"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
"Autoportait" 1988, Martin kippenberger, huile sur toile, 200 x 240 cm
Consacrée à la scène artistique allemande dans le cadre de la coopération culturelle entre la Région Aquitaine et le Land de Hesse, cette exposition est présentée, en deux volets complémentaires, sur deux sites
Heidi au pays de Martin Kippenberger
Heidi au pays de Martin Kippenberger a pour objet d’entrevoir la portée artistique de Kippenberger (mort prématurément en 1997) sur la scène artistique actuelle à travers le prisme d’un conte pour enfants. De cette manière, deux générations d’artistes se succèdent, se télescopent et dialoguent pour révéler des liens de transmission. Cette exposition mêle ainsi des oeuvres « historiques » des années 1970/1980 (Kippenberger, Bayrle, Schütte) empruntées au Landesmuseum de Darmstadt, à des oeuvres plus récentes d’artistes de la génération suivante (Lehanka, Decker, Gcric, Exner) souvent issus de la scène de Francfort qui agit comme un indéniable foyer artistique local. En témoigne la collection privée du couple Rausch, concierges à la Städelschule (école d’art) qui, patiemment, ont collecté 700 oeuvres sur quinze années, pour constituer une sorte de « photographie » spontanée de cette vitalité artistique.
au Frac Aquitaine à Bordeaux

Simone Decker (Photo : André Morin)

Marko Lehanka (Photo : André Morin)

Collection Hartmut et Helga Rausch (Francfort) (Photo : André Morin)

Andreas Exner, Thomas Schütte, Thomas Bayrle (Photo : André Morin)
est une exposition collective conçue dans le cadre du jumelage entre la région Aquitaine et le Land de Hesse, dont les villes principales de cette région allemande sont Wiesbaden, Darmstadt, Francfort et Kassel. Ce projet fait suite à une présentation des oeuvres du Frac Aquitaine à Darmstadt en 2006 et organisée par Peter Joch, directeur de la Kunsthalle. Il revient aujourd’hui au Frac Aquitaine d’imaginer une présentation de la scène artistique hessoise, en partant de la figure singulière de Martin Kippenberger (artiste et enseignant à Francfort et Kassel) et du personnage de Heidi (du conte désormais très célèbre) originaire de Francfort.
Tout rapprochement nécessite un déplacement géographique, mental, symbolique. « Où est mon pays ? » s’interrogeait Kippenberger dans un tableau en 1982. Réfléchir à cette notion de « jumelage » entre deux régions, incite à préciser ce qui les distingue, ce qui les unit. Alors que l’Aquitaine apparaît comme une région aux cadres naturels majestueux (la façade atlantique, les Landes, les Pyrénées, les vignobles), la Hesse présente un visage marqué par une industrialisation omniprésente. Le 3ème millénaire s’ouvrant : la question de « là où sous vivons » est-elle encore valide ? Quel sens donner à cette polarité urbanité/ruralité, le choix des villes et le choix des champs ?
Heidi au pays de Martin Kippenberger s’organise en déployant des pièces comme autant d’éléments d’un paysage à reconstituer. Des oreilles de cochon peintes et une fleur imposée de planches de surf plantent un décor champêtre à l’intérieur duquel s’intègrent des sculptures futuristes, des paysages industriels ou des tableaux d’entrelacs autoroutiers. En contrepoint, se révèlent des éléments renvoyant à l’histoire de Heidi, imaginée par Johanna Spyri au XIXe, narrant le destin d’une fillette, ballottée entre les Alpages suisses et la ville de Francfort.
Le conte de Heidi permet de faire se rejoindre l’idée de deux territoires contrastés (les Alpes Suisses/Francfort ; l’Aquitaine/la Hesse ; Bordeaux/Bayonne) et signale, au terme de son dénouement, que la relation des contraires trouve son accomplissement dans leur réunification. Ce dont il est également question est de l’ordre de la spéculation - dans le contexte artistique d’une mise en doute permanente sur nos certitudes, induite par la démarche d’un Martin Kippenberger.

