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Mes peintures

Présentation

                                                                                        "L'arbre jaune" (89 x 116 cm)


http://www.artabus.com/lamiral  


 


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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...


Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer. 




Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.


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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes. 


 


http://www.artabus.com/lamiral 

DUNCAN WYLiE | 23 juin 2009

 

"Sans titre"2008, Duncan Wylie, huile sur toile, 165 x 200 cm
 
 
"Farms" 2008, Duncan Wylie
 
 
Duncan Wylie
 
DU 4 JUILLET AU 27 SEPTEMBRE 2009
Musée de Grenoble
 
 
Né à Harare (Zimbabwe) en 1975, diplômé de l'ENSBA de Paris en 2000, Duncan Wylie développe depuis le début de la décennie une recherche picturale autour du thème des architectures, et plus précisément, ces dernières années des ruines.
Les peintures de Duncan Wylie font émerger du chaos les formes propres au réel comme un arbre, une maison délabrée, des ruines. Partagé entre figuration et abstraction, Duncan Wylie adapte l’action painting pour abandonner ce que l’on appelle la « belle peinture ».
Les tableaux de Wylie parviennent à duper notre perception grâce à leur conception en strates : plusieurs sujets, plusieurs couches de peintures viennent fusionner sur la toile.
La première couche, pouvant figurer des décors aussi variés qu’un chantier, une salle de danse ou un immeuble, est, plus ou moins abondamment, recouverte de peinture.
S’ajoute alors une deuxième, parfois une troisième ou une quatrième.

De la couche originelle, il ne reste qu’un réseau de lignes et de traces colorées qui forment une structure transparaissant ici et là. Ainsi, le dessous dynamise le dessus, organise un mouvement, installe une atmosphère.
Dans ces tableaux, pas de personnages. Ou alors juste une ombre ou une silhouette que l’on croit reconnaître… Mais on devine une présence humaine dissimulée ou fantomatique.

Le thème de la destruction a une origine ancrée dans son histoire personnelle.
En 2005, l’artiste effectue un voyage en Israël lorsqu’il apprend qu’au même moment, son pays natal, le Zimbabwe a sombré dans la violence. Le parti de Robert Mugabe vient de remporter les élections législatives sur fond de fraude et s’attaque aux bastions de l’opposition. C’est l’opération Murambatsvina visant à raser les habitations des bidonvilles d’Harare condamnant ainsi à l'errance ou à l'exode près d’un million de personnes.

Les toiles n’ont certes rien de documentaire et ne cherchent aucunement à narrer ce douloureux fait social. Elles ne gardent que l’idée de la destruction qui de peinture en peinture se présente sous différents aspects, différentes humeurs et couleurs.
Tels des châteaux de cartes, les constructions humaines s’écroulent et disparaissent en un instant.
Disparaissent aussi les couches de peinture sous les coups de pinceau.

Mais cette désintégration incessante qu’elle soit picturale, architecturale ou sociale n’a rien de négatif. Bien au contraire. Elle donne au peintre la possibilité de reconstruire : chaque couche de peinture régénère la précédente, ce qui se défait se refait en permanence.

 "Mobile home" 2006, Duncan Wylie, huile sur toile, 53 x 74 cm  

Duncan Wylie entreprend une recherche picturale sur le thème de l'architecture et plus précisément des architectures. Plus tard, il développe son travail en explorant les effets du temps, mais aussi de l'homme sur ces constructions devenues déconstructions. Ruines, bâtiments éventrés, murs effondrés révèlent un univers de destruction, un monde en ruine et en proie au chaos.

Néanmoins, Duncan Wylie, loin de sacrifier à une forme de mélancolie, investit ses tableaux d'une énergie forte et toujours renouvelée. Cette puissance est le résultat d'une peinture franche et directe dont le raffinement et la subtilité exaltent les vertus de la picturalité.

La diversité des gammes chromatiques et les effets de brosses se jouent alors avec finesse de l'indécision entre figuration et abstraction contribuant à l'énigme des images comme au mystère de leur apparition.

