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Mes peintures

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                                                                                        "L'arbre jaune" (89 x 116 cm)


http://www.artabus.com/lamiral  


 


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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...


Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer. 




Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.


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Ma petite contribution...

A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes. 


 


http://www.artabus.com/lamiral 

AVEC LA MêME ARDEUR... Henri Matisse | 23 avril 2009

"Nature morte aux huîtres" 1940, Henri Matisse
Huile sur toile, 66 x 82 cm, Kunstmuseum, Bâle

 

"(...) Pour le moment, j’ai été au bout de mon effort de dessin (...) Je vais me mettre à la peinture avec la même ardeur que j’ai dessiné. Je vais faire de la peinture avec des briques. Je ne sais pourquoi cette expression s’est présentée ; je veux dire que je vais travailler en densité. Quelque chose dans le genre de ma nature morte rouge et la noire au coquillage."

Lettre de Henri Matisse du 14 février 1942 (Matisse-Rouveyre, Correspondance)

 

Rouveyre et Matisse, qui s'étaient rencontrés dans l'atelier de Gustave Moreau, s'écrivaient quasiment quotidiennement, voire plusieurs fois par jour. Cette relation épistolaire privilégiée se distingue tant par sa durée et sa régularité que par son volume (près de 1200 lettres dont de nombreuses rehaussées de croquis). Elle témoigne non seulement de leur profonde amitié mais offre également un regard unique sur le processus créatif et les aspirations de Matisse.

"Nature morte aux coquillages dans l'atelier"  août1941, Henri Matisse

Crayon et encre sur papier, 52,6 x 40,6 cm

Rouveyre, portraitiste redouté pour son trait cruel et romancier à ses heures, s'avérait être un correspondant de tout premier ordre malgré un style de vie et une personnalité fort différents de Matisse. "Type très curieux, très intelligent et portraitiste de grande classe", selon Matisse, Rouveyre faisait preuve d'une grande érudition qui contribua sans aucun doute à la richesse et à l'agrément de leurs échanges quotidiens. Matisse qui résidait dans le Midi pendant la seconde guerre mondiale, eut une convalescence longue et douloureuse et était fort limité dans ses déplacements. Aussi appréciait-il particulièrement ces interludes littéraires qui lui permettaient d'affiner sa pensée, tant sur des considérations artistiques que sur des préoccupations plus prosaïques, sans pour autant l'interrompre dans son travail (comme une visite intempestive dans son atelier...).

"Nature morte" 1895, Henri Matisse (1869-1954)
Huile sur toile, 60  x 85 cm, musée Fabre, Montpellier

Publié par philippelamiral à 06:59:28 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) |

DE PURETé... Henri Matisse | 22 avril 2009

 

"Nature morte aux grenades" Vence, 1947, Henri Matisse
Huile sur toile, 80,5 x 60 cm
Coll. musée Matisse, Nice, Don de Henri Matisse, 1953

"Matisse" photographie de Michel Sima

 

Affiche "Nice, Travail & Joie", 1949, Henri Matisse
Lithographie. Imprimeur : Mourlot Frères, Paris
Musée Matisse, Nice
Acquisition du musée, 1989, Succession Henri Matisse


En 1949, Matisse accepte de créer pour la ville de Nice une affiche destinée à faire mieux connaître la région. La peinture Nature morte aux grenades  servira de base à la création de l’affiche, qui est réalisée par l’imprimeur lithographe de Matisse, Fernand Mourlot. Au bas de l’affiche, Matisse inscrit de sa main « Nice, Travail et Joie ». Le choix de ces mots résume les aspirations du peintre qui, par un labeur quotidien, voulut créer une œuvre engendrant la joie.  Tirée en treize couleurs et éditée à dix mille exemplaires, cette affiche a ainsi symbolisé Nice dans le monde entier et la peinture qui y est reproduite, Nature morte aux grenades, fut donnée par Matisse à la Ville en 1953, ainsi que quatre dessins de la série Thèmes et Variations (1941-42), la gouache découpée La danseuse créole (1950) et les deux sérigraphies Océanie la mer et Océanie le ciel (1947).

"Je veux un art d’équilibre, de pureté, qui n’inquiète ni ne trouble"

                                     Henri Matisse

 

 

 

"Intérieur rouge, nature morte sur table bleue" Vence, 1947, Henri Matisse
Huile sur toile, 116 x 89 cm, Coll. Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Düsseldorf

 

Durant l’année 1947, Matisse réalise ces deux peintures où se trouvent représentés des éléments de décor identiques : la fenêtre ouverte sur le jardin, le palmier, la table, le médaillon (1) , les grenades.
Si ces données restent les mêmes, elles sont l’occasion pour Matisse d’expérimenter des recherches tant chromatiques que graphiques.

