"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
"L'homme invisible" 2007, Philippe Perrot
Huile et antiseptique sur toile, 80 x 100 cm
Les peintures de Philippe Perrot rassemblées ici ont été réalisées durant les dix dernières années. Elles sont avant tout caractérisées par leur homogénéité stylistique : couleurs criardes, aplatissement de l’image, bouleversement de la perspective, superposition de scènes et d’éléments disparates, brouillage des contours, mélange des huiles et des aquarelles avec des désinfectants médicaux (bétadine, éosine)…
Les tableaux de Philippe Perrot, tels des micro-récits picturaux « explosés », interpellent notre regard et notre imagination à la manière des plans séquence d’un film surréaliste. S’il est difficile de comprendre ce qui se passe dans ces scènes, il est possible d’en deviner ou d’en interpréter le contenu, comme lors du réveil, lorsque nous tentons d’expliquer nos propres rêves. Qui sont ces personnages si monstrueux et familiers à la fois qui semblent s’écraser sur la surface des tableaux/écrans ? Que signifie tous ces objets qui flottent autour d’eux, pourquoi ces taches de couleurs acides, violentes ?
Des hommes blessés, des femmes à moitié nues, des corps défigurés, désintégrés et informes cohabitent avec des poissons et des oiseaux. Ils engorgent des courgettes, jouent avec des allumettes ou des objets phalliques, le tout sans autre explication que celle qui nous est livrée par un titre souvent énigmatique : Joystick, ta mère n’est pas ta mère, La pipe : mamie attend un bébé, Baignade la nuit par crainte du jour… Les oeuvres de Philippe Perrot sont autant de représentations d’états d’âme, de visions complexes et télescopiques issues d’hallucinations quotidiennes, que de secrets de famille soigneusement refoulés. V. Th.
Publié par philippelamiral à 08:15:06 dans PERROT Philippe | Commentaires (1) | Permaliens
"Rouge, blanc, bleu" 1980, Robert Malaval
Acrylique et paillettes sur toile, 150 x 150 cm
"Je me suis mis à peindre comme on fait des chansons : je joue un dessin, je le chante"
Robert Malaval

Robert Malaval est un peintre autodidacte né à Nice en 1937 et mort à Paris en 1980, ce dandy magnétique a bâti son oeuvre au diapason de la culture rock.
À l'âge de 16 ans, il découvre la peinture, notamment celle de Van Gogh et le mouvement surréaliste. Il entame un séjour « initiatique » à Paris en 1956. À son retour, pour des raisons idéologiques (« le retour à la terre »), il s'installe à la campagne.
En 1961-1962, les Carnavaliers de Nice inspire Robert Malaval. Dans ses œuvres apparaissent des reliefs de papier encollé. Cette technique conduit Robert Malaval a réalisé une série d’œuvres qu’il intitule des Aliments Blancs. Cette œuvre est accompagné par des sons qu’il réalise lui même. Toutes ses œuvres sont accompagnés d’une musique rock. Il est l’un des seul artiste à avoir pris en compte la culture rock dans son travail.
En 1965, il entreprend un cycle de sculptures et reliefs comme Rose-Blanc-Mauve. Sa sculpture La Dormeuse, moulage de corps en polyester stratifié, prolonge son travail de mise en volume sur l’aliment blanc. Sa série l’Aliment Blanc, qui donnait à voir au spectateur une atmosphère calme, annonce les angoisses profondes de l’artiste.
Il réalise plusieurs travaux avec des dessins à l’encre, de l’écriture, de la bande dessinée, des graphismes méticuleux, de l’humour, de la poésie, des taches et du collage.
A partir de 1969, il abandonne le relief et commence à utiliser de nouvelles techniques. Il fait naître une série d’empreintes réalisées par des pochoirs déterminés par un modèle vivant, à même la toile. L’emploi du pochoirs et du pistolets permet à Robert Malaval d’appliquer l’acrylique sur la toile.
