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Mes peintures

Présentation

                                                                                        "L'arbre jaune" (89 x 116 cm)


http://www.artabus.com/lamiral  


 


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     ET MES  PEINTURES 


 


Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...


Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer. 




Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.


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Ma petite contribution...

A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes. 


 


http://www.artabus.com/lamiral 

GUiLLAUME BRESSON | 28 août 2009

 

"Sans titre" 2008, Guillaume Bresson, huile sur toile, 170 x 200 cm

 

Guillaume Bresson

Galerie Sorry we’re closed

Bruxelles ; Belgique
du 1er septembre au 31 octobre 2009


"Sans titre" 2007, Guillaume Bresson, huile sur toile, 41 x 33 cm


Immédiatement, à la vision des toiles récentes de Guillaume Bresson, jeune artiste fraîchement diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, reviennent en mémoire des souvenirs de la peinture classique, des œuvres de Nicolas Poussin et du Caravage, et de cette science de l’ordonnancement à laquelle la peinture a obéi pendant des siècles.
Un certain nombre de codes, ceux transmis autrefois par cette même École des Beaux-Arts dans laquelle Guillaume Bresson a fait ses classes, apparaissent avec force : composition savamment ordonnée autour de lignes de fuite et rôle de l’architecture dans la stabilité de la composition, «figures repoussoirs» disposées au premier plan pour asseoir la composition, clair-obscur soulignant le tragique de la scène, codification des gestes et des attitudes servant à l’expression des «passions», etc.
Ici le noir et le blanc ajoutent une note contemporaine, par la référence à la photographie qu’ils impliquent. Les forts clairs-obscurs feront immanquablement songer au Caravage, et à cette peinture entre deux mondes, entre nuit et jour, mal et bien, humain et divin.

Si Guillaume Bresson respecte en partie les codes de la peinture d’histoire, il n’aborde pas les mêmes thèmes, bien qu’on puisse admettre que les différentes scènes d’émeutes de banlieue forment une certaine vision de l’histoire contemporaine, dont elles font pleinement partie. Dans ces scènes en plein air, l’artiste met à profit son sens aigu de l’espace et du geste expressif, ainsi qu’un talent de dessinateur exceptionnel, dans une chorégraphie savante des corps.
La lumière sculpte les personnages et renforce les expressions ; l’emphase des gestes retrouve la « noble simplicité et la calme grandeur » par lesquelles le théoricien de l’art Winckelmann définissait au XVIIIe siècle l’art antique.

D’autres toiles présentent, avec un grand dépouillement, des décors de parkings souterrains, éclairés par une unique source de lumière blafarde, rendant plus choquantes encore les scènes d’agression représentées. On retrouve ici la volonté de chorégraphier les individus dans un éclairage tranchant, fortement contrasté, évocation des scènes de meurtre du Caravage et de cette fascination pour la violence que l’artiste semble partager avec le maître italien.
Le parking souterrain devient le lieu de la banalisation de la violence. L’angoisse provoquée par une petite toile, présentant de manière assez anodine une voiture garée dans un emplacement, dit toutes les peurs irrationnelles et la menace sourde, obtenue essentiellement grâce au jeu d’ombres et de lumières. Par ses toiles, représentations d’une dure réalité sociale, Guillaume Bresson renoue avec l’histoire de la peinture classique, dont les codes parviennent encore à prouver leur efficacité. Magali Lesauvage

Publié par philippelamiral à 06:59:10 dans EXPOSITIONS | Commentaires (4) |

RECHERCHE SPiRiTUELLE... Li Shuang | 27 août 2009

 

"Coeur et encens" Li Shuang, huile sur toile, 89 x 116 cm

"Je peins des dieux, des saints, des âmes, des femmes ordinaires, moi même parfois. Une recherche spirituelle, une recherche de la lumière au fond de chacun de nous. Cette lumière se reflète dans ces visages, dans nos visages".

Li Shuang

 

Sa peinture a été marquée par dix ans de répression pendant la Révolution Culturelle en Chine.

Persécutée par les gardes rouges, réduite au silence, emprisonnée pour un amour « illégal » pour un diplomate français…

Cet amour passionnel finira par triompher et la conduira en France, permettant une libre expression artistique. Malgré les blessures du passé, ses peintures n’expriment aucune rancœur.

Au contraire, les portraits de femmes traduisent un sentiment de force, de calme, d’équilibre et de sérénité.

