"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
"Looking towards Mornington Crescent Station, Night" 1972-1973
Frank Auerbach, huile sur isorel, 127 x 126,5 cm, State Art Collection, Art Gallery of Western Australia

"Park Village East from the Bridge" 2003, Frank Auerbach
Huile sur bois, 137,5 x 122,6 cm

"Park Village East - Summer II" 2005, Frank Auerbach
Huile sur bois, 50,8 x 45,7 cm.
"Je trouve que ça été fantastique, mais vraiment fantastique à l'époque, parce que les gens qui faisaient des tableaux figuratifs étaient vraiment ceux qui en ressentaient vraiment le besoin. Ça n'était plus à la mode, et c'était très bien comme ça, et je crois que ce qui a été aussi favorable, c'est que les peintres, qui avaient cessé de croire en la peinture se mettent à faire des installations et à placer de petits cartels dactylographiés sur les murs, parce que cela voulait dire que seuls ceux qui tenaient vraiment à peindre continuaient..."
Frank Auerbach
Occupant le même atelier à Londres, Primrose hill, depuis 1954, Auerbach porte un intérêt marqué à l'aspect matériel de la peinture, dans la lignée de peintres comme Soutine, De Staël ou Bacon. Peignant avec des surépaisseurs de matière, il porte son attention sur son environnement immédiat, paysage urbain, bâtiments ou parcs, série de portraits de personnes proches, dans une gamme de couleur terreuse, ou dans les noirs et blancs (Tête de Léon Kossoff, 1954). Ses paysages, traités en longs traits de peinture (l'Immeuble de la Shell vu de la Tamise, 1959), prennent à partir des années 60, comme l'ensemble de son œuvre, une gamme colorée plus riche et plus vive (To the Studios III, 1983), les portraits étant toujours déformés, dans une veine néo-expressionniste, par l'abondance et l'accumulation de la matière picturale (Tête de J. Y. M., 1980, The British Council).
Publié par philippelamiral à 08:33:25 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"David Landau" 2007-2008, Franck Auerbach, huile sur toile, 56,2 x 51,1 cm
Les peintures de Franck Auerbach sont les résultats d'une grande appilication. Il lui faut des mois, souvent des années, de séances hebdomadaires des modèles (des amis proches ou des membres de sa famille) pour capturer quelque chose de touchant et de vrai.

"David Landau" 2007, Franck Auerbach, gravure, 40,5 x 30 cm

"Tête de David Landau" 2003-2004, Franck Auerbach, huile sur bois, 46 x 68,9 cm

"Tête de David Landau" 1999, Franck Auerbach, huile sur toile, 72 x 67 cm
Publié par philippelamiral à 08:35:00 dans AUERBACH Frank (école de Londres) | Commentaires (1) | Permaliens
"Rimbaud" 1976, Franck Auerbach, huile sur bois, 38,2 x 38,2 cm, Tate Britain, Londres
"Je pense que j'ai essayé de faire la même chose toute ma vie de différentes façons."
Franck Auerbach

"Rimbaud" 1975-1976, Franck Auerbach, huile sur toile, 107,9 x 107,9 cm
Encadré : 123,4 x 123,4 x 8,3 cm, Tate Britain, Londres
http://www.tate.org.uk/collections/ptm/fa_rim.htm
Ce portrait de Rimbaud était le résultat d'une commande de David Wilkie, un collectionneur qui a possédé un certain nombre de peintures de d'Auerbach. Auerbach a initialement demandé une peinture basée sur la sculpture "l'Extase de st. Thérèse" par le Maître de la Renaissance Bernini. Wilkie avait vu ce travail (dans la chapelle Cornaro dans l'église de S. Maria Vittoria à Rome) pendant une mission militaire en Italie à la fin de la deuxième Guerre mondiale. Cependant, quand Auerbach a décliné cette commande, Wilkie a au lieu de cela demandé un portrait de Rimbaud, dont il a admiré la poésie. Auerbach a répondu en transplantant un portrait de Rimbaud dans le cadre de la chapelle Cornaro en place de la sculpture de Bernini.

