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Mes peintures

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                                                                                        "L'arbre jaune" (89 x 116 cm)


http://www.artabus.com/lamiral  


 


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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...


Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer. 




Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.


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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes. 


 


http://www.artabus.com/lamiral 

TOUCHER LA PEINTURE... Eugène Leroy | 05 mai 2009

 

"Le Portrait" 1962, Eugène Leroy, huile sur toile, 100 x 85 cm

 Musée d’Art moderne de la ville de Paris

Devant Le Portrait ou plutôt La Tête, comme aimait à le préciser Leroy, notre œil fouille dans la peinture. Nous sommes invités, comme devant un tableau trop verni, à nous déplacer pour mieux voir, à faire des ALLER-RETOUR à la recherche d’une figure dans cette matière picturale étonnamment épaisse.

Lorsque Leroy dessinait un motif sur une toile, il pouvait travailler pendant dix ans. Par recouvrements successifs « en commençant par les bords », il échappait au motif pour créer une absence de peinture, « pour que la peinture soit totalement elle-même » (1979). On comprend pourquoi Georg Baselitz est l’un de ses plus fervents collectionneurs.

Devant Le Portrait, nous cherchons le dessin d’une figure qui se laisse deviner mais qui échappe. Toutes ces gouttelettes, toutes ces touches, toute cette croûte inégale : un palimpseste d’un dessin perdu. Le travail pictural affiche l’impossible quête, sans cesse réactivée, de la peinture.

Notre ALLER-RETOUR à la recherche d’un dessin du sujet est à refaire. La peinture n’est pas résultante, elle est en train de s’élaborer. Le sujet est aussi fugace qu’une ombre qui nous a permis d’affirmer une présence. Gladys Fabre

"Je voudrais toucher la peinture comme la peinture vous touche"

            Eugène Leroy, in Art press 162, octobre 91, interview, p25

 

Peindre pour Eugène Leroy signifie "restituer la trace, (...) l'émotion d'un geste", celui qu'il a capturé, qu'il a vu plusieurs fois "afin d'entrer lentement dans les choses". Ains, ses sujets sont souvent identiques à eux-mêmes: la femme, l'arbre, l'enfant...Le jour et la nuit, le clair et l'obscur, la lumière et certains contre-jours demeurent les matériaux qu'il manie à l'intérieur même de sa pâte. Une matière qu'il accumule" pour arriver à la peinture". Sa volonté est de" mettre un objet dans la peinture" afin de révéler l'autre objet qu'il s'agit, selon lui, de voir. L'application de la pâte et la richesse de sa touche restent les composantes essentielles de son travail."

 

 "Grand nu assis" 1978-1980, Eugène Leroy, Huile sur toile, 130,5 x 195 cm 

Publié par philippelamiral à 06:48:57 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) |

PAS FACILE DE... Richard Diebenkorn | 04 mai 2009

 

"Horizon, Ocean View" 1959, Richard Diebenkorn

Huile sur toile, 177.8 x 162.6 cm

 

"Ce n'est pas facile de " peindre ce que l'on voit " de manière figurative. Une figure exerce une influence continue et non spécifiée sur un tableau au fur et à mesure que celui-ci se développe. Les formes représentées sont chargées d'un sentiment psychologique. [...] Ce sentiment peut enrichir le travail, mais peut être aussi gênant, provoquer des sous-entendus et générer un effet de miroir [vis -à-vis du peintre]."

