"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
"Le Christ et la Femme Adultère" 1917
Max Beckmann, Huile sur toile, 149,2 x 126,7 cm, The Saint Louis Art Museum, St Louis, Mo
"Plus souvent on meurt, plus intensément on vit"
Max Beckmann
Contrairement à d’autres peintres de la Nouvelle Objectivité, Max Beckmann (1884-1950) n’a pas vécu la totalité de la Grande Guerre, ayant été exempté en 1915 pour problèmes nerveux. Mais ce qu’il verra des conséquences de la guerre en Allemagne même, avec leur lot de misère et d’estropiés, suffira à le bouleverser. Il est dès lors déterminé à se servir de son art pour montrer « aux gens une image de leur destin », selon ses propres termes. Il choisit d’observer les grandes villes, pour « participer à la grande misère à venir. » Son credo tient à rendre compte, avec l’objectivité que lui confère son statut d’artiste, des mesquineries et des égoïsmes dont sont capables les hommes, tout en affirmant qu’une telle entreprise n’est possible que s’il est capable d’amour et de compassion. Cependant, dès 1920, Beckmann réfute l’imitation et la citation directe de la réalité. Il veut en effet transcender cette dernière, mais sans sentimentalité, sans mysticisme. C’est de cet équilibre délicat entre objectivité et symbolisme que se situera l’art unique de Beckmann.
Publié par philippelamiral à 12:15:21 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Die Nacht, La Nuit" 1918-19, Max Beckmann
Huile sur toile. 133 x 154 cm, Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Düsseldorf
Beckmann abandonne Résurrection pour réaliser son premier grand chef-d’œuvre.
Dans cette œuvre effrayante, véritable cauchemar, trois personnages torturent un couple et enlèvent leur fille. Le tableau, plein à craquer, vole en éclats sous la violence des gestes des bourreaux.
Beckmann évoque ici la violence sociale qui déchire la société allemande. La scène est sans doute en rapport avec l’assassinat des révolutionnaires spartakistes Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht lors de la Semaine sanglante à Berlin, en janvier 1919.
Ce tableau est un bilan de ses expériences, projeté sur la société urbaine de l’après-guerre. Le phonographe, au centre, domine la scène, seul point stable comme l’obus ou le soleil noir. Il semble avaler les cris d’effroi. Bourgeois et assassins sont des victimes. Le plancher suggère une scène de théâtre, la réalité devient théâtre et parabole éternelle.
A droite, l’assassin, qui porte une casquette prolétarienne, dont les traits du visage rappellent ceux de Lénine, aux yeux couverts par la visière, évoque une figure tirée du Triomphe de la mort, une fresque du XVe siècle du Campo Santo de Pise.
En amalgamant un thème iconographique chrétien (la Descente de croix) et des personnages contemporains, victime de guerre ou prolétaire, Beckmann dépasse la cruauté de la société d’après-guerre pour donner à son tableau une dimension universelle, celle de l’enfer humain sur terre.
Cette scène de torture froide et méthodique annonce la terreur nazie dans l’Europe occupée et "l’industrie de la mort" où la science sera mise au service de l’extermination.
Comme dans le Guernica de Picasso, 1937, la violence de la guerre s’étend aux sphères de la vie privée.
"Si tu veux atteindre l'invisible, scrute le visible aussi loin que tu peux."
Max Beckmann

"Autoportrait" 1922, Max Beckmann
Gravure sur bois, 22,4 x 15,5 cm
Max Beckmann, né le 12 février 1884 à Leipzig et décédé le 27 décembre 1950 à New York, est un peintre et dessinateur allemand.
Il est contemporain d’Otto Dix et de George Grosz. Comme ces deux artistes, il a été obligé de fuir l’Allemagne hitlérienne aux lendemains du discours d’Hitler sur « l ’art dit dégénéré ».
Durant la première guerre mondiale, Max Beckmann est littéralement grisé par le spectacle de la guerre, et évoque ce « plaisir sauvage et quasi diabolique à se situer entre la vie et la mort » : il voit en peintre, soucieux de l’assemblage des formes et des couleurs, et admire, raconte-t-il, les « membres d’un rose somptueux et couleur de cendre se mêlant au blanc sale des pansements et à la sinistre et pesante impression de souffrance ».
Hypnotisé par la guerre, Beckmann en reviendra sévèrement atteint psychologiquement : il affirme sa volonté de représenter le réel de la manière la plus objective, dans cette « Nouvelle Objectivité » qui naît alors. Les lithographies de L’Enfer (1918-1919) sont des compositions savantes, aux angles aigus, disant l’horreur de l’avant et de l’après, où l’Allemagne est égarée, telle une nef des fous.
Publié par philippelamiral à 08:19:22 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Pleurnicheur (de la série "Café Deutschland") " 1983
Jörg Immendorff, peinture sur linoléum, 180 x 203 cm
"Dans ma classe, il y a plein de Russes, d’Italiens, de Chinois, d’Américains, de Géorgiens, de Polonais, etc. L’art est un véritable creuset. J’espère que notre action aura une portée préventive et durable. N’hésitez pas à demander à un collègue, si l’art est un moyen préventif contre la bêtise et l’abrutissement des hommes. Pour ma part, j’en suis convaincu, et j’espère donc que l’avenir proche nous réserve à tous deux d’intéressantes surprises."
Jörg Immendorff