En 1970-1973, il écrit un livre sur les Rolling Stones mais ne trouve pas d’éditeur.
En 1973, l’artiste accueille un nouveau matériau, les paillettes. Il l’utilise d’abord comme simple pigment puis l’utilise comme matière qui devient sujet du tableau. Le fond noir de ses œuvres, qui symbolise son vide intérieur, met en relief le mouvement et l’éclat des paillettes. Sa série Poussière d’étoiles devient l’écho de la brièveté de la vie de l’artiste.
Robert Malaval se penche ensuite sur des dessins pointilleux, des objets déformés et des petits tableaux en relief qui laisse apparaître un mal-être, un vide, une impression d’insuffisance dans la vie de l’artiste.
L’humeur de Robert Malaval influe beaucoup sur son travail. Quelque peu ombrageux, il produit des œuvres jugées glauques, des sculptures "agressives".
Durant les années 1970, Robert Malaval se dévore lentement. Entre alcool et drogue, il pousse son corps aux extrémités physiques et mentales.
À partir de 1977, Robert Malaval qui s’ennuie de l’habitude, la répétition décide de s’intéresser à l’inconnu, la rencontre inattendue.
Après quelques expositions dans les musées et les galeries, il s’installe à Carrières sur Seine avec des amis musiciens en 1978.
À 43 ans, il réalise son dernier travail Carte postale du fantôme après une dernière performance à la Maison des arts et de la culture de Créteil, "Peintures-Express".
En 1980, sa personnalité multiple, son désir constant de se surprendre lui même et de se réinventer, le mène à se suicider d’une balle dans la bouche dans son atelier parisien, qu’il appelle son « bunker », au 15 rue du Pont Louis-Philippe. Il laisse derrière lui une prolifération de matière et un foisonnement de couleurs qui plonge le spectateur dans l’univers d’un destin tragique.
Publié par philippelamiral à 08:00:18 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Sans titre" 1989, Bernard Piffaretti, acrylique sur toile, 192 x 198 cm, Frac Franche-Comté

"Sans titre" 1984, Bernard Piffaretti, acrylique et huile sur toile sur toile, 188 x 187 cm
Collection du Frac Franche-Comté
Le Frac Franche-Comté possède à ce jour deux tableaux de Bernard Piffaretti réalisés dans des périodes assez significatives pour qui veut comprendre et les sources et l’évolution de son travail. On a coutume, aujourd’hui d’identifier Piffaretti, au moins sur le plan visuel, comme le peintre de la duplication. Celui qui, après avoir séparé sa toile en deux moitiés par une ligne verticale, peint une partie puis la reproduit approximativement sur la partie restante. Tantôt il commence par la droite, tantôt par la gauche. Cette méthode, il l’applique systématiquement depuis 1986. Le tableau de 1989 en est un exemple. C’est un grand format qui utilise assez librement le motif de la grille, faisant jouer malicieusement les barres de motif avec la barre verticale dans la reprise du même vert pâle. L’amateur de catégories ne manquera pas d’y voir une peinture abstraite. En fait, toutes les peintures de Piffaretti sont «abstraites», y compris celles où apparaissent des figures identifiables. «Abstraites» parce que leur sujet ne provient jamais de la nature et du réel mais bien de l’esprit c’est-à-dire de la peinture. Cette méthode a produit une infinie variété de tableaux et chaque peinture est un pied de nez à ce préjugé qui veut que la méthode engendre la monotonie. Plus tard, l’artiste surprendra encore en produisant quelques pièces qu’il nomme Inachevé, parce que seule une moitié a été peinte. Il réalise également des dessins «après tableau», rejetant ainsi l’idée d’esquisse au profit d’un outil de mémoire, d’un relevé, report d’une œuvre elle-même fondée sur cet autre report qu’est la duplication.