                                                  Richard Diebenkorn 

 

Le peintre américain Richard Diebenkorn, l'un des artistes les plus éminents de la côte ouest des États-Unis, est mort à Berkeley le 30 mars 1993 à l'âge de soixante-dix ans (il était né à Portland, dans l'Oregon). Dès 1948, il avait bénéficié d'une exposition personnelle au musée de San Francisco. Ses tableaux s'inspiraient alors du cubisme synthétique tardif qui dominait la scène artistique américaine avant que l'expressionnisme abstrait ne devînt populaire. Très vite, cependant, Diebenkorn découvrit les paysages abstraits de Willem De Kooning et en tira des œuvres personnelles : il y intégra les couleurs fondues et les formes dissolues qu'il observait dans le désert du Nouveau-Mexique où il résida entre 1949 et 1952. En 1955, il revint à la figuration et devint l'un des chefs de file du mouvement que l'on a appelé la Figuration de la baie de San Francisco. Il tentait alors de réconcilier deux modes picturaux souvent antinomiques en combinant une volonté de prosaïsme qui s'exprimait dans le choix de sujets typiquement américains avec un désir de picturalité pure, picturalité qu'il avait découverte dans l'abstraction. À partir de 1956, il fut l'un des seuls artistes californiens à bénéficier d'expositions régulières à New York, et sa renommée ne cessa de grandir.

 

 

"Berkeley" 1953, Richard Diebenkorn, huile sur toile, 134,6 x 134,6 cm

 

Richard Diebenkorn dans la lignée de l'Expressionnisme américain, subit l'influence de Rothko, Still, Motherwell au début de sa carrière. Les œuvres de cette période représentent des paysages abstraits conçus simplement, mais brossés avec emphase Il connaît ensuite une période figurative (1956-1967) où se révèle sa connaissance de la tradition moderniste européenne de Manet à Matisse. En effet, c'est pendant son service militaire à Washington qu'il découvrit la peinture française à la Phillips Collection. Les œuvres de cette période sont des natures mortes des nus, des portraits, des intérieurs et des paysages. Une troisième période s'annonce en 1967 avec une série dite " Ocean Park ". Ces œuvres, caractérisées par un format vertical et une grande échelle, sont organisées à partir de plans rectangulaires aux couleurs raffinées et sensuelles. Ce paysage architectural, toujours recommencé, montre les infinies possibilités d'une œuvre abstraite. Un livre vient d’être publié «Richard Diebenkorn in New Mexico » sur ses œuvres réalisées dans les années 50-52 au Nouveau-Mexique. Période capitale dans son travail. Emmanuel Chaussade

Publié par philippelamiral à 06:59:44 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) |

CHARLES LAPICQUE | 03 mai 2009

 

"La Salute" 1955, Charles Lapicque, lithographie N° 76

 

Charles Lapicque
"Lithographies"

Du 15 mai 2009 au 14 juin 2009

Musée de l'hospice Saint-Roch
Rue de l'hospice Saint-Roch

 

 

Charles lapicque dessinant sur une pierre lithographique

à l'atelier Pons en 1967, collection particulière

 

Né dans une famille qui pratique les sciences et les arts, Charles Lapicque, dans la tradition classique humaniste, ne cessera, sa vie durant, de multiplier les expériences.
À la fois artiste et scientifique, il poursuit pendant longtemps ces deux vocations parallèlement. Diplômé en 1921 de l'École centrale, il exerce le métier d'ingénieur jusqu'en 1928. Contraint d'accepter en 1931 un poste de préparateur à la faculté des sciences de Paris, il profite des ressources de son laboratoire pour effectuer des recherches sur la perception des couleurs et, les mettant en application dans sa peinture, n'hésite pas à remettre complètement en cause les conventions picturales issues de la Renaissance. Le "système de la grille" qu'il élabore en 1939, est le point d'aboutissement de ses découvertes optiques, elles-mêmes sous-tendues par une approche philosophique. Ce nouveau style aura une grande influence sur les peintres de l'exposition "Vingt jeunes peintres de tradition française", à laquelle Lapicque participe en 1941, à la galerie Braun.
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En 1943, il abandonne définitivement sa carrière scientifique pour se consacrer entièrement à son oeuvre picturale. À contre-courant des tendances dominantes de son époque, il affirme dans les années cinquante son attachement à la figuration, tout en effectuant presque malgré lui, quelques incursions dans l'abstraction.
Il passe en revue petits et grands genres, gardant toute sa vie une prédilection pour le thème de la mer, pour les couleurs somptueuses et les compositions dynamiques, toujours en quête de l'équilibre et de la félicité qu'il attend de la peinture.
Marc Métayer

