"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
"Séance de pose avec Lucienne Bernard" 1946, Hélène Adant, photographie, Villa Le Rêve, Vence
Fonds Hélène Adant, Bibliothèque Kandinsky, centre de documentation et de recherche, Centre Pompidou, Paris.
Les photographes de Matisse, nouvelles acquisitions
Les photographies de Matisse à Tahiti
30 octobre 2009 - 18 janvier 2010
Musée Matisse de Nice
Comme chaque année à l’automne, le musée Matisse met en valeur son fonds photographique, riche témoignage de la vie et de l’œuvre du peintre.
L’exposition est présentée du 30 octobre au 18 janvier 2010 en deux parties : Les photographes de Matisse, nouvelles acquisitions - Les photographies de Matisse à Tahiti.
La première partie met en valeur les nouvelles acquisitions du musée. Elles se composent de vingt-trois photographies, -originaux, tirages modernes, contretypes, contretypes reproduits par digigraphie -, réalisées par de grands photographes comme Hélène Adant, Friedrich Wilhelm Murnau, Marc Lenoir, Pierre Boucher, Edward Steichen, Alexander Liberman, Roger-Viollet.
La seconde partie présente vingt-huit photographies (dont huit nouvelles acquisitions) que Matisse a pris lui-même durant son séjour à Tahiti en 1930. Elles révèlent le regard que porte l’artiste sur l’espace des îles polynésiennes qui va influencer sa création.
Le rapprochement de ces photographies avec les créations issues de souvenirs de Tahiti apporte un éclairage sur la genèse d’œuvres comme la peinture Papeete, Tahiti, les sérigraphies Océanie le ciel, Océanie la mer, la tapisserie Polynésie le ciel, la sculpture Le Tiaré, les livres illustrés (collection musée Matisse, Nice), qu’accompagnent des objets rapportés de ce voyage par le peintre.
Cette présentation est en continuité avec l’exposition Matisse et l’Océanie (1998, musée Matisse, Cateau-Cambrésis).

Vue de l'exposition avec Océanie et Polynésie, œuvre en papier
De Brassaï à Cartier-Bresson, Matisse a été pris en photo par les plus grands. On découvre aujourd’hui l’artiste non plus devant mais derrière l’objectif. Le peintre pratiqua en effet la photo lors de son séjour à Tahiti en 1930. On découvre ses bords de mer, ses horizons de cocotiers et ses paysages de sous-bois aux lignes très graphiques. Les clichés inspirèrent ensuite ses grandes compositions comme Océanie et Polynésie, œuvre en papier découpé, également présentée ici.
Publié par philippelamiral à 09:47:38 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Jeune femme en blanc, fond rouge (Modèle allongé, robe blanche)" 1946
Henri Matisse, huile sur toile, 92 x 72,5 cm, Musée des Beaux-Arts de Lyon
Dépôt du Musée national d’art moderne-Centre Georges Pompidou
En 1943, Matisse quitte Nice et les ateliers de l’hôtel Régina pour s’établir à Vence dans la villa Le Rêve. Après la "floraison" des dessins des années 1941-1942, auquel se rattache l’album Thèmes et variations dont le musée conserve une série, vient le temps d’un autre cycle en peinture. De 1946 à 1948, Matisse se consacre à la série des Intérieurs dont notre tableau peut être rapproché et qui lui donne un prétexte pour explorer une nouvelle fois le domaine de la couleur. Le modèle d’origine haïtienne nous est connu par les photographies du livre de Louis Aragon, Henri Matisse, roman (1971) et par le film de François Campaux (1945-1946) montrant précisément l’artiste en train de peindre ce tableau. Disposée selon la diagonale du tableau, la jeune femme est vue en perspective plongeante dans un espace qui semble se dilater à partir du rectangle noir marquant l’emplacement de la porte dans le bord supérieur gauche. Assise dans un bergère recouverte d’un tissu rayé, elle est allongée sur une fourrure gris clair tachetée de brun qu’Aragon décrit comme le revers d’un "manteau doublé de tigre blanc du Tibet". Alors qu’il parvient à résoudre enfin le conflit entre le dessin et la couleur, Matisse donne une nouvelle conception de l’espace défini par les seules ressources de la couleur. Femme en blanc est l’une des dernières peintures de chevalet exécutées par l’artiste avant qu’il ne se consacre au projet de la chapelle de Vence et à la technique des gouaches découpées.