"Scène pour Rimbaud" environ 1976, Franck Auerbach
Fusain sur papier, 57,2 x 71 cm, Tate Britain, Londres

"Etude de la chapelle Cornaro de Bernini pour `Rimbaud' " 1976-1977
Franck Auerbach, encre et crayon sur papier, 57,5 x 57,5 cm, Tate Britain, Londres
Publié par philippelamiral à 09:13:25 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Joanna Topless au Château le Bastion" 2000, Nan Goldin
Photographie cibachrome, 50,8 x 61 cm
"Ceci est ma famille, mon histoire."
Nan Goldin
Nan Goldin (Nancy Goldin, née en 1953 à Washington) est une photographe américaine.
L'œuvre de Nan Goldin est inséparable de sa vie : marquée par le suicide de sa sœur, c'est en photographiant sa famille qu'elle entame son œuvre photographique. Par la suite celle-ci reste très proche de l'album de famille, par sa technique comme par ses sujets.
Nan Goldin grandit dans le Maryland, dans une famille bourgeoise. À quinze ans elle s'initie à la photographie, poussée par un de ses professeurs de la Satya Community School de Boston.
En 1972, elle entre à l'École des Beaux-Arts de Boston où elle rencontre le photographe David Armstrong. Ce dernier devient drag queen, ce qui permet à Nan Goldin de côtoyer ce milieu assez marginalisé ; elle le photographiera tout au long de sa vie. À cette époque de sa vie Nan Goldin photographie essentiellement en noir et blanc, puis elle déménage à New York en 1978 et passe du noir et blanc à des couleurs saturées plongées dans une lumière artificielle.
C'est à cette époque que commence à naître l'œuvre qui la rendra célèbre (et qui mit plus de 16 ans a être élaboré), « The Ballad of Sexual Dependancy ». Constitué de plus de 800 diapositives projetées en boucle et accompagnées de chansons d'univers et d'inspirations diverses telles que que James Brown, Maria Callas ou encore le Velvet Underground. Les principaux thèmes évoqués dans cette œuvre ne sont autres que la fête, la drogue, la violence, le sexe et l'angoisse. Nan Goldin n'a pas de tabou, allant même jusqu'à se photographier elle-même quelque temps après avoir été battue par son petit ami de l'époque qui avait manqué de lui faire perdre un œil. Cette fameuse photographie fait elle-même partie de la série intitulée « All By Myself » qui évoque et atteste de son propre délabrement, physique et mental. C'est en étalant publiquement sa vie et son histoire qu'elle réussit à mieux se comprendre elle-même et à s'accepter tout en s'identifiant dans la société.
Nan Goldin est confrontée à cette époque à l'apparition du sida qui décime ses amis proches et ses modèles, qu'elle considérait comme sa propre famille et qu'elle photographia de leur pleine santé à leur cercueil.
Nan Goldin considère, depuis sa jeunesse l'appareil photographique comme médium idéal pour garder des traces de vie permettant ainsi de faire naître une deuxième mémoire.
Elle vit à présent (2007) entre Londres et Paris. Son travail a évolué vers des ambiances moins destructrices et plus tendres que ne l'étaient ses travaux des années 1980.
Nan Goldin fait partie du groupe qu'on appelle les « cinq de Boston » (Five of Boston).
Diaporamas
* 1981-1996 : The Ballad of Sexual Dependency
* 1994 : The Other Side : 1972-1992
* 1994-1995 : Trio to the End of Time
* 1992-1996 : All By Myself
* 2001 : Heartbeat
* 2004 : Sœurs, Saintes et Sibylles
Nan Goldin et ses photographies forment un ensemble singulier et le « regardeur » se sent irrémédiablement aspiré par leur monde. Archétypes communs, mémoire collective, histoires dans lesquelles le « regardeur » s'identifie et/ou s'interroge, la photographie de Nan Goldin se doit d'être questionnée.
En effet, son travail considéré comme un miroir tendu à sa génération ou comme un répertoire désenchanté d'évènements récents de notre expérience collective soulève le problème notamment de la relation entre vérité et simulation, entre prose et poésie.
Publié par philippelamiral à 08:24:51 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Nan and Brian au lit, New York City" 1983, Nan Goldin
