"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
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"Bateaux au port" André Blondel, huile sur carton, 47 x 29 cm |
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"Les deux écoles : teinte plate/teinte vibrante expliquent différemment la lumière. Ceux qui pratiquent la teinte qui vibre, la teinte modulée voient souvent le manque de lumière là où il y a teinte plate. Cette dernière parle d’une lumière autonome, sa source, qui est dans la teinte même, s’oppose à ce qu’on identifie « lumière » avec « effet de lumière ». Peindre l’effet de lumière et serait encore un reste de trompe l’œil."
André Blondel (Extrait d’une lettre de 1946)
André Blondel grandit à Czortkow, bourg situé au sud-est de Lvov.
A l'âge de dix-sept ans il entre à l'Académie des Beaux-Arts de Cracovie et la même année, il effectue son premier séjour à Paris.
En 1930, il reçoit une bourse, s’installe à Paris et étudie à l'École des Beaux-Arts dans la section architecture. De retour en Pologne entre 1930 et 1937, Blondel milite dans une organisation politique de gauche. Il fonde avec ses amis un groupe d’artistes nommé “Le Groupe de Cracovie”, dont la première exposition aura lieu à Lvov en 1933. Il entre ensuite à “L'Union des Artistes et Ecrivains polonais” dont il sera exclu en 1937 pour activisme politique. La même année, il reçoit pour la deuxième fois une bourse qui lui permet de regagner Paris.
En 1939, Blondel est enrôlé dans l'armée polonaise. Démobilisé en 1940, il se réfugie à Aix-en-Provence.
En 1943, Blondel s'installe dans le Languedoc et expose à Montpellier, Béziers, Toulouse et Sète et fait de fréquents séjours entre 1945 et 1949. Il participe avec François Desnoyer, Gabriel Couderc et d'autres à la création de ce que l'on appelle “l'École de Sète”.
André Blondel rentre à Paris en 1948, et meurt accidentellement le 14 juin 1949.
Publié par philippelamiral à 07:23:15 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Maisons au bord d'un canal" André Blondel, huile sur toile, 55 x 38 cm
"Je passe mes journées à travailler soit à l’atelier, soit dehors. Je barbouille, je barbouille et il faut que je m’interdise de venir à l’atelier pour m’arrêter, parce qu’une fois entré dans cette sale besogne on ne peut s’en sortir. On s’enfonce et on gâche tout. Plus je vais plus je vois la peinture comme un rêve. Elle est tellement illusion et on cherche à l’attraper, à la tenir dans la main. Mes toiles ressemblent à une armée en bataille et quand un bataillon tombe il y en a un autre derrière qui se range sur la ligne de front. Mes avant postes changent chaque jour et la victoire me semble loin, loin."
André Blondel ( Lettre à un ami peintre )

"Nature morte à la scie" 1940, André Blondel, huile sur carton, 55 x 48 cm
Publié par philippelamiral à 07:21:33 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Port de Sète" 1947, André Blondel, huile sur toile, 60 x 73 cm
André Blondel (1909-1949)
Rétrospective
Musée paul Valéry à Sète
Du 10 juillet au 8 novembre 2009

Aleksander (Sasza) Blonder, dit André Blondel
Tchortkiv (Pologne, aujourd’hui en Ukraine occidentale) 3 mai 1909 - 14 juin 1949 Paris, est un peintre juif polonais de l'École de Paris.
Durant la periode estivale, le Musée Paul-Valery presente une rétrospective de l'oeuvre du peintre André Blondel.
Disparu il y a trente ans, «il nous reste la presence de sa vie, sa peinture. La voici, audacieuse et tendre, arrachee au temps», comme le dit son ami Fernand Dufour.
D'origine polonaise, apres un long séjour a Paris, traqué par les nazis, il est contraint à se refugier dans le Midi où avec une sétoise il fondera son foyer.
Conquis immédiatement par la lumière mediterranéenne, il nous en laissera son éclatante perception dans ses paysages du pays d'Aix, dans ses vues de Sète, ou encore de la campagne audoise.
Doté d'un métier consommé, voué au culte de la lumière, il nous donne a voir des oeuvres vigoureuses, toujours harmonisées, malgré la dureté de certaines juxtapositions et I'absence volontaire d'un polissage artificiel et où se retrouve toujours la flamme intérieure du sujet.
Adopté dès son arrivée par les artistes de notre région, qui se grouperont autour de François Desnoyer, il sera pour beaucoup un moteur, un exemple, parce qu'à la fois passionné et libre, il ose, il trace, sans compromission, car si «sa peinture fait penser aux plus grands, elle ne ressemble à aucun».
Toute une génération de peintres - on a parlé d'école de Sete - se sont inspirés de ses recherches, de ses tâtonnements, de ses réussites.
Pour beaucoup, il a été un maître, lui qui était indifférent aux écoles : «la force du peintre, disait-il, est dans la liberté de travailler sans l'idée de vouloir plaire à quelqu'un».
Je suis persuadé que cette rétrospective, chère à tous ceux qui ont connu la douce mais forte personnalité d'André Blondel, sera appréciée par le plus grand nombre de nos contemporains.
Gilbert Martelli
Maire de la Ville de Sète
Conseiller General de l'Hérault

