"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
Lanscape of Childhood
met en scène une étonnante installation et constitue un événement dans la carrière de l’artiste qui, pour la première fois, n’exposera pas de toiles.

"Enfant du monde" 2009, Yan Pei-Ming
Centre d'art de Pékin, Chine
Dashanzi, le district artistique 798 de Pékin
Du 19 juin au 13 septembre 2009
Landscape of Childhood, Yan Pei-Ming
Ullens Center for Contemporary Art (UCCA)
À Pékin, l’artiste franco-chinois présente, dans une ancienne usine militaire une création qui ne manque pas d’air. Un instant on pense s’être trompé, avoir raté la porte d’une enceinte culturelle et se trouver dans la soufflerie d’essais d’un avionneur. Le mot « décoiffant » prend ici toute sa littérale signification. Trente-quatre drapeaux flottent au vent artificiel levé par autant de ventilateurs. Sur chaque étoffe, un portrait de nouveau-né chinois. L’effet est saisissant, dégageant puissance et fragilité. Les étendards claquant au vent donnent un sentiment de martiale assurance, comme si ces enfants partaient à la conquête de leurs lendemains. Et, en même temps, ces portraits tourmentés par les caprices de l’air, ces peintures en mouvement, dégagent un sentiment d’angoissante fragilité. Et puis, il y a ces mâts, qui ne montent pas du sol mais tombent du plafond. Allégorie d’un avenir en berne ? « Vous pouvez le voir comme cela, s’amuse Yan Pei-Ming, mais les drapeaux, eux, sont à l’endroit. Nous sommes entre les deux, entre la vie et la mort… »
Un étonnant paysage
Avec son allure de chef comanche pacifié, son œil taquin et son éternel cigare aux lèvres, Yan Pei-Ming se laisse fouetter par ses chérubins avec un bonheur évident. « Tout le bruit de ces souffleries, c’est un peu comme une sirène, cela donne de la puissance, comme si ces enfants avaient désespérément envie de vivre, de crier, confie l’artiste. De toute manière, mes œuvres ont toujours exhalé l’angoisse. Je ne veux pas exprimer le bonheur, qui est bien trop éphémère ». Sur l’immense mur du fond, l’artiste a peint un étonnant paysage dans le même dégradé de gris que les drapeaux. « Un paysage international, de partout et de nulle part, une campagne brumeuse, le paysage imaginaire, parfait, de l’enfance. »
L’exposition a été créée pour l’UCCA), ouvert en 2007 par les collectionneurs belges Guy et Myriam Ullens dans cette ancienne usine de composants militaires. Un lieu unique dont le « grand hall » de 2 500 m2, s’activaient naguère les ingénieurs est-allemands, peut offrir sa démesure à celle des créations artistiques. Techniquement, Yan Pei-Ming s’est amusé. Tous ses portraits sont réalisés, non avec de la peinture, mais avec de la teinture pour tissu. « Pour la soufflerie à l’intérieur des mâts, l’idée m’est venue la première fois en 1997, en voyant les images de la cérémonie de rétrocession de Hongkong à la Chine, ou il fallait que le drapeau chinois flotte parfaitement », dit-il.
« Cette création d’une folle ampleur est faite en exclusivité pour la Chine, se félicite Jérôme Sans, directeur de l’UCCA), et c’est la première fois que Yan Pei-Ming expose à Pékin. » Curieusement, ce natif de Shanghai, arrivé il y a près de 30 ans à Dijon, dont il n’a plus bougé, n’avait jamais posé ses toiles dans la capitale chinoise. L’homme qui a enterré la Joconde au Louvre au printemps a clairement soufflé le public pékinois. Arnaud de la Grange

