"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
"Paysage avec barque sur l'eau" 1906, Georges Rouault, huile sur toile
Donation Geneviève et Jean Masurel, centre Georges Pompidou, Paris
"L'art, celui que j'espère, sera l'expression plus profonde, plus complète, plus émouvante de ce que sentira l'homme, face à face avec lui-même et avec l'humanité."
Georges Rouault, 1905
En 1891, Georges Rouault entre à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Gustave Moreau, où il rencontre Henri Matisse et Albert Marquet. Ensemble, ils participent à la création du Salon d'automne de 1902 et c'est dans un atelier de la rue Rochechouart, qu'il partage avec Marquet et d'autres artistes, que Rouault peint ses premières Filles. Faute d'argent pour se payer des modèles, les peintres auraient proposé aux prostituées du boulevard extérieur de venir s'y réchauffer aussi souvent qu'elles le voudraient. Quand Rouault décrit la manière dont il transpose en peinture cette femme bleue qu'il voit devant lui pour la faire correspondre à l'état d'esprit où il se trouve, nous sommes au coeur de l'esthétique fauve. À mieux regarder ses tableaux, on voit pourtant sa singularité s'affirmer. Ses peintures se caractérisent par la férocité de la ligne aussi bien que par leurs couleurs obscures, de temps à autre rehaussées par des traits rouge vif.
Dans un Belleville criblé par la mitraille, aimant y voir une sorte de prédestination à la tension pathétique de son oeuvre, ce gavroche devenu grand seigneur, passe les 87 ans de sa vie rivé à sa peinture. Son but ne fut ni la gloire ni la richesse matérielle, mais une satisfaction exclusivement spirituelle. Une telle exigence l’amènera à explorer avec autant de rage que d’obstination, la mouvance entre réel et imaginaire, objectif et subjectif, afin d’approcher au plus intime le mystère de l’Etre et des êtres. Sa consécration viendra sur le tard. 50 années – de 1895 à 1945 – jalonnent le parcours qui va de sa première exposition au salon des Champs-élysées, à sa renommée internationale, dont le point d’orgue fut sa rétrospective au Museum of Modern Art de New York. Dès lors, le vieux maître est reconnu comme le plus grand peintre religieux de notre temps
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"Le Saint Suaire" 1933; Georges Rouault, huile sur toile, 91 x 65 cm
Musée National d'Art Moderne, Paris,
Au début, les couleurs de ses tableaux étaient sombres et ténébreuses. Au cours des premières expositions auxquelles
Rouault prit part, des critiques le traitèrent ironiquement de « fumiste ». Peu à peu, l'artiste peignit par « taches brillantes qu'il appliquait sur la toile en couches superposées, obtenant ainsi des rapprochements précieux. Un épais trait noir cernait les figures, faisant mieux ressortir la splendeur des coloris. Tel était le secret que les maîtres des verrières. anciennes avaient légué à Rouault.
Publié par philippelamiral à 09:33:39 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Paysage" Georges Rouault, huile sur papier marouflé sur toile, 14,5 x 11 cm, collection privée

Rouault dans son atelier en 1953. Photographie d'Yvonne Chevalier
"Un arbre sur le ciel a le même intérêt, caractère et la même expression que la figure humaine."
Georges Rouault, Lettre à André Suarès, 1927

