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Mes peintures

Présentation

                                                                                        "L'arbre jaune" (89 x 116 cm)


http://www.artabus.com/lamiral  


 


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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...


Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer. 




Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.


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Ma petite contribution...

A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes. 


 


http://www.artabus.com/lamiral 

MATiSSE ET RODiN | 22 octobre 2009

 

"Nu bleu IV" 1952, Henri Matisse

Papiers gouachés, découpés, collés sur canson blanc, 103 x 74 cm
Collection du musée Matisse de Nice

 

Matisse & Rodin

du 23 octobre au 28 février 2010

Musée Rodin
79, rue de Varenne
75007 Paris.

 

À l'automne prochain, le musée Rodin a le projet de confronter deux immenses créateurs qu'une génération sépare, Henri Matisse et Auguste RodinRodin domine l'art de la sculpture tandis que,  Matisse durant les dix-sept premières années du XXème siècle, où il est le contemporain de Rodin, introduit dans la peinture des révolutions décisives. L'histoire des rencontres et relations de ces deux artistes majeurs n'a jusqu'alors jamais été explorée.

      

 "Portrait d'Henri Rochefort" vers 1899, Henri Matisse, fusain

Collection du musée Matisse de Nice 

 

"Buste de Rochefort" 1884, Rodin, plâtre, Musée Rodin, Paris

L'exposition Matisse & Rodin proposera une réflexion sur ce que le maître du Fauvisme avait pu déceler en Rodin, sur ce que ses oeuvres peuvent nous dire des affinités, correspondances ou différences avec celles du grand sculpteur. Elle présentera au public une très grande partie de l'oeuvre sculpté de Matisse, aspect de l'oeuvre du maître qui n'a pas fait l'objet d'une présentation spécifique à Paris depuis 1975.

Cette exposition s'appuie sur les fonds du musée Matisse de Nice et du musée Rodin, tout en faisant largement appel à des collections publiques ou privées en provenance de France ou de l'étranger. Une version de cette exposition est présentée au musée Matisse de Nice du 20 juin au 27 septembre.

Quand Matisse et Rodin se rencontrent pour la première fois, en 1899, l'un a trente ans, l'autre soixante. Matisse vient montrer ses dessins au sculpteur et fait bien plus tard le récit de cette rencontre, et de sa déception devant la réaction du sculpteur, lui conseillant de faire des dessins plus léchés.

Cependant, le peintre a souvent mentionné le sculpteur dans ses propos, a acquis, tôt, l'un de ses plâtres et a eu pour sujets de prédilection, comme son aîné, des nus féminins, saisis dans l'intimité de l'atelier, dans des poses non académiques. Comme Rodin, Matisse, en tant que sculpteur, a toute sa vie préféré le modelage, l'usage d'un matériau éminemment malléable, à l'attaque de la pierre.

 

"Sans titre (danseuse)" 1931, Henri Matisse, crayon graphite
Centre Georges Pompidou

 

Dans le domaine des arts graphiques, on constate également une véritable parenté thématique et stylistique entre les deux artistes. Dès 1900, Matisse a pu voir les dessins de Rodin et connaître sa méthode de travail. Au tournant du siècle, la force libératrice dont Rodin fait preuve dans ses dessins, la liberté avec laquelle il traite la figure, ont eu sur les artistes plus jeunes un effet considérable, demeuré largement méconnu.

Par une sélection d'œuvres précises, l'exposition Matisse & Rodin a pour ambition de montrer, à travers un parcours thématique, les parallélismes et divergences dans l'oeuvre sculpté et graphique des deux maîtres.

Elle a pour projet d'explorer la sculpture et le dessin de Matisse, et à partir de l'art de Matisse de  jeter un nouveau regard sur Rodin. Elle devrait mettre ainsi en évidence  les champs nouveaux ouverts par le sculpteur, annonciateurs de certaines des voies empruntées par Matisse.

 

Publié par philippelamiral à 07:17:11 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

KiSHiN SHiNOYAMA, TOKYO NUDE | 21 octobre 2009

 

 "From the book accident1/ water fruit" 1991, Kishin Shinoyama, photographie 

 

Kishin Shinoyama

Tokyo Nude

10 oct.-07 nov. 2009

Paris 13e. Galerie Jousse entreprise

 

"The birth" 1968, Kishin Shinoyama, impression jet d'encre, 80 x 80 cm


Kishin Shinoyama utilise un miroir transcendant, le nu, pour fixer les désirs d'une société et d'une époque. Ses clichés conjuguent vulgarité, humidité, pureté et sophistication.