Yan Pei-Ming, photoGraphie de Elisa Haberer
« Les portraits de Yan Pei-Ming, exécutés rapidement avec un pinceau large, reflètent les réflexions de l’artiste sur les conflits de société et la politique internationale et représentent sa préoccupation de fond : la nature humaine universelle », explique Guo Xiaoyan, responsable des expositions de l’UCCA et co-commissaire de l’exposition Landscape of Childhood.
D’immenses paysages peints directement sur les murs du hall principal de l’UCCA encadreront une série de drapeaux , peints également, représentant les portraits de 34 nouveau-nés chinois. Imaginée comme une promenade au cœur d’une « forêt » de visages et de paysages urbains, l’exposition donne une intensité toute particulière au message de Yan Pei-Ming et offre au public l’occasion de découvrir une vision de notre monde dans un environnement de crise, et au-delà.
Publié par philippelamiral à 09:43:57 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Le violoniste à la fenêtre, Nice" hiver 1917-1918, Henri Matisse
Huile sur toile, 150 x 98 cm, Musée National d’Art Moderne de Paris
"Je rêve d'un art équilibré, pur, apaisant, dont le thème ne soit ni inquiétant ni troublant, qui ait un sens pour tous ceux qui travaillent avec l'espret, aussi bien l'homme d'affaires que l'artiste, qui serve de lénitif, de calmant cérébral, quelque chose de semblable à un bon fauteuil qui vous soulage de vos fatigues physiques."
Henri Matisse
Henri Matisse a déjà plus de 35 ans lorsqu’il se fait remarquer au Salon d’Automne de 1905. Il y expose, avec Derain et leurs amis, des toiles où les teintes normalement grisées dans la nature sont remplacées des couleurs les plus pures possibles. C’est un scandale et un critique les qualifie alors de Fauves. Il poursuit ses recherches et devient, avec Picasso, une des principales figures de la première moitié du 20e siècle.
Peint au cours de la guerre, Le Violoniste à la fenêtre n’est pas une toile « fauve ». Matisse n’en prend pas moins de liberté pour autant avec la réalité que l’on aurait pu photographier. Non seulement les couleurs ne sont pas naturelles mais le plan du sol et son décor évoquant un carrelage évitent la mise en perspective pour s’aplatir voire se relever de l’horizontale à la verticale. En dépit des obliques des pieds de l’embrasure de fenêtre et des battants de volets intérieurs, toutes les surfaces sont plates à l’exception du dos et des jambes du violoniste modelés avec légèreté.
Le dos a d’ailleurs une forme curieuse qui rappelle étonnamment celle d’un violon autant par son galbe que par son contour. Par cette association, le musicien « fait corps » avec son instrument. Matisse était lui-même violoniste et passait au moins une heure à jouer, chaque jour, avant de peindre, beaucoup de temps, trop, au point de se sentir obligé de renoncer à cette pratique à partir de 1920. Le violon est aussi très présent dans ses œuvres importantes de l’époque. Il y a une réelle parenté entre cette toile-ci et une partition de musique, une page écrite avec son thème, le parallélisme de l’accompagnement, toutes ces lignes horizontales scandées par quelques verticales.
Le thème de la fenêtre revient souvent aussi dans les tableaux de Matisse avec tout ce qui s’y rattache de passage entre l’extérieur et l’intérieur. Ici, on a en plus la sensation que le peintre s’est peint lui-même (alors que l’on sait qu’il a demandé à son fils de poser comme en témoigne une grande étude au fusain conservée au Musée Matisse du Cateau). On ne voit pas son visage, on voit peut de l’extérieur, on voit peu de l’intérieur mais cette mise en scène témoigne de cette qualité de la musique d’apaiser…les formes et les couleurs. Daniel Mary
Publié par philippelamiral à 16:48:58 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Toile monumentale" 1961, Michel Macréau, huile sur toile, 200 x 160 cm
Michel Macréau
La Halle Saint Pierre, Paris
23 mars – 28 août 2009
Michel Macréau
D’abord dessinateur, Michel Macréau travaille comme décorateur dans les ateliers de céramique de Vallauris.
A la fin des années 1950, il s’installe dans un vieux château inhabité de la Vallée de Chevreuse pour se consacrer totalement à la peinture. Il délaisse le pinceau pour le tube qu’il presse directement sur la toile ou le papier. Dès 1960, Michel Macréau commence à peindre sur toutes les surfaces qui lui tombent sous la main (draps de lit, sacs de jute, planches de bois). Il est animé d’une sorte de rage de peindre ses obsessions. Sa première exposition personnelle a lieu en 1962 à la galerie Raymond Cordier. C’est un succès : Georges Pompidou achète deux œuvres. Soutenu par Cérès Franco, il participe à de nombreuses manifestations à Paris et au Brésil.
En 1969, malgré l’acquisition d’une œuvre par le musée d’Art moderne de la Ville de Paris et le soutien de quelques galeristes, le peintre commence une longue traversée du désert : sans doute jugées trop anti-conventionnelles, ses œuvres ne se vendent plus. Le doute et la dépression sont son lot quotidien, avant qu’il connaisse une embellie au début des années 1980, moment où émergent des artistes comme Basquiat, qui doivent beaucoup à ce précurseur.
Proche du graffiti urbain, par sa spontanéité et sa manière de traiter le support comme un mur, Michel Macréau est volontiers provocateur et déploie sans complexe un univers tentaculaire, où il met en scène des saynètes très personnelles. En pionnier, il associe sur un même niveau personnages, graphisme et écriture. Son style direct et foisonnant suscite à la fois la fascination et le rejet : c’est une sorte de fureur qu’il exprime avec fougue, sans compromis.
Michel Macréau (1935-1995), proche de certaines préoccupations COBRA, précurseur de la figuration libre et du graphitisme urbain, connut autant le succès que la traversée du désert. Son oeuvre anti-conventionnelle, qui inscrit la peinture dans le champ de l’écriture et du dessin, s’affirme par la complexité d’une figuration apparemment malhabile et la qualité picturale des lignes sobres qui jouent avec l’espace du tableau. Une peinture graphique quelquefois brutale, fondamentalement tendre, sous-tendue par une angoisse presque palpable qui s’origine dans des mythologies personnelles les plus obsédantes.
La Halle Saint Pierre
est bien connue pour sa relation fondatrice avec l’Art brut, concept artistiquement subversif, qui a permis d’ouvrir sur d’autres formes inattendues de la création. Dans le même temps, à travers un choix d’expositions qui repoussent les frontières de l’histoire de l’art, elle veille à ne pas enfermer les artistes « bruts » ou « singuliers » dans des catégories théoriques strictes rendant ainsi caduque toute référence à la norme psychologique ou sociale.
Publié par philippelamiral à 11:43:15 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
Jeu de Paume, Paris
Du 30 juin 2009 au 27 septembre 2009
Couleurs voyantes, motifs bizarres et narrations concises sont les caractéristiques de la photographie de Martin Parr (né à Bristol en 1952). Si plusieurs de ses images peuvent paraître excessives dans leur propos, elles sont toujours étonnamment inventives et pleines d’humour. Pendant plus de trente années, Martin Parr a réalisé un vaste travail documentaire sur la société occidentale, principalement en Grande-Bretagne, son pays d’origine. Mais il s’est aussi intéressé aux phénomènes de la mondialisation tels que le tourisme de masse, les comportements consuméristes ou le soi-disant temps libre. Son travail est aujourd’hui considéré comme une satire de la vie contemporaine démasquant le grotesque dans le banal.
Membre de la légendaire agence Magnum, Martin Parr est l’un des photographes actuels les plus actifs et dynamiques. Depuis les années 1980, il a publié plus d’une trentaine de livres et exposé dans d’innombrables expositions individuelles ou collectives.