"Acrobate" autour de 1913, Georges Rouault, huile et aquarelle sur papier, 105 x 71,5 cm
Né dans les circonstances les plus dures et dans la pauvreté au fond d'une cave le 27 mai 1871 au son du canon de la Commune de Paris, Georges Rouault fût très marqué par l'idée qu'il se fit plus tard des circonstances de sa naissance. Celle ci marqua pour toujours sa vision du monde, sa conception pessimiste et dramatique de la vie et la conception de la destinée :" Au milieu des massacres, des incendies et des épouvantements, je crois avoir de la cave où je suis né, gardé dans les yeux et dans l’esprit la matière fugitive que le bon feu fixe et incruste" ( lettre à A. Suarès du 27 avril 1913).
A 14 ans il était devenu apprenti chez un fabricant de vitraux où il avait appris à utiliser les teintes vives et l'utilisation des contrastes et des oppositions accentuées par les contours de plomb . Inscrit à 20 ans à l'Ecole des Beaux Arts aux côtés d’Henri Matisse dans l’atelier de Gustave Moreau, et après une courte et étrange phase académique, Georges Rouault développe rapidement un art très personnel en réaction à l'art poncif et académique, fondé sur l'utilisation des couleurs vives et de la matière.La mort de Gustave Moreau en 1898, l'affecta profondément avec une période de crise, morale et physique à la fois, durant laquelle, il choisit de se tourner totalement vers l’art moderne, au regard des exemples de Toulouse-Lautrec, et de Cézanne.
Marqué par la solitude, l'année 1901 l’amène à s'orienter vers la foi, et ses liens d’amitié avec des écrivains chrétiens tels, J.-K. Huysmans et Léon Bloy, participeront à l'orientation de son évolution vers une vision spirituelle du monde et à la peinture religieuse.
En tant que membre fondateur du Salon d’Automne en 1903, il reste pourtant à l’écart des mouvements contemporains, comme le Fauvisme, et développe ses propres thèmes marqués par des portraits colorés et contourés de nuances sombres.
Cette galerie de visages faite de personnages divers, clowns, juges, filles, bourgeois, s'exprime dans un registre situé entre la satire sociale et la révolte, telle une interrogation à la fois sur les contingences de la vie, sur les limites de l’âme humaine, et sur celle de la peinture.
Dans les années 1910, Rouault exprime peu à peu une foi qui semblera s'orienter, sans doute aussi avec le contexte historique de l'époque, vers une forme de jansénisme, en se consacrant aux thèmes de la mort, de la vie et de la passion du Christ.
Il trouve alors son inspiration dans les sujets les plus mystiques ou les plus humbles. Il réalise de nombreux visages du Christ, mais aussi des figures par lesquelles il exprime son indignation douloureuse face à la société et la colère que lui inspirent l’hypocrisie, l’injustice et une existence que n’éclaire aucune vie spirituelle.
Les années 1920 et 1930 sont marquées par sa rencontre et sa collaboration avec le marchand d’art Ambroise Vollard, qui l'encourage à se consacrer à d'autres expressions artistiques que la peinture, telle par exemple la gravure destinée à l’illustration de livres.
A la fin des années trente Rouault peint peu à peu des visages moins sombres et désespérés pour s'orienter vers une expression plus sereine, plus apaisée ou résignée.
Il peint également des "Paysages bibliques", intensément colorés comme exprimant les formes d'un monde idéal fait d’harmonie et de recueillement. C'est ainsi qu'il peint environ 800 tableaux par le contrat spécial qui le lie à Ambroise Vollard
A la fin de la deuxième guerre mondiale, Georges Rouault a 77 ans. Il fait un inventaire de ses travaux et considère que nombreux de ses tableaux sont imparfaits car n'ayant pas eu le temps de les retoucher ou de les refaire.
Au terme d'un procès qui l'oppose alors de 1939 à 1947 aux héritiers d'Ambroise Vollard, il obtient du tribunal la restitution de ses tableaux.
Il décide à l'issue d'un tri, de brûler 300 de ces peintures qui viennent de lui être restituées et qu'il considère mauvaises ou inachevées, revendiquant par là la liberté de l’artiste face à son oeuvre et à sa création.
Publié par philippelamiral à 08:24:27 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Paysage biblique" 1935, Georges Rouault, huile sur toile, 53,5 x 73,5 cm
L’Annonciade, Musée de Saint-Tropez
Georges ROUAULT : paysages
au musée de l'Annonciade à Saint tropez
Du 4 juillet au 11 octobre

Cette exposition, uniquement consacrée aux paysages de Georges Rouault,
est une première en France ; Photographie de Simon Bellavéglia

"Paysage biblique" 1938-39, Georges Rouault
Huile sur toile, 70 x 55 cm, Fondation Georges Rouault
Bien que le peintre se soit intéressé soixante ans durant, au thème du paysage, de ses premières toiles en 1891 jusqu’à sa mort en 1958, il reste surtout connu pour ses figures de filles, de juges ou de clowns ou ses oeuvres d’inspiration religieuse.

"Paysage de nuit, dit aussi La rixe sur le chantier" 1897, Georges Rouault
Aquarelle et pastel, 63 x 85 cm, Fondation Georges Rouault
Ses premières séries de paysages attestent de la fascination du jeune parisien pour les maîtres anciens, Poussin, Le Lorrain, mais aussi Rembrandt , Goya ou encore Corot.
Elève « préféré » de Gustave Moreau, il sera conservateur du fameux musée-atelier que Moreau légua à l’Etat et n’hésita pas à affirmer son admiration pour ses aînés tout en affichant une liberté de style laissant sa personnalité s’affirmer puissamment.
Au début du siècle, il exécute généralement à l’aquarelle, au pastel ou au fusain de nombreux paysages qui sont appréciés. La poésie de Corot embellit la majesté d’un paysage ordonné à la Poussin écrit Roger Marx
Si certaines oeuvres représentent des lieux que l’artiste a fréquentés et aimés (La Seine, 1901 ; La Péniche, 1909 ; Banlieue parisienne, 1912…), d’autres relèvent purement de l’imaginaire, comme les paysages dits « bibliques », « légendaires » ou « chrétiens ».
Dans les années 1910, les banlieues vides aux arbres dénudés figés dans un espace indéterminé que ne traversent, parfois, que de petits personnages courbés donnent une coloration sociale à ses vues; elles rappellent les émigrants et fugitifs d’un Daumier : même tonalité sourde et terreuse, silhouettes errantes de laissés-pour-compte…Mais, alors que Daumier exacerbe avec un certain lyrisme la peine et la souffrance, Rouault évoque avec retenue le drame humain dans son universalité ( Hiver, 1913 ).

