"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes.
"Coeur et encens" Li Shuang, huile sur toile, 89 x 116 cm
"Je peins des dieux, des saints, des âmes, des femmes ordinaires, moi même parfois. Une recherche spirituelle, une recherche de la lumière au fond de chacun de nous. Cette lumière se reflète dans ces visages, dans nos visages".
Li Shuang
Sa peinture a été marquée par dix ans de répression pendant la Révolution Culturelle en Chine.
Persécutée par les gardes rouges, réduite au silence, emprisonnée pour un amour « illégal » pour un diplomate français…
Cet amour passionnel finira par triompher et la conduira en France, permettant une libre expression artistique. Malgré les blessures du passé, ses peintures n’expriment aucune rancœur.
Au contraire, les portraits de femmes traduisent un sentiment de force, de calme, d’équilibre et de sérénité.
Dans sa jeunesse, elle était inspirée par les maîtres occidentaux tels que Matisse, Picasso ou Manet. Mais très vite, elle s’affranchit des influences occidentales et se consacre à peindre l’évolution spirituelle de la Chine. La peinture de Li Shuang raconte à la fois sa propre histoire et celle de la Chine traditionnelle.
Sa volonté est de continuer le chemin des ancêtres.
Son univers impalpable traduit la pureté de l’âme, insaisissable et invisible. Li Shuang souhaite transmettre à chacun le sentiment d’amour universel. Elle poursuit une double quête : la recherche de soi-même et celle du divin. Ses racines féodales et chrétiennes l’interrogent sur le monde auquel elle appartient et la conduisent à créer une peinture spirituelle dans laquelle nous pouvons ressentir sa tristesse envers la Chine.
Li Shuang est très attachée à peindre la nature dans un cadre universel. Les créations de la nature, comme les fruits, les légumes ou les fleurs, qui reviennent de manière récurrente dans ses tableaux sont pour elle les œuvres du divin. Ainsi, inscrits dans un symbolisme nostalgique, les racines renvoient aux souvenirs ; les pommes traduisent en Chine la paix et la tranquillité, tandis que dans l’imagerie chrétienne elles font référence au péché originel ; les fleurs symbolisent la beauté, la bonté et la sensualité.
Autodidacte, Li Shuang nous fait partager son univers aux langages multiples et au style si particulier.
Publié par philippelamiral à 07:04:20 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Fleurissez d'herbe flagrante" 2005, Li Shuang, huile sur toile, 99,5 x 80,5 cm
LI SHUANG ou la reconquête progressive de soi même
Lieu Privatisé à Fontainebleau
du 20 août au 30 novembre 2009

"Sans titre" 2003, Li Shuang, huile sur toile, 150 x 120 cm
A l'occasion des trente ans de peinture de l'artiste Li Shuang, venez célébrer l'art contemporain chinois le temps d'une exposition.
Nous vous invitons à "voir" la parole d'une femme, riche d'une longue expérience, une oeuvre majestueuse sous le signe de l'élévation spirituelle.
Laissez vous porter, le temps d'un rendez vous privé, par son histoire et son œuvre.
Au sujet de l'exposition
Dans le cadre d'un événement célébrant les trente ans de peinture de Li Shuang, nous vous convions à parcourir l'intégralité de son œuvre, lors d'une exposition, qui se déroulera sur une période exceptionnelle de trois mois.
Ce sera l'occasion pour vous de découvrir un travail vivant, subtilement dénonciateur et passionné.
Cet événement se tiendra dans une résidence privée, aménagée pour l'occasion. La visite de l'exposition se fait uniquement sur rendez vous et après entretien avec l'organisateur de l'événement (A 50 km de Paris environ).
Au sujet de l’artiste
Li Shuang est née à Beijing (Chine) en 1957.
Elle vit et travaille à Paris depuis 1984.
C'est en considération des sphères, tant humaines qu' artistiques, que se laisse entrevoir ce qui est devenu l'Histoire d'une femme, avant même celle d'une artiste confirmée.
Li Shuang, c'est l'empreinte d'une peintre et d’un combat pour la liberté d'expression.
Plus particulièrement, un élément de son parcours atteste de cette force de conviction; lorsqu’elle se révèle en 1979 l'un des membres fondateurs voire emblématiques d'un mouvement totalement nouveau et Avant-gardiste: les "Etoiles" (Xing Xing).
Fameux groupe qui expose en contestant le parti unique et l'art officiel. Elle y trouve sa place, ceci parfois à ses risques et périls.
Il est vrai que l’épisode de l’emprisonnement de Li Shuang et de certains de ses protagonistes, tels que Ma Desheng, Wang Keping ou encore Huang Ri, pour avoir cru et défendu avec ferveur la philosophie du groupe les Etoiles, témoigne de la virulence du contexte politique de l’époque.
