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Mes peintures

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                                                                                        "L'arbre jaune" (89 x 116 cm)


http://www.artabus.com/lamiral  


 


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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...


Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer. 




Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.


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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes. 


 


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NOBUYOSHi ARAKi | 11 juillet 2009

 

"Bondages" 2008, Nobuyoshi Araki

Photographie couleur numérique, 150 x 120 cm, pièce unique

 

Nobuyoshi Araki


Galerie Daniel Templon - Paris


du 20 Juin 2009 au 25 Juillet 2009

 


"Bondages" 2008, Nobuyoshi Araki

Photographie couleur numérique, 150 x 120 cm, pièce unique

A presque 70 ans, le plus controversé des artistes nippons présente une série récente de ses célèbres photographies de jeunes femmes ligotées dans la tradition du Shibari, l'art érotique du "bondage". Nobuyoshi Araki s'est lancé dans la photographie dans les années 1960. Libéré de tout tabou, le travail de l'artiste s'articule autour de thèmes quasi obsessionnels : Tokyo, le sexe et la mort. A une époque où les notions de féminité et de sexualité subissent des changements radicaux dans la société japonaise, il met en scène des jeunes femmes dans des positions de soumission totale. Au-delà de la complexité
de l'art du "bondage", ces photographies sont le témoin de l'emprisonnement des mentalités dans les conventions, de la complexité de la tradition érotique japonaise du Shibari et une référence biographique au premier modèle de Nobuyoshi Araki, sa femme Yoko décédée prématurément.

 

"Bondages" 2008, Nobuyoshi Araki

Photographie couleur numérique, 150 x 120 cm, pièce unique

Diplômé du département d'ingénierie de l'université de Chiba en 1963, Araki devient d'abord cameraman avant de s'orienter vers la photographie indépendante. En 1971, il publie "Voyage sentimental", où son mariage et sa nuit de noces sont révélés sous la forme d'un journal, avant d'utiliser, dès les années 1980, la photocopie couleur comme moyen de présentation de ses clichés. Ceux-ci, très avant-gardistes, mettent aussi bien en scène des fleurs que des prostituées ou les rues de Tokyo. Loin d'être anodines, ces images révèlent les mutations de la culture nippone à travers une démarche largement autobiographique. Entrelaçant les thèmes de la sensualité féminine, de la mort et du temps, l'artiste initie une démarche auto-fictive, inspirant en cela des artistes comme Sophie Calle ou Roman Opalka. Araki est en outre l'auteur de "Nouvelle photographique" et d' "Elégie de Tokyo" publiés en 1981.

 

"Bondages" 2008, Nobuyoshi Araki

Photographie couleur numérique, 150 x 120 cm, pièce unique

Publié par philippelamiral à 08:19:44 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

CHRiSTiAN BOLTANSKi | 10 juillet 2009

 

"Vitrine de référence" 1972,  Christian Boltanski, vitrine en bois,12 x 120 x 70 cm

Photographies noir et blanc, textes manuscrits, agenda, pince PMU, portefeuille,

boîte à cigares, certificat de travail, cartes de visite

 

Exposition d’œuvres de Christian Boltanski

OEuvres issues de la collection du Frac Aquitaine (1972-1985)

Château de Monbazillac (Dordogne) 

Du 7 juin au 6 septembre 2009

 

Le château de Monbazillac, monument historique classé du XVIe siècle, sera ainsi investi par des œuvres issues de différents médiums : photographies, peintures et installations, de manière à ce que s’amorce un dialogue entre l’histoire du château et l’univers de l’artiste dont témoignent les œuvres exposées, bâties autour des notions de biographie et de mémoire collective.


Trois Vitrines de référence (1972)

La série photographique Les Enfants de Berlin (1975), deux Saynètes comiques (1975)

 

Détail des saynètes comiques

Le Frac Aquitaine se réjouit de pouvoir présenter pour la deuxième année consécutive une exposition en partenariat avec « Les Rives de l’art » dans le cadre prestigieux du Château de Monbazillac.

 

Le FRAC et la cave coopérative du Château de Monbazillac, a choisi de faire découvrir à un large public les sept oeuvres de Christian Boltanski appartenant à sa collection : trois Vitrines de référence (1972), la série photographique Les Enfants de Berlin (1975), deux Saynètes comiques (1975) et l’installation Ombres (1985).

 

De notoriété internationale, Christian Boltanski sera le prochain invité de la prochaine « Monumenta » (2010), manifestation nationale qui propose à une grande figure de l’art contemporain de réaliser un projet spécifique au Grand Palais (Paris). Le château de Monbazillac, monument historique classé du XVIe siècle, sera ainsi investi par des oeuvres issues de différents médiums : photographies, peintures et installations, de manière à ce que s’amorce un dialogue entre l’histoire du château et l’univers de l’artiste dont témoignent les oeuvres exposées, bâties autour des notions de biographie et de mémoire collective.

