"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
"Migraine" 2004, Philippe Perrot, huile et bétadine sur toile
97 x 197 cm, collection MOCA, Los Angeles
Philippe Perrot peint aussi bien des secrets de famille que des scènes issues de l’expérience fragmentée de la vie quotidienne. Ses tableaux, peuplés de personnages souvent informes, anguleux et caricaturaux, burlesques, déconcentrent avec leur perspective renversée et leur structure chaotique le regard, l’obligeant à s’y aventurer à sa guise. Percés de trous inquiétants, de plaies encore ouvertes, disproportionnés ou encore démembrés, ses personnages s’entourent d’êtres monstrueux, de matières organiques ou d’objets quotidiens, devenus ici des motifs, chargés de valeurs symboliques. V.Th.
Cette attirance pour la mort est présente dans Migraine où un pied, inexplicablement, est exhumé. Dans tous les tableaux de Perrot, les pulsions de mort étouffent les pulsions de vie, Thanatos l'emporte sur Eros.
Le peintre utilise la couleur jaune soufre. Il affirmait avoir "trouvé, il y a des années, aux pieds d'un immeuble, une traînée de poudre jaune soufre pour empêcher les chiens d'uriner", une métaphore qui colle à ses récits.
Ce jaune l'empêche-t-il d'aller uriner sur les tombes ou sur les souvenirs de certains membres de sa famille? Ou, encore, est-il le coup de projecteur qu'un enquêteur de police mettrait sur le visage d'un suspect pour le faire avouer, comme Philippe Perrot le suggère?
Publié par philippelamiral à 06:55:13 dans PERROT Philippe | Commentaires (1) | Permaliens
"Sans titre" 2009, Bernard Voïta, jet d'encre sur papier et sur verre, 93 x 134 cm
Bernard Voïta
Paysages ahah
17 oct.-14 nov. 2009
Paris 3e. Galerie Jean Brolly
Pour son exposition «Paysages Ahah», Bernard Voïta présente à la galerie Jean Brolly un ensemble de photographies en noir et blanc et utilise, pour la première fois, la couleur.
«Ahah» ou «haha» est une interjection qui existe depuis le XVIIIe siècle pour designer une surprise ou un événement dans un jardin. On prétend que le fils de Louis XIV, dit le Grand Dauphin, a fait donner ce nom à cette sorte d'ouverture qu'il aperçut pour la première fois dans les jardins de Meudon, et au sujet de laquelle il s'écria dans sa surprise: «ah ! ah !». Il s'agit en réalité d'un artifice visuel, d'un fossé creusé entre le jardin et le paysage alentour supprimant ainsi la coupure entre le jardin (lieu privé) et le paysage (espace public).
Composant des images formelles et minimalistes, Bernard Voïta invente un vocabulaire photographique et plastique, et questionne la friction entre le réel et l'artifice, ce que l'on voit (ou croit voir) et ce qui est vraiment.
La superposition de deux images, l'une, imprimée sur verre (une photo trouvée représentant une vue d'extérieur), l'autre sur papier (une photo construite dans l'atelier à partir de matériaux de récupération) produit un effet d'étrangeté et une mise en volume du tableau photographique.
L'illusion opère sur le regardeur qui ne peut tout à fait reconstruire l'image, son origine, sa source. De tout cela reste une impression de pure fabrication, de bricolage, de désordre. Saisissantes de par leurs cadrages, les photographies de Bernard Voïta deviennent des objets étranges non identifiables. Les filtres déposés sur les images, telles des pellicules très fines, disent tout un espace mental et virtuel.
Assemblages d'objets divers (des chaises, du matériel photographique, des pièces détachés, des ustensiles, etc.) ramassés dans la rue et finement agencés afin de composer de micro-architectures, vision en vert et rose d'un extérieur insituable, l'artiste manipule les codes de la mise en représentation. Ses images sont autant de mises en scènes élaborées et irréelles.