Dans une même vision, l’artiste unit l’espace intérieur et extérieur.
Ces œuvres sont caractéristiques de la période vençoise, durant laquelle Matisse peint des intérieurs en déclinant les éléments qui les composent, mobiliers, objets, fleurs, en relation avec les paysages et la végétation extérieurs.

La rencontre de ces deux tableaux met en valeur l’art de Matisse de développer à partir d’un même environnement et d’objets similaires un univers pictural à chaque fois renouvelé par les variations de la vision de l’artiste. Ce principe de déclinaison ouvre la voie aux visions contemporaines de l’art par la simplification de ses formes et la multiplicité de ses combinaisons.

Les grenades

Les grenades, portant en elles des références exotiques, antiques, moyen-orientales, ont inspiré Matisse en tant qu’élément de composition pour les peintures, dessins et livres illustrés et cela dans différents formats.

La grenade peut devenir à la fois ligne et surface. Matisse en interprète la ligne et la forme de différente couleurs.

Matisse illustre notamment les « Lettres d’une religieuse portugaise» de Marianna Alcaforado (1946) par un ensemble de motifs déclinés à partir de la représentation d’une grenade. La grenade se trouve également présente dans certaines peintures et grandes compositions en papiers gouachés découpés crées par Matisse à la fin de sa vie.

Les grenades prennent une dimension particulière lorsque Matisse évoque la présence de grenadiers dans le jardin de la villa Le Rêve à Vence. Le sens religieux de la Nature que possède le peintre apparaît dans toute son ampleur :

Je vais en ce moment tous les matins faire ma prière, le crayon à la main devant un grenadier couvert de fleurs à leurs divers degrés et je guette leur transformation, en fait je le fais non avec un esprit scientifique mais pénétré d’admiration pour l’œuvre divine. N’est-ce pas une façon de prier ? et je fais en sorte ( au fond je ne fais rien moi même car c’est Dieu qui conduit ma main) de rendre évident pour d’autres la tendresse de mon cœur.

(lettre d’Henri Matisse à Sœur Jacques Marie, Vence 20 Juin 1945 in Sœur Jacques Marie- Henri Matisse. La Chapelle de Vence. correspondance Grégoire Gardette éditions Nice . 1992)

Les fruits et les fleurs: de la nature morte aux intérieurs

Matisse a toujours aimé représenter dans ses œuvres des fruits et des fleurs. En cela, il s’allie à une longue tradition de la nature morte. Tout au long de son œuvre, il prépare les scènes de ses compositions mêlant fleurs, fruits et objets, qui constituent une source d’émotion et de poésie.

"Grenade" Henri Matisse
Papier gouaché original pour la page 17 de "Verve", vol. VIII, n° 27-28, Tériade éditeur, Paris, décembre 1952
35,5 x 26,5 cm, collection
Henri Matisse

 

"Intérieur à la fougère noire" Vence, 1948, Henri Matisse
Huile sur toile, 116,5 x 89,5 cm, Fondation Beyeler, Riehen/Bâle

 

"Nature morte aux oranges" 1912, Henri Matisse

Huile sur toile, 94 x 83 cm, musée national Picasso, Paris 

C'est en 1944 que Picasso achète cette nature morte de Matisse, peintre qu'il admire, et dont on fait son rival. L'œuvre, aux couleurs chaleureuses, a été peinte en 1912, alors que Picasso peignait des natures mortes totalement opposées, cubistes et monochromes.

 

Publié par philippelamiral à 07:17:37 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) |

PAS LA VéRiTé... Henri Matisse | 21 avril 2009

 

"Autoportrait" Colioure, automne 1906, Henri Matisse

Huile sur toile, 55 x 46 cm, Statens Museum for kunst

Collection J. Rump, Copenhague 

 

         "L'exactitude n'est pas la vérité."            

                           Henri Matisse

 

Henri Matisse dans son atelier vers 1910, archives Matisse Paris

"Autoportrait" 1918, Henri Matisse, huile sur toile, 65 x 54 cm
Musée Matisse Cateau-Cambrésis

Matisse fit de nombreux autoportraits peints et dessinés, en s'attachant à la réalité de ses traits, ainsi qu’à sa propre caricature, développant ainsi un processus d’observation de soi.
A propos de quatre dessins faits d’après son visage, il note que tous sont différents, mais que tous possèdent des éléments décrivant le même homme dans son caractère. En fait, l’inexactitude anatomique de ces dessins, loin de lui nuire, sert l’expression de la vérité essentielle du personnage.

Chacun de ces dessins porte, selon moi, une invention qui lui est particulière et qui vient de la pénétration du sujet par l’artiste, qui va jusqu’à s’identifier parfaitement avec son sujet, de sorte que la vérité essentielle en question constitue le dessin.