Dans sa jeunesse, elle était inspirée par les maîtres occidentaux tels que Matisse, Picasso ou Manet. Mais très vite, elle s’affranchit des influences occidentales et se consacre à peindre l’évolution spirituelle de la Chine. La peinture de Li Shuang raconte à la fois sa propre histoire et celle de la Chine traditionnelle.

Sa volonté est de continuer le chemin des ancêtres.

Son univers impalpable traduit la pureté de l’âme, insaisissable et invisible. Li Shuang souhaite transmettre à chacun le sentiment d’amour universel. Elle poursuit une double quête : la recherche de soi-même et celle du divin. Ses racines féodales et chrétiennes l’interrogent sur le monde auquel elle appartient et la conduisent à créer une peinture spirituelle dans laquelle nous pouvons ressentir sa tristesse envers la Chine.

Li Shuang est très attachée à peindre la nature dans un cadre universel. Les créations de la nature, comme les fruits, les légumes ou les fleurs, qui reviennent de manière récurrente dans ses tableaux sont pour elle les œuvres du divin. Ainsi, inscrits dans un symbolisme nostalgique, les racines renvoient aux souvenirs ; les pommes traduisent en Chine la paix et la tranquillité, tandis que dans l’imagerie chrétienne elles font référence au péché originel ; les fleurs symbolisent la beauté, la bonté et la sensualité.

Autodidacte, Li Shuang nous fait partager son univers aux langages multiples et au style si particulier.
 
 

Publié par philippelamiral à 07:04:20 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) |

LI SHUANG OU LA RECONQUêTE PROGRESSiVE DE SOi MêME | 26 août 2009

 

 

"Fleurissez d'herbe flagrante" 2005, Li Shuang, huile sur toile, 99,5 x 80,5 cm

 

LI SHUANG ou la reconquête progressive de soi même   

Lieu Privatisé à Fontainebleau

du 20 août au 30 novembre 2009

"Sans titre" 2003, Li Shuang, huile sur toile, 150 x 120 cm

A l'occasion des trente ans de peinture de l'artiste Li Shuang, venez célébrer l'art contemporain chinois le temps d'une exposition.
Nous vous invitons à "voir" la parole d'une femme, riche d'une longue expérience, une oeuvre majestueuse sous le signe de l'élévation spirituelle.
Laissez vous porter, le temps d'un rendez vous privé, par son histoire et son œuvre.

Au sujet de l'exposition

Dans le cadre d'un événement célébrant les trente ans de peinture de Li Shuang, nous vous convions à parcourir l'intégralité de son œuvre, lors d'une exposition, qui se déroulera sur une période exceptionnelle de trois mois.
Ce sera l'occasion pour vous de découvrir un travail vivant, subtilement dénonciateur et passionné.
Cet événement se tiendra dans une résidence privée, aménagée pour l'occasion. La visite de l'exposition se fait uniquement sur rendez vous et après entretien avec l'organisateur de l'événement (A 50 km de Paris environ).

Au sujet de l’artiste

 

Li Shuang est née à Beijing (Chine) en 1957.
Elle vit et travaille à Paris depuis 1984.
C'est en considération des sphères, tant humaines qu' artistiques, que se laisse entrevoir ce qui est devenu l'Histoire d'une femme, avant même celle d'une artiste confirmée.

Li Shuang, c'est l'empreinte d'une peintre et d’un combat pour la liberté d'expression.
Plus particulièrement, un élément de son parcours atteste de cette force de conviction; lorsqu’elle se révèle en 1979 l'un des membres fondateurs voire emblématiques d'un mouvement totalement nouveau et Avant-gardiste: les "Etoiles" (Xing Xing).
Fameux groupe qui expose en contestant le parti unique et l'art officiel. Elle y trouve sa place, ceci parfois à ses risques et périls.
Il est vrai que l’épisode de l’emprisonnement de Li Shuang et de certains de ses protagonistes, tels que Ma Desheng, Wang Keping ou encore Huang Ri, pour avoir cru et défendu avec ferveur la philosophie du groupe les Etoiles, témoigne de la virulence du contexte politique de l’époque.
Aujourd'hui, forte de ces expériences, Li Shuang est une femme épanouie sur laquelle les aspérités du passé ne semblent n'avoir laissé de traces que positives.

