"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
"Made in Heaven" 1989, Jeff Koons, lithographie sur papier sur toile, 318 x 691 cm, détail
Superstar de l'art contemporain, multimillionnaire, l'Américain Jeff Koons est souvent qualifié d'empereur du kitsch à cause de ses détournements d'icônes de la culture pop, de Michael Jackson à Mickey Mouse.
Dans "Jeff Koons : un homme de confiance" un documentaire réalisé en 2002, Koons revient sur un passage controversé de sa carrière, la série "Made in Heaven", entamée en 1989 dans laquelle il se met en scène avec sa femme à l'époque, l'actrice porno Ilona Staller, alias La Cicciolina.
Si la notoriété de Jeff Koons dépasse les limites du monde de l’art, c’est parce qu’avec des œuvres telles que le monumental Puppy qui monte la garde devant le Guggenheim Museum de Bilbao ou la série Made in Heaven, croisement de baroque et de hardcore, il a su briser la glace entre l’art contemporain et un public large.

La sculpture de la serie Made in Heaven de Jeff Koons à l'exposition,de Pop Life, Art in Material World au Tate Moderne
Ilona Staller, alias La Cicciolina est née en 1951 à Budapest en Hongrie.
Jeff Koons est né en 1955 en Pennsylvanie aux Etats-Unis.
A eux deux un enfant, Ludwig, né en 1992.

La fameuse série « Made In Heaven » (1989) met en scène le couple narcissique dans (presque) toutes les positions du Kama-Sutra. Koons se sculpte muscles saillants et dessine à La Cicciolina une bouche pulpeuse et des fesses parfaites.
Provoquer le scandale, notamment par le recours à la mise en scène pornographique de sa propre personne, est sans doute l'intention de Jeff Koons, lorsqu'il se met en scène avec son épouse, la Cicciolina, dans une série de photos et de sculptures, Made in Heaven, même si l'artiste américain prétend avoir ici voulu rendre hommage à Boucher et Fragonard et aux libertins du XVIIIe siècle.
Que ceux qui craignent que l’importance de la scénographie prenne le pas sur le contenu de nos expositions se rassurent : à voir les pratiques anglaises, on s’aperçoit qu’en France, on confond scénographie et accrochage. L’exposition "Pop Life" à la Tate Modern en est un très bon exemple : un parcours original et vivant, qui évite cependant de tomber dans le pur entertainment. Partant de l’aphorisme d’Andy Warhol "Good business is the best art", l’exposition s‘attache à présenter des artistes ayant construit leur propre marque, à travers leurs oeuvres (Murakami), leur personnalité (Warhol) ou les deux (Jeff Koons). Certains ayant créé de véritables univers, la scénographie a le bon goût de les reconstituer entièrement : on traverse ainsi le Pop Shop de Keith Haring, ouvert par l’artiste à New York en 1986, la série sexuellement très explicite "Made in Heaven" de Jeff Koons, ou les oeuvres littéralement éblouissantes de Damien Hirst. Même si la présence de certains travaux ne souligne pas toujours clairement le propos, comme le cheval mort de Maurizio Cattelan ou les travaux de Cosey Fanni Tutti, le parcours a le mérite, au minimum, d’ouvrir de nombreuses pistes de réflexion sur les différentes stratégies employées pas les artistes : tantôt purement commerciales avec des produits dérivés (Haring, Murakami), ou jouant sur les rapports entre l’art et le marché (Hirst, Warhol), entretenant une auto-mythologie (Turk, Emin, Cosey, Kippenberger, Fraser) ou manipulant les médias dans leur propre intérêt (Piotr Uklanski). Une exposition définitivement pop qui elle aussi, maîtrise bien les ficelles du divertissement. Dans le bon sens du terme. Emilie Trochu
"Good business is the best art" déclara un jour Andy Warhol avec insolence. Avec l'exposition "Pop Life", la Tate Modern examine comment les artistes, depuis les années 1980, ont cultivé leur personnalité publique comme un produit et ont composé un cocktail explosif de publicité, de commerce et de glamour pour construire leur propre marque. Démarrant par le grand-père du pop, Andy Warhol, le parcours inclut la série méconnue de Jeff Koons, "Made in Heaven" et son lapin inoxydable, un déploiement de pastilles peintes par Damien Hirst (record des ventes aux enchères 2008) et une reconstitution du magasin de Keith Haring, Pop Shop à New York. On y trouvera également des oeuvres de Richard Prince, Martin Kippenberger, de quelques Young British Artists, ainsi qu'une nouvelle commande de Takashi Murakami.