 

A partir des années 1970, Christian Boltanski réalise des oeuvres à caractère subjectif reposant sur une logique programmatique. Par le biais d’installations intégrant souvent des objets trouvés et des photographies, Boltanski réactive les ressorts de la mémoire pour évoquer, tour à tour ou simultanément, l’enfance, le passé - la petite et la grande Histoire - ou encore le deuil. Réalisés à l’aide de simples matériaux (photographies, carton ondulé, pâte à modeler, luminaires, boîtes de biscuits…), ces dispositifs induisent une pratique dont le geste reste très étroitement associé à une pensée « en train de s’élaborer ». Et révèlent ainsi un aspect « fait main » volontairement recherché. L’art de Christian Boltanski tient dans sa capacité à reconstituer des « morceaux » d’existence avec des objets et des images, sans que ceux-ci ne lui appartiennent nécessairement. Son oeuvre déploie un langage « personnel » dont le but est d’être « universel ».

 

A la fin des années 1980, l’artiste réalise des installations monumentales composées de boîtes de biscuits éclairées par de petites ampoules, puis des espaces saturés de vêtements entassés et suspendus. Cette étape est capitale : les Monuments ou Inventaires conçus comme des « mémoriaux », dédiés à la mémoire des disparus, marquent le passage du récit individuel au destin collectif. De ces indices de présence humaine (hommes, femmes et enfants, anonymes), l’artiste cherche à faire émerger une « densité » palpable, non verbalisée. Sa propre vie constitue le sujet d’un récent ouvrage intitulé La vie possible de Christian Boltanski, paru en 2007 (Editions Le Seuil).

Publié par philippelamiral à 10:12:37 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

CARRé BONNAT... Martin Kippenberger | 08 juillet 2009

Le musée Bonnat

Des expositions d’art contemporain sont présentées au Carré/Bonnat

 

Heidi au pays de Martin Kippenberger
au Carre Bonnat à Bayonne
du 29 mai au 7 septembre 2009
Consacrée à la scène artistique allemande dans le cadre de la coopération culturelle entre la Région Aquitaine et le Land de Hesse, cette exposition est présentée, en deux volets complémentaires, sur deux sites :

- du 28 mai au 4 septembre 2009 au Frac Aquitaine à Bordeaux
- du 29 mai au 7 septembre 2009 au Carré Bonnat à Bayonne
Heidi au pays de Martin Kippenberger a pour objet d’entrevoir la portée artistique de Kippenberger (mort prématurément en 1997) sur la scène artistique actuelle à travers le prisme d’un conte pour enfants. De cette manière, deux générations d’artistes se succèdent, se télescopent et dialoguent pour révéler des liens de transmission.
 
 
Heidi au pays de Martin Kippenberger est une exposition collective concue dans le cadre du jumelage entre la region Aquitaine et le Land de Hesse, dont les villes principales de cette region allemande sont Wiesbaden, Darmstadt, Francfort et Kassel.
Ce projet fait suite à une présentation des oeuvres du Frac Aquitaine à Darmstadt en 2006 et organisée par Peter Joch, directeur de la Kunsthalle.


Il revient aujourd'hui au Frac Aquitaine d'imaginer une présentation de la scène artistique hessoise, en partant de la figure singulière de Martin Kippenberger (artiste et enseignant a Francfort et Kassel) et du personnage de Heidi (du conte désormais tres célèbre) originaire de Francfort.

Tout rapprochement nécessite un déplacement géographique, mental, symbolique.
« Où est mon pays ? » s’interrogeait Kippenberger dans un tableau en 1982.
Réfléchir à cette notion de « jumelage » entre deux régions, incite à préciser ce qui les distingue, ce qui les unit.
Alors que l’Aquitaine apparaît comme une région aux cadres naturels majestueux (la façade atlantique, les Landes, les Pyrénées, les vignobles), la Hesse présente un visage marqué par une industrialisation omniprésente.


Le 3ème millénaire s’ouvrant : la question de « là où nous vivons » est-elle encore valide ? Quel sens donner à cette polarité urbanité/ruralité, le choix des villes et le choix des champs ?
Heidi au pays de Martin Kippenberger s’organise en déployant des pièces comme autant d’éléments d’un paysage à reconstituer.

Le conte de Heidi permet de faire se rejoindre l’idée de deux territoires contrastés (les Alpes Suisses/Francfort ; l’Aquitaine/la Hesse ; Bordeaux/Bayonne) et signale, au terme de son dénouement, que la relation des contraires trouve son accomplissement dans leur réunification.


Cette exposition mêle ainsi des oeuvres « historiques » des années 1970/1980 à des oeuvres plus récentes d’artistes de la génération suivante (Lehanka, Decker, Gcric, Exner) souvent issus de la scène de Francfort qui agit comme un indéniable foyer artistique local.
En témoigne la collection privée du couple Rausch, concierges à la Städelschule (école d’art) qui, patiemment, ont collecté 700 oeuvres sur quinze années, pour constituer une sorte de « photographie » spontanée de cette vitalité artistique.