Nan Goldin, la vie, le sexe, moi et les autres…,
Arles
du 07/07 au 13/09/09
Les Rencontres internationales de la photographie fêtent cette année leur 40e édition. Un anniversaire qu’elles ont choisi de célèbrer en focalisant sur les ruptures. Ruptures dont l’Américaine Nan Goldin, invitée à exposer et à participer à la programmation, fut une des principales actrices.
Nan Goldin était l'invitée d'honneur des Rencontres d'Arles à l'occasion du 40ème anniversaire de ce prestigieux festival. En 1987, la photographe avait projeté pour la première fois The ballad of sexual dependency en Europe dans le cadre des Rencontres dans le théâtre antique arlésien. Le 11 juillet 2009, l'oeuvre, désormais mondialement célèbre, y a nouveau été projetée mais accompagnée par un concert en direct du trio anglais The Tiger Lillies.
Cette 40e édition est placée sous le signe de la photographe américaine Nan Goldin, commissaire invitée des Rencontres : elle y présente deux projections, dont sa fameuse "Ballad of sexual dependency", mais aussi ses collections personnelles et les photographes qu'elle aime ("Ça me touche" aux Ateliers de mécanique). Journal intime de Nan Goldin sur plus de trente ans, la Ballad est au coeur de son travail : ce diaporama présente des portraits d'amis, d'amants, des images de la fête et de la vie nocturne. On aime ou on déteste ces photographies prises "sur le vif".
Les clichés sont souvent de facture amateur, chez Nan Goldin, en effet, la composition de l'image importe peu : elle photographie en tant que participante, et ce point de vue personnel émeut ou agace. Mais comment nier la charge affective d'"Étreinte" ? Ou ne pas sentir la saveur d'une cigarette allumée au petit matin dans "Nan et Brian" ? Parce qu'elle a été la première à se mettre en scène, à jouer sur la relation photographié/photographieur, Nan Goldin a marqué ses contemporains. Dans cette veine, les invités sont pour la plupart des photographes de l'intime.
Certains poussent la logique jusqu'à l'écoeurement, comme Leigh Ledare qui a photographié sa mère en train de se masturber. D'autres explorent la voie de l'esthétisme comme Antoine d'Agata : on reconnaît entre mille le grain de ses photos et ses lumières nocturnes. Le photographe a imaginé une scénographie particulière, à regarder de près et de loin, qui fait ressortir l'aspect pictural de son travail. On peut aussi sortir des ténèbres, se lasser des seringues et des photos "trash" de "Ça me touche", pour partir à la découverte d'autres univers.
Dans son versant souriant, on découvrira la série consacrée au "Luxe" par Martin Parr, qui a parcouru les lieux où l'on affiche sa fortune, hippodromes, soirées, foires, à travers le monde, de Moscou à Dubaï. Et on se régalera avec les clichés rétro et profondément humanistes de Willy Ronis, enfants dans les rues de Paris, passante anonyme, et grévistes des usines Citroën. Marie-Eve Barbier

"L'étreinte, New York" 1980, Nan Goldin, cibachrome
Nan Goldin regarde. Elle explore. Elle et les autres. Elle et ses proches. Depuis plus de trente ans ses photographies montrent une sorte de journal intime qui s’étend de Boston à Berlin, de Londres à Tokyo… Son but ? Réaliser un portrait de son époque. Le cœur de son œuvre ? L’intimité. La sexualité. Et ses images de former comme des phrases musicales, de se répondre l’une l’autre en jouant sur l’ambivalence et la complexité. Drôle de travail qui ne se situe guère où se situe partout. Dans la poésie, le roman-photo, le cinéma, la littérature, la photographie d’art et le cliché amateur. La photographe regroupe ses images. Là les femmes seules. Ici en groupe. Plus loin, les hommes seuls puis également en groupe. Enfin suivent les enfants, le mariage, les couples et la mort.
Publié par philippelamiral à 09:02:32 dans MINJUN Yue (art chinois satirique) | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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