"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
Georg Baselitz dans son atelier
Baselitz s'est lancé dans une étrange aventure d'anamnèse picturale et d'explorations graphiques saisissantes en créant des œuvres nommées Remix ; soit des peintures ou des dessins librement inspirés de ses compositions de jeunesse des années 60 et 70. « J'ai repris ce mot de la musique, trouvant que c'était le plus exact. Sauf que la musique est un flux alors que la peinture renvoie à la mémoire et au contrôle visuel qui fait l'outil du peintre. C'est peut-être juste dû à mon âge. Par le passé, je n'étais pas prêt à revenir sur mes pas ; maintenant, je reprends mes souvenirs et regarde ce qu'a été ma vie. En fait, je pense que je suis devenu plus sentimental. »
Réflexion sur le temps, sur la jeunesse et la maturité, ses tableaux, d'une intense sensibilité, réinventent l'inversion des figures, qu'il pratiqua à partir de 1968, pour signifier que toute peinture est abstraction. Il ressource sans servilité des tableaux où figuraient naguère des hommes solitaires en héros solitaires de l'après-guerre, des nus ou des portraits de ses familiers. « Vous voyez ce tableau d'une main portant une maison en flammes ? Je l'ai peint la première fois en 1963, dit-il en désignant une nouvelle toile. Ce sont des souvenirs d'enfant et des images nées de la guerre, époque douloureuse pour moi qui vis le jour en Allemagne de l'Est en 1938. Au fil de notre vie, on se remplit de choses vécues, on entasse tant d'odeurs de voyages ou de réminiscences. Parfois, cela peut être agréable, mais, avec l'âge, ce retour aux événements devient, pour moi, de plus en plus difficile. Je cherche et je ne trouve pas... C'est comme un oubli en progression. Pour mes tableaux, je fais donc comme n'importe qui pour me souvenir en regardant des photos passées. Je fais revivre mes tableaux, mais d'une autre manière. »
Ainsi, à la place des couleurs terre et ocre d'antan et des couleurs en plaques intenses, Baselitz invente désormais un tracé rapide, presque négligent, pose des couleurs frottées à la va-vite, laisse sans soucis de bienséance le blanc de la toile apparent. « Le remix ne vient pas remplacer le tableau original, ce n'est pas comme Warhol qui déclinait ses Marilyn en motifs ; ou comme Edvard Munch qui peignait par répétition un thème qu'il ne voulait pas abandonner. Désormais, je suis libre de reprendre un tableau que j'ai mis, naguère, tant de temps à faire, laborieusement, recherchant presque la laideur. Le modèle, je l'ai déjà, alors je vais vite... ». Laurent Boudier

Publié par philippelamiral à 07:19:24 dans BASELITZ Georg (néo-expressionniste) | Commentaires (1) | Permaliens
"Katzenkopf, (tête de chat)" 1966/67, Georg Baselitz
Huile sur toile, 163 x 130 cm, Kunsthaus de Zürich
Le tableau insolite à tête de chat est une des images catapulte, qui marquent le début de la fameuse série des «inversions» de sujet propre à Georg Baselitz.
Nous retrouvons dans ces images les traces du conflit ayant existé entre la tendance ouest-allemande de l'expressionisme abstrait et celle officielle de l’Allemagne de l’Est du «Réalisme Socialiste». Baselitz refusait cet antagonisme et décida de passer à l’Ouest, mais ne voulait pas pour autant renoncer à la représentation de la complexité figurative et psychologique des objets.
Publié par philippelamiral à 08:00:37 dans BASELITZ Georg (néo-expressionniste) | Commentaires (1) | Permaliens
"Sans titre" 1983, Georg Baselitz, huile, aquarelle et fusain sur toile, 61 x 43 cm
"La peinture est autonome. Et je me suis dit que s'il en était ainsi, il me fallait prendre dans la peinture ce qui était traditionnel, au niveau du motif. C'est à dire un paysage, un portrait, un nu et je les retourne, je les peins à l'envers. C'est le meilleur moyen de vider de son contenu ce que l'on peint. Quand on peint un portrait à l'envers il est impossible de dire : ce portrait représente me femme et je lui ai donné une expression particulière."
Georg Baselitz

Georg Baselitz dans son atelier, juillet 2007. photographie par Kai von Rabenau

"B für Larry (B pour Larry)" 1967, Georg Baselitz, huile sur toile, 250 x 200 cm
Collection Friedrich Christian Flick, Zürich
Publié par philippelamiral à 06:52:43 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Dîner à Dresde" 1983, Georg Baselitz, huile sur toile, 280 x 450 cm.
Kunsthaus, Zurich
Georg Baselitz est l’un des artistes allemands les plus importants d’après-guerre.

