"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
"Les Jeunes filles d'Olmo II" 1981, Georg Baselitz
Huile sur toile, 249 x 250 cm, Centre Georges Pompidou
Tant par son parcours personnel que par sa spécificité des fondements de sa pensée, Georg Baselitz apparaît depuis les années 70 sur les scènes européenne et internationale de l'art contemporain comme une figure majeure et exemplaire. Dans le mouvement perpétuel d'interrogation des enjeux de la représentation du réel et de la pratique picturale, le retournement des sujets dans ses œuvres caractérise l'artiste. Appliqué à partir de 1968 pour la réalisation des œuvres ou leur présentation au public, Georg Baselitz définit cet engagement comme « le meilleur moyen de vider ce que l'on peint de son contenu » pour « se tourner vers la peinture en soi « Le fait de renverser l'image [lui] prouva que la réalité est l'image », « l'objet peint à l'envers est utilisable pour la peinture parce qu'il est inutilisable en tant qu'objet ».
S'opposer à l'abstraction et à sa réduction formelle, plus qu'opérer un simple retour à la figuration : tel est le point de départ de la démarche de Baselitz, que sous-tendent une vraie réflexion sur le problème de la peinture et une constante interrogation sur la présence du sujet. Malmené par l'artiste, le « sujet-la-tête-en-bas », ici deux jeunes filles à bicyclette, les Filles d'Olmo, sujet volontairement d'une banalité totale, devient en réalité un motif pictural. Le « sujet-la-tête-en-bas », emblématique de son œuvre, permet en fait à Baselitz de dépasser la trop courante et réductrice opposition entre figuration et abstraction.

Georg Baselitz dans son atelier
Publié par philippelamiral à 08:02:39 dans BASELITZ Georg (néo-expressionniste) | Commentaires (2) | Permaliens
"Paysage au vert Véronèse" 2009, Philippe Lamiral
Huile sur toile, 120 x 100 cm, collection de l'artiste

"Paysage avec taches rose et saumon" 2009, Philippe Lamiral
Huile sur toile, 120 x 100 cm, collection de l'artiste

"Paysage au rouge carmin" 2009, Philippe Lamiral
Huile sur toile, 55 x 45 cm, collection de l'artiste
http://www.artabus.com/lamiral
http://www.blogg.org/blog-75876-themes-ma_demarche_personnelle-208406.html
Publié par philippelamiral à 17:50:41 dans LAMIRAL philippe (expressionnisme et matière) | Commentaires (1) | Permaliens
"Mâle nu" 1975, Georg Baselitz, huile et fusain sur toile, 200 x 161.9 cm
Acheté avec les fonds de la Société d'Art de la Caroline du Nord (Robert F. Phifer Legs)
Museum of Art de la Caroline du Nord, USA
Le mâle Nu, réalisé avec la pratique de l'esquisse d'atelier d'un modèle vivant est le travail d'un peintre passionné, intuitif qui peint d'une manière extravagante et inventive. L'image semble presque taillée dans la matière : la peinture est brossée, griffée, grattée et enduit avec les doigts.