Martin Kippenberger est né en 1953 à Dortmund, en Allemagne et Mort en 1997 à Vienne, Autriche.

Thomas Bayrle Né en 1937 à Berlin. Vit et travaillle à Francfort.
Simone Decker Née en 1968 à Esch-sur-Alzette, Luxembourg. Vit et travaille depuis 1995 à Francfort-sur-le-Main.
Andreas Exner  Vit et travaille à Francfort. 
Tamara Grcic Né en 1964 à Munich, Germany. Vit et travaille à Francfort.
Thomas Schütte Né en 1954 à Oldenbourg, Allemagne. Vit et travaille à Dusseldorf.

Le musée Bonnat
Le musée Bonnat a été construit à la fin du XIXème siècle à l'angle de deux rues dans le quartier du Petit-Bayonne, en retrait de la Nive et de l'Adour, dans un style architectural inhabituel pour la ville. Le bâtiment à colonnades typique de la IIIème République, manifestait une ambition municipale tout à fait nouvelle pour l'époque, et l'importance des collections qu'il devait abriter.
 
Dès 1885, la municipalité de Bayonne affirmait ainsi sa volonté de passer du simple accrochage de tableaux dans les couloirs de l'hôtel de ville, à un véritable musée ouvert au grand public. Pour cela, elle s'appuyait sur Léon Bonnat , natif de Bayonne, très connu à Paris où il dirigeait en main de fer sa carrière de portraitiste et enseignait la peinture à l'Ecole des Beaux-Arts.
En 1891, Léon Bonnat décidait de donner à sa ville natale toutes les oeuvres d'art qu'il avait acquises. Dès lors le musée pouvait prétendre devenir l'un des plus riche de France. Deux donations importantes sont venues enrichir le fond du musée : en 1936, celle d'Antonin Personnaz, ami et collectionneur avisé des impressionnistes; en 1989, celle de Paulette Howard Johnston (peintures, pastels, dessins et gravures de son père Paul Helleu) auxquelles s'est ajoutée, en 1992, celle de Jacques Petithory.
 
Au total, le musée Bonnat conserve aujourd'hui plus de 5000 oeuvres (peintures, scuptures, dessins, objets d'art), dont un dixième seulement est exposé en permanence sur trois étages.
Les oeuvres en réserve sont présentées à l'occasion d'expositions temporaires, au musée Bonnat ou ailleurs, et sont toujours accessibles aux chercheurs et aux étudiants qui en font la demande.
 
Remontant l'histoire de l'art des cinq derniers siècles, le musée Bonnat s'intéresse à toutes les écoles européennes :
- l'école italienne (dessins de Pollaiuolo, Signorelli, Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange...)
- l'école flamande (Van Dyck, esquisses de Rubens...)
- l'école hollandaise (dessins de Rembrandt...)
- l'école espagnole (Greco, Murillo, Ribera, Goya, et plusieurs " primitifs "...)
- l'école allemande (dessins de Dürer...)

- l'école anglaise (Lawrence, Reynolds...)
Mais ce sont les oeuvres des peintres français qui occupent la place prépondérante, notamment celles du XIXème siècle (David, Girodet, Géricault, Ingres, Delacroix, Corot, Courbet, Boudin, Puvis de Chavannes, Degas...).
 
L'art contemporain possède lui aussi son espace : il s'expose temporairement au Carré du musée Bonnat, qui lui réserve 500 m2 de surface.
Léon Bonnat
 
"Léon Bonnat (1833-1922)" vers1890, publié 1908 par les chocolats Félix Potin
Léon Bonnat, Bayonnais, peintre, collectionneur
Léon Bonnat est né à Bayonne le 20 juin 1833. A l'age de 14 ans, il partit avec sa famille vivre à Madrid où son père avait fondé une librairie. A la mort de son père, en 1853, il revint à Bayonne et, l'année suivante, gagna Paris pour y étudier à l'Ecole des Beaux Arts.

Après 1857, ses envois au Salon vont le faire remarquer du public, et dès 1863, la princesse Mathilde l'accueille dans son salon où se réunissent les hauts personnages de l'Etat et les artistes officiels. En 1864, l'impératrice Eugénie achète ses tableaux. La médaille du Salon lui attribuée en 1869 et, dès lors, il connut les plus hautes distinctions: chevalier de la Légion d'Honneur en 1867, il franchit tous les grades de cet ordre et reçut la Grand Croix en 1900. Nommé pour la première fois en 1869 membre du jury du Salon, il fut souvent, par la suite, élu en tête des membres de ce jury. A ce titre, il eut plusieurs fois à juger les oeuvres de Manet, Renoir, Monet et Cézanne.
Elu membre de l'Institut en 1881, il devint professeur à l'Ecole des Beaux Arts en 1888, puis Directeur en 1905. Il présida le Conseil des Musées qui devait accepter ou refuser les oeuvres destinées à enrichir les collections nationales.
 