Aujourd'hui, forte de ces expériences, Li Shuang est une femme épanouie sur laquelle les aspérités du passé ne semblent n'avoir laissé de traces que positives.
Réfugiée dans l'art, elle aime jouer et démystifier les symboles.
C’est ainsi qu’avec une certaine désinvolture, elle utilise fréquemment le personnage du Grand Timonier comme figure de proue en y confondant particules de cynisme et de dérision.
Dans ses tableaux, elle crée l’inattendu en mêlant ce qui semble de prime abord inconciliable, c’est à dire puissance et sérénité.
En filigrane, tout compte fait, il en émane un travail précieux sur le portrait, l’autoportrait et la quête d’identité.
On voit dans ses peintures tour à tour des visages et bustes de personnages aux attitudes de méditation qui s’improvisent nos guides en plein cœur d’un voyage sans frontières ni tabous.
Ceux-là, intrigants ou simplement saisissants, captent notre regard comme pour mieux nous inciter à ne manifester aucune résistance à les suivre.
Ces corps féminins, épurés, aux bouches petites des portraits de Dam Tang, aux oreilles étrangement allongées faisant échos à celles des Bouddhas de Leshan, juste authentiques ; nous conduisent à pénétrer dans une dimension spirituelle sans retenue.
Finalement, ces personnages à l’allure anonyme n’en paraissent plus que familiers une fois les avoir découverts en décelant la part de mystère qu’ils renfermaient.
Publié par philippelamiral à 07:49:37 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Le grand arbre de la campagne - Arbres et plaines" 1947,
Jean René Bazaine, huile sur toile, 116 x 89 cm
"Le jour lointain, où essayant de dessiner un arbre, je me suis aperçu que l'espace entre les branches n'était derrière que parce que nous le savions et pouvait aussi bien être devant, ou flotter dans l'espace, le monde a changé de forme, c'est devenu un monde en respiration, plus riche et plus insaisissable."
Entretien de l'artiste avec Jean-Pierre Greff Catalogue Bazaine. Dessins 1951-1988, musée Matisse, Le Cateau-Cambrésis, 1988
Bazaine travaille beaucoup d'œuvres pendant les années 1943-49 sur le thème de « l'arbre » à cause de sa ressemblance avec la figure mais surtout pour le changement qu'il opère dans sa perception de l'espace.
À partir de 1947-48, la figure disparaît peu à peu pour laisser la place à une trame de plus en plus serrée et dense de petites touches qui soulignent les vibrations de l'espace et de la lumière. Les bleus se font se font plus bleus, les rouges plus rouges.
Au tournant des années 1970, nouveau changement : la trame éclate pour embrasser dans un geste ample les rythmes sous-jacents, le plus souvent ascendants ou circulaires, qui engendrent et parcourent la toile.
Publié par philippelamiral à 08:02:05 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Pierres, arbres, et plaine" 1952, Jean René Bazaine, huile sur toile, 89 x 116 cm
"La peinture est une manière "d'être", la tentation de respirer dans un monde irrespirable."
Jean Bazaine - Extrait des Notes sur la peinture d'aujourd'hui
Jean Bazaine est né à Paris le 21 décembre 1904 et est décédé à Clamart le 04 mars 2001.
Illustre représentant de la Nouvelle Ecole de Paris, Jean Bazaine est célèbre pour sa peinture haute en couleur, d'où émanent poésie et spiritualité. Formé aux beaux-arts et à l'Académie Julian, le jeune homme s'initie tout d'abord à la sculpture auprès de Paul Landowski et à l'histoire de l'art à la Sorbonne. Proche de Bonnard, son oeuvre est présentée pour la première fois en 1932. Deux ans plus tard, le plasticien participe à la revue Esprit avant de concevoir décors et costumes pour divers spectacles de Maurice Jacquemont. C'est en 1941 qu'il organise 'Vingt jeunes peintres de tradition française', première exposition à Paris de la peinture d'avant-garde sous l'Occupation. Il réalise également une mosaïque pour le Sénat, et, conformément à la commande de Jack Lang, orne la station de métro 'Cluny-La Sorbonne' de lave émaillée, avant de créer l''Association pour la défense des vitraux de France' avec Manessier en 1976. Artiste éclectique, Bazaine illustre de nombreux dessins et lithographies les ouvrages de ses amis Guillevic, Queneau ou Tardieu, au cours des années 1970 et 1980. Exposé au musée national d'Art moderne de Paris en 1990, puis aux galeries nationales du Grand Palais et au musée du Luxembourg dans le cadre de l'exposition 'L' Envolée lyrique, Paris 1945-1956' en 2006, le peintre abstrait est aussi titulaire du Grand Prix national des Arts. S'il fait la part belle aux natures mortes et à la représentation humaine, son travail exalte avant tout l'eau, l'espace et la lumière, consacrant le talent d'une figure majeure de l'avant-garde française.
