"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
"La vie dure" 1946, Nicolas de Staël, huile sur toile, 142 x 161 cm
Centre George Pompidou, Paris
"Longue, très longue, bonne visite de Braque. Il est content de ce que je fais. Je lui ai parlé de ma façon de suggérer l'espace qui est, à mon sens, toute nouvelle"
Nicolas de Staël
Nicolas de Staël (baron Nicolaï Vladimirovitch Staël von Holstein, né le 5 janvier 1914 à Saint-Pétersbourg, mort le 16 mars 1955 à Antibes (il repose toutefois dans le cimetière de Montrouge), fut un peintre français originaire de Russie dont la méthode le rapproche d'un sculpteur, où même le noir était lumière, et la texture unique de ses toiles ont exploré des lignes de force inédites.
Dans les années 1930, il voyage à travers l'Europe, vit à Paris 1934 et au Maroc 1936 (où il rencontre sa compagne, la peintre Jeannine Guillou, qui apparait dans ses peintures de 1941 et 1942). Il rejoint la Légion étrangère en 1939 et est démobilisé en 1941.
Il vit alors à Nice où il rencontre Alberto Magnelli, Jean Arp, Sonia Delaunay et Robert Delaunay qui inspirent ses premières peintures abstraites, les Compositions. En 1943 (sous l'occupation nazie), De Staël retourne à Paris avec Jeannine; ces années de guerre sont très difficiles (Jeannine meurt en 1946). Il rencontre alors Braque et une première exposition en 1944 avec Kandinsky et Magnelli attire sur lui la critique. Il connait un grand succès aux États-Unis et en Angleterre au début des années 1950 mais en 1953 une dépression l'isole dans le sud de la France puis à Antibes), où il se suicide en se jetant de la fenêtre de son atelier en 1955.
La carrière de de Staël s'étale sur 15 ans à partir de 1940 et sur plus de mille œuvres, influencées par Cézanne, Matisse, Picasso, Fernand Léger et Chaim Soutine, aussi bien que par les maîtres néerlandais Rembrandt, Vermeer et Hercules Seghers.
A partir de 1942, de Staël rompt avec la peinture classique, figurative, pour une abstraction radicale. Pendant dix ans, il travaille une pâte sur-nourrie d’huile, l’alourdissant ou l’allégeant, à l’aide de couteaux, de truelles ou même de taloches à mortier (Grand Parc des Princes, 1952). Ces épaisseurs et ces opalescences se trouvent parfois rassemblées, comme éléments de la composition, dans une seule toile (Ciel à Honfleur, 1952).
Après avoir vu le match France-Suède au parc des Princes en 1952, il peint la série des Footballeurs.
Puis il revient à la fluidité du pinceau, à la dilution de l’huile étalée au coton ou à la gaze, et la matière de ses toiles, d’accidentée et rugueuse, se fait de plus en plus légère, impalpable. Elle se dissout comme dans son ultime toile, Le Concert.
Publié par philippelamiral à 08:52:45 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) | Permaliens
"A-1204" 1989, Maurice Estève
Dessin, Aquarelle sur papier, 43.8 x 55.2 cm
En 1986, la Poste reproduit, sur un timbre, "Skibet", une des oeuvres de Maurice Estève.