Martin Kippenberger dans son atelier à Friesenplatz, Cologne, 1983
Photographie de Benjamin Katz
Martin Kippenberger, "Kippi" pour les intimes, est un artiste surdoué, révolté, extraordinairement prolifique et, pour certains, un peu fou. Classé comme nouveau fauve, ses peintures insouciantes, ses sculptures violentes, ses installations imposantes et critiquées par l'opinion religieuse, sèment le trouble chez les spectateurs du monde entier. Provocateur, comme avec ses tableaux à accrocher au-dessus des canapés, ses questions telles que "Vous souvenez-vous encore des ongles du ministre français de la Culture, Jack Lang ?" ou ses proverbes volontairement banals comme, "Nous n'avons pas de problèmes avec les portiers de discothèques, s'ils ne nous laissent pas entrer, nous ne les laissons pas sortir', ou encore, "L' abîme n'est pas profond, mais creux". Un univers empreint d'un réalisme grotesque et fantasque. Dès son enfance, ses instituteurs remarquent ses prédispositions pour la pratique des arts plastiques, et son dévouement intellectuel pour cette matière. Il s'oppose d'ailleurs volontiers à ses professeurs lorsqu'il les juge mauvais. La franchise de l'artiste agace ou fascine parce qu'il contraint le spectateur à accepter ses provocations et ses idées, les bonnes comme les mauvaises, car, pense-t-il, "La vérité, c'est le travail" . Son oeuvre est une évocation de sa vision de la réalité, de la vie, et de l'art. Kippenberger laisse derrière lui, à l'âge de 44 ans, un grand nombre d'oeuvres, boudées (de son vivant) par les collectionneurs, et trop provocantes pour les musées. Malmener notre "soi-disant" ouverture d'esprit, pour l'élargir un peu plus, voilà ce qui intéressait "Kippi".
Publié par philippelamiral à 09:05:32 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Oedipe et le Sphinx" Jean Auguste Dominique Ingres, huile sur toile, vers 1826-1827
The National Gallery, Londres
Les tableaux néoclassiques d'Ingres et ceux, cauchemardesques, de Bacon n'ont a priori rien de commun. Les silhouettes statiques, aux contours fermés, du premier sont aux antipodes de celles, fragmentées et torturées, du second. Le Britannique admirait pourtant le Français. Il appréciait particulièrement la sensualité de ses corps, exécutés en dehors de toute volonté de reconstitution anatomique. Bacon partageait également sa fascination pour l'Antiquité. C'est la raison pour laquelle ce tableau mettant en scène ?dipe qui résout l'énigme du Sphinx avait attiré son regard. La toile, version réalisée par Ingres en 1826, met en scène le triomphe de l'intelligence humaine. On y voit le héros grec, sous les traits d'un majestueux athlète nu, affrontant calmement le monstre, dont la tête inclinée symbolise la soumission. Dans le tableau de Bacon, daté de 1983, les rôles sont inversés. Comme chez Ingres, ?dipe est peint de profil. Mais, chez le Britannique, il est blessé. Du sang macule le bandage qui enveloppe une de ses jambes. Une créature ailée se dessine dans le fond noir du tableau. Cette «Furie», agent de la vengeance divine, contribue à l'atmosphère dramatique de la scène. Car elle est, elle aussi, couverte de sang.

"Oedipe et le sphinx d'après Ingres" 1978, Francis bacon

"Oedipe et le Sphinx d'aprés Ingres" 1983, Francis Bacon
198 x 147,5 cm , collection particulière , Californie
Ces oeuvres de F. Bacon représente le continuum temporel, esthétique et philosophique qui existe entre les différentes strates de la création artistique. Le mythe antique est ici revisité à travers un double filtre : celui de la subjectivité de l’artiste-modèle, Ingres, dont Bacon revendique la filiation jusque dans le titre de ses toiles, et celui de la vision personnelle du peintre qui se réapproprie le motif et ses traitements précédents. Ainsi, par la mise en valeur de certains détails, comme les pieds percés d’OEdipe, à peine visibles chez Ingres, Bacon confère une nouvelle portée symbolique au mythe : l’artiste, comme le héros, s’inscrit dans une filiation à la fois illustre et maudite, dont il porte les stigmates. Entre signe d’élection et trace de souillure, cette marque ne lui laisse d’autre choix que d’assumer ses origines (esthétiques) et de tenter de conjurer la malédiction en la sublimant par l’art.