Réfugiée dans l'art, elle aime jouer et démystifier les symboles.
C’est ainsi qu’avec une certaine désinvolture, elle utilise fréquemment le personnage du Grand Timonier comme figure de proue en y confondant particules de cynisme et de dérision.
Dans ses tableaux, elle crée l’inattendu en mêlant ce qui semble de prime abord inconciliable, c’est à dire puissance et sérénité.
En filigrane, tout compte fait, il en émane un travail précieux sur le portrait, l’autoportrait et la quête d’identité.
On voit dans ses peintures tour à tour des visages et bustes de personnages aux attitudes de méditation qui s’improvisent nos guides en plein cœur d’un voyage sans frontières ni tabous.
Ceux-là, intrigants ou simplement saisissants, captent notre regard comme pour mieux nous inciter à ne manifester aucune résistance à les suivre.
Ces corps féminins, épurés, aux bouches petites des portraits de Dam Tang, aux oreilles étrangement allongées faisant échos à celles des Bouddhas de Leshan, juste authentiques ; nous conduisent à pénétrer dans une dimension spirituelle sans retenue.
Finalement, ces personnages à l’allure anonyme n’en paraissent plus que familiers une fois les avoir découverts en décelant la part de mystère qu’ils renfermaient.

Publié par philippelamiral à 07:49:37 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

UN MONDE EN RESPiRATiON... Jean Bazaine | 25 août 2009

 

"Le grand arbre de la campagne - Arbres et plaines" 1947,

Jean René Bazaine, huile sur toile, 116 x 89 cm

 

 "Le jour lointain, où essayant de dessiner un arbre, je me suis aperçu que l'espace entre les branches n'était derrière que parce que nous le savions et pouvait aussi bien être devant, ou flotter dans l'espace, le monde a changé de forme, c'est devenu un monde en respiration, plus riche et plus insaisissable."

Entretien de l'artiste avec Jean-Pierre Greff Catalogue Bazaine. Dessins 1951-1988, musée Matisse, Le Cateau-Cambrésis, 1988

Bazaine travaille beaucoup d'œuvres pendant les années 1943-49 sur le thème de « l'arbre » à cause de sa ressemblance avec la figure mais surtout pour le changement qu'il opère dans sa perception de l'espace.

 
À partir de 1947-48, la figure disparaît peu à peu pour laisser la place à une trame de plus en plus serrée et dense de petites touches qui soulignent les vibrations de l'espace et de la lumière. Les bleus se font se font plus bleus, les rouges plus rouges.

Au tournant des années 1970, nouveau changement : la trame éclate pour embrasser dans un geste ample les rythmes sous-jacents, le plus souvent ascendants ou circulaires, qui engendrent et parcourent la toile.

Publié par philippelamiral à 08:02:05 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) |

MANièRE D' êTRE... Jean Bazaine | 24 août 2009

 

"Pierres, arbres, et plaine" 1952, Jean René Bazaine, huile sur toile, 89 x 116 cm

 

"La peinture est une manière "d'être", la tentation de respirer dans un monde irrespirable."

Jean Bazaine  - Extrait des Notes sur la peinture d'aujourd'hui

 

Jean Bazaine est né à Paris le 21 décembre 1904 et est décédé à Clamart le 04 mars 2001.

Illustre représentant de la Nouvelle Ecole de Paris, Jean Bazaine est célèbre pour sa peinture haute en couleur, d'où émanent poésie et spiritualité. Formé aux beaux-arts et à l'Académie Julian, le jeune homme s'initie tout d'abord à la sculpture auprès de Paul Landowski et à l'histoire de l'art à la Sorbonne. Proche de Bonnard, son oeuvre est présentée pour la première fois en 1932. Deux ans plus tard, le plasticien participe à la revue Esprit avant de concevoir décors et costumes pour divers spectacles de Maurice Jacquemont. C'est en 1941 qu'il organise 'Vingt jeunes peintres de tradition française', première exposition à Paris de la peinture d'avant-garde sous l'Occupation. Il réalise également une mosaïque pour le Sénat, et, conformément à la commande de Jack Lang, orne la station de métro 'Cluny-La Sorbonne' de lave émaillée, avant de créer l''Association pour la défense des vitraux de France' avec Manessier en 1976. Artiste éclectique, Bazaine illustre de nombreux dessins et lithographies les ouvrages de ses amis Guillevic, Queneau ou Tardieu, au cours des années 1970 et 1980. Exposé au musée national d'Art moderne de Paris en 1990, puis aux galeries nationales du Grand Palais et au musée du Luxembourg dans le cadre de l'exposition 'L' Envolée lyrique, Paris 1945-1956' en 2006, le peintre abstrait est aussi titulaire du Grand Prix national des Arts. S'il fait la part belle aux natures mortes et à la représentation humaine, son travail exalte avant tout l'eau, l'espace et la lumière, consacrant le talent d'une figure majeure de l'avant-garde française.

Publié par philippelamiral à 07:34:53 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) |

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