Ne regardez pas le premier plan, il n'est qu'alibi.
Un alibi pour ouvrir le regard.
Sur notre temps.

Depuis cinq décennies, Kishin Shinoyama capture l'époque et crée la controverse. En tout temps, les nus de Kishin ont provoqué un séisme. Né à Tokyo et Tokyoïte jusqu'à la lueur de son regard, Shinoyama poursuit sa quête. Il sonde, il fouille. Se fait miroir de sa propre mégapole. Traduisant sa transformation, sa mutation.

«Pour exprimer Tokyo, sa contemporanéité, il faut y poser une femme nue. Ici, le modèle au premier plan est inorganique. On ne sait pas si c'est un humain ou un répliquant. En posant un sujet improbable dans un lieu précis, on provoque une permutation qui permet de discerner l'évidence que l'on ne discernait pas jusque-là. On saisit le coeur de cette ville que l'on côtoie de trop près chaque jour.».

Shinoyama vient de publier un nouvel opus. «Nude by Kishin», 500 pages de photographies de nus, 50 années de travail. On y découvre ses premiers clichés pris quand il était étudiant jusqu'à sa toute dernière série. Une palette fulgurante de nus dans un ordre aléatoire. Une explosion. En avant première, la Galerie Jousse Entreprise présente «Tokyo Nude».

«Cette exposition, ainsi que le livre n'ont rien d'une rétrospective, ni d'une nostalgie par rapport à un travail passé. Ici, le nu n'est plus nu». Vulgarité, humidité, pureté et sophistication se conjuguent. Ce cumul démesuré outrepasse le sujet du nu. «C'est pour cela que j'appelle ma nouvelle série «No Nude»». Rare et singulier climat d'intensité. Un challenge à la définition traditionnelle du nu. Shinoyama utilise un miroir transcendant, le nu, pour fixer les désirs d'une société et d'une époque. L'objectif est plus véloce que la parole.

Le parcours artistique de Kishin Shinoyama, célèbre pour son cliché mythique du baiser de John Lennon et Yoko Ono, est loin d’être celui d’un ancien photographe publicitaire à vocation de paparazzi haut de gamme. Les différents univers expressifs de l’artiste japonais que Jousse Entreprise expose aux deux galeries de la rue Louise Weiss sont à des années-lumières de l’Ascot Mansion.
Vent de nostalgie au numéro 34 : les clichés noir et blanc de ‘The Birth’ (1968) et ‘Death Valley’ (1969) nous propulsent au coeur d’un paysage aride, lunaire, peuplé de danaïdes nues en osmose avec le cadre (sur)naturel. Le style reste proche de celui d’un vidéo-clip pop des sixties, avec modèles à coiffures glamour déambulant dans des mises en scène minimalistes invraisemblables. ‘Twin’ (1969) pousse cette volupté à son comble en affichant les formes épurées de corps entrelacés dans un jeu de clair-obscur. Une esthétique du sensualisme qui parvient à convaincre nos regards contemporains, ce qui relève de l’exploit vu le nombre de réclames qui nous saturent au quotidien avec ce genre de recette.
Au 24, place à l’ordre et au chaos du ‘Shinorama’ (1984-1990), série de vues panoramiques de Tokyo et de ses habitants. L’artiste exhibe des monticules de déchets dominant l’horizon urbain, des attroupements de foules dignes d’un ‘Où est Charlie ?’, des armées d’écolières en rang militaire, ou encore une équipe de sumotoris tatoués dont les visages se démultiplient sous nos yeux déroutés. La diversité de la ville anonyme est ainsi explorée à travers la tension entre tradition et frénésie postmoderne. Cette esthétique nette aux couleurs vives, évocatrice de celle du panneau publicitaire, s’avère plus saisissante que les photographies de 1968-1969. Les néons du kaléidoscopique ‘Nude’ (1990) semblent singulièrement captivants. Jamais nos affiches d’arrêt de bus n’ont fait preuve d’une telle intensité poétique : Shinoyama est un chantre de l’instantané. Un régal. Tania Brimson

Publié par philippelamiral à 07:06:59 dans EXPOSITIONS | Commentaires (2) |

RODNEY GRAHAM, ARBRES iNVERSéS | 20 octobre 2009

 

"Tree, ponderosa pine II" 1991, Rodney Graham
photographie cibachrome, 219 x 177,5 cm
Collection FRAC Poitou-Charentes

Flirtant avec la philosophie, la sociologie, l'histoire et la psychanalyse, les œuvres de Rodney Graham, (films, vidéos, photographies, maquettes, livres ou partitions musicales) interrogent la façon dont on perçoit, dont on reçoit l’art, et plus généralement comment se construit et se transmet une culture.