Le fauvisme (Dufy, Marinot, Marquet) et les avant-gardes russe et allemande (Gontcharova, Larionov, Jawlensky) précèdent un ensemble particulièrement représentatif du cubisme (Gleizes, La Fresnaye, Hayden, Survage) réunis autour du Violon de Braque (1911). D’autres artistes sont particulièrement bien représentés tels que Suzanne Valadon, Utrillo, mais aussi Bonnard, Vuillard, Chagall ou Dufy.
La figuration réaliste entre les deux guerres forme un autre centre d’intérêt de la collection : Picasso avec une série de natures mortes des années 40, dont Le Buffet du Catalan (1943), et Matisse avec Jeune Femme en blanc, fond rouge (1946) occupent une place de choix.
L’abstraction française non géométrique des années 50 et 60, quant à elle, est illustrée par Bazaine, Manessier, Le Moal, Bryen, Geer et Bram van Velde, ainsi que Maria Elena Vieira da Silva et de Staël. Premier tableau de l’artiste à avoir été acquis par un musée français, le Paysage Blond de Dubuffet (1952) fait écho aux compositions abstraites d’Atlan, Debré et Tàpies.
Le legs exceptionnel de l’actrice Jacqueline Delubac, en 1998, a fait entrer au musée un ensemble d’œuvres de Braque, Léger, Dufy, Fautrier, Hartung, Lam, Victor Brauner, Dubuffet, Bacon… qui constituent désormais le noyau phare de cette collection. Au sein de cette donation domine la Femme assise sur la plage (1937) de Picasso.
Depuis, mentionnons le legs d’André Dubois, qui enrichit en 2005 la section du cubisme. Cet accrochage de la collection d’art moderne du musée sera complété par des prêts de fondations (Dubuffet, Hartung), de la collection de la Société Générale, de galeries (galerie Louis Carré, galerie Louise Leiris), de familles d’artistes (Bissière, Lardera et Germaine Richier) et de collectionneurs particuliers (Atlan, Rebeyrolle).
Publié par philippelamiral à 10:22:04 dans MINJUN Yue (art chinois satirique) | Commentaires (1) | Permaliens
"Jonathan Coe" 2009, Léa Crespi, photographie couleur
C'est à Londres, que vit et travaille Jonathan Coe, né à Birmingham en 1961, qui publia son premier roman en 1987 et devint célèbre en Grande-Bretagne trois ans plus tard, lorsque parut Les Nains de la mort. Notoriété qui gagnera, quelques années plus tard, une ampleur internationale avec Testament à l'anglaise, brillante et hilarante satire de l'Angleterre des années 80 (1). Les romans ultérieurs de ce grand jeune homme blond et mélancolique, notamment le diptyque composé de Bienvenue au club et du Cercle fermé, ont entériné cette image d'un écrivain attaché à dépeindre son époque, avec réalisme, perspicacité, drôlerie. Aujourd'hui, avec La Pluie, avant qu'elle tombe, superbe et méditatif mélodrame, exclusivement centré sur des figures de femmes, mères et filles se léguant le malheur en héritage de génération en génération, c'est un autre visage de lui-même que montre Coe. Un visage grave. Nathalie Crom
Léa Crespi : La Défense en portraits
Espace Moretti
2 esplanade Charles de Gaulle, Paris
Du 11/12/2009 au 29/1/2010

Léa Crespi
L'Espace Moretti de La Défense, accueille du 11 décembre au 29 janvier, les photographies de Léa Crespi : une série de portraits pour découvrir le quartier de La Défense au travers de ceux qui y vivent, y travaillent ou l'animent...
