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Mes peintures

Présentation

                                                                                        "L'arbre jaune" (89 x 116 cm)


http://www.artabus.com/lamiral  


 


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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...


Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer. 




Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.


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Ma petite contribution...

A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes. 


 


http://www.artabus.com/lamiral 

LA FLEUR DE L'âGE... Pierre Alechinsky | 18 août 2009

 

"La fleur de l'âge" 1967, Pierre Alechinsky

Lithographie sur papier arches, 65 x 48 cm

Etabli et publié par Yves Rivière, le premier catalogue raisonné des estampes de Pierre Alechinsky répertorie 601 œuvres imprimées entre 1946 et 1972. Il est la référence dans ce domaine pour la période couverte. On y découvre les linogravures, bois, gravures (pointes-sèches et eaux-fortes), les lithographies, le travail sur l’affiche et les œuvres réalisées dans le cadre du livre illustré ou du portefeuille à tirage limité sur plus d’un quart de siècle de création graphique de l’artiste. S’ouvrant sur les 5 linogravures d’étudiant de 1946 illustrant « Les Fables d’Esope », l’ouvrage nous montre par phases successives le cheminement créatif de l’artiste : travaux d’élève à Bruxelles, période Cobra dans cette même ville, travaux à l’atelier 17 de Stanley William Hayter qui sera suivie d’une interruption de plusieurs années (1954-1959). Paris. Turin, puis Paris. La Bosse, Paris et Milan. Les années 60 qui voient l’artiste réinvestir la pierre lithographique et le cuivre. Un style personnel qui s’affirme et s’affine peu à peu.

 

Pierre Alechinsky est né à Bruxelles en 1927. Dans l'immédiat après-guerre, il fait des études de typographie et d'illustration à l'Ecole nationale d'architecture et des arts décoratifs de la Cambre (Bruxelles). En 1945, il découvre l'oeuvre de Michaux, de Dubuffet, des surréalistes et devient l'ami du critique d'art Jacques Putman.

 

Publié par philippelamiral à 09:08:52 dans ALECHINSKY Pierre (CoBrA) | Commentaires (2) |

JE SUiS UN PEiNTRE.. Pierre Alechinsky | 17 août 2009

 

"Ouverture et finale" Circa 1990, Pierre Alechinsky

Lithographie sur papier arches, 39,5 x 51 cm 

 

"Je suis un peintre qui vient de l’imprimerie."

Pierre Alechinsky


Publié à l’occasion de l’exposition « Les Impressions de Pierre Alechinsky » à la Bibliothèque national de France en 2005, le catalogue est consacré dans une première partie aux livres, puis plus spécifiquement aux estampes de l’artiste. Il souligne, en ces domaines, le travail de collaboration, à l’encontre du travail solitaire du peintre. En outre, l’entretien que donne l’artiste sur ses « impressions » et le témoignage de l’éditeur-lithographe Franck Bordas sont d’un grand intérêt et nous éclairent à plus d’un titre. L’œuvre imprimé de Pierre Alechinsky compte plus de deux mille images gravées ou lithographiées, œuvres isolées ou dans des ouvrages réalisées sur une période de 60 ans (1946 – 2005). Le parcours de l’artiste, dans toutes ses phases successives, y est évoqué.

"Les Impressions de Pierre Alechinsky" Ed. Bibliothèque national de France,  2005

Publié par philippelamiral à 07:08:36 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) |

PAROLE A VOiR - DiALOGUES EN NOiR BLANC GRiS | 16 août 2009

 

"Dergynias 243 C I" 1977, Guy de Lussigny

Acrylique sur toile, 50 x 50 cm

 

PAROLE A VOIR - Dialogues en noir blanc gris

Musée des Ursulines de Mâcon

Du 26/9/2009 au 31/12/2009

A partir de la collection d'André le Bozec, donateur régulier, il s'agira d'élargir le propos sur l'art construit déjà très présent au musée des Ursulines avec la donation Repères, en explorant les thèmes du noir, blanc, gris, créant des rapprochements entre les œuvres d'une quinzaine d'artistes dont Steinbrenner, Vacossin, Madé, Herbin, Nemours, Gramatzki ...