Georg Baselitz photographié par Lothar Wolleh, Mülheim, 1971
Peintre d’Histoire contemporain
Les atrocités de la seconde guerre mondiale n’ont cessé de le hanter, lui et sa femme en parlent tous les jours. Des premières peintures, avec ces soldats vaincus ou des membres disloqués, à l’hommage aux femmes de Dresde en vingt tableaux peint en 1989… toute son œuvre est traversée par l’horreur de cette période.
Mais son travail ne se réduit pas à cela, Baselitz a, dès le début, cherché une troisième voie entre le réalisme socialiste de l’Allemagne de l’Est, où il a grandi, et le minimalisme abstrait de l’art occidental des années fin 1950, début 1960.
Mais sa modernité sait aussi puiser aux sources de la tradition allemande: le romantique visionnaire Caspar David Friedrich, die Brücke et les expressionnistes, ou encore la musique et des contes, etc.
Baselitz est un intuitif, l’une des ces grandes influences fut Antonin Artaud. Tout jeune homme et sachant à peine le nom de Picasso, il visite la Galerie Pierre Loeb à Paris et reconnaît immédiatement chez le père du théâtre de la cruauté un dessinateur de génie.

"Mit Roter Fahne (avec un drapeau rouge)" 1965. Georg Baselitz
Huile sur toile, 162 x 130 cm. colection privée, Allemagne
Son style
Il y a chez lui quelque chose du geste de Géricault. Baselitz a voulu sortir de l’impasse en cherchant une «écriture» sans concession, viscérale. Il a voulu traduire un pathos qui n’est ni pas celui du héros grandiose mais de ce «nouveau type», cet homme revenu du cauchemar et de la folie, totalement défait mais en qui subsiste un reliquat d’humanité. Pour paraphraser Adorno, est-il encore possible de peindre un tableau après la guerre? Baselitz est la réponse, il est le peintre de l’irreprésentable.
Il fait partie du courant néo-expressionniste allemand.

"Armenischer Teppich (Aslamazyan) (tapis arménien (Aslamazyan))"
1999, Georg Baselitz, huile sur toile, 162 x 130 cm. collection privée, Zurich
Publié par philippelamiral à 06:55:46 dans BASELITZ Georg (néo-expressionniste) | Commentaires (1) | Permaliens
"Les Jeunes filles d'Olmo II" 1981, Georg Baselitz
Huile sur toile, 249 x 250 cm, Centre Georges Pompidou
Tant par son parcours personnel que par sa spécificité des fondements de sa pensée, Georg Baselitz apparaît depuis les années 70 sur les scènes européenne et internationale de l'art contemporain comme une figure majeure et exemplaire. Dans le mouvement perpétuel d'interrogation des enjeux de la représentation du réel et de la pratique picturale, le retournement des sujets dans ses œuvres caractérise l'artiste. Appliqué à partir de 1968 pour la réalisation des œuvres ou leur présentation au public, Georg Baselitz définit cet engagement comme « le meilleur moyen de vider ce que l'on peint de son contenu » pour « se tourner vers la peinture en soi « Le fait de renverser l'image [lui] prouva que la réalité est l'image », « l'objet peint à l'envers est utilisable pour la peinture parce qu'il est inutilisable en tant qu'objet ».
S'opposer à l'abstraction et à sa réduction formelle, plus qu'opérer un simple retour à la figuration : tel est le point de départ de la démarche de Baselitz, que sous-tendent une vraie réflexion sur le problème de la peinture et une constante interrogation sur la présence du sujet. Malmené par l'artiste, le « sujet-la-tête-en-bas », ici deux jeunes filles à bicyclette, les Filles d'Olmo, sujet volontairement d'une banalité totale, devient en réalité un motif pictural. Le « sujet-la-tête-en-bas », emblématique de son œuvre, permet en fait à Baselitz de dépasser la trop courante et réductrice opposition entre figuration et abstraction.

Georg Baselitz dans son atelier
Publié par philippelamiral à 08:02:39 dans BASELITZ Georg (néo-expressionniste) | Commentaires (2) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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