"Œdipe et le Sphinx after Jean Auguste Dominique Ingres (Pictures of Junk)"
2006, Vik MUNIZ, photographie chromogénique (C-print), 237 x 180 cm
New York, atelier de l’artiste
Le Musée Ingres à Montauban

"La Source" 1856, Ingres, Huile sur toile, 164 x 82 cm
Musée d’Orsay, dépôt du musée du Louvre, Paris


"La Source de l’Invasion" 2008, Invader, MTB-01
Montauban, rue du Tescou , mosaïque, 256 x 172, photographie de l’artiste
Depuis quelques mois on peut admirer, rue du Tescou à Montauban, une mosaïque d'Invader. Cet artiste français est mondialement connu pour avoir envahi les rues d'un grand nombre de villes avec les reproductions de personnages d'un célèbre jeu des années 1970, «Space Invaders». La Source de l'Invasion, imposante mosaïque noire et blanche, d'une taille inhabituelle pour l'artiste, se trouve en contrebas du Musée Ingres. Inspirée de la Source d'Ingres, elle en reprend le sujet : une jeune femme nue tenant une cruche, d'où s'échappent quelques invaders, qui s'apprêtent à conquérir le monde (d'où le titre).
Invader s'inscrit dans plusieurs démarches. D'abord la contamination de l'espace visuel public, souvent déjà pollué, par un virus artistique qui se rend ainsi accessible à tous. En effet, la Source de l'Invasion est bien visible par sa taille (plus de 2 m), par sa situation dans un lieu très fréquenté, par le traitement graphique en noir et blanc ainsi que par le contraste qu'elle crée avec le milieu environnant (Montauban, ville d'Ingres, se prête a priori plus au classique qu'au moderne).
La rencontre entre la pixellisation et la technique de la mosaïque, particulièrement adaptée au thème pour rendre la piètre qualité graphique des jeux vidéo anciens permet la transposition du monde du jeu, créé de toutes pièces, dans celui de la réalité, incontrôlable. Invader ouvre ici un cercle réservé à quelques initiés, celui d'un monde saturé d'œuvres de référence et de techniques modernes et classiques qui s'entrechoquent pour donner naissance à de nouvelles tendances artistiques désormais à la portée du plus grand nombre...
La Source de l'Invasion lie l'œuvre d'Ingres à l'univers actuel par la simplification extrême du dessin, qui trouve un écho dans le manichéisme. Cette simplification contribue à la visibilité, à l'accessibilité, et donc à la contamination rapide et efficace des passants, pour ajouter Montauban au tableau des villes touchées par l'envahisseur. Outre la référence au retrogaming et l'hommage à Ingres qu' elle constitue, cette œuvre porte un sens symbolique : la source, ou les origines du «virus artistique» serait-elle dans l' œuvre d'Ingres...?




Aujourd'hui six salles du premier étage sont consacrées à Ingres. On y trouve de grandes compositions révélant l'influence de l'Antiquité et de Raphaël mais aussi des oeuvres de jeunesse, réalisées dans l'atelier de David ou plus tard à Rome à la villa Médicis où il fut pensionnaire, puis directeur.
Au rez-de-chaussée, le salon doré rend hommage à Armand Cambon, ami et élève d'Ingres, qui fut aussi le premier conservateur du musée.
Ensuite les sculptures de Bourdelle, autre célèbre Montalbanais, puis les oeuvres des artistes de l'école de Montauban: Marcel-Lenoir, Andrieu, Cadène et Desnoyer annoncent les contemporains de la seconde moitié du XXème siècle (Olivier Debré, Zao-Wou-Ki, Vieira da Silva...) présentés dans la chapelle. Au premier sous-sol, deux salles sont réservées à la céramique française et étrangère des XVIIIème et XIXème siècles. On y découvre notamment les pots à pharmacie d'Ardus et le célèbre pot à thériaque de Montauban.
Enfin, la salle du Prince Noir, au second sous-sol, abrite d'importantes collections archéologiques régionales.
Publié par philippelamiral à 09:05:20 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Sans titre" Circa 1990, Olivier Debré (1920-1999)
Huile sur toile, 38,5 x 46,3 cm, collection Galerie Carré
La Peinture de paysage
Espace EDF Electra - Paris
du 04/06/2009 au 30/08/2009
"Bateaux au coucher du soleil" non daté, Maxime Maufra (1861-1918)
Huile sur toile, 33,5 x 41 cm, collection Musée Daubigny à Auvers-sur-Oise
Dans le cadre de son action en faveur de la culture et de la nature, la fondation EDF Diversiterre accueille dans son espace de la rue Récamier au 2° étage une exposition d’une cinquantaine d’oeuvres consacrées à la peinture de paysages de France du XVIIIe au XXe siècle, organisée par la ville de Meudon et l’association « les Amis du paysage français ».
Les grandes étapes de cette peinture seront évoquées, à travers notamment :
- le paysage classique (J.V. Bertin),
- la naissance de la peinture de plein air (J. Dupré, Th. Rousseau, Ch.Fr. Daubigny, J.B. Corot),
"Bord de rivière" non daté, Jules Dupré
Huile sur toile, 38 x 54,5 cm, collection musée d’art et d’histoire de Meudon
"Le plateau de Valmondois" 1873, Charles-François Daubigny
Huile sur toile rentoilée, 40 x 56 cm, collection musée d'art et d'histoire de Meudon
- l’impressionnisme (A. Lebourg, A. Guillaumin),