La serie Made in Heaven (1989), intégrant de grandes photographies et des sculptures, est un témoignage des actes sexuels partagés avec l'étoile porno Italienne Cicciolina, avec qui il s'était marié. Non sans un scandale cette série s'est exhibée à la Biennale de Venise en 1990.
Publié par philippelamiral à 09:46:06 dans EXPOSITIONS | Commentaires (3) | Permaliens
"Sans titre" autour de 1956, Joan Mitchell
Huile sur toile, 49 x 40 cm (19 1/8 x 16”)
Achat : Donation nationale pour les Arts, les Patrons du Concert de John Jacob Niles Benefit et des Amis du Musée D'art, 1980
« Je peins des paysages remémorés que j’emporte avec moi, ainsi que le souvenir des sentiments qu’ils m’ont inspiré, qui sont bien sûr transformés… Je préfèrerais laisser la nature là où elle est. Elle est assez belle comme ça. Je ne veux pas l’améliorer. Je ne veux certainement pas la refléter. Je préfèrerais peindre les traces qu’elle laisse en moi. » Joan Mitchell, citée dans John I.H. Baur, Nature in Abstraction: The Relation of Abstract Painting and Sculpture to Nature in 20th Century American Art , Whitney, 1958, p.75.
Joan Mitchell, fit parti du mouvement expressionnisme abstrait américain de seconde génération. Une artiste contemporaine...
Née en 1925, elle décéda soixante-dix ans plus tard, laissant à la génération suivante, une palette et un savoir faire incomparable. Inspirée par Vincent Van Gogh, Vassily Kandinsky, Paul Cézanne, elle fut aussi très vite attirée par l'art de Willem de Kooning, Robert Motherwell et Jackson Pollock.
Elle manifesta très tôt un intérêt pour les aquarelles et les lithographies. Amoureuse d'un poète romantique anglais, William Wordsworth, on s'aperçoit que son œuvre est reliée à celle de l'écrivain. Ils désiraient tous les deux saisir dans le moment ininterrompu de la nature, un point immobile où la sensation condense l'expérience du monde et se met à l'abri. Joan Mitchell cherchait à arrêter le temps, à arracher ses œuvres du cours du temps...
Publié par philippelamiral à 07:29:09 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Woman Drinking Martini" 2009, Peter Saul, huile sur toile, 120 x 90 cm
Peter Saul, New Paintings
Galerie Praz-Delavallade, Paris 13e
10 oct.-07 nov. 2009
La galerie Praz-Delavallade présente la première exposition qu'elle consacre à l'artiste américain Peter Saul du 10 octobre au 7 novembre 2009.
Né en 1934 à San Francisco, Peter Saul est aujourd'hui reconnu comme une figure majeure de l'art contemporain aux Etats-Unis. Sa rétrospective, unanimement saluée, au Orange County Museum en 2008, a permis de mettre en avant cette figure hors norme et de redécouvrir une oeuvre unique par son ambition et son originalité.
D'abord assimilé au Pop Art, Peter Saul s'en éloigne pour développer son propre langage fait de mauvaises blagues et de références irrévérencieuses. Contre-culture, humour, outrance, et mauvais goût: voilà les outils de ce « sale gosse de l'Amérique.»
Au cours de ces quarante-cinq dernières années, il a revisité, à sa manière, les chefs-d'oeuvre de l'histoire de l'art et a développé sa propre vision de l'Histoire. Une vision radicale qui ne va pas dans le sens de la grandeur mais propose un nouveau regard au travers du prisme de la culture populaire contemporaine. Peter Saul renvoie l'histoire à sa vérité première: un mélange de terreur et de romance.