"Tête de femme (Alice Villeneuve)" André Blondel, huile sur panneau, 50 x 36 cm

"Autoportrait" 1946, André Blondel, huile sur toile, 50 x 35 cm
Tous les sujets sont abordés. Ils suivent la vie du peintre au grè de ses déplacements et de ses rencontres. Aux paysages polonais et aux portraits de ses amis succèdent les évocations de sa vie à Paris, son atelier, la Seine. Après la guerre viennent les marines de Sète et de Collioure, les paysages du Languedoc, les portraits de sa femme et de ses enfants. Les autoportraits jalonnent toute sa brève vie.
Il utilisa plusieurs techniques : la peinture à l'oeuf, la peinture à l'huile. Il fit également des monotypes. Ainsi que des dessins à la mine de plomb, au fusain ou à l'encre de Chine. Il utilisa aussi différents supports comme le carton, le contre-plaqué et la toile.
L’importante rétrospective qui rend hommage à André Blondel à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, révèle la diversité de la production de ce peintre accidentellement disparu à l’âge de 40 ans.
Son style mêle expressionnisme et fauvisme, puis explore le cubisme. Il utilise des noirs, des violets, des bleus sombres éclairés par un rouge vif, un jaune ou un blanc. Inspiré par le soleil du midi, il aura ensuite recours à des couleurs plus claires et plus gaies.
Constituée grâce aux prêts de la famille de l’artiste mais aussi de nombreux prêteurs, l’exposition présente une soixantaine d’huiles sur toile et autant de dessins, témoins de l’importance qu’accordait Blondel à l’expression graphique. A travers différents thèmes se succèdent autoportraits, portraits, nus, paysages, marines, natures mortes, compositions.
Les autoportraits présents dans la première salle dédiée à la biographie de l’artiste sont très puissants, ils témoignent d’une certaine violence dans la manière qu’a le peintre de se représenter. Peu complaisant envers lui-même, Blondel montre le visage d’un homme que la vie a malmené et qui porte en lui une blessure indélébile. Son expression est souvent double à la fois violente et humaine et même lorsqu’il peint un enfant, quelque chose dans le visage ou dans le corps évoque la violence voire la mort.
Cependant une tendresse émane des portraits de femmes, en particulier ceux, très nombreux, où il peint Lisou, son épouse. Ses paysages ou natures mortes, sont également plus cléments, moins empreints d’émotion directe. Mais c’est incontestablement dans l’autoportrait que le peintre exprime sans aucune concession un mélange extrêmement émouvant de force, de violence et de fragilité.
Quelques œuvres de l’époque polonaise seront aussi présentées afin de donner une vision plus large de l’évolution de son œuvre. La variété dans le temps et le sujet des œuvres exposées, permettra donc de faire mieux connaître ce grand artiste trop tôt disparu. Blondel n’a jamais cessé de renouveler ses moyens d’expression afin d’arriver à une interprétation harmonieuse et vivante de la réalité. Complètement imprégné de son art et comme s’il pressentait son destin, André Blondel peint avec frénésie, il nous laisse une œuvre d’une force remarquable. Françoise Lopez Directrice du Musée Paul Valéry
Publié par philippelamiral à 07:33:12 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Personnage brun-rouge" 1959-1960, Olivier Debré
Huile sur toile, 194,5 x 113,6 cm
Olivier Debré
LE LAAC - Dunkerque
Lieu d'art et action contemporaine de Dunkerque
du 14 Mars 2009 au 20 Septembre 2009
Photographie de Cathy Christiaen
Autour de 'Personnage brun-rouge' (1959-1960) de la collection de Dunkerque, le LAAC organise une exposition originale et inédite, entièrement consacrée aux 'Signes-personnages' d'Olivier Debré. L'exposition rassemble une vingtaine de peintures, autant de dessins et quelques sculptures, datés entre 1945 et 1985. Vous pourrez découvrir : les premières compositions de 1945, oeuvres tragiques, inspirées notamment par l'horreur indescriptible des camps de concentration, les 'Signes-musiciens', dès 1946, énergiques et colorés, qui doivent encore beaucoup aux figures de Picasso, les dessins, dès la fin des années 1940 et durant les années 1950 où les verticales évoquent l'homme qui se dresse, qui doivent beaucoup aux idéogrammes chinois, et les personnages éclatés où l'être et l'espace ne font plus qu'un, dans un écho au signe. Une salle est consacrée à d'autres artistes dont le travail fait écho à celui d'Olivier Debré. Par ailleurs, la présentation des oeuvres de la collection est renouvelée entre mars et juin pour permettre de présenter autour de 'Bleu pâle à Royan', autre oeuvre d'Olivier Debré conservée à Dunkerque, de nombreux artistes de l'abstraction lyrique et informelle tels Jean Bazaine, Joan Mitchell, Alfred Manessier, Sam Francis, Pierre Soulages, Jean Degottex...