André Le Bozec, collectionneur épris d’art concret, a offert à Dunkerque un ensemble de peintures et de dessins de Guy de Lussigny (1929 – 2001) dont il est l’exécuteur testamentaire. 

 

Au sein de l’abstraction géométrique, Guy de Lussigny tient une place particulière comme peintre mais aussi comme directeur des deux galeries de Denise René à New  York et Paris entre 1969 et 1975. A ses côtés, André Le Bozec est devenu un témoin passionné de la scène artistique et continue de mener une quête engagée et insolite au travers de sa collection personnelle qui lui ressemble par sa sobriété, sa modération mais aussi son éclat.
La collection d’André Le Bozec témoigne de la multiplicité des tendances de l’abstraction géométrique. Ainsi, des personnalités emblématiques comme Aurélie Nemours ou Auguste Herbin croisent les amis du collectionneur, Antonio Caldera, André Heurtaux, dont les recherches, particulièrement celles sur les nuances colorées, rejoignent les préoccupations de Guy de Lussigny. Des oeuvres d’artistes de la génération actuelle, comme Marie-Thérèse Vacossin ou Laurent Bolognini, répondent à celles de précurseurs tels Sonia Delaunay ou Josef Albers.
Guy de Lussigny s’inscrit dans la lignée d’artistes illustres comme Mondrian, Malevitch, Herbin qui décomposent la toile en formes colorées jouant sur les rythmes plastiques et les équivalences formelles. La perception visuelle d’une couleur est toujours relative et n’est jamais perçue comme elle l’est physiquement de manière « réelle ».   Gunilla Lapointe sur Guy de Lussigny