Skibet est une ville du Danemark.
"Je ne me sers jamais d'esquisse, je peins directement sur la toile, sans dessin préalable. La couleur s'organise en même temps que les formes. Tout se cherche dans le format en chantier... Chaque œuvre est une suite de métamorphoses... En vérité une toile est pour moi une somme de reprises incessantes qui dure jusqu'à ce que je me trouve devant un organisme que je sens vivant (...) Il n'y a pas chez moi d'image préalable; pas de forme que je souhaite a priori sur une toile. Au moment même où je peins, il s'opère un échange, une conversation s'établit entre moi et le tableau au fur et à mesure que celui-ci s'organise."
Estève, in Estève, Zodiaque, avril 1979
Maurice Estève est élevé par ses grands-parents en pleine campagne berrichonne et acquiert, très jeune, la fibre artistique. Dès 8 ans, il dessine, préférant s'enfermer que de jouer avec ses camarades. A l'occasion d'un séjour à Paris, il visite le musée du Louvre, y rencontre les oeuvres de Chardin, Corot et Courbet, et y découvre sa vocation. A 19 ans, il part en Espagne, pour se libérer de la pression de son père, ouvrier syndicaliste, qui veut faire de lui un typographe.
De retour en France, il vit, pendant près de 20 ans, de petits boulots et se forge sa propre culture artistique. Après avoir subi toutes les influences artistiques majeures de la première moitié du vingtième siècle, parmi lesquelles le surréalisme et le cubisme, l'autodidacte trouve son propre style. Et laisse parler son imagination, à travers ses peintures, mais aussi ses aquarelles, ses dessins et ses papiers collés. Ses oeuvres, entre abstraction et figuration, ont souvent en commun de jouer sur les contrastes, par le choix de couleurs souvent chaudes et vives. En 1970, il reçoit le Grand Prix National des Arts. En 1986, une exposition lui est consacrée au Grand Palais. Et en 1987, il voit s'ouvrir, à Bourges, un musée à son nom.

Maurice Estève en 1960 dans son atelier
Publié par philippelamiral à 08:54:26 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (3) | Permaliens
"Composition abstraite" 1964, Maurice Estève, aquarelle, 52,2 x 69 cm
"Je ressens plus intensément la nature dans laquelle je suis plongé par les formes que je redécouvre que dans l'univers dans lequel je vis"
Maurice Estève
Maurice Estève est l'un des peintres majeurs de la nouvelle École de Paris, né 2 mai 1904 à Culan (Cher), mort 29 juin 2001 à Culan. Excellent coloriste, son style se caractérise par un entrelacement de formes dont les qualités naturelles, voire organiques témoignent d'une grande poésie.
Publié par philippelamiral à 07:34:43 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (3) | Permaliens
"L'artiste et son modèle" 1919, Henri Matisse, huile sur toile
60 x 73 cm, collection Mr et Mme Harry Bakwin, New York
"J'ignore vers quel style s'oriente la peinture et je n'ai pas à le savoir. On avance sans connaître le point d'arrivée."
Henri Matisse (propos rapportés par André Lejard,1951)

"Le peintre et son modèle" 1917, Henri Matisse, huile sur toile
140 x 95 cm, musée national d'art moderne, Paris

"Laurette sur fond noir, robe verte" 1916, Henri Matisse
Huile sur toile, 73 x 55 cm, The Jacques and Natasha Gelman Collection
A cette époque, les Intérieurs prennent une place prépondérante dans l’œuvre de Matisse. Selon sa conception du tableau, l'artiste, de plus en plus, mêle intérieurs et extérieurs. C'est encore un signe de l'opposition de la peinture moderne au vieux souci photographique de l'imitation, et non l'un des moins curieux. Matisse réussit à éclairer ses intérieurs par les procédés dont il se sert pour les extérieurs. C'est-à-dire que la lumière n'a pas pour but d'éclairer, au sens précis du terme, mais d'intensifier le ton, s'il y a lieu, cependant que son absence ne correspond pas à l'indication d'une ombre. Le noir, largement employé dans cette toile, reste selon la vision moderne un ton comme un autre, un ton dont la proportion nécessaire, suivant Matisse, peut l'amener à modifier la forme d'une figure ou à transformer une composition. Le peintre et son modèle constitue une démonstration magnifique et péremptoire de cette méthode.
"L'atelier du quai Saint-Michel" 1916-1917, Henri Matisse, huile sur toile


"Lorette allongée sur fond rouge" 1916-1917, Henri Matisse
Huile sur toile, 95 x 196 cm, collection particulière

"Matisse et son modèle (?)" photographie de Henri Cartier-Bresson
Succession Cartier-Bresson

“Hélène Adant, Séance de pose avec Lucienne Bernard, Villa Le Rêve, Vence"
1946, fonds Hélène Adant, Bibliothèque Kandinsky
Centre de documentation et de recherche, Centre Georges Pompidou, Paris.

