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Mes peintures

Présentation

                                                                                        "L'arbre jaune" (89 x 116 cm)


http://www.artabus.com/lamiral  


 


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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...


Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer. 




Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.


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A travers les oeuvres ou les écrits d'artistes d'hier et d'aujourd'hui, chercher à comprendre leur démarche artistique et à interroger le protocole créatif de ces artistes. 


 


http://www.artabus.com/lamiral 

SERGE POLiAKOFF - "LE PARCOURS D'UNE COLLECTiONNEUSE" | 11 décembre 2009

"Composition" 1954, Serge Poliakoff, huile sur panneau,116 x 89 cm

Serge Poliakoff - "Le parcours d’une collectionneuse"

du 3 septembre 2009 au 10 janvier 2010

Musée Maillol, Paris 7e

 

La Fondation Dina Vierny - Musée Maillol présente la première exposition rétrospective des œuvres sur papier de Serge Poliakoff. Avec près de 150 œuvres provenant de la collection Alexis Poliakoff et de celle du Musée Maillol, complétées par de nombreux prêts provenant de collections privées et publiques, cette exposition permet de retracer l’itinéraire de l’une des plus importantes figures de l’abstraction.


Le peintre russe Serge Poliakoff investit le Musée Maillol. Grâce à la collection Dina Vierny, quinze huiles et vingt gouaches parcourent l’univers créatif de l’abstraction. Une exposition fascinante, où une profonde réflexion se porte sur chaque tableau avec la même attention. 

Comprendre une œuvre. C’est le défi permanent de l’art abstrait dans sa globalité et de celui de Serge Poliakoff (1900-1969) en particulier. Comment analyser, assimiler en soi, un travail de subjectivité avérée ? Livré à lui-même dans la salle claire et quasi-aseptique du musée Maillol, le spectateur entame le dialogue, cherche, tourne, retourne, imagine… 

Idéalement mis en valeur, les tableaux affichent intuitivement la dynamique de leur espace. Les formes, imbrications colorées, tantôt droites, tantôt arrondies, égrènent rapidement les charmes de leur apparence décorative, au profit d’une signification latente. La force originelle de Serge Poliakoff : sa géométrie. L’agencement pictural, par sa cohésion, sa fluidité cadencée, assure l’unité de l’ouvrage achevé. La construction artistique se nourrit ainsi de l’addition des parcelles – distinctes mais indissociables – au service de l’ensemble, du « tout indivisible». Ces découpages nuancés se confondent parfois, se superposent, ils creusent, cherchent leur place, imposent leur existence. Cette mouvance, ce double impact de représentativité (géométrie avec la couleur mais aussi coloris entre eux) engage l’énergie de l’œuvre et entraîne le regard vers le cheminement sinueux et voluptueux de la vibration de la matière. 

Parrainage de Kandinsky
Serge Poliakoff
quitte définitivement la Russie et Moscou pour s’installer à Paris en 1923. Jusqu’à la rencontre majeure, en 1937, avec Vassily Kandinsky. Le premier à déceler les qualités du jeune peintre moscovite : « Pour l’avenir, je mise sur Poliakoff ». A ce parrainage d’un compatriote de marque, s’ajoute la compagnie de Sonia et Robert Delaunay. Alors, au contact de ces contemporains, Serge Poliakoff singularise progressivement son modus operandi. Il préserve par exemple ses toiles des teintes industrielles, broyant lui-même ses pigments et diluant les poudres à sa façon. 