Publié par philippelamiral à 07:03:17 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) |

DES FLEURS PARTOUT... Henri Matisse | 20 avril 2009

 

"Nature morte aux Aubergines" 1911, Henri Matisse

Tempéra sur toile, 2,20 x 2,40 cm, musée de Grenoble

Cette toile représente trois aubergines en équilibre sur une table recouverte d'une nappe rouge à dessins blancs. A gauche, un miroir en partie caché par un carton à dessins renvoie d'une manière presque irréelle l'image des aubergines et des autres objets qui se trouvent sur la table. Matisse nous montre qu'un "miroir de peintre" peut prendre certaines libertés avec la nature. Un paravent fleuri occupe le centre de la composition. Derrière ce paravent on aperçoit le haut d'une porte ouverte qui conduit vers une autre pièce qui nous est cachée par une tenture à carreaux bleus. A droite du tableau une fenêtre s'ouvre sur un paysage. Le sol et le mur sont couverts de motifs floraux abstraits tous semblables. Cette uniformité donne une impression de profondeur vers l'avant et vers l'arrière (grâce au miroir). A l'origine, on voyait aussi un tableau qui reproduisait les motifs floraux du mur, augmentant l'effet décoratif et diminuant l'importance des aubergines.

 

 

"Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir."

       Henri Matisse

 

"Nature morte aux aubergines" Collioure, été 1911, Henri Matisse

Huile sur toile, 116,2 x 89,2 cm

The Museum of Modern Art, New York, don Louise Reinhardt Smith Bequest 1995

Publié par philippelamiral à 07:10:43 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (3) |

... QUi REMUENT LE FOND SENSUEL DES HOMMES... Henri Matisse | 19 avril 2009

 

"Carmélina" 1903, Henri Matisse, huille sur toile, 80 x 64 cm

Musée des beaux-arts, Boston, collection Tompkins

Fondation Arthur Gordon Tompkins

Matisse a placé un miroir derrière son modèle de telle façon que le peintre s'y reflète.

Carmélina contient en germe le thème de l'artiste et de son modèle se reflètant dans un miroir et qui jouera un rôle très important dans la seconde moitié de sa carrière. Cette toile a donc une importance iconographique.

 

 "les tableaux appellent des beaux bleus, des beaux rouges, des beaux jaunes, des matières qui remuent le fond sensuel des hommes."

                    Henri Matisse

 

Dans le message qu’il adresse à sa ville natale, Le Cateau-Cambrésis, à l’occasion de l’inauguration du musée qui lui est consacré, Matisse ne laisse subsister aucun doute sur le sentiment immédiat et " constant de l’importance de sa détermination ". Si, après des études de droit, il aborde tardivement sa carrière picturale à l’âge de vingt et un ans, on ne peut pas douter qu’il ne le fasse immédiatement en toute connaissance de cause. Il précisera lui-même : " J’ai foncé tête baissée dans le travail avec le principe que j’avais entendu toute ma jeune vie, énoncé par ces mots : " Dépêche-toi. " Incontestablement, l’oeuvre de Matisse témoigne d’un mouvement de détermination et d’urgence qui n’abandonne rien des acquis du passé que le peintre ne cesse de déplacer et de précipiter en avant, " poussé, nous dit-il, par une force que je considère comme étrangère à ma vie d’homme normal ".

Sortant d’un milieu qui n’avait aucune raison de l’y pousser, sa découverte de la peinture l’entraîne à Paris, sans que pour autant il renie les principes familiaux. Sa vocation est un appel à l’oeuvre, une invitation, un voyage au cours duquel l’action de la mémoire rassemble la pensée. En 1930, au retour d’un voyage à Tahiti, il confie à André Tériade : " On reprend son chemin avec plus de certitudes quand la préoccupation de la partie antérieure du voyage, n’ayant pas été détruite par la quantité d’impressions reçues du monde nouveau dans lequel on s’est plongé, reprend possession du cerveau. "

Mais n’est-ce pas de la même façon qu’en 1954 il évoque ses premières visites, en 1890, au Musée Lécuyer à Saint-Quentin, comme la partie la plus antérieure, la plus initiale de sa carrière ? " On y voyait, écrit-il, une centaine d’esquisses exécutées par Quentin de La Tour au pastel avant de faire ses grands portraits d’apparat. Touché par ces aimables visages, j’ai constaté ensuite que chacun d’eux était bien personnel. J’étais surpris, en sortant du musée, de la variété de sourire particulier à chacun des masques... ils m’impressionnaient au point d’en avoir les muscles du rire fatigués. " C’est ainsi que, l’année même de sa mort, Matisse nous informe que c’est Quentin de La Tour, ce merveilleux peintre du XVIII siècle, que nous avons abandonné en effigie sur les billets de 50 francs, qui, traversant toute sa carrière, rassemble encore en sa pensée, avec ces aimables visages, l’invitation à l’oeuvre comme proximité, forme d’un élargissement de la sensibilité et de l’intelligence où l’homme s’accorde à lui-même le luxe d’une existence réconciliée. Marcelin Pleynet

Publié par philippelamiral à 09:12:05 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (3) |

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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.

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