Il raconte des histoires, sur un mode parfois salace, basées sur des événements historiques, sur l'histoire de l'art, ou bien encore sur la mythologie. Elles lui servent à mettre en avant la perversité, l'avidité, la boulimie, l'arrogance, la paresse, l'agressivité d'une Amérique triomphante et souvent détestée.
Ses compositions chaotiques empruntent à la peinture classique certains principes de construction: il dessine sur la toile, réalise les fonds, dispose d'abord les objets secondaires afin, ensuite de dilater le sujet noble. Les couleurs acides, l'annulation de la perspective transforment ces images en vignettes de bande dessinée. Quand il s'attaque aux chefs-d'oeuvre de l'histoire de l'art et les traite comme un caricaturiste, il réalise là un véritable hold-up de l'image, parodiant l'art et la critique en général.
« Saul a su développer un style entièrement dédié au retournement de l'utopie de tous les idéaux au moyen d'une «bande dessinée muséale». De par sa façon de mettre à jour les ambivalences de la culture américaine et sa dialectique perverse du bon et du méchant, il est peut-être celui qui a su le mieux illustrer notre époque, celui le mieux à même de documenter la chute de l'empire américain.»
Publié par philippelamiral à 07:11:42 dans MINJUN Yue (art chinois satirique) | Commentaires (1) | Permaliens
"Sans titre" 2008, Atsing, huile sur toile, 180 x 150 cm
Atsing
Musée archéologique de Dijon
Du 01 Octobre au 06 Novembre
Atsing expose 14 grandes toiles au musée archéologique de Dijon.
Malgré la précision et la justesse de la représentation, leur environnement reste diffus. La situation semble abstraite, flottante, et les personnages muets ne s’expriment que par leurs postures. Souvent dos à dos, ou encore face au spectateur, ils sont composés d’après des pages déchirées et réassemblées de journaux et magazines de mode.
La saisissante réalité de ces personnages, qui pourraient être nos voisins, des gens rencontrés dans la rue, vient du fait qu’ils sont issus de ce que l’on considère pourtant comme faux et artificiel - le monde des médias. Siloé Pétillat
"Sans titre" 2007, Atsing, huile sur toile, 180 x 150 cm Atsing est né en 1958 à Shanghai en Chine. C'est là qu'il a fait la connaissance de Yan Pei-Ming. Protégé, Atsing est considéré pour beaucoup comme « le fils spirituel » de Ming.
"Mes peintures résument tout." Atsing, 50 ans, de son vrai nom Xue He-Qing est plutôt du genre modeste, discret, voire presque timide derrière un sourire communicatif. Pourtant, à l'honneur au Musée archéologique de Dijon jusqu'au 6 novembre, ses quatorze huiles sur toile de 180 x 150 centimètres n'ont rien d'anecdotique. Ses peintures représentent avec précision des paires de personnages en pied, grandeur nature, peintes dans des milieux urbains. Ces représentations contrastées, accessibles, ont souvent des attitudes tristes, diffuses, presque effacées.
Relations abstraites
Atsing travaille sur les postures et les mouvements de ses protagonistes qu'il qualifie de « cool ». « Je prends tout d'abord des photos moi-même ou travaille à partir d'images de journaux ou de magazines que je découpe. Ensuite, je réalise des croquis avant de travailler directement sur la toile », explique l'artiste. « Pour les couleurs, presque pastel, je cherche l'harmonie entre les décors et les personnages. »
Le message que porte Atsing sur la société n'est pas forcément positif, mais sonne juste et réel. Les hommes et les femmes que l'on voit sur ses tableaux sont muets. Souvent dos à dos ou face au spectateur, ils ne se regardent jamais ; ils s'ignorent presque. « Leur relation est abstraite, banale, inscrite dans le quotidien, note l'artiste. Les personnages sont à côté l'un de l'autre mais n'ont aucun rapport. »
Autre contraste intéressant, la rencontre entre les œuvres d'Atsing et le dortoir des Bénédictins du Musée archéologique de Dijon, un lieu chargé d'histoire.