Léon Bonnat, la carrière
 
Léon Bonnat est né à Bayonne le 20 juin 1833. A l'âge de 14 ans, il partit avec sa famille vivre à Madrid où son père avait fondé une librairie. A la mort du père, en 1853, il revient à Bayonne et en 1854, c'est le départ pour Paris et l'Ecole des Beaux-Arts en vue du long apprentissage du métier de peintre qu'il avait choisi.
A partir de 1857, ses envois au Salon vont le faire remarquer du public et, dès 1863, la princesse Mathilde l'accueille dans son salon où se réunissent les hauts personnages de l'Etat et les artistes officiels. En 1864, l'impératrice Eugénie achète ses tableaux. La médaille du Salon lui fut attribuée en 1869 ; dès lors, il connut les plus grands honneurs... Chevalier de la Légion d'Honneur en 1867, il franchit tous les grades de cet ordre et reçut la Grand Croix en 1900. Nommé pour la première fois, en 1869, membre du jury du Salon, il fut souvent par la suite élu en tête des membres de ce jury. A ce titre, il eut plusieurs fois à juger les oeuvres de Manet, Renoir, Monet et Cézanne. Il fut élu Membre de l'Institut en 1881, et devint professeur à l'Ecole des Beaux-Arts en 1888 puis Directeur en 1905. Il présida le Conseil Supérieur des Musées qui acceptait ou refusait les oeuvres qui devaient enrichir les collections nationales. Léon Bonnat mourut le 9 septembre 1922 à Monchy-Saint-Eloy.
 
Léon Bonnat, le peintre
Pendant les six années passées à Madrid, Léon Bonnat découvrit le Prado et aima profondément la peinture espagnole, en particulier celle de Ribera. Il entra à l'Academia Real de las Bellas Artes de San Fernando, dans l'atelier de Federico Madrazo. Il continua cet apprentissage à l'Ecole de Dessin de Bayonne, sous la direction de Romain Julien, puis à Paris dans l'atelier de Léon Cogniet à l'Ecole des Beaux-Arts. Au Salon de 1857, il présente trois portraits et concourt cette même année pour le Prix de Rome avec le tableau "La Résurrection de Lazare". Il obtient le second Grand Prix.
En 1858, il part pour Rome et l'Italie où, durant trois années, il va découvrir et copier les grands maîtres de la Renaissance italienne. Ses envois au Salon, "Le bon Samaritain" en 1859, "Adam et Eve découvrant le corps d'Abel" en 1861, "Le martyre de Saint-André" en 1863, seront profondément influencés par les oeuvres de Michel-Ange en particulier. En 1868, Bonnat participe avec Gérôme à un voyage en Orient qui le mène de l'Egypte à Jérusalem. A son retour, il aborde les sujets orientaux, mais sans succès auprès du public qui préfère ses portraits à ses tableaux de composition. Le portrait de Thiers fut une des principales attractions du Salon de 1877. Parmi ses portraits, certains ont transmis à la postérité, de façon définitive, l'image des personnages historiques, notamment ceux de Victor Hugo, Jules Ferry, Renan, Sadi Carnot, Fallières, Emile Loubet, Félix Faure, le cardinal Lavigerie, Gambetta, Pasteur, Puvis de Chavannes, Barye, etc...
Léon Bonnat, collectionneur
La rencontre avec His de la Salle fut déterminante pour la vocation de collectionneur de Bonnat. Devant l'éblouissement du jeune artiste, His de la Salle lui fit cadeau d'un croquis de Rembrandt, d'un dessin de Poussin puis, plus tard, d'un Watteau. Certaines oeuvres lui furent données par ses modèles, d'autres par ses maîtres ou par des collectionneurs, mais l'essentiel provient d'achats et de recherches incessantes à partir de 1880, au moment où sa réputation parvient à son apogée. La grande fièvre dura vingt ans. Dès qu'il put se consacrer à sa nouvelle passion, Bonnat n'eut qu'un seul but : créer un musée à Bayonne. En 1901, alors qu'il est en pleine santé, il a le courage de se séparer d'une partie de ses richesses pour les installer lui-même dans le nouveau musée. Le reste ne suivra qu'en 1922, au lendemain de sa mort.
Léon Bonnat et Bayonne
Léon Bonnat sollicita par deux fois, dans sa jeunesse, l'aide de la ville de Bayonne et lui garda une profonde reconnaissance. L'histoire de Bayonne est jalonnée des hommages et bienfaits que se rendirent réciproquement l'artiste et sa ville natale. En 1853, la municipalité de Bayonne accorda une bourse de 1500 francs or au jeune Bonnat afin de lui permettre de suivre ses études à Paris. En 1857, la même somme lui fut versée pour aller à Rome, continuer son éducation artistique car, n'ayant obtenu que le second Grand Prix de Rome, il ne pouvait prétendre être pris en charge par l'Etat français à la Villa Médicis. En 1889, quand la ville de Bayonne dut envisager la construction d'un musée-bibliothèque, à la suite de l'incendie de la Mairie, il fut décidé de lui donner le nom de Bonnat qui avait manifesté le désir de déposer à Bayonne son admirable collection. La rénovation du Musée Bonnat, décidée et financée par la Ville de Bayonne avec l'aide de l'Etat, a été entreprise en mars 1977 et terminée en septembre 1979.