Henri Matisse et Soeur Jacques-Marie
L’histoire de la Chapelle du Rosaire Installé à Vence à la villa [« Le Rêve »], de 1943 à 1949, Matisse, malade, engage une jeune infirmière, Monique Bourgeois qu’il qualifie de « magnifique personne » et dont il apprécia beaucoup le dévouement. Elle devient sa confidente et son modèle (l’Idole, La Robe verte et les Oranges) , elle aime dessiner et s’intéresse au travail de Matisse. Pourtant, c’est une autre vocation qui l’appelle, en 1946, cette jeune femme entre dans les ordres de Saint Dominique et devient [Sœur Jacques-Marie].
Devenue sœur soignante, elle continue à prodiguer des soins au peintre. En août 1947, Sœur Jacques-Marie confie à Matisse son désir de voir décorer l’oratoire aménagé par les religieuses dans une pièces de leur couvent.

"L'idole" Henri Matisse

"La Robe verte et les oranges" 1942, Henri Matisse
147,9 x 116,8 cm,The Phillips Collection - Washington D. C.
Don de Majorie Phillips en 1984
Publié par philippelamiral à 06:59:24 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) | Permaliens
"Nature morte aux huîtres" 1940, Henri Matisse
Huile sur toile, 66 x 82 cm, Kunstmuseum, Bâle
"(...) Pour le moment, j’ai été au bout de mon effort de dessin (...) Je vais me mettre à la peinture avec la même ardeur que j’ai dessiné. Je vais faire de la peinture avec des briques. Je ne sais pourquoi cette expression s’est présentée ; je veux dire que je vais travailler en densité. Quelque chose dans le genre de ma nature morte rouge et la noire au coquillage."
Lettre de Henri Matisse du 14 février 1942 (Matisse-Rouveyre, Correspondance)
Rouveyre et Matisse, qui s'étaient rencontrés dans l'atelier de Gustave Moreau, s'écrivaient quasiment quotidiennement, voire plusieurs fois par jour. Cette relation épistolaire privilégiée se distingue tant par sa durée et sa régularité que par son volume (près de 1200 lettres dont de nombreuses rehaussées de croquis). Elle témoigne non seulement de leur profonde amitié mais offre également un regard unique sur le processus créatif et les aspirations de Matisse.
"Nature morte aux coquillages dans l'atelier" août1941, Henri Matisse
Crayon et encre sur papier, 52,6 x 40,6 cm
Rouveyre, portraitiste redouté pour son trait cruel et romancier à ses heures, s'avérait être un correspondant de tout premier ordre malgré un style de vie et une personnalité fort différents de Matisse. "Type très curieux, très intelligent et portraitiste de grande classe", selon Matisse, Rouveyre faisait preuve d'une grande érudition qui contribua sans aucun doute à la richesse et à l'agrément de leurs échanges quotidiens. Matisse qui résidait dans le Midi pendant la seconde guerre mondiale, eut une convalescence longue et douloureuse et était fort limité dans ses déplacements. Aussi appréciait-il particulièrement ces interludes littéraires qui lui permettaient d'affiner sa pensée, tant sur des considérations artistiques que sur des préoccupations plus prosaïques, sans pour autant l'interrompre dans son travail (comme une visite intempestive dans son atelier...).

"Nature morte" 1895, Henri Matisse (1869-1954)
Huile sur toile, 60 x 85 cm, musée Fabre, Montpellier
Publié par philippelamiral à 06:59:28 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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