Publié par philippelamiral à 07:03:31 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

éTé à L'ATELiER, PiLAR ET JACiNTO I... Leon Kossoff | 22 juin 2009

"Eté à l'atelier, Pilar et Jacinto I " 1997, Leon Kossoff, 142,2 x 134,6 cm

 

Leon Kossoff

Peintre britannique (Londres 1926)

 

Depuis l'âge de 12 ans, Kossoff peint Londres avec obsession ; ses premières œuvres décrivent les empreintes de la guerre sur cette dernière. Il étudie dans la journée à la Saint Martin's School of Art (1949-1953) et suit les cours de Bomberg à la Borough Polytechnic le soir (1950-1952). De 1953 à 1956, il est élève du Royal College of Art et enseigne à la Chelsea School of Art. (Londres). Il organise sa première exposition personnelle en 1957. En 1962, il rejoint le London Group formé par Francis Bacon, Lucian Freud, Frank Auerbach et Michael Andrews.

Dans les œuvres de Kossoff, les couleurs et le dessin sont confondus. Il travaille sur plusieurs séries en même temps et son répertoire de motifs est limité. Il choisit des personnes proches de lui ou des personnes anonymes dans un espace public, qu'il peint isolées ou intégrées à un de ses sites favoris, souvent des lieux tristes de la ville : Willesden (School Building, Spring 1981, 1981, Saatchi Coll. ; School Building, Willesden, May 1983, 1983, Londres, Saatchi Coll.), la station de métro de Kilburn (Outside Kilburn Underground Station, Summer 1976, 1976, Leicestershire Museum and Art Gal., Leicestershire), etc. Dans ses peintures, les personnages sont solitaires, sans aucune relation.

Publié par philippelamiral à 07:02:10 dans KOSSOFF Leon (école de Londres) | Commentaires (1) |

FEMME ASSISE... Leon Kossoff | 21 juin 2009

 

"Femme assise" 1959, Leon Kossoff, huile sur bois, 135,6 x 93,3 cm

"Femme assise"  Leon Kossoff, fusain sur papier, 28 x 21,5 cm

Leon Kossoff retravaille sans cesse ses tableaux, les creusant, les marquant dans un processus qui tient à la fois de la destruction et de la reconstruction.

Publié par philippelamiral à 08:22:10 dans KOSSOFF Leon (école de Londres) | Commentaires (1) |

DERRIèRE UN ViSAGE... Pablo Picasso | 20 juin 2009

 

"Le rêve" 1932, Pablo Picasso, huile sur toile, 130 X 97 cm

Collection Mr. and Mrs. Victor W. Ganz, New York

Ce tableau, réalisé par Pablo Picasso le 24 Janvier 1932, intitulé Le Rêve, représente Marie-Thérèse Walter, la déesse blonde, qui, à l’âge de dix-huit ans, ou peut-être seize, entre dans la vie amoureuse et la création de l’artiste. On parlera de « la période Marie-Thérèse » pour les œuvres de Picasso du début des années trente.

Très vite l’image manifeste son ambiguïté, ses multiples représentations : la rêveuse, le rêve de la rêveuse, les désirs et fantasmes de Marie-Thérèse et/ou ceux du peintre amant qui, pour reprendre les termes de R. Rosemblum, « se change en voyeur extatique, qui s’empare silencieusement de sa bien aimée s’abandonnant au plus profond sommeil. » Ambiguïté touchant aussi le regard du contemplateur, certes esthétisant, mais, à son tour, regard de voyeur.

Selon Freud, le rêve, gardien du sommeil, est satisfaction déguisée de désirs refoulés, inconscients. Au cœur de la paix profonde du sommeil, nos pulsions censurées, retenues, trouvent un terrain favorable à leur expression chaotique. Dans le tableau de Picasso, les contrastes des couleurs, les lignes de son dessin et le traitement particulier du visage de son modèle, donnent une formule visuelle de cette dualité.

Le visage dédoublé en une vue inférieure de profil et une vue supérieure frontale, condense toutes les contradictions entre un plaisir serein, degré zéro d’excitation et les tensions du désir, né de la frustration des pulsions.

 Le profil de la déesse blonde est en accord avec les courbes amples, gonflées, voluptueuses, caressantes, avec les nuances rose lilas des carnations. La dormeuse nous apparaît transportée par les charmes de l’onirisme, jusqu’au nirvana.