Charles Lapicque a fait des lithographies de 1945 à 1974 à l'atelier de Jean Pons, installé à cette époque dans le quartier Montparnasse à Paris. Artiste et scientifique, Charles Lapicque est aussi et surtout un expérimentateur qui explore cette technique de différentes manières : traits fins ou épais, une couleur en réserve, plusieurs couleurs, sur pierre, sur papier report ou sur zinc. Il y développe des thèmes qui lui sont chers et qu'il traite déjà dans d'autres techniques : les chevaux, le tigre, la mer, la musique, la danse, les figures.
 
L'exposition offre à voir une trentaine de lithographies issues de la collection de l'atelier Pons. Ces lithographies sont l'occasion d'évoquer cette collaboration de 30 ans entre l'artiste et Jean Pons, lithographe artiste qui a su séduire par son savoir-faire et son écoute de nombreux autres artistes (le groupe Cobra, Arp, Manessier, Hélion, Debré, etc).

A côté de la grande exposition rétrospective consacrée à Charles Lapicque, le musée accueille, dans le Cabinet d'art graphique, durant un mois, une trentaine de lithographies de l'artiste, réalisées entre 1945 et 1974 à l'atelier de Jean Pons, à Paris.

La lithographie

La lithographie est une technique d'impression à plat. Ce procédé de reproduction multiple d'une image créé au 18ème siècle, devient au 20èmesiècle un moyen d'expression artistique à part entière, au même titre que l'huile, l'aquarelle ou le pastel.
Artiste et scientifique, Charles Lapicque est aussi et surtout un expérimentateur qui  explore ce nouveau rapport à la matière de différentes façons : il  réalise des lithographies aux traits fins ou épais, à plusieurs couleurs ou bien à une seule couleur en réserve, il dessine sur pierre, sur papier report ou sur zinc. Il y développe les thèmes qui lui sont chers et qu'il traite déjà dans d'autres techniques avec autant de vivacité et une recherche d'invention extraordinaire: les chevaux, le tigre, la mer, la musique, la danse, les figures.
Toutes ces estampes (plus de 500 créations) sont le fruit d'une collaboration de 30 ans avec le lithographe Jean Pons. Il est la main qui prépare la pierre, encre le graphisme et règle la pression, celle qui possède une sensibilité dont est incapable tout moyen purement mécanique. L'atelier Pons, créé en 1938, attire de nombreux  artistes (Arp, Hélion, Manessier, O.Debré, César, Cocteau, Michaux, Zadkine, etc) qui apprécient l'authenticité de ces méthodes et le climat de confiance qui y règne. Elisabeth Pons, sa fille et sa disciple, assure depuis 1973 la continuité de l'atelier, considéré depuis longtemps comme un lieu unique et rare totalement dédié à l'art de la lithographie.

"Hommage à Raoul Dufy" 1965, Charles Lapicque, lithographie

dimension de la feuille: 300 x 235 cm, dimension de l'image: 252 x 162 cm

Le Musée de l'Hospice Saint-Roch présente, du 7 mars au 1er juin 2009, en collaboration avec le musée d'Unterlinden à Colmar et le Musée de l'Abbaye Sainte-Croix des Sables d'Olonne, une grande exposition rétrospective consacrée à un artiste hors norme, véritable « empêcheur de tourner en rond » et « dérangeur » : Charles Lapicque.

Comme l'écrivait le critique d'art François Pluchart «  Charles Lapicque est un personnage qui dérange. Le pari scabreux qu'il a toujours tenu face à certains courants majoritaires de la peinture place aujourd'hui son œuvre au centre de la plus brûlante actualité. (…) » (In L'art vivant, n°1, 1984)

 

Cette exposition rétrospective majeure consacrée à Charles Lapicque propose de révéler, à travers une sélection d'environ 60 tableaux pour beaucoup inédits, et d'une quarantaine de dessins, les aspects méconnus de l'une des figures essentielles de la peinture française de la seconde moitié du XXème siècle. Le parcours retenu, à caractère rétrospectif, privilégie certaines thématiques et favorise la découverte d'une œuvre importante, manifestant tout à la fois la singularité d'un peintre voué à la couleur et à la question de l'espace.