Publié par philippelamiral à 11:26:51 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

HEIDI AU PAYS DE MARTIN KIPPENBERGER | 08 juillet 2009


"Autoportait" 1988, Martin kippenberger, huile sur toile, 200 x 240 cm

Heidi au pays de Martin Kippenberger

 
Frac Aquitaine - Bordeaux

du 28 Mai 2009 au 5 Septembre 2009

 

Consacrée à la scène artistique allemande dans le cadre de la coopération culturelle entre la Région Aquitaine et le Land de Hesse, cette exposition est présentée, en deux volets complémentaires, sur deux sites

 
- du 28 mai au 5 septembre 2009 au Frac Aquitaine à Bordeaux
- du 29 mai au 7 septembre 2009 au Carré Bonnat à Bayonne
 
Œuvres de Thomas Bayrle, Simone Decker, Andreas Exner, Tamara Grcic, Martin Kippenberger, Marko Lehanka, Thomas Schütte et la Collection Rausch (Francfort)
 

Heidi au pays de Martin Kippenberger 

Heidi au pays de Martin Kippenberger a pour objet d’entrevoir la portée artistique de Kippenberger (mort prématurément en 1997) sur la scène artistique actuelle à travers le prisme d’un conte pour enfants. De cette manière, deux générations d’artistes se succèdent, se télescopent et dialoguent pour révéler des liens de transmission. Cette exposition mêle ainsi des oeuvres « historiques » des années 1970/1980 (Kippenberger, Bayrle, Schütte) empruntées au Landesmuseum de Darmstadt, à des oeuvres plus récentes d’artistes de la génération suivante (Lehanka, Decker, Gcric, Exner) souvent issus de la scène de Francfort qui agit comme un indéniable foyer artistique local. En témoigne la collection privée du couple Rausch, concierges à la Städelschule (école d’art) qui, patiemment, ont collecté 700 oeuvres sur quinze années, pour constituer une sorte de « photographie » spontanée de cette vitalité artistique.

au Frac Aquitaine à Bordeaux

Simone Decker (Photo : André Morin)

 

Marko Lehanka (Photo : André Morin)

 

Collection Hartmut et Helga Rausch (Francfort) (Photo : André Morin)

 

Andreas Exner, Thomas Schütte, Thomas Bayrle (Photo : André Morin)

 

est une exposition collective conçue dans le cadre du jumelage entre la région Aquitaine et le Land de Hesse, dont les villes principales de cette région allemande sont Wiesbaden, Darmstadt, Francfort et Kassel. Ce projet fait suite à une présentation des oeuvres du Frac Aquitaine à Darmstadt en 2006 et organisée par Peter Joch, directeur de la Kunsthalle. Il revient aujourd’hui au Frac Aquitaine d’imaginer une présentation de la scène artistique hessoise, en partant de la figure singulière de Martin Kippenberger (artiste et enseignant à Francfort et Kassel) et du personnage de Heidi (du conte désormais très célèbre) originaire de Francfort.

Tout rapprochement nécessite un déplacement géographique, mental, symbolique. « Où est mon pays ? » s’interrogeait Kippenberger dans un tableau en 1982. Réfléchir à cette notion de « jumelage » entre deux régions, incite à préciser ce qui les distingue, ce qui les unit. Alors que l’Aquitaine apparaît comme une région aux cadres naturels majestueux (la façade atlantique, les Landes, les Pyrénées, les vignobles), la Hesse présente un visage marqué par une industrialisation omniprésente. Le 3ème millénaire s’ouvrant : la question de « là où sous vivons » est-elle encore valide ? Quel sens donner à cette polarité urbanité/ruralité, le choix des villes et le choix des champs ?

Heidi au pays de Martin Kippenberger s’organise en déployant des pièces comme autant d’éléments d’un paysage à reconstituer. Des oreilles de cochon peintes et une fleur  imposée de planches de surf plantent un décor champêtre à l’intérieur duquel s’intègrent des sculptures futuristes, des paysages industriels ou des tableaux d’entrelacs autoroutiers. En contrepoint, se révèlent des éléments renvoyant à l’histoire de Heidi, imaginée par Johanna Spyri au XIXe, narrant le destin d’une fillette, ballottée entre les Alpages suisses et la ville de Francfort.