 
Guy de Lussigny est né à Cambrai (Nord) en 1929. Il commence à peindre dès1950, s'inscrivant dans la lignée de Mondrian, Malevitch ou Auguste Herbin qui décomposent la toile en formes colorées jouant sur les rythmes plastiques et les équivalences formelles. Privilégiant la ligne droite, le carré et la couleur, Lussigny crée à partir d’un langage plastique sobre et précis, une peinture faite d’élégance, de discrétion et de poésie. En 1955, il rencontre le futuriste italien Gino Severini qui l'encourage. L’année suivante, la rencontre d’Herbin est déterminante. Les deux artistes prennent des libertés avec les théories des couleurs et décuplent ainsi les potentiels de la composition abstraite. Lussigny sera également influencé par Albert Gleizes, Paul Klee et Delaunay. Une première exposition personnelle du travail de Lussigny est organisée à la Galerie Colette Allendy (Paris) en 1960. Il exposera en France et à l’étranger (Italie, Belgique, Suisse, Pays-Bas, Japon). Guy de Lussigny s’installe à Paris en 1967 et participe à de nombreux salons : Grands et Jeunes d'aujourd'hui, Réalités Nouvelles, Comparaisons. De 1969 à 1975, il travaille aux côtés de Denise René (Paris) dont le but est de rendre accessible à de nouveaux publics la création la plus contemporaine . En 1974, Lussigny se lie d’amitié avec le peintre italien Antonio Calderara. En 1989, le livre Traversée des apparences »est publié par les Editions OCD (Paris) avec 4 sérigraphies originales de l’artiste. En 1996, Lussigny reçoit le Prix Dumas-Millier attribué par l'Institut de France et l'Académie des Beaux-Arts. Le Musée des Ursulines (Mâcon) organise en 2000 l’exposition « Peinture 1977-2000 », exposition reprise en 2001 par le Musée des Beaux Arts de Cambrai, sa ville natale. Les œuvres exposées mettent en évidence les liens entretenus par le peintre avec l'Abstraction géométrique. Guy de Lussigny est mort à Paris en 2001. L’artiste, qui a également réalisé des cartons pour la tapisserie, aura pratiqué une abstraction rigoureuse, laissant « flotter » sur des fonds monochromes des formes géométriques élémentaires, principalement le carré et la ligne. A la recherche de l’équilibre et d’une harmonie tout en nuances, ses œuvres invitent à la méditation.
Collectionneur, André Le Bozec présente la particularité d'avoir privilégié l'art concret. Depuis ses premiers achats auprès d'artistes auxquels il est resté fidèle - sans négliger ceux qui prenaient la relève -, il a constitué un ensemble assez rare, d'une exigence qui répond à la rigueur et à l'équilibre qui identifient cet art. La carte blanche qui lui est offerte par le LAAC de Dunkerque  témoigne, face à sa donation d'un ensemble de peintures et de dessins de Guy de Lussigny dont il est l'exécuteur testamentaire et à qui un hommage est ainsi rendu. Ces oeuvres datées entre 1972 et 1993 témoignent de la démarche de l'artiste. Des carrés dialoguent avec la surface, adoptant elle-même le carré fondateur. Le recours à la sérialité entraîne des variations par couleurs dont il interroge la vibration par interactions. Il positionne le carré dans l'espace, régulé par une horizontale, puis par des segments qui stabilisent la composition. Avec la répétition des figures, l'attention que Lussigny porte aux intervalles a pour conséquence un équilibre, une harmonie qui traduisent une ferveur toute particulière, notamment grâce à un travail du pigment posé en fines couches d'acrylique translucide. Repris jusqu'à l'obtention de nuances, les glacis introduisent des cadences, des contrastes perçus comme l'élément prioritaire de notre perception. Menées dans la rigueur, ces images mentales ouvrent sur un imaginaire. La lumière sous-tend ce qui ne procède jamais de calculs dans une recherche qui s'inscrit à la suite de Malevitch
Dans la continuité du néoplasticisme, Guy de Lussigny  s’est doté d’une vocation géométrique qu’il a développé avec rigueur et une détermination qui n’ont jamais faibli. Pour parvenir à une nouvelle réalité plastique, son langage intuitif et empirique s’appuie sur la couleur. Posées par couches successives jusqu’à l’obtention d’un champ monochrome, jaune, rouge, bleu, blanc ou noir, auquel il demande d’exprimer la pure lumière, elle garde une totale autonomie et diffuse une spatialité lumineuse et vibratoire. Le choix tonal s’est porté sur des peintures, acryliques et gouaches - celles-ci, qui n’nt jamais été montrées, avaient toutes l’admiration d’Aurélie Nemours - de la série des noir, blanc, rouge. Sur un format carré, la forme primordiale de l’univers selon Malevitch, Lussigny explore les rapports entre la matière et l’espace. Son travail en profondeur atteint une qualité spirituelle par le glissement imperceptible de carrés, de segments interrompus de droites et d’horizontales sur le fond devenu immatériel. Ce jeu silencieux installe des accords stables aux multiples tensions. Dans cette logique interne, chaque œuvre présente une densité picturale particulière. La couleur joue le rôle de stimulateur. Parvenue à une saturation maximale, elle est travaillée par superposition de peinture en glacis ou sur la pluralité des tons afin de parvenir à des variations où la forme des figures naît des teintes contrastées, dispense une puissance énergétique qui submerge le plan du tableau. Sur la couche picturale travaillée d’un pinceau sensuel, les mélanges subtils suggèrent une autre réalité. Celle de la peinture. Sa double identité, esthétique et charnelle, installe un dialogue musical et mystique pour l’émergence d’un ordre qui serait celui de l’harmonie et de l’absolu. En 2005, André le Bozec a fait don au musée Matisse du Cateau-Cambresis de trente-deux peintures et cinq séries de dessins. Cette donation fait suite à celle que le collectionneur a effectuée à Cambrai en 2003. Lydia Harambourg
  

Musée des Ursulines

Le deuxième étage retrace chronologiquement l'histoire de la peinture et de la sculpture depuis la peinture française et flamande du 16ème siècle - on admirera une Vénus au miroir de l'école de Fontainebleau - jusqu'à l'art contemporain. 