En conséquence, l’amplitude chromatique assiste manifestement l’architecture des tableaux. Dans un schéma qui revient régulièrement, les tons parfois pâles, presque atones, n’ont de cesse d’émerger à l’approche de la structure centrale. Dont le cœur, bicéphale et bicolore, par sa richesse et sa puissance visuelle, semble irriguer la périphérie de l’œuvre qui le soutient. Maître de ces élaborations délicates, le peintre, également joueur de guitare, parvient à faire vibrer les cordes de la sensibilité visuelle et fascine par une certaine diffusion du « Beau ». Cyril Masurel


"Composition abstraite" 1959, Serge Poliakoff, gouache sur papier, 60 x 45,5 cm

Du folklore russe à l’abstraction

Le cheminement de Poliakoff passe dans un premier temps par le folklore russe et une approche figurative de sa culture. Contrairement à Kandinsky et aux premiers peintres de l’abstraction, Poliakoff n’a pas de période expressionniste ; il franchit le seuil entre l’abstraction et la figuration par la schématisation, en particulier des danses russes. Sur les sarcophages du British Museum, il découvre que les Égyptiens travaillaient par couches qu’ils superposaient. Cette découverte sera fondamentale pour son œuvre. Il ne travaille plus par mélange mais par superposition. Ce sont les tonalités sous-jacentes qui créent la matière et la profondeur des tons. En 1944, sa peinture s’écarte de la figuration pour s’engager complètement dans la voie de l’abstraction. Ses gouaches vont suivre l’évolution de son inspiration. Contraste des couleurs, rigueur de la composition, il ouvre une nouvelle voie à l’intérieur du mouvement abstrait, qui connaît en France dès les années cinquante une extraordinaire floraison d’artistes et de styles.


La saison des gouaches

C’est alors que débute la saison des gouaches. Chaque été, Serge Poliakoff emporte son petit atelier : des pigments, qu’il prépare lui-même, et son papier. Les gouaches deviennent une entité, un type de recherche réemployé par la suite dans sa peinture. Il poursuit le travail des superpositions, ne mélangeant jamais les tons pour obtenir « la vie des couleurs ». Ce travail donne à son œuvre une sensation incomparable de matière, de profondeur à l’intérieur de chaque couleur. Poliakoff n’a jamais oublié la leçon de Cézanne : donner un sentiment d’espace par la couleur, sans jamais utiliser la perspective. Ni celle du British Museum. En combinant les effets de couleurs les unes par rapport aux autres, il invente une couleur matière. Puis en renonçant au trait qui séparait les couleurs, il confère à cette couleur la dimension d’une forme. Au fur et à mesure, il transforme également la composition de ses tableaux. Les années cinquante se distinguent par l’emploi des camaïeux. Plus tard, il introduira un noir autour duquel il bâtira toute sa composition.


Les derniers feux de l’École de Paris

À partir des années soixante, l’École de Paris luit de ses derniers feux. Poliakoff en est l’un des derniers auteurs, avant que l’influence de l’abstraction géométrique new-yorkaise ne s’impose définitivement. La gouache demeure le lieu de l’expérimentation qui se poursuit ensuite dans la peinture. D’année en année, les compositions se complexifient. Il crée des diptyques, puis des polyptyques. Il rêve de murs transformés en vitraux. À la fin de sa vie, il introduit des figures géométriques de plus en plus massives qui envahissent le champ de la gouache.

 

Publié par philippelamiral à 06:35:46 dans EXPOSITIONS | Commentaires (3) |

DJÂN. ATiQ RAHiMi | 10 décembre 2009

 

"Couple enlacé / Liesbeth (76) et cor (70) " Marrie Bot, photographie couleur

DJÂN. Atiq Rahimi

et les artistes de la Galerie VU'

Paris


Du 13/11/09 au 09/01/10

L’écrivain et cinéaste afghan Atiq Rahimi, commissaire invité, propose sous le titre djân (corps-âme), un dialogue autour du corps, où le regard d’une sensibilité orientale rencontre celui d’artistes occidentaux.