"Akt Elke 2 (Elke nue 2)" 1976, Georg Baselitz, huile sur toile, 200 x 161,9 cm
Collection Albright-Knox Art Gallery, par échange, don de Seymour H. Knox, Jr., 2001
Georg Baselitz explore l'interface entre l'art représentatif et abstrait. Il inverse délibérément ses images pour contraindre le spectateur à se concentrer sur les aspects purement abstraits de la composition. Renversé, le sujet perd beaucoup de sa signification habituelle. En conséquence l'artiste est capable d'exploiter la tension entre l'abstraction et la représentation. Le spectateur peut vouloir ainsi se concentrer sur la facture expressive, des couleurs vibrantes et les formes hardies de la peinture, mais il reste toujours conscient de la présence troublante de la figure humaine.
Publié par philippelamiral à 09:27:25 dans BASELITZ Georg (néo-expressionniste) | Commentaires (1) | Permaliens
"N°106.311" 2007, Emmanuelle Villard, acrylique sur toile, 16 x 22 cm
Emmanuelle Villard réalise des peintures abstraites dont les motifs colorés se jouent de leurs pouvoirs d’attraction et de répulsion. De petits ou moyens formats, les tableaux ont une qualité évidente de séduction par leur surface lisse et brillante, la vivacité de leurs couleurs, mais ils peuvent aussi induire une distanciation lorsque la peinture réagit par débordement d’un format préétabli, ou lorsque certains reliefs accidentés de la toile peuvent suggérer un épiderme abîmé. Les couleurs sélectionnées, superposées ou juxtaposées, leurs effets de coagulation ou d’écoulement, les fonds monochromes aux maillages disloqués, induisent visuellement un effet de “ vitrines ”. L’artiste s’intéresse d’ailleurs à photographier l’univers clinquant des étalages de confiseries, des devantures de magasins de mode, des stands de jeux dans les fêtes foraines où foisonnent les objets multicolores, des aquariums de poissons dans les animaleries. Il en résulte alors que chaque peinture se présente comme un ensemble singulier dont la subtile entreprise de charme n’exclut aucunement la critique et la réflexion sur le médium.
Partant d’une première cuisine qui consiste à mélanger peinture et résine acryliques, l’artiste entreprend différentes procédures d’investissement de la toile : alignement méticuleux de gouttelettes de peinture au moyen d’une pipette, étalement de “ rubans ” de couleur sinueux, tramage de la toile de “ filets ” de peinture, superposition et coagulation des couleurs en “ pâtés ”... La gestuelle d’étalement ou d’égouttement de la peinture est rigoureusement pensée par l’artiste au sein de son atelier. Parfois, la peinture est soumise à des contraintes particulières, comme l’enfermement de la toile fraîchement peinte dans un film plastique qui est ensuite troué par endroits au moyen d’une aiguille, laissant émerger des cloques d’air et des boursouflures de peinture. Le processus pictural n’est pourtant jamais totalement contrôlé. Il faut aussi laisser faire la peinture selon sa qualité de séchage, de fluidité, de coagulation, de glissement. Le travail s’élabore longuement, en fonction des capacités de la matière à être ingérée, délimitée ou repoussée par une autre, d’outils et de gestes déterminés dans l’atelier. C’est dans cet entre-deux du faire et du laisser réagir la peinture que l’oeuvre acquiert une forme et une signifiance ouvertes.
Ce n’est pas l’abstraction en tant qu’espace de création autonome qui intéresse Emmanuelle Villard. Ses oeuvres abstraites sont nourries de l’observation de notre société de consommation et des procédures contemporaines de codification du corps et de la féminité. De fait, les motifs abstraits qui résultent de ces différentes procédures opèrent comme des références subtiles aux opérations du corps cosmétique, aux effets de peau mise à nue ou enveloppée dans de la gaze chirurgicale ou des collants.
D’autre part, l’abstraction émerge d’une posture physique du peintre en rapport à un plan horizontal de travail (table), ainsi que de l’ajustement du geste en fonction du format de la toile (petits formats ou grands formats carrés). Pour son exposition à La Criée, l‘artiste propose une double lecture de ses oeuvres fondée sur la verticalité et l’horizontalité. En effet, aux toiles accrochées sur les murs du centre d’art, Emmanuelle Villard a conçu un dispositif de tables dispersées dans l’espace. Certaines de ces tables seront inoccupées, d’autres seront incrustées de quelques toiles à la manière de marqueteries. Dans tous les cas, le visiteur ne pourra simplement engager une déambulation linéaire dans l’espace d’exposition. En fonction des rapports toiles/tables, il devra tenir compte d’un recul (in)suffisant pour regarder les peintures au mur, d’une impossibilité à pénétrer dans la petite salle d’exposition étant donné l’encombrement des tables, d’une posture particulière de vision des peintures sur les tables.
Emmanuelle Villard mêle le plaisir au temps de la réflexion patiente, de la recherche maîtrisée. L’artiste opère des choix, par éliminations, accidents, juxtapositions ou combinaisons tactiques, contaminations ou imprudences volontaires. Les formes géométriques, circulaires, gouttes épaisses, rubans ou entrelacs, qui en découlent sont issus de ce cheminement du corps et de la pensée. Les différents moyens que l’artiste explore sont autant de variantes de ce jeu de proximité et de mise à distance, autant physique que mentale, d’une pratique décomplexée de la peinture. Larys Frogier
Publié par philippelamiral à 07:06:11 dans VILLARD Emmanuelle (abstrait) | Commentaires (1) | Permaliens
"Folding screens" 2009, Emmanuelle Villard, La Maréchalerie