L’exposition "Planète Parr", produite en collaboration avec la Haus der Kunst de Munich, propose un dialogue entre les photographies de l’artiste (séries "Luxury", "Small World", et projet "The Guardian Cities Project") et sa vaste collection d’objets hétéroclites. Elle dévoile l’acuité du regard de Martin Parr et sa fascination pour le merveilleux du quotidien où se mêlent l’intime et le collectif, œuvres d’artistes reconnus et art populaire. Pour la première fois sont exposés non seulement son extraordinaire collection de livres de photographies et d’épreuves d’auteurs britanniques ou internationaux, mais aussi un grand nombre d’objets ou de curiosités collant au plus près de l’actualité politique ou sociale (les montres Saddam Hussein, le papier toilette Oussama Ben Laden ou les théières Margaret Thatcher…), ou reflétant l’absurdité et la vacuité de notre société de consommation (trône en tête des objets recherchés et amassés par Martin Parr le plus gros paquet de chips jamais commercialisé !).

Publié par philippelamiral à 09:48:35 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Jeune fille dan le jardin" 1919, Henri Matisse, huile sur toile
54,5 x 65 cm, Musée des beaux-arts la Chauds-de-fonds, Suisse
Collection René and Madeleine Junod
Matisse : 1917-1941
Musée Thyssen-Bornemisza ; Madrid
Du 9 juin au 20 septembre 2009
Le peintre français Henri Matisse, maître du fauvisme et de la couleur, a produit entre 1917 et 1941 une oeuvre plus intimiste, parfois décriée, mais néanmoins féconde, qu'expose du 9 juin au 20 septembre le Musée Thyssen-Bornemisza à Madrid.
L'exposition regroupe 70 tableaux, dessins et sculptures de Matisse (1869-1854), des portraits d'odalisques ou scènes de fenêtres avec vue sur la mer réalisés notamment à Nice (sud de la France), où il s'installa en 1917 à l'hôtel Beau Rivage, puis dans un appartement proche.
C'est une période plus "naturaliste et intimiste", qui fut "injustement décriée par les critiques avant-gardistes" au 20e siècle, selon qui le meilleur Matisse datait d'avant 1917, a noté lundi en présentant l'exposition Guillermo Solana, directeur artistique du Thyssen.
Matisse a été peu exposé en Espagne, mais compte parmi les "quatre ou cinq peintres du 20e siècle les plus appréciés du public espagnol", a précisé le responsable du Thyssen, un des trois grands musées madrilènes avec le Prado et le Reina Sofia.
Parmi les oeuvres présentées, provenant d'une cinquantaine de musées et collectionneurs privés, figurent la "Femme assise, le dos tournée vers la fenêtre ouverte", la "Liseuse au guéridon" ou encore un "Portrait de Marguerite endormie".
Matisse est toujours très apprécié des collectionneurs. Un de ses tableaux "Les coucous, tapis bleu et rose" a été vendu 32 millions d'euros, nouveau record mondial pour ce peintre, lors d'une vente aux enchères fin février à Paris.

Un visiteur de l'exposition "Matisse: 1917-1941", le 8 juin 2009 à Madrid
Matisse, avec Picasso, a été une des figures centrales de l’art moderne. Même si plus connu pour sa première étape avec le fauvisme, grâce à son usage des couleurs et son fluide original du dessin, le Musée Thyssen dédit une exposition à la partie centrale de sa carrière, la bouleversante période d’entre guerre (1917 et 1941) dans laquelle Matisse se réfugie à Nice fuyant Paris. Ceci supposa un avant et un après dans sa peinture grâce à l’isolement créatif et la lumière de la Côte d’Azur.

"Thèmes et variations ; Thème B : Variation 1" 1941, Henri Matisse
Fusain sur papier, 41 x 52 cm, Musée Fabre, Montpellier
Collection Paley ,1990
Publié par philippelamiral à 10:15:27 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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