"Le port de La Rochelle" Circa 1900, Albert Lebourg
Huile sur toile, 50 x 73,5 cm, collection musée d'art et d'histoire de Meudon
"Le Pont Charraud" Circa 1905, Armand Guillaumin
Huile sur toile - 65 x 81 cm, collection musée d'art et d'histoire de Meudon
- l’émancipation du réel (A. Lhote, Ch. Lapicque),

"Le village" non daté, André Lhote, aquarelle
29 x 38,5 cm, collection musée d'art et d'histoire de Meudon
"Les bords du Trieux" 1961, Charles Lapicque
Huile sur papier marouflé sur carton, 21,5 x 34 cm, collection musée d'art et d'histoire de Meudon
- le paysage abstrait (M. Estève, O. Debré).
"Soleil couchant" 1943, Maurice Estève
Huile sur toile, 27 x 35 cm, collection Galerie Carré
Un parcours thématique a été retenu, comprenant cinq sections : la montagne, la forêt, la campagne, les bords de l'eau et la mer.
À l’origine un amateur éclairé, Christian Grellety Bosviel, a réuni dans les dernières années de sa vie, de 2002 à 2005, une collection de tableaux. Selon Vincent Pomarède, directeur du département des peintures du musée du Louvre, cet ensemble offre " un panorama de qualité des principaux courants picturaux qui, depuis le début du XIXe siècle, ont permis à la peinture de paysage d’acquérir le statut de genre à part entière ". L’exposition mettra en valeur le parcours de ce collectionneur.
Par leur qualité, les oeuvres ainsi réunies ont séduit le maire de Meudon qui en a accepté la donation. Cette dernière constitue le noyau du futur « musée vivant du Paysage français », dont l’ouverture au public est prévue pour 2011 au sein du musée d’Art et d’Histoire de Meudon, entièrement rénové.
Les nouvelles acquisitions de la ville de Meudon, des prêts de Musées de France (musée Daubigny à Auvers-sur-Oise, musée Lambinet à Versailles, musée Maurice Denis à Saint-Germain-en-Laye, musée Pissarro à Pontoise), de galeries parisiennes et de particuliers viendront compléter cet ensemble et confirmer l’intuition du collectionneur.
Espace EDF Electra
Dans une de ses anciennes sous-stations électriques, la Fondation Electricité de France fonde en 1990 un espace muséal pour y présenter des expositions thématiques. Consacrées à la nature, au patrimoine, ou à l'art contemporain, elles ont pour mission de rendre à la "fée électricité" sa puissance poétique. Cet espace entend en effet faire de la lumière un média créateur et porteur de sens. Le cinéma, la photo et les nouvelles technologies y sont donc à l'honneur.
Publié par philippelamiral à 07:45:40 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Sans titre" 1996, Bernard Piffaretti, acrylique sur toile, 144 x 139 cm
Collection du FRAC Basse Normandie