Le conte de Heidi permet de faire se rejoindre l’idée de deux territoires contrastés (les Alpes Suisses/Francfort ; l’Aquitaine/la Hesse ; Bordeaux/Bayonne) et signale, au terme de son dénouement, que la relation des contraires trouve son accomplissement dans leur réunification. Ce dont il est également question est de l’ordre de la spéculation - dans le contexte artistique d’une mise en doute permanente sur nos certitudes, induite par la démarche d’un Martin Kippenberger.

Martin Kippenberger dans son atelier à  Friesenplatz, Cologne, 1983

Photographie de Benjamin Katz

Martin Kippenberger, "Kippi" pour les intimes, est un artiste surdoué, révolté, extraordinairement prolifique et, pour certains, un peu fou. Classé comme nouveau fauve, ses peintures insouciantes, ses sculptures violentes, ses installations imposantes et critiquées par l'opinion religieuse, sèment le trouble chez les spectateurs du monde entier. Provocateur, comme avec ses tableaux à accrocher au-dessus des canapés, ses questions telles que "Vous souvenez-vous encore des ongles du ministre français de la Culture, Jack Lang ?" ou ses proverbes volontairement banals comme, "Nous n'avons pas de problèmes avec les portiers de discothèques, s'ils ne nous laissent pas entrer, nous ne les laissons pas sortir', ou encore, "L' abîme n'est pas profond, mais creux". Un univers empreint d'un réalisme grotesque et fantasque. Dès son enfance, ses instituteurs remarquent ses prédispositions pour la pratique des arts plastiques, et son dévouement intellectuel pour cette matière. Il s'oppose d'ailleurs volontiers à ses professeurs lorsqu'il les juge mauvais. La franchise de l'artiste agace ou fascine parce qu'il contraint le spectateur à accepter ses provocations et ses idées, les bonnes comme les mauvaises, car, pense-t-il, "La vérité, c'est le travail" . Son oeuvre est une évocation de sa vision de la réalité, de la vie, et de l'art. Kippenberger laisse derrière lui, à l'âge de 44 ans, un grand nombre d'oeuvres, boudées (de son vivant) par les collectionneurs, et trop provocantes pour les musées. Malmener notre "soi-disant" ouverture d'esprit, pour l'élargir un peu plus, voilà ce qui intéressait "Kippi".

 

Publié par philippelamiral à 09:05:32 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

INGRES ET LES MODERNES | 07 juillet 2009

 

"Oedipe et le Sphinx" Jean Auguste Dominique Ingres, huile sur toile, vers 1826-1827

The National Gallery, Londres

Les tableaux néoclassiques d'Ingres et ceux, cauchemardesques, de Bacon n'ont a priori rien de commun. Les silhouettes statiques, aux contours fermés, du premier sont aux antipodes de celles, fragmentées et torturées, du second. Le Britannique admirait pourtant le Français. Il appréciait particulièrement la sensualité de ses corps, exécutés en dehors de toute volonté de reconstitution anatomique. Bacon partageait également sa fascination pour l'Antiquité. C'est la raison pour laquelle ce tableau mettant en scène ?dipe qui résout l'énigme du Sphinx avait attiré son regard. La toile, version réalisée par Ingres en 1826, met en scène le triomphe de l'intelligence humaine. On y voit le héros grec, sous les traits d'un majestueux athlète nu, affrontant calmement le monstre, dont la tête inclinée symbolise la soumission. Dans le tableau de Bacon, daté de 1983, les rôles sont inversés. Comme chez Ingres, ?dipe est peint de profil. Mais, chez le Britannique, il est blessé. Du sang macule le bandage qui enveloppe une de ses jambes. Une créature ailée se dessine dans le fond noir du tableau. Cette «Furie», agent de la vengeance divine, contribue à l'atmosphère dramatique de la scène. Car elle est, elle aussi, couverte de sang.

"Oedipe et le sphinx d'après Ingres" 1978, Francis bacon  

"Oedipe et le Sphinx d'aprés Ingres" 1983, Francis Bacon

198 x 147,5 cm , collection particulière , Californie

Ces oeuvres de F. Bacon représente le continuum temporel, esthétique et philosophique qui existe entre les différentes strates de la création artistique. Le mythe antique est ici revisité à travers un double filtre : celui de la subjectivité de l’artiste-modèle, Ingres, dont Bacon revendique la filiation jusque dans le titre de ses toiles, et celui de la vision personnelle du peintre qui se réapproprie le motif et ses traitements précédents. Ainsi, par la mise en valeur de certains détails, comme les pieds percés d’OEdipe, à peine visibles chez Ingres, Bacon confère une nouvelle portée symbolique au mythe : l’artiste, comme le héros, s’inscrit dans une filiation à la fois illustre et maudite, dont il porte les stigmates. Entre signe d’élection et trace de souillure, cette marque ne lui laisse d’autre choix que d’assumer ses origines (esthétiques) et de tenter de conjurer la malédiction en la sublimant par l’art.