Depuis 2002, Léa Crespi réalise des portraits des défensiens pour les journaux de l'EPAD puis de l'EPGD. Grands acteurs du site, salariés ou habitants anonymes, ils se sont prêtés au regard de son objectif, à la fois révélateur et amical.
L'EPGD a demandé à Léa de faire une sélection, forcément arbitraire, de ses années Défense en vue d'une exposition à l'Espace Raymond Moretti, histoire de rappeler que La Défense c'est avant tout des dizaines de milliers d'hommes et de femmes... Léa Crespi a réussit à saisir et à restituer la diversité de La Défense, un quartier aux visages multiples et parfois inattendus aussi bien au niveau de ses décors que de ses personnages. Dans son exposition, se croisent des danseurs de salsa, une cordiste en bâtiment, un écrivain, un coursier ou même le directeur des Quatre Temps avec en toile de fond le parvis de La Défense, ses places, la Grande Arche...
Au détour des cimaises, quelques personnages plus médiatiques viendront croiser les défensiens.
Diplômée en photographie de l'école des arts appliqués de Vevey en Suisse, Léa Crespi mène de front une carrière de photographie professionnelle et de recherche personnelle.
Les lecteurs de Télérama, Libération, Le Monde 2 et de nombreux autres titres connaissent bien ses portraits dans lesquels sa touche personnelle sait déceler la réalité souvent cachée de ceux, célèbres ou inconnus, qui posent devant son objectif.
Son travail personnel l'entraine sur des chemins plus inattendus, ceux des corps et des lieux étranges, pareillement dépouillés, choc violent de peau et de béton.
Publié par philippelamiral à 09:22:31 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Od kogo to zalezy" 2006, Marcin Maciejowski
Huile sur toile, 70,2 x 78,7 cm
Marcin Maciejowski
Are You Really from The Art World
Du 06 janvier au 10 février 2010
Paris 3e. Galerie Thaddaeus Ropac
La galerie Thaddaeus Ropac présente la première exposition de l'artiste Polonais Marcin Maciejowski.
Sous le titre «Are You Really from the Art World ?», Marcin Maciejowski présente une série de peintures de 2009 qui questionnent l'environnement social du monde de l'art et son propre rôle d'artiste. Il confronte en outre le point de vue d'un peintre qui évolue dans la société polonaise contemporaine à la bohème française de la fin du XIXe siècle. Des impressions personnelles sur la scène artistique cracovienne, des fragments de manuels scolaires d'histoire de l'art, mais aussi des images de presse, constituent la source des œuvres de Maciejowski.
Par un acte virtuose de simplification et de schématisation, Marcin Maciejowski parvient à associer le caractère démonstratif de l'affiche – parfois proche de la bande dessinée – et un trait aux angles émoussés qui n'est pas sans évoquer les maîtres anciens.
Une visite au musée d'Orsay a donné à Marcin Maciejowski la première inspiration pour cette nouvelle série ; parmi la collection, ce sont surtout les célèbres œuvres d'Édouard Manet Olympia (1863) et Le Déjeuner sur l'herbe (1862/63) qui l'ont incité à réfléchir sur nos avant-gardes artistiques. L'œuvre de Maciejowski, Manet (2009) reprend une scène de l'émission Manet : The Man Who Invented Modern Art (2009) de Waldemar Januszczak présentée à la BBC. L'auteur détaille l'histoire d'Olympia, œuvre iconique devant laquelle il se tient. À son tour, cette scène a rappelé à Maciejowski sa propre rencontre marquante à Paris avec cette œuvre-clé. Dans Manet (2009), il nous montre une vue de l'installation de l'Olympia au musée d'Orsay et manifeste ainsi la fragile nudité de ce qui est représenté face au rigide et sévère espace muséal.