Ce qu’il appelle la «duplication comme méthode» ne s’est pas imposée d’un coup. Si 1986 peut être considérée comme l’année de son adoption définitive, on en trouve des exemples dans des œuvres antérieures, soit strictement sous cette forme, soit plus librement dans une organisation bipartite de l’espace. Dès sa sortie des Beaux-Arts de Saint-Étienne, il n’a de cesse de prendre ses distances vis-à-vis d’un expressionnisme abstrait qui, outre son épuisement historique, n’aurait été qu’une réaction crispée à la déferlante figurative du début des années 80. À l’inverse, ce que Piffaretti cherche à poser, reprenant là certaines pistes ébauchées par BMPT, mais séduit également par l’activisme d’un John Armleder, c’est la peinture comme fait. Une peinture sans qualité particulière et sans héroïsme ; sans subjectivité. Une peinture qui n’affiche d’autre processus que l’expérience du temps. Une peinture de la durée en effet, plus encore sans doute que de l’espace. Ce souci, on le perçoit dans la toile de 1984, une œuvre d’un seul tenant où cependant la surface se divise dans une tension entre horizontales et verticales, annonçant là, malgré quelques relents de fougue encore indomptée, la voie qu’il ne va pas tarder à emprunter, celle de la mise à plat des principes mêmes de la peinture, celle, pour reprendre l’heureuse expression d’Inès Champey, d’une «abstraction sans regrets ni progrès». Car, à partir de 1986, Bernard Piffaretti ne peindra plus de tableaux récents. Jean-Marc Huitorel
Publié par philippelamiral à 07:18:53 dans PIFFARETTI Bernard | Commentaires (1) | Permaliens
"Sans titre (la tête à Toto)" 1991, Bernard Piffaretti, acrylique sur toile, 196 x 149 cm
Collection F.R.A.C Bourgogne
Les peintures de Bernard Piffaretti s’identifient visuellement de façon très évidente et immédiate en ce qu’elles consistent en la duplication souple sur une moitié de la surface de ce qui a été peint sur la moitié originelle. Tantôt le peintre commence par la partie droite, tantôt par la partie gauche. Un trait vertical sépare les deux surfaces. Ce faisant, Bernard Piffaretti règle la moitié des problèmes et des questions qui torturent les peintres d’aujourd’hui, et en tout premier lieu le crucial « Quoi peindre ? ». Mais la moitié seulement.
Cette marque de fabrique, quand bien même l’artiste voit dans la duplication le cœur vivant de son activité, ne doit cependant pas occulter les qualités variées et très ouvertes d’une œuvre qui apparaît à la fois définitivement fixée (depuis 1984) et en constant renouvellement. Cette peinture « sans qualité », comme il le dit parfois, ayant digéré l’héritage de l’abstraction comme de la spécificité moderniste, et outre ses clins d’œil à l’appropriationnisme, réintroduit la notion de temporalité, plaçant ainsi la peinture dans une perspective performative où on ne l’attendait plus guère. Plus qu’un style, il y a une signalétique Bernard Piffaretti. D’un tableau à l’autre, en effet, tout ou presque change et prend le contre-pied du précédent : les couleurs, les motifs, l’organisation de la surface. C’est précisément cette tension entre une règle établie et le jeu qu’elle permet qui constitue la force et l’extrême vitalité du travail.
Dès l’adoption du principe de duplication, Bernard Piffaretti a cessé d’intituler ses tableaux, à l’exception de ceux qu’il appelle Inachevés du fait que l’une des parties est restée vierge. Celui que possède le Frac de Bourgogne, on l’a très naturellement baptisé « la tête à Toto ». C’est un bon exemple de ce qu’on peut appeler l’aventure du tableau. Le projet, on s’en doute, n’était pas de peindre la tête à Toto. Le tableau avait démarré par un fond vert où l’artiste avait ménagé un cercle en réserve (blanche). Puis la juxtaposition de signes qu’il utilise volontiers, un cercle plus petit, un +, un – (notez que = est la duplication horizontale de –) a fini par opérer la bascule et le tableau s’en est allé tout benoîtement vers la tête à Toto. C’était là son inclination et sans doute son destin. Comme tous les tableaux de Bernard Piffaretti, il est à la fois très significatif et très singulier. Jean-Marc Huitorel
Publié par philippelamiral à 08:24:47 dans PIFFARETTI Bernard | Commentaires (1) | Permaliens
"Sans titre" 1980, Robert Malaval
Huile et paillettes sur toile, 100 x 100 cm
Robert Malaval
Rétrospective exceptionnelle
13 juin-25 oct. 2009
Musée des beaux-arts d’Angers
Robert Malaval refusait la répétition, réalisant tous les quatre ans une nouvelle série. Une rétrospective de son oeuvre est donc synonyme de variété. La seule constante que l'on trouve dans son travail est son attachement à la musique rock.