Les quatorze tableaux, et d'autres non utilisés pour l'exposition, ont été réalisés entre 2006 et ses derniers mois dans l'atelier de Yan Pei-Ming, son ami de longue date. « Il m'a énormément aidé », déclare Atsing, remerciant une de ses influences évidentes. Vincent Lindenneher
Dans la cité
"Atsing a ici composé un univers étrange. Son travail était solitaire et s'est fait dans la durée. Sur ses toiles, il décrit des attitudes étonnantes que les hommes peuvent parfois avoir avec des voisins ou des personnes croisées dans la rue. Il représente une certaine cruauté de la vie d'aujourd'hui." Yan Pei-Ming
Atsing, nom d’artiste de Xue He-Qing, est un peintre originaire de Shanghai qui vit et travaille à Dijon depuis 1991. Ses peintures à l’huile reflètent avec subtilité le milieu dans lequel nous vivons.
Après sa formation très classique en dessin et en peinture à l’école de Shanghai, il se tourne vers le portrait. Ses personnages expriment par leur regard, leur posture et leur attitude, la solitude de l’homme moderne.
L’altérité, le fait d’être un autre jaillit aussi bien du rapport entre les personnages sur le tableau que dans le regard qui s’installe entre le sujet peint et le spectateur. Ce constat, n’est aucunement nostalgique ou romantique, les images saisissent un moment sans faire de commentaires. Ce qui semble étrange dans ce regard, c’est son extériorité, comme si le fait de venir d’une culture que François Julien définit comme “en dehors de la pensée européenne” lui donnait une clairvoyance sans pitié sur notre manière d’être.
Mais cette altérité, Atsing ne l’exprime que par la figure humaine !
Le sens de l'agora
C’est effectivement « dans la cité » (au sens propre comme au sens figuré, comprenez par là une cité dans le sens de l’« agora » grecque comme lieu de vie, de rencontre et de passage) qu’il puise son inspiration et trouve son sujet. Si Atsing utilise des morceaux de journaux divers pour préparer les compositions de ses œuvres, c’est d’abord à l’aide de ses propres photos qu’il travaille. Il recompose donc sur la toile des patchworks d’images diverses qui donnent vie à des personnages partiellement imaginaires mais d’une vérité frappante.
Des instants figés
Quatorze toiles grand formats sont ainsi disposées de part et d’autre d’un mur conçu pour l’occasion. On se retrouve alors presque à hauteur des personnages qui, toujours par deux, nous regardent parfois mais restent muets. C’est plutôt par leur posture, leurs mouvements et leur attitude qu’ils communiquent. La sensation d’instant figé et de portrait vivant que l’on rencontre plus habituellement par le biais de la photographie, est ici très bien rendu.
Un jour dans la cité...
Le traitement des personnages se veut concret mais leur contexte interpelle par son abstraction. Dans sa forme, la peinture est d’un style que l’on peut considérer comme figuratif , mais elle n’en reste pas moins abstraite sur le fond. Que font les personnages, qui sont-ils, où vont-ils? Chacun s’ignore et vaque à ses occupations quotidiennes, un peu comme dans la vie de tous les jours « dans la cité ». Toutes ces questions sont traitées avant tout dans une recherche sur le mouvement et le déplacement dans l’espace.
D’un point de vue purement technique, on peut noter un certain contraste entre le geste de peinture, caractérisé par une touche forte à la brosse dure et un rendu tout en nuance. Les postures des personnages comme leur traitement sont empreintes d’agressivité alors que le rendu général, tant dans le dessin que dans les teintes presque pastelles, est d’une grande subtilité.
L'art de la banalité
Dans une atmosphère un peu grisâtre, nous sommes invités à réfléchir sur notre rapport au quotidien et aux personnes qui nous entourent. Au travers des attitudes et des mouvements, les personnages nous entraînent dans leur déambulation et créé un réel dynamisme. Un art de la banalité exécuté avec brio par un artiste simple et sobre qui consacre assurément plus de temps à sa peinture qu ‘à en parler.