La peinture hollandaise du 17ème siècle est représentée notamment par des scènes de genre et des paysages, thèmes chers aux écoles du Nord avec Codde , Horemans. Deux intéressants portraits d'artistes par Rootius et Droogsloot sont présents dans ce parcours.

La salle consacrée au 17ème siècle français montre, avec des artistes fondateurs de l'Académie de peinture et de sculpture, toute la richesse de la notion de genre. Citons Le Brun , de Troy , Blain de Fontenay et à l'aube du 18ème, Largillère.

Deux ensembles intéressants ponctuent la salle du 18ème siècle, un groupe de peintres ayant fait le voyage d'Italie avec en contrepoint un beau portrait attribué à Titien et des oeuvres d'artistes du courant néo-classique travaillant sous l'Empire, tels Vestier , Gagneraux et Desoria . 

Sont regroupés ensuite plusieurs tableaux donnant un éclairage sur l'école du paysage à la fin du 19ème avec notamment Appian , Monet , Corot ou Ziem et le mouvement symboliste avec Henri Fantin-Latour , Pierre Puvis de Chavannes, Gaston Bussière ainsi qu'un artiste post impressionniste ou pointilliste né à Mâcon, Hippolyte Petitjean.

Témoignant de la révolution picturale du début du 20ème siècle et de l'art post-cubiste, les peintures de Jacques Villon , membre fondateur de la Section d'or, d' Albert Gleizes , de Jean Metzinger , tous deux auteurs du manifeste du Cubisme écrit en 1911, de Marcel Cahn et de Le Corbusier précèdent, dans ce parcours chronologique, des peintures d'artistes du courant abstrait-géométrique.

Aux pionniers de ce mouvement radical opposé à l'abstraction lyrique - Joseph Albers avec son " Hommage au Carré ", Max Bill ou encore François Morellet et Gottfried Honegger - succèdent les artistes de l'association Repères (art concret) tels Aurélie Nemours , avec " Au commencement, le rythme du millimètre ", Günter Fruhtrunk , Hans Steinbrenner , ou encore Carlos Cruz-Diez , artiste engagé dans la voie de l'Op'art.

Publié par philippelamiral à 08:41:47 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

ALECHiNSKY, LES AFFiCHES | 15 août 2009

"Grand jazz" 1984, Pierre Alechinsky, lithographie

Alechinsky, Les Affiches
Musée de Gajac
47300 Villeneuve-sur-Lot

 

"Rencontres d'Ensembles de Violoncelles de Beauvais" 2002

Pierre Aleschensky, lithographie

Plus de cinquante ans après sa première grande exposition à Bruxelles, Pierre Alechinsky expose, au Musée de Gajac de Villeneuve-sur-Lot, un ensemble exhaustif de ses travaux affichistes. Alechinsky a principalement exploré le surréalisme, l'expressionnisme, ainsi que le mouvement CoBrA. C'est donc une facette peu connue de cet artiste, fasciné par New York, l'Action painting, la calligraphie, les styles extrême-orientaux, et les livres d'artistes, qui nous est proposée.

L'ensemble des affiches présentées a été conçu à partir de 1949, au fil de ses expositions personnelles ou pour de grands événements, comme la coupe du monde de football de 1992 ou le festival d'Avignon en 1994.

Ces planches imprimées pour la plupart sur presse lithographique, pour lesquelles l'artiste est intervenu directement tout au long du tirage, témoignent de façon exemplaire de ce corps avec l'âme du papier qui est la marque de son oeuvre.

"Alechinsky sur papier" 1973,  Pierre Alechinsky

Gravure sur bois, 77 x 51 cm,  Musée Réattu, Arles

Cette exposition se veut aussi un hommage à l'imprimerie, pensée comme un lieu de savoir, écrin d'une « morale propre au monde ouvrier ». S'y révèle la beauté du geste de l'artiste associé à la dynamique de la machine, aux contraintes de la technique. « Quant à la recherche du ton juste... le jeu des coloris dépend d'un programme verrouillé en haut lieu ...» C'est toute la poésie de ce lieu de création autant que de savoir-faire que Pierre Alechinsky nous donne à voir dans ses affiches.