Rétrospective exceptionnelle
Pour la première fois à Angers, le musée des beaux-arts accueille plus d'une centaine d'oeuvres de Robert Malaval. Cette rétrospective exceptionnelle présente des œuvres — peintures, dessins, sculptures — en provenance de collections particulières, des musées français — le centre Georges Pompidou, les musées de Nice, Dunkerque, Chartres. Les galeries ou anciennes galeries avec lesquelles Robert Malaval a collaborées sont également bien représentées, notamment celles d'Alphonse Chave, Yvon Lambert, Daniel Gervis, Pierre Nahon ou Baudoin Lebon.
Bas-reliefs, peintures et paillettes .
L'exposition retrace son parcours en six séquences chronologiques. La première salle présente Les Aliments blancs (1961-1964), faits de papier mâché, de protubérances, de bas-reliefs et d'interventions sur des objets et des meubles, puis un autre espace est consacré à la période Rose-Blanc-Mauve (1965-1969), œuvres plus picturales avec usage de la peinture acrylique réalisées à partir d'un pistolet aérographe.
Le parcours se poursuit avec des œuvres fraîches et joyeuses des périodes Eté pourri-peinture fraîche (été 1972) et Multicolor, suivies par la série Poussières d'étoiles (1974), qui marque le début de son utilisation très libre des paillettes. Les deux dernières salles présentent les œuvres de la série Kamikaze, Pastel Vortex et celles réalisées à Créteil.
Le goût de la rupture.
Robert Malaval est né en juillet 1937 à Nice et meurt brutalement à Paris en août 1980. Autodidacte, il découvre la peinture vers l'âge de 16 ans et se prend de passion pour ce mode d'expression. Son premier contrat est signé avec la galerie Alphonse Chave où il réalise son premier Aliment blanc. Mais l'œuvre de Malaval est faite de ruptures. Guidé par son refus de la répétition et sa remise en cause du cloisonnement des arts, il s'exprime aussi bien par la peinture, le dessin, l'écriture, que par la musique. L'utilisation des paillettes à partir de 1973, disposées par de grands gestes sur la toile, apparaissant et disparaissant au gré des jeux de lumière et du mouvement du spectateur, illustre sa quête de changement, d'instabilité et d'incertitude.
Supprimer les frontières.
Malaval est un des seuls artistes à avoir intégré totalement la culture rock dans son travail. C'est justement dans la confrontation de la musique et de l'art que le décloisonnement est le plus abouti. Au milieu des années 1960, notamment avec ses Pastels Vortex, le rock devient véritablement le moteur de sa pratique plastique. Il peint comme le musicien écrit sa partition. « J'ai eu envie de faire des toiles qui soient aussi rapides, aussi instantanées que la musique (...). Je me suis mis à peindre comme on fait des chansons, je joue un dessin, je le chante ». Malaval veut peindre comme on monte sur scène, ainsi en 1980, il crée l'événement en peignant en public dans le cadre de son exposition Attention à la peinture à la maison de la culture à Créteil. En supprimant la frontière entre l'atelier et le lieu d'exposition, il remet en cause les modalités de présentation de la peinture et l'image de l'artiste. Il se suicide le 8 ou 9 août de la même année.
Publié par philippelamiral à 07:13:49 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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