Après huit ans de fermeture pour travaux de rénovation, le Musée d'Art Contemporain (MAC) de Dunkerque rouvre ses portes au public. Transformé en un Lieu d'Art et d'Action Contemporaine (LAAC), terme plus approprié, l'établissement se veut inscrit dans son territoire et ouvert à la création actuelle. Il est dirigé par Aude Cordonnier, directrice du lieu. Il est entouré du jardin Jean Arp, ayant reçu le grand prix d'intégration de l'art de la Biennale Internationale des Arts de la Rue en 1980.
Un passionné d'art contemporain, Gilbert Delaine, ingénieur à la DDE a démarré sa collection dans les années 70, une véritable révélation née en découvrant par hasard l'œuvre de Joan Mitchell et de Sam Francis, l'abstraction lyrique. Il fonde en 1974 l'association L'Art Contemporain. Il se base sur la loi Malraux de 1961, sur le mécénat, sur l'article 1075 bis du code des impôts (déduction des obligations fiscales d'un pour mille du chiffre d'affaires au bénéfice des associations culturelles) et sur l'accord des artistes et des galeristes de lui offrir, pour chaque œuvre achetée, une pièce de même valeur. L'association contacte mille entreprises : une soixantaine, dont la moitié de la région, y répond.
Puis, il réussit à convaincre la municipalité de Dunkerque, qui n'a qu'un musée des Beaux-Arts depuis 1972, de créer un musée en échange du legs total de sa collection. Le paysagiste Gilbert Samel et l'architecte Jean Willerval en sont les concepteurs. Le 4 décembre 1982, le Musée d'Art Contemporain est inauguré au milieu d'un parc de sculptures, aux abords des chantiers de construction navale, le long du canal exutoire et près de la plage afin d'ouvrir l'art à la population et aux ouvriers, de s'intégrer dans la cité. C'est un succès pour la beauté du jardin de sculptures, la richesse des collections et l'originalité du bâtiment du style des années 1970/1980. C'est un véritable événement, un an avant la création des FRAC, un an avant l'ouverture du Musée d'Art Moderne de Villeneuve d'Ascq.
Publié par philippelamiral à 09:01:19 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Massif de fleurs en Hollande" avril 1883, Vincent van Gogh, huile sur toile, 48,9 x 66 cm
National Gallery of Art, Washington, Collection Mr and Mrs Paul Mellon
Vincent van Gogh
Entre terre et ciel: les paysages
Kunstmuseum de Bâle
du 26 avril au 27 septembre
Photographie de Jean-François Frey
L'exposition de 70 toiles, considérée comme une des plus importantes de l'année en Europe, s'intéresse aux paysages qui ont marqué le peintre toute sa vie, et qui ont aussi marqué son art.
"Van Gogh, entre terre et ciel", veut donner une vision nouvelle de l'importance du paysage dans l'oeuvre du peintre.