Sur un mode rigoureusement conceptuel, ses œuvres analysent les structures formelles et narratives de différents médias (photo, vidéo, édition, etc.) pour mieux en saper les fondements, contestant ce qui fait figure d’autorité, de tradition et de convention.

L’arbre désigné ici en toute objectivité par son essence botanique est un élément récurrent du travail de l’artiste. Symbole et image universels, reconnaissable de tous, l’arbre figure ici l’idée de nature et renvoie à une prise de conscience réellement écologique. L’image inversée est aussi l’image première de la photographie et vient rappeler le principe de la chambre noire : de la camera obscura (où comme sur la rétine, l’image s’imprime la tête en bas, le cerveau humain la restituant ensuite à l’endroit). Signe universel, il est aussi ici celui de la photographie et marque les tensions qui l’occupent entre sa capacité à faire image et sa fonction de constat de la réalité.

 

Rodney Graham


Arbres inversés


05 sept.-31 déc. 2009


Château de Chaumont-sur-Loire

Chaumont-sur-Loire


"Ponderosa Pine II" 1991, Rodney Graham
Photographie couleur, 234 x 190 cm.
Collection Belgacom Art

Rodney Graham 

Né en 1949 à Abbotsford (Canada), Rodney Graham a étudié l'histoire de l'art à l'Université de Colombie-Britannique et à l'Université Simon Fraser de Vancouver, ville où il vit et travaille aujourd'hui. Principalement connu pour ses oeuvres conceptuelles, il est aussi écrivain, compositeur et sculpteur.

Dès le début des années 80, il expose en Amérique du Nord et en Europe. Il a participé à la Documenta IX de Kassel en 1992 ainsi qu’à la Biennale de Venise l’année suivante où il représentait le Canada.

En 1999, une exposition importante lui est consacrée à la Kunsthalle de Vienne.

Connu surtout pour ses performances et ses films conceptuels, Rodney Graham a élaboré une oeuvre rigoureuse sur le plan intellectuel et abordant tous les registres de la création artistique, jusqu’à la musique et même à l’écriture.

Dans un autre domaine, la série des « Cedar Tree » se compose de photographies de troncs d’arbres à l’envers, aux teintes sépia.

Vision d’un monde inversé, ces photographies répondent à cette évidence que le monde n’est pas tel que nous l’imaginons ; avant que notre cerveau ne rétablisse, dans une rotation à 180°, le sens de l’image qui se forme sur notre rétine, celle-ci, comme dans une ‘camera oscura’, s’imprime à l’envers.

Les oeuvres de Rodney Graham, (films, vidéos, photographies, maquettes, livres ou partitions musicales) interrogent les dispositifs de perception de l’art. Sur un mode rigoureusement conceptuel, elles analysent les structures formelles et narratives des différents médias pour mieux en saper les fondements. 


Arbres inversés

Après avoir produit une exposition commune avec Harun Farocki au Musée du Jeu de Paume au printemps 2009, Rodney Graham présente au Château de Chaumont-sur-Loire, une série de photographies.

  

"Welsh Oaks (#1) " 1998, Rodney Graham, photographie

Suite d e7 Photographies en noir et blanc, 121.9 x 91.4 cm



Ses arbres inversés sont comme suspendus dans le paysage, en lien avec l'interrogation de l'artiste sur les dispositifs de perception de l'art.
Symbole et image universels, l'arbre figure ici l'idée de nature et d'une nécessaire prise de conscience écologique.
L'inversion est aussi l'image première de la photographie et vient rappeler le principe de la chambre noire, de la camera obscura.

Depuis le milieu des années 1970, Rodney Graham réexamine certains fondements de la culture occidentale.
Son oeuvre est intelligemment paradoxale, reposant sur un étrange amalgame de rigueur et de mélancolie, d'humour et d'érudition, de cohérence et d'éclectisme.

Répétition, citation, mise en abîme sont les stratégies qu'il utilise tant au plan formel que psychologique et philosophique.
Ces stratégies d'appropriation et d'altération concourent à l'élaboration d'une oeuvre profondément originale et personnelle.