 

 http://www.blogg.org/blog-75876-billet-charles_lapicque_le_derangeur-986174.html

 

Le Musée de l'Hospice Saint-Roch

 

 

Extension contemporaine du musée de l'Hospice Saint-Roch

signée par l'architecte Pierre Colboc qui abrite les expositions temporaires


Le musée de l'Hospice Saint-Roch d'Issoudun occupe l'emplacement de l'ancien Hôtel-Dieu, fondé au XIIe siècle, et reconstruit au XVe. Ce vaste et bel édifice comprend un chapelle et des salles des malades du XVe siècle ainsi que deux ailes du XVIIe et du XVIIIe siècle. Ce patrimoine classé rassemble les Arbres de Jessé, un ensemble archéologique de la civilisation celte, des sculptures du VIIIe au XVe siècle, et l’apothicairerie...
Depuis 1995, une extension contemporaine signée par l'architecte Pierre Colboc abrite les expositions temporaires, consacrées à des artistes de notre siècle. Par son architecture autant que par sa vocation muséographique, le musée de l'Hospice Saint-Roch réalise l'alliance du passé et du présent, des richesses patrimoniales et de l'art contemporain.
 

Publié par philippelamiral à 08:57:51 dans EXPOSITIONS | Commentaires (2) |

HUMANISTE ? LéON HERSCHTRITT | 02 mai 2009

 

Noël à Berlin" 1961, Léon Herschtritt

Photographie gélatino argentique, 30,3 x 45,5 cm

 

humaniste? Léon Herschtritt

Du 30/4/2009 au 1/6/2009

Maison de la photographie de Grenoble et de l’image

Ancien musée de la peinture

38100 Grenoble
 

Léon Herschtritt, né en 1936, est un des grands photo-reporters français, et tout à la fois un galeriste de renom qui a mis sa passion au service de la photographie.

L'exposition présente une sélection d'une centaine de tirages parmi l'oeuvre de Léon Herschtritt qui permet d'illustrer ce courant important de l'histoire de la photographie. Dans les années 60 nombreux photographes défendent les valeurs de l'humanisme (dignité de l'homme, tolérance, respects de l'autre et de ses différences, dénonciation de l'injustice...) trop souvent méprisées, rejetées par nos sociétés tournées vers le profit à court terme.
Néanmoins, si ces photographes dits humanistes ont en commun, de s'intéresser à la vie de l'homme dans toute sa diversité, chacun voit la vie en fonction de sa propre définition, de son propre regard, Léon Herschtritt a ainsi développé une oeuvre personnelle et singulière donnant à voir sa vérité : une vérité touchante, affirmation de valeurs empreintes d'altruisme, les thèmes abordés pouvant être la vie et les événements dans les années 60, autant en Afrique du nord, en Italie, mais aussi à Berlin, Noël 1961 et notamment à Paris à travers des scènes de rues, de manifestations, des portraits d'hommes et de femmes, de personnalités...

Ses d'oeuvres contemporaines questionne la thématique humaniste et sa pertinence au XXIème siècle. Présentée dans la salle Matisse de l'ancien Musée de Peinture, elle s'attache à mettre en exergue la diversité des regards portés sur l'humain. La Maison de la photographie et de l'image invite amateurs et professionnels à proposer leurs travaux pour participer à cette exposition.
Parallèlement, en partenariat avec la Ligue de l'enseignement et le cinéma le Méliès une programmation ayant trait au regard humanisme en images avec notamment trois magnifiques films japonais ainsi qu'en avant-première le film documentaire Très près du corps réalisé par Marilia Destot consacré à l'ouvre d'Ariane Lopez-Huici, photographe New Yorkaise présentée au musée de Grenoble en 2004, pourraient permettre d'éclairer le public sous des angles différents (civilisation asiatique, vérité des corps...) cette éthique née du siècle des lumières, l'Humanisme.