Jouant des perspectives et des échelles, du contraste entre le flou et le net, l'œuvre de Bernard Voïta s'explore, se parcourt du regard et questionne nos rapports à l'espace. La tridimensionnalité surgit des profondeurs de champ et des lignes de fuites, et la zone photographiée devient un espace fictif très construit, labyrinthique même. Véritables paysages colorés, les photographies sont des objets sculpturaux et charnels. Et cela malgré l'absence d'humains, de corps chauds.
Avec humour et poésie, Bernard Voïta modifie nos perceptions immédiates. Les objets déplacés de leurs fonctions initiales deviennent les protagonistes de fictions composées et élaborées par l'artiste. Brouillant les pistes et le regard du spectateur, l'œuvre de Bernard Voïta agit et questionne l'endroit même de la photographie.
Publié par philippelamiral à 08:20:50 dans EXPOSITIONS | Commentaires (3) | Permaliens
"Sans titre" 1990, Bernard Piffaretti, acrylique sur toile, 150 x 100 cm
"Ma peinture est la représentation d’une expérience à la portée de tous. Elle est populaire. (C’est l’enfance de l’art.)”
Bernard Piffaretti, va et vient/come and go, Fondation Cartier pour l’Art Contemporain, Actes Sud, Paris, 2000.
Bernard Piffaretti fait partie de la génération de peintres qui a interrogé de manière parfois polémique la fonction et la question du style en peinture. Son oeuvre, dans laquelle le sujet est souvent dédoublé, se constitue sur un mode essentiellement analytique ; chaque toile est singulière, seule la stratégie générale est prédéterminée. La singularité de son oeuvre, manifestée par la froideur en même temps que par la liberté expressive de ses motifs, consiste dans l'invention constamment en marche d'une peinture autonome à égale distance de l'abstraction et du figuratif.
Publié par philippelamiral à 07:10:30 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Autoportrait / perverti" 1994, Catherine Opie, photographie couleur
101,6 x 76,2 cm, Solomon R. Guggenheim Museum, New York
Catherine Opie est une artiste américaine qui se prend en photo et photographie ses amies lesbiennes. Opie réalise des portraits élégants et classiques, qui enregistrent la beauté et la dignité de sa « famille » saphique et de la communauté lesbienne. Les deux photographes, Mamyshev et Opie, défient l’essence de l’être, transgressant les frontières et explorant d’autres possibilités.
Publié par philippelamiral à 07:15:23 dans OPIE Catherine (photographie) | Commentaires (1) | Permaliens
"Diane DiMassa" 1994, Catherine Opie, photographie, 50,8 x 40,6 cm
Collections: Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art, Brooklyn Museum, New York
La photographe Catherine Opie saisit aussi bien des paysages en noir et blanc (notamment des autoroutes dans sa série graphique et poétique “freeways” (1994-1995) que des scènes de la vie quotidienne autour de sa maison californienne (Around home, dernier travail en cours), Catherine Opie marque surtout comme portraitiste des marges : couples lesbiens dans “Domestic” (1995-1998) , des portraits sur fond colorés de transexuels, ou bien son propre autoportrait, en pervers SM ou en mère nourricière. Cette mise à nu d’une pudeur violente de milieux marginaux n’est pas sans rappeler le travail de Nan Goldin. Avec peut-être une certaiine grandiloquence quasi-symboliste. Par exemple, sur fond rouge, l’autoportrait en mère nourricière, où en plus de chaque grain de la peau et du moiré du rideau, des tatouages apparaissent en transparence sur la peau du cou, fait fortement penser aux héroïnes de Gustave Moreau. Enfin, avec sa série Aids, avec l’acteur Ron Athey, séropositif depuis 10 ans, cette esthétique de Saint Sébastien aux seringues atteint son paroxysme. Le beau est bizarre, et surtout un tour de force technique puisque les clichés sont d’immenses polaroids, grandeur nature. Enfin, surprenants, ses “surfeurs” et ses “Icehouses” semblent disparaître dans la grandeur du paysage ou de l’eau, donnant une portée presque abstraite à ses clichés du contemporain américain.
Publié par philippelamiral à 08:49:06 dans OPIE Catherine (photographie) | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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