toutes ces aurores nous rappellent combien l’existence peut-être, à la fois, puissante et délicate.
SIMON HANTAÏ, moins exubérante au premier abord, est tout aussi poétique. Actif lui aussi jusqu’à sa mort, à quatre-vingt-six ans en 2008, ce peintre hongrois, diplômé de l’école des Beaux Arts de Budapest, parcourut l’Italie à pied avant de s’installer à Paris en 1949. Passionné par les gestes automatiques de certains artistes surréalistes comme Masson et par l’énergie de l’abstrait américain Pollock, après dix années d’expérimentations diverses, il mit au point un procédé original.
« Créer la surprise, éviter de flatter. Ne pas préconcevoir une peinture. C’est la somme de travail en général qui va conditionner l’évolution de la toile. Chaque toile est une nouvelle entreprise, un nouveau cheminement ». Au fur et à mesure des expositions, en Europe et aux Etats-Unis, l’artiste, aujourd’hui plus que jamais, poursuit le dialogue intuitif avec la toile entamé il y a quarante ans. Allégorie de l’existence et du contact, ce cheminement incarne tout l’arc-en-ciel de nos relations au Monde. Il plia et froissa la toile, la noua, la gratta parfois, avant de la peindre, puis de la tendre. La surface obtenue se présentait tel un réseau, au sein duquel alternaient des espaces vierges et des surfaces colorées. Leurs contours évoquaient des fragments, es éclats. La répétition des motifs suggérait une musicalité infinie. L’artiste, cinquante années durant, multiplia les variations : utilisant ici une seule couleur et ménageant beaucoup de réserves (dans les Blancs des années soixante-dix par exemple), préférant là travailler avec une matière épaisse et superposer les tons jusqu’à ce que toute la toile quasiment soit couverte (dans les Mariales des années soixante par exemple). « Le pliage ne procédait de rien. Il fallait simplement se mettre dans l’état de ceux qui n’ont encore rien vu : se mettre dans la toile. On pouvait remplir la toile pliée sans savoir où était le bord. On ne sait plus alors où cela s’arrête. On pouvait même aller plus loin et peindre les yeux fermés », se souviendra le peintre. Le système inventé, combinant des gestes rapides, une palette et une matière instinctives, provoqua des surprises, des éblouissements. Entre les présences, le blanc vertige de la toile vierge, tel le plomb d’un vitrail ou la résille d’un bas, en arrêtant la course de la lumière, induisait de mystérieux silences. Ils convenaient à la légendaire discrétion du peintre, qui, des années durant, préféra ne pas montrer son oeuvre en public afin de la laisser mûrir tranquillement. Sans doute est-ce pour cela que sa contemplation invite autant à la rêverie. Et à la méditation.
L’oeuvre de MICHÈLE DESTARAC,
quant à elle, est d’une autre génération. Née en banlieue parisienne plus de vingt ans après Messagier et Hantaï, elle n’eut pas besoin des bancs d’une école classique pour faire ses armes. C’est en visitant les musées de toute l’Europe et en se frottant à l’actualité des galeries de la capitale, qu’elle apprivoisa la peinture des maîtres anciens et des grands abstraits, parmi lesquels Messagier et tous ceux qui faisaient alors l’actualité : de l’Espagnol Tapiés et l’Italien Fontana aux Américains Rauschenberg ou Stella.
Dans son atelier, la très jeune femme expérimenta la densité sensuelle de la pâte et son aptitude à la dilution ; les nuances infinies obtenues à force de mélanges ; la présence des traces, décuplée par l’énergie avec laquelle elles sont appliquées ; la tension des compositions, obtenue en jouant avec les masses, les lignes…Et aussi la gestion des accidents. La peinture, tel fut le sujet unique et définitif de… Sa peinture.
« Le spectateur ne peut s’évader de la toile pour aller dans un imaginaire quel qu’il soit. Nous sommes devant une réalité picturale qui laisse peu de place à d’autres interprétations ».
Repérée dès 1969 par la fameuse galerie Ariel que fréquentait Messagier, Destarac fut dès lors reconnue pour l’audace, la liberté et la force avec lesquelles elle bâtissait des rencontres de tons, de lignes, de masses : ici incroyablement radicales, là étonnamment subtiles.
Messagier, Hantaï, Destarac : un trio inédit et cohérent cependant. Cet été, au château de Biron, nous avons rendez-vous avec la Peinture. La Grande. La Vraie.
Françoise Monnin, historienne d’art, Paris 2009
Publié par philippelamiral à 07:17:59 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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