Exposition "l'artiste et la contrainte" proposée par le service éducatif du FRAC de Basse-Normandie en 2000/2001
Extraits d'entretiens avec Piffaretti : Bernard Piffaretti conférence du 11 février 1998 à l'école nationale des beaux-arts de Bourges :
'' ...je suis un peintre traditionnel (le châssis, la toile, la peinture, les pinceaux)et je montre platement les principes essentiels et les questions de la peinture..." - "... rapport avec le tableau, échange physique, concentration du temps, etc..." "je fais des tableaux". - ...mes tableaux devront toujours être compris comme les éléments d'un ensemble." - les tableaux seront alors tous différents mais assemblables entre eux." - lorsque l'on regarde un tableau il n'est pas possible de définir quelle partie est première - tout est fait pour que le tableau reçoive une peinture sans qualité, des faits divers. Le deuxième côté ne cherche pas à imiter le premier, il devient, peinture." n'y a pas reconnaissance d'une forme particulière dans mes peintures ou d'un style véritablement identifiable ... c'est la duplication qui forme le tableau..." ''...le marquage central, cet instant, cet entre-les-deux, ni l'un, ni l'autre. Cette méthode de duplication jette à la poubelle l'évidence de la question de l'original et de la copie et fait apparaître la question temporelle." le tableau ne représentera finalement jamais quelque chose, il présentera la peinture"
Entretien entre Bernard Piffaretti et Werner Meyer Catalogue B. Piffaretti 1991 Co-Edition Villa Arson, Musée des Beaux - Arts de Nantes, Hôtel des Arts "... le redoublement me permet de refroidir tout acte gestuel ou pulsionnel."
Piffaretti est né en 1955 à Saint Etienne. Depuis le milieu des années 80, Piffaretti utilise un procédé qui va devenir définitif et systématique dans son travail plastique. Une toile est tendue sur un châssis. Il peint un trait vertical à la moitié de son tableau, et obtient ainsi deux surfaces identiques. Puis il réalise une peinture sur un des deux côtés (il peut commencer par la partie droite ou par la partie gauche). Lorsqu'il trouve sa peinture suffisante, il la reproduit sur l'autre moitié en employant les même gestes, les même couleurs ... Le procédé étant manuel, Piffaretti obtient des différences inévitables entre les deux parties. Ce qui l'intéresse alors, c'est l'acte de refaire. Il peint dans sa première partie, un motif plutôt simple, gestuel ou non, avec des couleurs sans qualité particulière. Il ne s'attache à aucun style, à aucun manière de peindre. Lorsqu'il copie, il ne se pose plus la question du quoi peindre ni celle du comment peindre. Pour Piffaretti : ... "Ce n'est plus une copie ... Il s'agit vraiment d'un déplacement, un temps entièrement dédoublé ... La duplication montre un effet de rémanence, pour dire " la deuxième fois qu'il existe dans l'histoire de la peinture ... Le deuxième côté ne cherche pas à imiter le premier, il devient peinture"...
Publié par philippelamiral à 08:47:12 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Le lac Léman vu de Chexbres" 1905, Ferdinand Hodler, huile sur toile, 82,5 × 104 cm
Kunstmuseum, Bâle
"La ressemblance doit être saisissante ! "
Ferdinand Hodler
Peintre symboliste, né à Berne le 14 mars 1853 et décédé à Genève le 19 mai 1918, Hodler est considéré comme un artiste suisse majeur de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Après avoir achevé sa formation de peintre-décorateur, il s'installe à Genève en 1872. Inspirées par les peintres suisses d'Anker, de Koller et de Calame, ses premières toiles déconcertent la critique genevoise par leur réalisme âpre et leur originalité. Son séjour à Madrid en 1878 incite Hodler à se tourner vers l'abstraction et à remplacer sa palette terreuse par des couleurs plus aériennes, teintées d'impressionnisme. Le peintre se tourne rapidement vers le symbolisme, comme en atteste sa toile "La Nuit", très remarquée par Pierre Puvis de Chavannes au Salon du Champ de Mars en 1891. Ce dernier devient alors son maître et l'encourage à créer des compositions murales et des tableaux de groupes idylliques révélant des personnages vêtus à la mode antique, tel son "Dialogue avec la nature". Influençant les sécessions européennes, Hodler délaisse pourtant progressivement l'expressionnisme caractérisant ses figures géométriques des années 1880, et renoue avec le réalisme de la couleur. Ses plus fameuses toiles représentent alors des scènes rustiques, comme le célèbre "Bûcheron", conservé au Musée d'Orsay à Paris. Le peintre bernois est en outre un paysagiste hors pair comme le prouvent ses représentations de lacs et de massifs montagneux, véritables métaphores de l'énergie vitale, de la vérité et de la lumière. Il pratique aussi l'autoportrait, réalisant ainsi une sorte d'autobiographie à travers près de deux cents peintures et dessins. Exclu des sociétés artistiques allemandes pour avoir dénoncé les exactions réalisées par l'artillerie contre Reims, l'artiste est ensuite très affaibli par le décès de sa maîtresse Valentine Godé-Darel en 1915. Il meurt trois ans plus tard, laissant à la postérité des peintures inachevées des rues de Genève.
Publié par philippelamiral à 08:03:29 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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