 

 

 "Œdipe et le Sphinx after Jean Auguste Dominique Ingres (Pictures of Junk)"

2006, Vik MUNIZ, photographie chromogénique (C-print), 237 x 180 cm
New York, atelier de l’artiste

 

Ingres et les Modernes

Le Musée Ingres à Montauban

du 4 juillet au 4 octobre 2009

 


 

"La Source" 1856, Ingres, Huile sur toile, 164 x 82 cm

Musée d’Orsay, dépôt du musée du Louvre, Paris

"La Source de l’Invasion" 2008, Invader, MTB-01

Montauban, rue du Tescou , mosaïque, 256 x 172, photographie de l’artiste

Depuis quelques mois on peut admirer, rue du Tescou à Montauban, une mosaïque d'Invader. Cet artiste français est mondialement connu pour avoir envahi les rues d'un grand nombre de villes avec les reproductions de personnages d'un célèbre jeu des années 1970, «Space Invaders». La Source de l'Invasion, imposante mosaïque noire et blanche, d'une taille inhabituelle pour l'artiste, se trouve en contrebas du Musée Ingres. Inspirée de la Source d'Ingres, elle en reprend le sujet : une jeune femme nue tenant une cruche, d'où s'échappent quelques invaders, qui s'apprêtent à conquérir le monde (d'où le titre).

Invader s'inscrit dans plusieurs démarches. D'abord la contamination de l'espace visuel public, souvent déjà pollué, par un virus artistique qui se rend ainsi accessible à tous. En effet, la Source de l'Invasion est bien visible par sa taille (plus de 2 m), par sa situation dans un lieu très fréquenté, par le traitement graphique en noir et blanc ainsi que par le contraste qu'elle crée avec le milieu environnant (Montauban, ville d'Ingres, se prête a priori plus au classique qu'au moderne).

La rencontre entre la pixellisation et la technique de la mosaïque, particulièrement adaptée au thème pour rendre la piètre qualité graphique des jeux vidéo anciens permet la transposition du monde du jeu, créé de toutes pièces, dans celui de la réalité, incontrôlable. Invader ouvre ici un cercle réservé à quelques initiés, celui d'un monde saturé d'œuvres de référence et de techniques modernes et classiques qui s'entrechoquent pour donner naissance à de nouvelles tendances artistiques désormais à la portée du plus grand nombre...

La Source de l'Invasion lie l'œuvre d'Ingres à l'univers actuel par la simplification extrême du dessin, qui trouve un écho dans le manichéisme. Cette simplification contribue à la visibilité, à l'accessibilité, et donc à la contamination rapide et efficace des passants, pour ajouter Montauban au tableau des villes touchées par l'envahisseur. Outre la référence au retrogaming et l'hommage à Ingres qu' elle constitue, cette œuvre porte un sens symbolique : la source, ou les origines du «virus artistique» serait-elle dans l' œuvre d'Ingres...?

"S’il vous plaît monsieur l’académicien pardonnez nos incartades
Cela fait des années maintenant que vous vous retournez dans votre tombe
À cause de tout ce que nous vous faisons subir."

Michel Butor, « Ballade sur Ingres » (1982)
Jean Dominique Ingres photographié par Aldolphe D. Disderi
Vers 1860, collection particulière

Le musée Ingres crée l’événement en proposant une exposition savante et jubilatoire, iconolâtre et iconoclaste, qui rend hommage à la modernité de Jean-Auguste-Dominique Ingres en réunissant plus de 200 oeuvres venues du monde entier. Les chefs-d’oeuvre du maître sont placés sous les feux, respectueux ou impertinents, d’une centaine d’artistes qu’il a influencés et qui témoignent de sa féconde postérité.
Quel meilleur commentaire d’une œuvre d’art qu’une autre œuvre d’art ?

C’est ce que propose cette manifestation en faisant appel à d’illustres plasticiens de renommée internationale comme Picasso, Dalí, Robert Rauschenberg, Francis Bacon, David Hockney ou Martial Raysse, tout en accordant une place importante à la jeune scène hexagonale, ainsi qu’à des créateurs reconnus d’origine allemande, anglaise, belge, brésilienne, colombienne, danoise, espagnole, islandaise, italienne, japonaise, libanaise, péruvienne, polonaise, roumaine, russe, soudanaise, suédoise, yougoslave. Quelle que soit l’insolence apparente de certains témoignages, l’intention est de montrer, grâce au regard de ses successeurs, le maître de Montauban dans sa complexité, sa plénitude et son rayonnement.
Le célèbre Bain turc peut compter sur un tête-à-tête avec des créations plus jeunes. Notons la vision de l'artiste Sylvia Sleigh, qui s'est plu, en 1976, à masculiniser les sujets du fameux tableau...
Pour mener à bien ce projet, quelque 115 collections publiques ou privées ont été sollicitées dans une douzaine de pays répartis sur trois continents : Europe (y compris Russie), Amérique du Nord et Asie (Corée, Japon…).
Parmi les artistes vivants, toutes les générations sont réunies, de Sylvia Sleigh (93 ans) à Nancy Lang (30 ans)! Et les techniques les plus diverses sont sollicitées: peinture, dessin, sculpture, photographie, gravure, collage, création assistée par ordinateur, vidéo, installation in situ, art interactif, street art ou performance
Oedipe et le Sphinx, d'après Jean-Auguste Dominique Ingres (Picture of Junk), de Vik Muniz. À droite: Oedipe et le Sphinx, de Jean-Auguste Dominique Ingres.