 

"Jericho Beach Tree, Winter" 2007, Rodney Graham
Photographie couleur, 180,3 x 226 x 7,6 cm
Edition de 3 et 1 épreuve d’artiste
Collection Paulo Jorge Marques Simões Santo

 

Publié par philippelamiral à 07:02:08 dans EXPOSITIONS | Commentaires (2) |

DAViD LEFEBVRE, DANS LE DéSORDRE | 19 octobre 2009

 

"Carré blanc" 2008, David Lefebvre, huile sur toile, 116 x 90 cm

 

David Lefebvre
Dans le désordre
05 sept.-25 oct. 2009
Paris 3e. Galerie Zürcher

Adepte de la «Basse def» grenobloise, David Lefebvre semble en tout cas avoir trouvé la formule d'une peinture figurative à base d'huile liquéfiée, de teintes caustiques, de sujets prosaïques, de dégoulinures assumées, de transparences révélant coquettement les coulisses de l'exploit.
Ici, pas de trompe-l'œil: les traits de crayon, les couches cachées, les traces de mise au carreau sont équivalentes au reste. D'où, peut-être, une certaine impression d'inachevé.

"Nescafé" 2009, David Lefebvre, huile sur toile, 116 x 89 cm
 

L'aspect désenchanté de certains tableaux de David Lefebre s'explique autant par leur trivialité thématique que par leurs conditions de production. Ce matérialisme volontiers exhibé a d'ailleurs été perçu comme le signe de la modernité de ce travail et de la démarche de l'artiste.

Le désordre apparent de l'accrochage automnal suit en fait deux idées précises qui apportent de la cohérence à l'affaire. D'une part, David Lefebvre a limité son territoire à un corpus d'images provenant du blog d'une jeune inconnue. De l'autre, l'héroïne ayant, pour des raisons de (relatif) anonymat, dissimulé son visage derrière un rectangle blanc, ce motif défiguratif, ou a-figuratif, ce «simple» signe, si vous voulez, est devenu, par la force des choses, le sujet principal de la nouvelle série du peintre. Un signe, disait Isidore Isou, se voit comme le nez au milieu de la figure de l'art.

Du coup, cette retouche ou, si l'on est optimiste, cette «ouverture» contamine la toile dans son ensemble. Presque toutes les œuvres exposées sont ainsi détournées par ce punctum, dans divers contextes ou situations.
Lorsque, par exemple, la jeune femme lève le bras pour tirer sur une branche d'arbre dans son jardin; lorsque la coquine en minijupe et bottes de cuir est assise sur un muret de briques rouges; lorsqu'elle réalise avec son camarade de jeux un reportage radio (voir les deux microphones de type Lem DO 21); lorsqu'elle se promène en short au bord de l'eau, sous un pont en béton pur; lorsque, le cabas à la main, elle se dirige vers un marché provençal, fièrement, en claquettes...

Mais on retrouve le leitmotiv du carré blanc sur fond coloré également dans des paysages de pavillons, de villas cossues, de champs pâteux vangoghiens, sans la moindre présence humaine, donc sans nécessité réelle...
De même, lorsque la jeune femme, vêtue d'une robe grise, chaussée de derby bicolores comme ceux de Fred Astaire, les genoux en dedans, est décadrée et qu'il est de toute manière impossible de l'identifier, le peintre trouve tout de même le moyen de caser son motif qui a la taille (et la fonction contraire) d'un badge.

Nous avons été sensible, par ailleurs, au grand format horizontal présentant deux jeunes femmes en train de petit-déjeuner à la terrasse d'un café. Celle de gauche a les yeux fermés, absorbée par la dégustation de sa viennoiserie. Celle de droite a les yeux fixés sur l'horizon lointain, elle tient à la main un mug à la gloire d'une multinationale suisse spécialiste ès ersatz. Ici, on n'a pas droit au rectangle de rigueur. C'est le visage en son entier de la jeune fille qui est blanc, vierge, livide, comme celui d'une morte.

Lassé ou pressé d'en finir, l'artiste a achevé son sujet. Et laissé la peinture en plan. Nicolas Villodre

Publié par philippelamiral à 07:20:13 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

POP LiFE, ART iN MATéRiAL WORLD | 18 octobre 2009

"Made in Heaven" 1989,  Jeff Koons, lithographie sur papier sur toile, 318 x 691 cm, détail

Superstar de l'art contemporain, multimillionnaire, l'Américain Jeff Koons est souvent qualifié d'empereur du kitsch à cause de ses détournements d'icônes de la culture pop, de Michael Jackson à Mickey Mouse.
Dans "Jeff Koons : un homme de confiance" un documentaire réalisé en 2002, Koons revient sur un passage controversé de sa carrière, la série "Made in Heaven", entamée en 1989 dans laquelle il se met en scène avec sa femme à l'époque, l'actrice porno Ilona Staller, alias La Cicciolina.