Il en parle tellement peu d’ailleurs que lorsqu’on lui fait remarquer que l’ambiance de ses toiles n’est pas franchement joyeuse ni optimiste, il se contente d’avouer cet état de fait...
Qu’importe, nous avons ici affaire à une belle exposition. Un technique maîtrisée au profit d’un point de vue intéressant et d’un rendu saisissant. Et c’est sous les voûtes du magnifique dortoir des Bénédictins de l’ancienne abbaye de St Bénigne que vous pourrez la découvrir. Jonas Jacquel
Les jeunes de la cité, vus par ce peintre chinois, Atsing , ami et disciple de Ming, laissent une impression étrange. Sur ces grands formats, ils glissent, ils passent…Deux par deux…On ne les rencontre pas. On les voit défiler et gesticuler, muets et sans épaisseur. Seuls. Pas étonnant qu’au départ du travail de Atsing il y ait une photo: la photo crée cette distance que la peinture, faite à partir de la réalité immédiate, évite en général.
Mais ces remarques ne sont pas vraiment des critiques négatives (contrairement aux apparences!) La peinture de Atsing est forte, le coup de pinceau vigoureux et le trait sûr. Ses personnages sont, au contraire, je pense, volontairement un brin fantomatiques et abstraits. C’est l’image que la jeunesse des villes peut en effet donner. Inconsistante, triste, désabusée, étrangère à la vie…Une solitude cruelle…
Et c’est le plus intéressant dans cette exposition à mon avis- la confrontation entre le travail de cet artiste contemporain et le lieu, dortoir des Bénédictins, est fascinant. Les couleurs douces, beiges ou rosées, que Atsing emploie, ont quelque chose de la fresque. Ses figures silencieuse, comme statufiées, peuvent se rapprocher des sculptures hiératiques du passé…Et puis, c’est un rapprochement passionnant que celui de ces jeunes (presque tous masculins, d’ailleurs) peints aujourd’hui et des images et architectures moyenâgeuses. Un dialogue est-il possible? mi-jo
Publié par philippelamiral à 07:31:34 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Sans titre" 1993, Steven Parrino, photographie
L'exposition entend donc faire le portrait de l’artiste à travers des salles qui seront organisées autour de thèmes identifiés. Une première salle présentera ses racines, avec les gravures de Chardin données chaque année par son grand père à ses collaborateurs, ou le portrait de Grégoire Muller. Une autre rassemblera les portraits d’ Olivier Mosset à travers les photographies de Steven Parrino ou la peinture à l'acrylique de Walter Steding. Une autre salle dévoilera les citations, emprunts et copies (Hugo Pernet). Les ensembles qui suivent déclinent les peintures monochromes, les pièces au sol, et le lien indéfectible de l’artiste au monde du motocyclisme.
Membre du groupe BMTP en 1966 avec Daniel Buren, Niele Toroni et Michel Parmentier, il s'installe à New York en 1977.
S'il n'est pas fondamentalement nouveau, le procédé qui consiste à montrer la collection particulière d'un artiste pour mieux en saisir la sensibilité semble connaître, en France, un (très...) net regain d'intérêt.
Ainsi, après celle de Bernar Venet à l'Espace de l'art concret de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) au printemps, est-ce le tour du Magasin/Centre national d'art contemporain de Grenoble de proposer au public Portrait de l'artiste en motocycliste.
« Un rassemblement plus qu'une collection »
Où l'on découvre l'incroyable réserve - à tous les sens du terme... - du Suisse Olivier Mosset dont les monochromes et autres cercles devaient atteindre le degré zéro de la peinture.
Telle était du moins l'insigne ambition cultivée par l'artiste, associé pour ce faire à Daniel Buren, Michel Parmentier et Niele Toroni au sein du groupe BMPT.
Tout aussi remarquable peut-être, la générosité de l'Helvète conduisit rapidement celui-ci à conserver, puis à échanger, et enfin à acheter des œuvres de ses pairs.