Djân est un mot de la langue persane qui signifie à la fois le corps et l’esprit. À l’inverse de l’Occident et de l’esprit dualiste platonicien et cartésien, la culture persane, héritière de la pensée préislamique (notamment zoroastrienne et bouddhiste) ne dissocie pas le corps de l’âme pour désigner l’être. Les grands poètes mystiques ont beaucoup joué de ce double sens dans leurs poèmes. D’après leurs textes littéraires, on peut constater que le mot djân dans la philosophie orientale s’attache à cet « intermonde » où vivent en état symbiotique les deux mondes, sensible et intelligible, visible et invisible…
Au-delà du corps lui-même, la question de sa représentation est également très importante pour moi, en particulier dans la peinture et la photographie. Ces deux arts, dès leur origine, bien que très distancés dans le temps, ont pris le corps comme sujet.
Lorsqu’on se réfère à l’histoire de la photographie, on a l’impression qu’elle n’est inventée que pour la mise en image du corps dans l’esprit et la mise en image de l’esprit dans le corps… Elle crée une fusion que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. C’est pour cela que je dis qu’elle révèle le djân. Cette exposition est un hommage à cet art de révélation.

 

« Lorsque je me regarde dans une photo, une étrange sensation s’empare de moi. Je redeviens cet enfant. Non, pas l’enfant, un être primitif. Celui qui découvre pour la première fois l’ombre de son corps, ou son reflet sur la surface de l’eau, bien avant la naissance du miroir… Oui, je suis cet homme sauvage qui, inquiet et émerveillé, interroge son image : « qui es-tu ? »

La représentation du corps ou le corps comme origine de l’art

 

 

 

Mais d’où surgit cette question ?

De mon âme ou de mon corps ?

D’aucun !

En photo, je ne suis ni corps et âme,

Ni corps ou âme,

Ni le corps de l’âme,

Ni l’âme du corps…

Je suis djân.

Ce mot n’est pas un triste trope mais une joyeuse lexie de la langue persane. Il défie la dichotomie corps/ âme. Il en est l’unique expression. Si l’art est ce champ d’éternel conflit intime de l’homme, où il cherche à se définir en terme du corps et/ou de l’esprit, la photographie est l’unique expression de la parfaite symbiose entre la mise en corps de l’esprit, et la mise en esprit du corps. Elle est la révélatrice du djân. » 

 

Atiq Rahimi

Quelques repères dans le concept du « D jân »

Le voyage commence avec une photographie du tableau « L’origine du monde » de Courbet par Juan Manuel Castro Prieto. Cette photo est une mise en abyme. Elle n’est pas la reproduction du tableau, mais son authentification. Deux arts s’affrontent, se révèlent, se reflètent et s’interprètent. Et cela à travers la mise en image du corps. L’art ne pourrait exister sans le corps : on ne peut créer sans vision, sans sensations émanant du corps. C’est l’art d’origine ou l’origine de l’art, pourrait-on dire. Le corps comme origine de l’art. Et la photographie comme art majeur. On voit bien que le flou créé autour du cadre du tableau attire l’attention. Par rapport à la peinture elle-même, la photographie isole, met le doigt là où il faut, transforme cet objet, le met en abyme. La photographie « déconstruit » le temps et l’espace. Elle donne du « djân » à la chose.

 

Publié par philippelamiral à 07:34:53 dans EXPOSITIONS | Commentaires (3) |

UNMASKING : ARTHUR RENWICK, ADRiAN STiMSON, JEFF THOMAS | 09 décembre 2009

 

"Michael ; de la série/from the series Mask"  2006,  Arthur Renwick,

Epreuve au jet d'encre, 116 x 111 cm  / image: 76 x 76 cm

Unmasking : Arthur Renwick, Adrian Stimson, Jeff Thomas

Du 23 septembre au 12 mars 2010

Centre culturel canadien
5, rue de Constantine
75007 Paris

Commissaires : Martha Langford et Sherry Farrell Racette

Le Centre culturel canadien présente Unmasking: Arthur Renwick, Adrian Stimson, Jeff Thomas qui s'inscrit dans le cadre de Photoquai, la deuxième biennale des images du monde organisée par le musée du quai Branly.