Le Musée de Gajac a donc choisi de présenter durant quatre mois, 165 planches originales à propos desquelles l'artiste déclare : « le minimum de moyens pour un maximum d'effet . Le critère : deux couleurs, soit deux passages en machine ».

Dans chaque composition transparaît la courbe serpentifère, le trait nerveux, immédiat d'Alechinsky et sa science élaborée des couleurs et des tons.

Publié par philippelamiral à 08:28:21 dans EXPOSITIONS | Commentaires (3) |

DE LA COULEUR AU TRAiT - 40 ANS DE FiGURATiF | 14 août 2009

 

"Antoine n°6" 1973, Jacques Monory, huile sur toile, 114 x 146 cm

 

"Antoine n°6 (détail)" 1973, Jacques Monory

 

 

De la couleur au trait – 40 ans de Figuratif

Périgueux

à l’Espace Culturel François Mitterrand 

du 18 juin au 11 septembre 2009

 

Ainsi sont présents :


Pat Andrea, Daniel Authouard, Charlotte Beaudry, François Boisrond, Rebecca Bournigault, Joseph Camara, Robert Combas, Eric Corne, Damien Deroubaix, Hervé Di Rosa, Erró, Dominique Fury, Peter Klasen, Kriki, Kosta Kulundzic, Eric Liot, Luna, Jérôme Mesnager, Miss.Tic, Jacques Monory, Françoise Pétrovitch, Emanuel Proweller, Bernard Rancillac, Peter Saul, Taling, Yann Toma, Vladimir Velickovic, Fabien Verschaere, Francisco Villaplana

Un panorama de l’art figuratif en France à travers les œuvres de trente artistes, de la figuration narrative à la jeune génération, en passant par la figuration libre et le street art.



Les artistes de la figuration narrative représentés – Rancillac, Klasen, Monory, Erró – s'imposent d'abord comme une évidence car ils marquèrent un retour à la peinture, "à contre courant des tendances artistiques novatrices", avec la volonté de répondre au déferlement de l'école américaine dans un esprit de contestation, d'engagement, que l'on retrouve chez certains de la jeune génération comme Rebecca Bournigault ou Damien Deroubaix (avec une tendance violente et caricaturale chez ce dernier !).

Les artistes de la figuration libreCombas, Di Rosa, Boisrond et quelques absents… – expriment dans un formidable élan de liberté "la volonté de figurer avant de créer un sens". Quant à Peter Saul, entre le pop art et le narratif avec ses délires acidulés, ou Vladimir Velickovic qui raconte les drames de l’humanité, ils échappent, eux, à toute classification…

Miss.Tic, avec ses pochoirs, et Jérôme Mesnager, avec son bonhomme blanc sur toutes les palissades du monde, sont emblématiques de l'art de la rue.

De la couleur au trait" nous fait ainsi voyager à travers les univers de la peinture politico-satirique de Daniel Authouart ou de Kosta Kulundzic, urbaine et robotique de Kriki, symbolique et hallucinée d'Eric Corne, en passant par le monde ludique et fantastique de Fabien Verschaere, à tendance manga ou icônique de Taling et d'Eric Liot, ou le trait poétique de Françoise Pétrovitch.

"De la couleur au trait" passe aussi par la vitalité féministe et l'art du détournement de Dominique Fury, la dimension violente et onirique du jeune Joseph Camara, ou le rapport à l'espace non narratif bien particulier de Charlotte Beaudry et de Luna.
Les artistes présentés sur les cimaises de l'Espace culturel François Mitterrand dégagent, toutes générations confondues, une modernité incontestable et démontrent la vitalité de la Figuration en France.

Publié par philippelamiral à 07:24:31 dans EXPOSITIONS | Commentaires (2) |

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