Au contraire, la vue frontale du visage qui se métamorphose en une image phallique, symbolise la manifestation des pulsions, des désirs et des fantasmes sexuels dans le rêve, qu’il soit le rêve de Marie-Thérèse ou celui de Picasso. Le fauteuil rouge embrasse et possède la figure féminine dans la violence du désir. Le sein dévoilé, le sixième doigt de la main droite, le triangle pubien parlent un langage de gestes et de zones corporelles fortement érotisé.

Le rêve, dans cette oeuvre de Picasso, garde sa part de mystère, de fascination, production psychique échappant aux principes élémentaires de notre logique consciente, brouillant les oppositions communes, restant ainsi ouvert à une multiplicité d’interprétations. Mais n’est-ce pas également le propre de l’œuvre d’art ?  Jean-Claude Beaudoin.

 

"Faut-il peindre ce qu'il y a sur un visage? Ce qu'il y a dans un visage? Ou ce qui se cache derrière un visage?"

          Pablo Picasso

 

 

Publié par philippelamiral à 07:07:04 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) |

DE NOS JOURS... Pablo Picasso | 19 juin 2009

"Le Guitariste" été 1910, Pablo Picasso
Huile sur toile, 100 x 73 cm, centre Georges Pompidou, Paris
 

 

"De nos jours, l'on ne va plus à l'asile, on fonde le cubisme."

    Pablo Picasso

 

Pablo Ruiz Picasso, né à Málaga, Espagne, le 25 octobre 1881 et mort le 8 avril 1973 à Mougins, France, était un peintre, dessinateur et sculpteur espagnol. Fondateur du cubisme avec Georges Braque, compagnon d'art du surréalisme, il fut l'un des artistes majeurs du XXe siècle.

La période de Picasso sous influence africaine (1907-1909) est marquée au début par les deux figures du côté droit des Demoiselles d'Avignon, qui ont été inspirées par les masques africains que Picasso possédait.

"Les Demoiselles d’Avignon" 1907, Pablo Picasso

Huile sur toile, 243,9 x 233,7 cm,  Museum of Modern Art,  New York

Les Demoiselles d’Avignon, l’une des œuvres les plus célèbres de Picasso, constitue à la fois une synthèse du XIXe (l’Olympia de Manet, les scènes de harem composées par Ingres et Delacroix) et une ouverture vigoureuse vers l’art du XXe.siècle. Picasso s’approprie pour les dépasser les innovations de Cézanne et des Fauves. Cette œuvre, qui suscita des réactions passionnées, est le point de départ du cubisme, caractérisé par un langage géométrique et une multiplicité des points de vue.

Picasso représente l’intérieur d’un bordel, inspiré d’une maison close barcelonaise, située dans la carrer Avinyò, qui donne son nom à la toile. Des centaines de travaux préliminaires ont préparé la réalisation presque secrète de cette œuvre. Les genres, nu féminin et portrait de groupe, ne sont pas en eux-mêmes innovants. Ce classicisme des genres rend la rupture formelle plus éclatante. L’espace, meublé par des draperies, est déconstruit, la perspective brisée, voire inexistante. L’accent est mis sur la verticalité. Même la nature morte, au premier plan, semble chuter vers le spectateur.

La provocation est moins dans le thème choisi que dans son traitement. L’absence totale de pudeur des cinq femmes, leurs regards braqués sur le spectateur, sans communication entre elles, obligent celui-ci au voyeurisme, tandis qu’il est lui-même dévisagé. En cela, Picasso est un héritier de l’Olympia de Manet, qui met déjà en scène une prostituée au regard impudique.

Picasso fait fi des canons esthétiques qui président traditionnellement à la représentation du nu féminin. Les corps sont déformés. La femme assise présente à la fois son dos et son visage. L’influence de l’art africain, qui se substitue à celle de l’orientalisme du XIXe siècle, est très nette dans les visages des deux prostituées de droite.

La palette de couleur est assez restreinte. Les couleurs chaudes, du rose pâle à l’ocre rouge, dominent, notamment dans les corps des femmes. Cependant, des couleurs froides, blancs, gris, bleus, qui composent l’essentiel des draperies, offrent un violent contraste. Les formes sont fréquemment soulignées par des contours blancs ou noirs qui accentuent leur déstructuration.

Par leur force et leur nouveauté, les Demoiselles d’Avignon constituent donc une œuvre clé de l’art du XXe siècle.

 

Publié par philippelamiral à 07:12:48 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) |

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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.

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