Si la notoriété de Jeff Koons dépasse les limites du monde de l’art, c’est parce qu’avec des œuvres telles que le monumental Puppy qui monte la garde devant le Guggenheim Museum de Bilbao ou la série Made in Heaven, croisement de baroque et de hardcore, il a su briser la glace entre l’art contemporain et un public large.


La sculpture  de la serie Made in Heaven de Jeff Koons à l'exposition,de Pop Life, Art in Material World au Tate Moderne

Ilona Staller, alias La Cicciolina est née en 1951 à Budapest en Hongrie.
Jeff Koons est né en 1955 en Pennsylvanie aux Etats-Unis.
A eux deux un enfant, Ludwig, né en 1992.

La fameuse série « Made In Heaven » (1989) met en scène le couple narcissique dans (presque) toutes les positions du Kama-Sutra. Koons se sculpte muscles saillants et dessine à La Cicciolina une bouche pulpeuse et des fesses parfaites.

Provoquer le scandale, notamment par le recours à la mise en scène pornographique de sa propre personne, est sans doute l'intention de Jeff Koons, lorsqu'il se met en scène avec son épouse, la Cicciolina, dans une série de photos et de sculptures, Made in Heaven, même si l'artiste américain prétend avoir ici voulu rendre hommage à Boucher et Fragonard et aux libertins du XVIIIe siècle.

Pop Life Art in a Material World

Tate Modern - Londres, Angleterre
 
Du 1 Octobre 2009 au 17 Janvier 2010

 

Que ceux qui craignent que l’importance de la scénographie prenne le pas sur le contenu de nos expositions se rassurent : à voir les pratiques anglaises, on s’aperçoit qu’en France, on confond scénographie et accrochage. L’exposition "Pop Life" à la Tate Modern en est un très bon exemple : un parcours original et vivant, qui évite cependant de tomber dans le pur entertainment. Partant de l’aphorisme d’Andy Warhol "Good business is the best art", l’exposition s‘attache à présenter des artistes ayant construit leur propre marque, à travers leurs oeuvres (Murakami), leur personnalité (Warhol) ou les deux (Jeff Koons). Certains ayant créé de véritables univers, la scénographie a le bon goût de les reconstituer entièrement : on traverse ainsi le Pop Shop de Keith Haring, ouvert par l’artiste à New York en 1986, la série sexuellement très explicite "Made in Heaven" de Jeff Koons, ou les oeuvres littéralement éblouissantes de Damien Hirst. Même si la présence de certains travaux ne souligne pas toujours clairement le propos, comme le cheval mort de Maurizio Cattelan ou les travaux de Cosey Fanni Tutti, le parcours a le mérite, au minimum, d’ouvrir de nombreuses pistes de réflexion sur les différentes stratégies employées pas les artistes : tantôt purement commerciales avec des produits dérivés (Haring, Murakami), ou jouant sur les rapports entre l’art et le marché (Hirst, Warhol), entretenant une auto-mythologie (Turk, Emin, Cosey, Kippenberger, Fraser) ou manipulant les médias dans leur propre intérêt (Piotr Uklanski). Une exposition définitivement pop qui elle aussi, maîtrise bien les ficelles du divertissement. Dans le bon sens du terme. Emilie Trochu

 

"Good business is the best art" déclara un jour Andy Warhol avec insolence. Avec l'exposition "Pop Life", la Tate Modern examine comment les artistes, depuis les années 1980, ont cultivé leur personnalité publique comme un produit et ont composé un cocktail explosif de publicité, de commerce et de glamour pour construire leur propre marque. Démarrant par le grand-père du pop, Andy Warhol, le parcours inclut la série méconnue de Jeff Koons, "Made in Heaven" et son lapin inoxydable, un déploiement de pastilles peintes par Damien Hirst (record des ventes aux enchères 2008) et une reconstitution du magasin de Keith Haring, Pop Shop à New York. On y trouvera également des oeuvres de Richard Prince, Martin Kippenberger, de quelques Young British Artists, ainsi qu'une nouvelle commande de Takashi Murakami.

La serie Made in Heaven (1989), intégrant de grandes photographies et des sculptures, est un témoignage des actes sexuels partagés avec l'étoile porno Italienne Cicciolina, avec qui il s'était marié. Non sans un scandale cette série s'est exhibée à la Biennale de Venise en 1990.

Publié par philippelamiral à 09:46:06 dans EXPOSITIONS | Commentaires (3) |

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