Mais qu'est-ce que l'humanisme ?
L'humanisme est un courant de pensée qui croit en une essence éternelle de l'homme, et place en lui sa foi. Aussi appelle-t-on photographes humanistes, ceux qui témoignent, par leurs images, de la dignité de l'homme et qui, de ce fait, privilégient plus le contenu émotionnel de leurs photographies que leurs formes.

En France, les photographes "humanistes" ont construit une réelle iconographie nationale, avec ses lieux pittoresques et ses archétypes sociaux tout en dénonçant les réalités d'une époque - misère des banlieues, crise du logement, menaces de guerre - et en relayant luttes et espoirs de l'après-guerre. Ils ont en commun d'avoir nourri de leurs images le paysage visuel des Français des années 50-70 et aussi d'avoir su créer un univers culturel fort qui marque encore nos consciences, et qui va de Prévert à Blaise Cendrars, en passant par Blondin ou Marcel Carné...

Publié par philippelamiral à 10:25:09 dans EXPOSITIONS | Commentaires (5) |

ON EST SEUL... Léon Herschtritt | 01 mai 2009

 

"Le dos d'Anne"  1960, Léon Herschtritt,

photographie gélatino-argentique, 36,6 x 54 cm

 

Léon Herschtrittné en 1936,  est  photographe témoin et acteur de son temps, couronné par le prix Niepce à l'âge de 24 ans en 1960.

"Lorsqu'on est derrière son viseur, on est seul. Personne ne peut voir la même chose que vous"

                                                Léon Herschtritt          

Surtout actif dans les années 1960, Léon Herschtritt fait partie du courant de la photographie humaniste. Il a été membre du collectif des 30 x 40.

Depuis ses premières armes photographiques et le prix Niepce qu’il reçoit en 1960 à 24 ans pour son livre « Gosses d’Algérie », Léon Herschtritt a toujours eu plus d’intérêt pour les êtres humains que pour tout autre sujet. Présence éblouissante parfois, mais souvent plus discrète, secrète, parfois à la limite du subliminal quand l’homme, la femme ou l’enfant sont dans une position d’attente, de tristesse ou de joie. (…) A une époque où peu à peu les photographes vont,  pour beaucoup, dériver vers le voyeurisme et le spectacle indécent  de la misère, de la détresse et de la mort, L. H. voit en ceux qu’il photographie la beauté de l’âme humaine. Ses enfants sont peut être sales, ils ont traîné dans la rue, (…), se sont peut être battus, mais ils sont le germe possible de la grandeur humaine. (…) Le temps paraît suspendu, non pas seulement en raison de la magie de la photographie qui fixe l’instant, mais parce qu’une sorte de paix envahit tout, même si on sait que derrière se cache toute la misère des hommes. En ce sens, le regard de L. H. (…) sait voir les traces de l’amour et du bonheur même infimes dans le chaos du monde. Patrice Josset, Conservateur du Musée Dupuytren, Paris.

 
50 ans durant, Léon Herschtritt s´est engagé pour la photographie. Tout d´abord comme correspondant français de « Camera Press », qui lui vaudra des parutions de ses photographies dans les journaux et revues de plus de cinquante pays.  Puis dès les années 70, il ouvrira le premier bistrot de photographes à Paris avec sa femme Nicole. Et deviendra antiquaire spécialisé en photographie ancienne et appareils photographiques de collection.
En 1998 avec son fils Laurent, il crée la Galerie Laurent Herschtritt au cœur de Saint Germain des Près et met en place à partir de 2001 les premières ventes aux enchères de photojournalisme à la salle Drouot (photographies de Natchwey, Henri Cartier Bresson, Capa, Doisneau) dont il est expert.

 

Publié par philippelamiral à 08:27:46 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) |

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