"La Pêche au Printemps, Pont de Clichy" été 1887, Vincent Van Gogh
Huile sur toile, 49 x 58 cm, The Art Institute of Chicago
don de Charles Deering McCormick, Brooks McCormick et Roger McCormick
Arrivée à Paris
Le 20 février 1886, Van Gogh arrive à Paris et son style se voit influencé par les travaux des Impressionnistes qu’il découvre. Ses toiles deviennent plus claires et colorées. Il se rend régulièrement en banlieue pour peindre la campagne. Dans ce paysage au Pont de Clichy à Asnières-sur-Seine, on remarque bien l’apparition du bleu, du jaune et du vert. Sa touche se fait également plus fractionnée.
"Les paysages constituent non seulement une part importante de l'oeuvre de Van Gogh , mais ils ont exercé une profonde influence sur sa personnalité d'artiste et sur son art", estime Bernhardt Mendes Bürgi, directeur du Kunstmuseum et commissaire de l'exposition.
Vincent Van Gogh (1853-1890) a toujours cherché à établir des connexions et une cohésion dans l'ensemble de son oeuvre, et c'est là l'une des sources de sa très grande modernité, selon Nina Zimmer, également commissaire de l'exposition. Des Triptyques parisiens à la série d'enclos sur les blés en passant par les séries des cyprès, il cherchait "à créer une cohérence interne et externe dans son oeuvre", explique-t-elle dans le catalogue de référence de l'exposition.
L'exposition, assez didactique, reconstitue l'unité des séries afin "de réinscrire ces instantanés en train de s'écouler dans un rapport plus global et plus fiable", remarque Nina Zimmer.
L'exposition montre la continuité de la quête artistique de Van Gogh, des tons terreux de ses débuts aux Pays-Bas (notamment dans le Jardin du Presbytère), à la peinture de plus en plus lumineuse, de Paris, Arles, Saint-Rémy puis Auvers, où il a peint avec frénésie 75 toiles en 70 jours, avant de se suicider.
Mais la flamboyance des toiles de la fin de sa vie ne doivent pas faire illusion: "Plus je me fais laid, vieux, méchant, malade, pauvre, plus je veux me venger en faisant de la couleur brillante, bien arrangée, resplendissante", écrivait-il à sa soeur en 1888, deux ans avant sa mort.
Les levers de soleil ou de lune, les travaux des champs ou la représentation du laboureur montrent l'attachement profond à la nature, au cycle des saisons et à la vie des petites gens de ce fils de pasteur, profondément croyant, qui voyait dans la nature un miroir de la Création, et aussi, à la manière des romantiques, la rencontre d'une force intérieure et de forces extérieures.

"Les Cyprès" juin 1889, Vincent Van Goghhuile sur toile, 93,3 x 74 cm
The Metropolitan Museum of Art, New York, Rogers Fund, 1949
Depuis le conte tragique d’Ovide dans Les Métamorphoses (livre 10), le cyprès est symbole de deuil et de mort. Dans la dernière partie de sa vie, le thème des cyprès revient souvent dans les peintures de Van Gogh. Les lignes sinueuses et les volutes, ainsi que l’altération des formes, sont comme l’expression de son esprit torturé. Cette toile, Les Cyprès, est peinte au tout début de son internement à l’asile pour aliénés de Saint-Rémy-de-Provence.Le cyprès, symbole de deuil et de mort
On peut notamment voir à Bâle Les Cyprès (1889), l'oeuvre la plus prestigieuse de l'exposition, prêtée par le Metropolitean Museum of Art de New York, Les Champs de blé, de la Honolulu Academy of Arts, Paysage à Arles de la Courtaud Gallery de Londres, ou Les Oliviers du MoMA de New York. Et aussi des toiles moins connues comme Entrée du parc Voyer d'Argenson à Asnières, Abricotiers à Arles ou Champs de blé avec vue d'Auvers.
Les 70 toiles de Van Gogh rassemblées à Bâle sont éclairées par 40 oeuvres prestigieuses de ses contemporains du peintre issues de la collection du Kunstmuseum: Monet, Pissarro, Renoir, Degas ou Cézanne.
Publié par philippelamiral à 09:44:25 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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