L’exposition dépasse les limites des salles de l’ancienne résidence des évêques de Montauban qui présente les plus grands chefs-d’oeuvre - parmi lesquels les fameux portraits de Mademoiselle Rivière et de Monsieur Bertin, exceptionnellement confiés par le musée du Louvre - venus dialoguer avec des productions aussi célèbres que Le Violon d’Ingres de Man Ray, l’Oedipe et le Sphinx de Francis Bacon, ou l’interprétation de Mademoiselle Rivière par Larry Rivers. Elle envahit, pacifiquement mais de façon insidieuse, la ville entière, se répand sur la façade de la cathédrale (Ernest Pignon-Ernest), dans les rues (Invader et Miss.Tic), sur le monument à Ingres d’Étex « customisé » par les étudiants de l’IUP d’arts appliqués de Montauban qui voisine avec La Chaise de madame Gonse de Paul Duchein déjà installée en ville. Enfin, le fameux manifeste féministe des Guerrilla Girls (New-York, 1989 / Montauban, 2009), où la Grande Odalisque est affublée d’une tête de gorille, circulera dans toute la ville, multiplié sur les flancs d’autobus.

Cette exposition veut suggérer que le regard sur la postérité du maître de Montauban doit rester
curieux et dynamique, voire paradoxal : Ingres lui-même nous invite à mieux apprécier une œuvre du
XXe siècle, alors que celle-ci nous conduit à jeter un regard insolite sur son univers ainsi renouvelé.


Le Musée Ingres à Montauban
 
Palais épiscopal du XVIIè siècle, il abrite les collections de deux illustres Montalbanais, le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres et le sculpteur Antoine Bourdelle. Superbe salle du XIVè siècle : Archéologie gallo-romaine, Collection de faïences, Oeuvres contemporaines : O. Debré, Zao Wou-Ki ... 5 niveaux de visite, et des siècles d'art à découvrir ! 

Aujourd'hui six salles du premier étage sont consacrées à Ingres. On y trouve de grandes compositions révélant l'influence de l'Antiquité et de Raphaël mais aussi des oeuvres de jeunesse, réalisées dans l'atelier de David ou plus tard à Rome à la villa Médicis où il fut pensionnaire, puis directeur.

 
Quelques études peintes et, bien sûr, de célèbres portraits (Mme Gonse) complètent l'évocation de la longue carrière de l'artiste. Les dessins sont présentés par roulement dans trois salles.
Les goûts et les passions du maître de la grande odalisque se découvrent au 2ème étage oû sont présentées ensemble ses collections archéologiques, ses objets précieux, ses peintures italiennes ou flamandes et ses copies d'après Raphaël ou Poussin. Dans les salles suivantes, les oeuvres exposées retracent l'histoire de la peinture du XVIème au XVIIème siècle, tant en france qu'à l'étranger. Les fastes du XVIIème siècle français sont évoqués par Lebrun, Lessueur et Mignard, tandis que le réalisme cher aux écoles du nord perce chez Jordaëns, Van Dyck et Cuyp. Enfin, une importante section est consacrée à l'art du XVIIIème siècle depuis le sensuel Boucher jusqu'au brillant David.
 

Au rez-de-chaussée, le salon doré rend hommage à Armand Cambon, ami et élève d'Ingres, qui fut aussi le premier conservateur du musée.

Ensuite les sculptures de Bourdelle, autre célèbre Montalbanais, puis les oeuvres des artistes de l'école de Montauban: Marcel-Lenoir, Andrieu, Cadène et Desnoyer annoncent les contemporains de la seconde moitié du XXème siècle (Olivier Debré, Zao-Wou-Ki, Vieira da Silva...) présentés dans la chapelle. Au premier sous-sol, deux salles sont réservées à la céramique française et étrangère des XVIIIème et XIXème siècles. On y découvre notamment les pots à pharmacie d'Ardus et le célèbre pot à thériaque de Montauban.

Enfin, la salle du Prince Noir, au second sous-sol, abrite d'importantes collections archéologiques régionales.

Publié par philippelamiral à 09:05:20 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

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