Publié par philippelamiral à 07:34:53 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) | Permaliens
Lanscape of Childhood
met en scène une étonnante installation et constitue un événement dans la carrière de l’artiste qui, pour la première fois, n’exposera pas de toiles.

"Enfant du monde" 2009, Yan Pei-Ming
Centre d'art de Pékin, Chine
Dashanzi, le district artistique 798 de Pékin
Du 19 juin au 13 septembre 2009
Landscape of Childhood, Yan Pei-Ming
Ullens Center for Contemporary Art (UCCA)
À Pékin, l’artiste franco-chinois présente, dans une ancienne usine militaire une création qui ne manque pas d’air. Un instant on pense s’être trompé, avoir raté la porte d’une enceinte culturelle et se trouver dans la soufflerie d’essais d’un avionneur. Le mot « décoiffant » prend ici toute sa littérale signification. Trente-quatre drapeaux flottent au vent artificiel levé par autant de ventilateurs. Sur chaque étoffe, un portrait de nouveau-né chinois. L’effet est saisissant, dégageant puissance et fragilité. Les étendards claquant au vent donnent un sentiment de martiale assurance, comme si ces enfants partaient à la conquête de leurs lendemains. Et, en même temps, ces portraits tourmentés par les caprices de l’air, ces peintures en mouvement, dégagent un sentiment d’angoissante fragilité. Et puis, il y a ces mâts, qui ne montent pas du sol mais tombent du plafond. Allégorie d’un avenir en berne ? « Vous pouvez le voir comme cela, s’amuse Yan Pei-Ming, mais les drapeaux, eux, sont à l’endroit. Nous sommes entre les deux, entre la vie et la mort… »
Un étonnant paysage
Avec son allure de chef comanche pacifié, son œil taquin et son éternel cigare aux lèvres, Yan Pei-Ming se laisse fouetter par ses chérubins avec un bonheur évident. « Tout le bruit de ces souffleries, c’est un peu comme une sirène, cela donne de la puissance, comme si ces enfants avaient désespérément envie de vivre, de crier, confie l’artiste. De toute manière, mes œuvres ont toujours exhalé l’angoisse. Je ne veux pas exprimer le bonheur, qui est bien trop éphémère ». Sur l’immense mur du fond, l’artiste a peint un étonnant paysage dans le même dégradé de gris que les drapeaux. « Un paysage international, de partout et de nulle part, une campagne brumeuse, le paysage imaginaire, parfait, de l’enfance. »
L’exposition a été créée pour l’UCCA), ouvert en 2007 par les collectionneurs belges Guy et Myriam Ullens dans cette ancienne usine de composants militaires. Un lieu unique dont le « grand hall » de 2 500 m2, s’activaient naguère les ingénieurs est-allemands, peut offrir sa démesure à celle des créations artistiques. Techniquement, Yan Pei-Ming s’est amusé. Tous ses portraits sont réalisés, non avec de la peinture, mais avec de la teinture pour tissu. « Pour la soufflerie à l’intérieur des mâts, l’idée m’est venue la première fois en 1997, en voyant les images de la cérémonie de rétrocession de Hongkong à la Chine, ou il fallait que le drapeau chinois flotte parfaitement », dit-il.
« Cette création d’une folle ampleur est faite en exclusivité pour la Chine, se félicite Jérôme Sans, directeur de l’UCCA), et c’est la première fois que Yan Pei-Ming expose à Pékin. » Curieusement, ce natif de Shanghai, arrivé il y a près de 30 ans à Dijon, dont il n’a plus bougé, n’avait jamais posé ses toiles dans la capitale chinoise. L’homme qui a enterré la Joconde au Louvre au printemps a clairement soufflé le public pékinois. Arnaud de la Grange

Yan Pei-Ming, photoGraphie de Elisa Haberer
« Les portraits de Yan Pei-Ming, exécutés rapidement avec un pinceau large, reflètent les réflexions de l’artiste sur les conflits de société et la politique internationale et représentent sa préoccupation de fond : la nature humaine universelle », explique Guo Xiaoyan, responsable des expositions de l’UCCA et co-commissaire de l’exposition Landscape of Childhood.
D’immenses paysages peints directement sur les murs du hall principal de l’UCCA encadreront une série de drapeaux , peints également, représentant les portraits de 34 nouveau-nés chinois. Imaginée comme une promenade au cœur d’une « forêt » de visages et de paysages urbains, l’exposition donne une intensité toute particulière au message de Yan Pei-Ming et offre au public l’occasion de découvrir une vision de notre monde dans un environnement de crise, et au-delà.
Publié par philippelamiral à 09:43:57 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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