Jörg Immendorff en mars 2006 à Düsseldorf
Jörg Immendorff naît à Bleckede le 14 juin 1945. Souffrant d'une maladie nerveuse depuis de longues années, la maladie de Charcot, il décède dans sa maison de Düsseldorf le 28 mai 2007. Jörg Immendorff fait partie des artistes néo-expressionnistes allemands, appelés aussi les "nouveaux fauves".
Publié par philippelamiral à 07:17:51 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Tout est bien qui finit bien" 1983, Jörg Immendorff, huile sur toile, 282 x 330 cm
Dans cette peinture, Immendorff présente une Allemagne divisée en pleine tourmente. En adoptant du le théâtre de Shakespeare, comme un espace post-fasciste, les aigle-personnages courent en masse vers le futur, alors que quelques-uns qui se réclament toujours du passé sont piétinés et saignent sous leurs pieds.
Jörg Immendorff (né le 14 juin 1945 à Bleckede, Allemagne - mort le 28 mai 2007 à Düsseldorf) était un peintre allemand contemporain, dont les toiles très colorées permettent de rattacher l'œuvre au courant néo-expressionniste allemand, appelé aussi les « Nouveaux Fauves », rassemblant des artistes issus de l'Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf, tels que Albert Oehlen ou Martin Kippenberger.
Jörg Immendorf dans son studio en 2006
En 2004, Jörg Immendorf subit une maladie incurable du système nerveux et cherche le refuge dans des drogues) et des orgies. Arrêté par la police dans une chambre d'hôtel pendant une orgie sexuelle avec plusieurs prostituées et de la cocaïne, le scandale apporte le déshonneur public à l'artiste. Finalement, la prison lui est épargnée et il n'aura seulement qu'une une lourde amende.
Publié par philippelamiral à 07:15:21 dans IMMENDORFF Jörg (nouveau fauve) | Commentaires (1) | Permaliens
"Kasbah" Kader Attia, installation, matériaux divers, dimensions variables
Co-production CCC de Tours et Centro Huarte, photographie de Aurélien Mole
KADER ATTIA
“KASBAH”
Centre de création contemporaine
CCC TOURS
Du 04/04 au 08/11/2009

Kader Attia est l’un des artistes français actuellement les plus reconnus à l’étranger. En moins de dix ans, cet artiste d’origine algérienne s’est très rapidement imposé sur la scène artistique internationale. Ses installations spectaculaires, agissant comme des révélateurs de nos malaises sociaux, ont été particulièrement remarquées dans les grands rendez-vous de l’art contemporain que sont la Biennale de Venise (2003), la Biennale de Lyon ou la Foire de Bâle (2005). Au CCC, il proposera une exposition à visiter en marchant sur l’installation « Kasbah » , qui se substituera au sol de l’espace d’exposition. Cette oeuvre est co-produite avec le Centro de Arte Contemporaneo de Huarte.


« Kasbah » transformera le centre d’art en toits et terrasses, évoquant comme s’ils étaient vus du dessus les bidonvilles ou favelas qui existent partout dans le monde, en Afrique ou en Amérique du Sud, mais aussi dans certaines zones occidentales.
La « Kasbah » de Kader Attia est réalisée avec des matériaux de récupération, formant une composition de tôle ondulée, de pneus, mais aussi de paraboles dispersées ici et là. L’installation nous confronte à ces résidus issus des flux de l’économie globalisée, échoués et réinvestis dans les zones de grande pauvreté. Au-delà du constat politique, Kader Attia aborde à travers cette oeuvre la capacité étonnante qu’ont les hommes à se réapproprier le monde lorsqu’ils n’ont rien.
"Oil and Sugar" 2007, Kader Attia, vidéo, 4 min 30 sec


"Kol! (Eat !) " Kader Attia, installation, semoule de blé, dimensions variables
En surélevant le sol de quelques dizaines de centimètres, « Kasbah » s’apparente à un socle pour les spectateurs qui deviennent a leur tour les sculptures supportées par ce socle. Un point de vue déplacé. Ils appréhenderont ainsi sans doute différemment les autres oeuvres installées dans l’espace même de la « Kasbah » . L’exposition réunira en effet un ensemble de dessins ainsi que des vidéos dont « Oil and Sugar » qui montre une petite structure en sucre blanc s’effondrer progressivement sous l’effet d’une coulée de pétrole noir. Dans l’espace du White Cube, Kader Attia présentera une nouvelle installation, « Kol! (Eat !) » qui reconstitue avec de la semoule les architecture mozabites de Ghardaïa, au milieu du désert algérien. Celles-ci influencèrent Le Corbusier dans l’élaboration de la Charte d’Athènes, texte jetant les bases d’un urbanisme progressiste et de l'esthétique moderniste.
Il aborde dans son travail des problématiques identitaires et sociales en recourant aux mediums les plus variés, parmi lesquels la pratique de la sculpture et de l’installation prédominent actuellement. S’il s’enracine dans son expérience personnelle d’artiste issu de l’immigration, son propos s’ouvre de façon plus universelle aux fractures de notre monde. Ses oeuvres mettent en scène, de façon souvent très frontale, des thèmes comme la difficulté à vivre entre deux cultures qui souvent s’affrontent plus qu’elles ne co-existent, le religieux vécu comme repli communautaire, ou encore les relations entre la culture dominante globale et la résistance identitaire des pays émergeants.
Publié par philippelamiral à 09:05:25 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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