Dans d'autres œuvres exposées, Maciejowski utilise une iconographie fournie par Manet qu'il transpose dans le présent. At the Café (2009), montre une scène typique du lieu de rencontre des artistes de Cracovie, Piekny Pies Club et fait allusion à une œuvre du même nom peinte en 1878 par Manet. De même pour Akhagori (2009) qui traite d'une tentative d'attentat contre le président polonais et renvoie en même temps à la peinture de Manet The Execution of Emperor Maximilian (1867). Madame Manet est remplacée dans Dorota on the Deep Red Armchair (2009) par une amie de Maciejowski, tandis que le naturaliste polonais Zbigniew Unilowski (1909-37) prend la place d'Émile Zola dans Unilowski (2009).
La question de la validité de la nature morte comme genre classique, est quant à elle soulevée dans une scène chaotique (Still Life with Chair and Carpet, 2009) qui fait, sans le vouloir, référence aux compositions cubistes. C'est dans une annonce du site eBay que Maciejowski a découvert ce motif – amoncellement d'objets entreposés dans une cave anonyme et soumis à un éclairage éblouissant.
Femme de Chambre (2009) joue sur la relation entre le peintre et son modèle et se base sur une photographie montrant Henri Matisse à Collioure en 1910 entouré de femmes. La composition s'organise autour de l'intendante de Matisse dont la force d'expression et la présence en tant que modèle semblent avoir fasciné Maciejowski. Are you Really From the Art World ? (2009) est l'expression d'un événement autobiographique.
Maciejowski y interroge le statut et l'image des artistes de notre époque. L'artiste est-il au-delà des règles et des lois ? Le cas actuel de Roman Polanski, entre autres, lui a donné l'occasion de se pencher sur cette question. Comment des artistes comme Manet, Matisse et Picasso ont-ils été élevés au rang de mythes ? Les mécanismes actuels qui régissent le monde de l'art international sont-ils toujours les mêmes ? Maciejowski associe dans ce sens le monde de l'art à un pays, à un lieu quasi géographique. Dans la question de savoir si l'on est issu du monde de l'art, le remplacement de la notion de monde de l'art par un nom de lieu ne constitue nullement une différence rhétorique.
Publié par philippelamiral à 07:05:44 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Robin Hood" 2008, Alain Séchas
Acrylique sur papier, marouflé sur toile, 205 x 155 cm
Alain Séchas
Du 12 décembre au 23 janvier 2010
Paris 3e. Galerie Chantal Crousel
Alain Séchas présente dix peintures hautes en couleurs. Elles sont constituées d'entrelacs où la forme se cherche jusqu'à épuisement. Elle renvoient l'idée d'une perte de contrôle où le geste oscille entre virtuosité et maladresse, entre tension et relâchement.
Dix tableaux d'Alain Séchas. Dix tableaux de formats verticaux. Rien que cela. Pas de sculpture, pas de technologie, pas de son. Pas davantage de chat, ni de martien. Pas de méthode Coué. De la peinture acrylique sur papier soigneusement marouflé sur toile. Le bord blanc du papier est visible. La toile l'est aussi.
De la peinture, donc. Haute en couleurs. Des entrelacs où la forme se cherche jusqu'à épuisement. De la peinture fouillée et fouillis. Des images où, au premier regard, rien ne semble préconçu ou prémédité. Plutôt une perte de contrôle où le geste oscille entre virtuosité et maladresse, entre tension et relâchement : un voyage vertical qui ne manque pas de gravité.
Dix peintures, donc et dix titres improbables. Dix titres qui changeront sans doute jusqu'au dernier moment. Dix titres plutôt que des «sans titre», mais des titres après coup. Après coup de pinceau, cela va sans dire.