Emmanuelle Villard, Mars 2009
Folding screens
Oublions le tableau pour ne garder que la peinture
du 13 mai au 18 juillet 2009
La Maréchalerie
centre d'art contemporain
5 avenue de Sceaux - 78000 Versailles
école nationale supérieure d'architecture de Versailles
L'espace de La Maréchalerie ne se prête pas à l'exposition de tableaux. La topographie du lieu offre cependant des points d'ancrages qui permettent de s'écarter des murs et d'un accrochage commun. Pour Folding screens, un dispositif simple de câbles tendus de part et d'autre de l'espace à une hauteur de 4 mètres, coupe l'imposante verticalité du puits architectural qu'est La Maréchalerie. Les câbles forment le support d'écrans polychromes, de grands formats et de proportions variées. L'ensemble construit un nouvel espace qui modifie l'échelle initiale du lieu.
Au-delà du seuil du centre d'art contemporain, depuis la cour de la maréchalerie, l'immersion est immédiate. Les visiteurs sont placés au sein d'étendues colorées qui tendent, par l'emploi progressif de couleurs chatoyantes, vers la luminosité de la baie vitrée.
Folding screens offre une expérience frontale et sensible de la peinture. Pris entre les toiles imposantes, le visiteur est absorbé par la couleur ou en devient le reflet. Avec Emmanuelle Villard, le plan de l'oeuvre et celui de l'observateur ne sont jamais exclusifs l'un de l'autre. Ici, les écrans déterminent des passages induisant plusieurs déambulations possibles. Le spectateur circule de part et d'autre des panneaux qui construisent l'espace. Son cheminement, sa place déterminent aussi une des formes possibles de l'oeuvre.
L'emploi de couleurs acidulées, de matériaux scintillants (paillettes, perles, miroirs), de coulures sensuelles qui accrochent le regard, est récurent dans le travail de l'artiste.
Cette approche séduisante opérée par la forme ne pourrait rester qu'une pure jubilation superficielle. Mais le dessein est de traiter des thèmes contemporains du pouvoir de l'image (vibrations et scintillements de la série n°05 et série n°105), de la parure, de l'artifice, de l'intime (le vêtement - masque du corps à travers les résilles dans la série n°66). Derrière la gamme chromatique et les matériaux captivants, les débordements, craquelures et diverses mutations, laissent entrevoir les failles possibles, le substrat, l'essence des choses.
A La Maréchalerie, la démarche est inversée : c'est après l'épreuve des plans sombres, lisses et énigmatiques, que l'éclat et la matière apparaissent.
Chez Emmanuelle Villard, le travail du peintre, l'emploi de la couleur et de la matière, ne sont pas contraints au tableau. La peinture déborde (série n°106) le volume s'amplifie (série n°10 et série n°11), mute pour se libérer du châssis usuel (Objets visuels) jusqu'à une mise en espace conquérante (Salle blanche, Salle noire, et Scénographie 3, Galerie Les Filles du calvaire, Bruxelles, 2003).
A La Maréchalerie, le dispositif utilisé compose une architecture mouvante où l'expérience de la peinture est pleine et sensorielle.

"Ensemble n°07.9" 2000, Emmanuelle Villard, acrylique sur toile, 41 x 33 cm
Publié par philippelamiral à 06:59:44 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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