"La fuite en Egypte" 1945-46, Georges Rouault
Huile sur toile, 61 x 47cm, Fondation Georges
La période de l’Entre-deux-guerres voit ses paysages évoluer vers des « pastorales chrétiennes », alliant composition rigoureuse et couleurs éblouissantes. Au cours des années 40, Rouault, dont l’inspiration devient sereine, presque mystique, peint des oeuvres à la forte dimension spirituelle dans une matière épaisse et nourrie où reviennent dominer les bleus. (La Fuite en Egypte, 1938 ; Pastorale chrétienne, 1945…).
Les paysages sacrés sont des pastorales bibliques, orientales parfois. Des astres fulgurants sombrent dans des ciels bleus de nuit. De petits personnages errent de-ci, de-là, au bord d’un fleuve, sur une vague route, entre des constructions sans âge ni style. Ils n’ont pas de nimbe, mais leur sainteté ne fait aucun doute. Ils se penchent l’un vers l’autre et se murmurent dans le soir des paroles importantes (Georges Chabot).
Contemporain du Fauvisme, de l’Expressionnisme et du Cubisme, Georges Rouault n'a jamais revendiqué l'appartenance à l'un de ces mouvements ; souvent considéré comme peintre « religieux » il se révèle aujourd’hui avant tout comme un artiste libre et indépendant, puisant son inspiration dans la réalité la plus immédiate comme dans la spiritualité la plus élevée.
Plus d’une soixantaine de tableaux issus d’institutions publiques nationales et internationales : France, Allemagne, Suisse, Belgique, Japon (Fondation Yoshii…), mais aussi de collections privées, sont avec le concours de la Fondation Rouault réunis à Saint-Tropez, pour rendre hommage à cet artiste inclassable Longtemps plus célèbre à l’étranger qu’en France, il est aujourd’hui régulièrement montré ; néanmoins, l’exceptionnelle exposition que lui consacre le musée de Saint-Tropez constituera pour beaucoup une révélation.
Publié par philippelamiral à 07:44:35 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Archeo Podos I" 2009, Marie-Christine Palombit
Pastel acrylique et huile sur papier marouflé sur toile, 59 x 58 cm
"Paysages Organiques" Marie-Christine PALOMBIT
Du 15 mai au 22 août 2009
Parc du Chateau et Musée de France de Bourbonne-les-Bains
Le Musée de France de Bourbonne les Bains à l'honneur d'accueillir pour sa deuxième édition "des Artistes Majeurs Français" la peintre et plasticienne Marie Christine Palombit..
"Ce qui frappe dans l'oeuvre de cette artiste, c'est l'unité liée au thème unique de sa peinture, le corps nu, et à la singularité-virtuosité de son trait. Cette peinture qui part du dessin, prend un sens particulier du fait des matières-couleurs qui l'habitent. Le trait avance en cherchant la forme, comme s'il façonnait dans l'épaisseur, comme un sculpteur travaille la glaise. Chez elle, le corps, c'est la vitalité même : le corps sans organe que célébrait Artaud, le souffle du vivant. Palombit, c'est la force primitive de l'art rupestre portée par la grande tradition de la peinture moderne : la peinture comme corps." - Philippe Louguet, historien et Critique d'Art.
Un film de l'I.N.A, présentant la création d'une oeuvre de Palombit et intitulé "Faire Corps, ou le Geste Créateur" est diffusé en permanence.
Publié par philippelamiral à 08:02:12 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
“Nu jaune” 1934, Pierre Bonnard, huile sur toile, 107,3 x 74 cm
Centre Georges Pompidou
"Autour du nu",
entre académies et avant-garde du XIXème siècle à nos jours
Espace culturel les Dominicaines de Pont-l'Evêque
et au Musée Langlois de Beaumont-en-Auge
du 27 juin 2009 au 27 septembre 2009
L'espace culturel et le Musée Langlois proposent une exposition collective de peintures, dessins, photographies, gravures et sculptures sur le thème du Nu du XIXe siècle à nos jours qui se déroulera pendant tout l'été 2009.
L'exposition "Autour du Nu" rassemblera une centaine d'oeuvres sur le thème du Nu avec notamment des artistes tels que Appel, Bacon, Bonnard, Bourdelle, Cézanne, Cremonini, Dali, Derain, Dufy, Klein, Maillol, Mason, Pignon-Ernest, Tapiès, Pissarro, Vinardel, Szafran, ...
Pourquoi la représentation du corps nu a-t-elle dominé la formation artistique en Europe depuis la Renaissance ? Quelle tournure prend cet exercice à l'heure des avant-gardes et de la provocation permanente ? Que le nu dit-il de notre rapport au désir, à la séduction, à la société, à nous-mêmes ? Les artistes n'ont pas tous la réponse. Mais certains soulèvent la question.
Publié par philippelamiral à 09:12:48 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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