Dix titres qui pourtant, dans l'instant où j'écris, m'aident à m'y retrouver, à m'appuyer sur eux pour y comprendre quelque chose. Alain Séchas ne nous a pas habitués à l'abstraction. Dix titres qui balladent : Porte d'Italie, Mexico, Cardinaux ou Hurons... J'en passe. Voyez vous-mêmes. Dix titres qui vous engagent à chercher des analogies entre ce qu'ils évoquent et ce que vous avez sous les yeux. Pas facile quand tout cela n'est pas franchement figuratif et qui plus est, si cela change dans l'instant, de déceler quelque chose. Séchas ne doit pas détester que cela pense vague, qu'on se trompe et que l'on soit désarçonné.
Dix peintures réalisées à même le papier scotché au mur de l'atelier. Exécutées plus ou moins vite, «selon la réussite», dit Séchas. Au fait, c'est quoi «la réussite» d'une oeuvre d'art, aujourd'hui ? Quand donc est-ce que cela tient ? Quand donc passe-t-on à une autre ?
Dix peintures dont la vitesse d'exécution a sans doute été variable, peut-être inconstante. Différente en tout cas de celle propre aux sculptures de l'artiste, plus proche sans doute, de celle de certains de ses dessins.
Je regarde ces oeuvres. Je n'en connaîtrais pas l'auteur que je les trouverais enjouées et vivantes, presque joyeuses et allègres. Des grandes masses colorées, des entrelacs, des prouesses: l'homme a du savoir-faire. Il a la main habile. C'est donc Séchas qui fait ça ? Que se passe-t-il donc ? Où donc veut-il aller ? Où veut-il en venir ?
Ça et là émergent des éléments vaguement narratifs qui s'apparentent à ceux que je connais: des yeux, des formes ovoïdes, des mandibules improbables. Mais rien de la grammaire des oeuvres antérieures, toujours un peu bridées et tenues. Séchas se lâcherait-il ? Perdrait-il la causticité de cet humour à froid ? Tout cela effacé, gommé, liquéfié au point que je ne sache plus de quoi me parle ces tableaux ? Pas de bons mots, pas de caricatures.
Se débarrasser de ce que l'on sait faire. Désapprendre pour soi-même et celui qui regarde. Ne plus le rassurer de ce qu'au fil du temps et des rendez-vous des expositions, il avait fini par reconnaître mais l'installer dans ce que Roland Barthes appelle «la terreur des signes incertains».
C'est vrai que je suis mal à l'aise. Ce ne doit pas être facile d'oublier ce que l'on sait faire. C'est aussi difficile dès lors, de tenter d'en parler. Je cherche. Il y a sans doute du Séchas là-dessous.
De toute façon, je n'écris pas ici pour parler du passé. Mais bien pour me confronter au présent. J'aime beaucoup ces tableaux. Je me demande d'ailleurs si je n'aime pas aussi le fait qu'ils me mettent mal avec moi-même, avec ce que je sais de l'oeuvre de Séchas. Ou que je crois savoir. Séchas, ce n'est pas facile. C'est souvent travesti en images simples et lisses. Séchas a souvent la violence du lisse.
Mais ici, pas du tout. C'est âpre et alerte à la fois. Plein de dénégations et de non-sens, plein de signes qui se font et se défont, qui semblent mis à l'épreuve de la peinture, qui négocient ou se diluent. Des signes qui font des coq-à-l'âne, qui dérapent et patinent, glissent et suintent. C'est physique.
Je pense à Mercier et Camier. Je les adore, ces deux-là. Leur but n'est guère précis: «il s'agit d'aller de l'avant». Et je me dis qu'il doit y avoir ici quelque chose de semblable. Quelque chose de très loin d'un jeu langagier gratuit et l'envie que la pratique de la peinture devienne une façon de mettre en lumière, par l'absurde, ses enjeux habituels. Il y a ici des sauts de ligne, des trous et des reprises, des affirmations ... Bernard Blistène
Publié par philippelamiral à 07:23:32 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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