De ce soutien aussi actif qu'ouvert, Yves Aupetitallot, le directeur du Magasin, s'est plu à souligner la conséquence.
Bénéficiant vite d'un « fort capital de sympathie », l'artiste a en l'occurrence plus procédé à « un rassemblement qu'à une collection », et ce sur « un mode économique de constitution très intéressant. »
D'autant plus intéressant pour tout le monde d'ailleurs qu'Olivier Mosset a fait don de l'ensemble au Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds (Suisse) où il sera ensuite présenté.
À l'origine, donc, étaient... les grands-parents, un aïeul offrant des gravures à ses collaborateurs, une grand-mère signant une Mère à l'enfant que nombre d'artistes n'auraient pas renié.
Olivier fit son miel de tout cela, avant d'acheter l'une des motos de Steve McQueen ou de rejoindre le Magasin sur sa Harley-Davidson. Les deux motos ouvrent l'exposition, d'où son titre.
Entre-temps, l'artiste aura produit et acquis. Au-delà des coups de cœur, on retiendra peut-être d'abord le formidable condensé d'histoire de l'art contemporain ainsi réuni.
Jean Tinguely commence par dialoguer avec Donald Judd, Ben et Franck Stella, avant que Stéphane Kropf ne semble répondre au collectif 1m3, Ange Leccia à Steven Parrino, Yan Pei-Ming ayant tenu à refaire en grand le portait consacré à Olivier Mosset.
Sol LeWitt, Jeff Koons et Yves Klein côtoient... Serge Lemoine et Bettina Rheims, Helmut Federle et Michaël Zahn contrastant plus loin avec Allan McCollum et Alain Jacquet. Entre autres !
Et les cartels de toutes ces œuvres ne sont pas les moins intéressants... Philippe Gonnet
Olivier Mosset, artiste contemporain actif depuis les années 60, est passé maître dans l’art d’interroger les limites de la peinture. Né en 1944 en Suisse, il séjourne à Paris pendant sa jeunesse, s’installe à New-York en 1977, pour ne plus quitter les Etats-Unis et vivre aujourd’hui à Tucson, en Arizona. Cet amoureux du motocyclisme aime à confondre ses toiles aux mur, plafond ou sol, rejoignant là une sorte d’idéal de la rupture du cadre. Entier, extrême, obsessionnel ? Après huit années passées à peindre des cercles (1966-1974) et huit autres consacrées au monochrome (1978-1986), il présente en 1986 sa première toile honorée d’un titre : « A step backward », édifiant. Comme si faire intervenir le langage traditionnel pour donner du sens brouillait l’inventivité, tuait dans l’œuf le renouveau - malheureux oxymore. L’exposition de rentrée du Magasin fleure bon l’huile de moteur mélangée à la peinture la plus pure. « Portrait de l’artiste en motocycliste » s’est construite sur un pacte original : rendre hommage à l’artiste en exposant les œuvres de sa collection et non ses créations, en retranscrivant l’univers artistique dans lequel il a évolué pour mieux aborder son œuvre. Le travail de ses compères plutôt que le sien, les œuvres qu’il a aimées et choisies plutôt que celles qu’il a produites… parce que, comme il l’a lui-même confié à Yves Aupetitallot, directeur du CNAC : « l'art c'est les autres, c’est ce qu’ils font ou ce qu’ils ont fait, […] mon propre travail ne serait pas ce qu’il est et n’aurait pas la place qu’il a si d’autres ne s’y étaient pas intéressés ». La lucidité du bonhomme est, comme qui dirait, de bonne augure…
Laetitia Giry
Les collections dartistes sont à part. Elles nous éclairent sur lenvironnement et l'oeuvre de lartiste qui collectionne d'autres artistes quand ils sont ses contemporains comme Damien Hirst, Martin Disler ou Günther Förg, ou sur un creuset historique dans lequel il puise inspiration et influence avec, par exemple, la collection de gravures maniéristes de Georg Baselitz.
Publié par philippelamiral à 09:25:15 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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