Les œuvres photographiques d'Arthur Renwick, Adrian Stimson et Jeff Thomas sont variées et constituent,   à des degrés divers,  des expressions  conflictuelles de  l'identité des Premières Nations. Unmasking explore leurs stratégies individuelles, qui sont tantôt légères, tantôt fantasques, voire à la limite du mauvais goût, tout en faisant dialoguer l'art contemporain, la culture de masse et les représentations du passé.

Ces trois artistes mettent en scène, ou font poser, le sujet humain par le truchement de références directes ou obliques à des documents photographiques tels que la monumentale et imparfaite anthologie The North American Indian de E dward S. Curtis, ainsi qu'à des objets tridimensionnels stéréotypés allant des sculptures aux jouets. Tous trois cherchent, au sein de l'environnement urbain et du paysage, les vestiges des représentations des Premières Nations ainsi que des systèmes de croyance encore actifs. Dans Unmasking, chaque œuvre contient les signes d'une rupture par rapport au compte-rendu historique - des signes qui font émerger des histoires spécifiques et des réalités contemporaines. Fermement ancrées dans le présent, les mises en scènes et performances de ces artistes relèvent d'une recherche solide et d'une compréhension profonde des traditions culturelles. L'énoncé de ces images est puissant : "nous sommes ici maintenant ;  reconnaissez-nous ; traitez avec nous".

L'exposition est organisée par les commissaires indépendantes Martha Langford et Sherry Farell- Racette pour le Centre culturel canadien, dans le cadre de Photoquai, la deuxième biennale de s images du monde du musée du quai Branly qui présente cette année les oeuvres de Renwick, Stimson et Thomas dans leur grande exposition collective. Unmasking permet de développer et d'enrichir l'expérience de leur fascinante pratique artistique.

Arthur Renwick est né à Kitimat en Colombie-Britannique et a grandi sur le Territoire Haisla. Son imagerie, frappante,   renvoie aux traditions spirituelles et cosmologiques  des Aborigènes, ces forces dynamiques présentes dans la nature et qui émanent du corps. Renwick a étudié à Vancouver et Montréal et vit aujourd'hui à Toronto.  Ses œuvres appartiennent à des collections d'importance dont celle du Musée des Beaux-Arts du Canada, du Musée canadien de la civilisation et de la Winnipeg Art Gallery. En dehors de sa pratique artistique, Renwick est un musicien professionnel ainsi qu'un professeur d'arts plastiques à la University of Guelph. Il est représenté par la galerie Leo K amen à Toronto.

Né à Sault Ste. Marie, en Ontario, Adrian Stimson  est membre de  la Nation Siksika (Blackfoot)  du  sud de l' Alberta. Il est un artiste interdisciplinaire, titulaire d'une Licence en Beaux-Arts avec mention du Alberta College of Art & Design, ainsi que d'un Master en Beaux-Arts de la University of Saskatchewan. Son oeuvre inclut l'installation, la peinture, la performance, la vidéo et la photographie. Ses performances à Burning Man dans le Black Rock Desert, au Nevada, ont donné naissance à « Buffalo Boy,» une parodie de Buffalo Bill, que l'on reconnaît dans Buffalo Boy's : Wild West Peep Show, de même qu'à « Shaman Exterminator », un alter ego de Buffalo Boy, qui tente d'explorer les mythes, les mystifications, et les réalités de la vie de Shaman.

Jeff Thomas est né à Buffalo,  dans l'Etat de New York, et vit  à Ottawa. Il est de la Nation Onondaga (Confédération des Six Nations). Sa pratique culturelle inclut la recherche archivistique, le commissariat d'expositions, l'écriture, les conférences et l'arbitrage. Ses photographies remettent en question les stéréotypes ethniques et l'incompréhension mutuelle en se référant à des histoires, des symboles et à l'actualité de la vie urbaine amérindienne. Les œuvres de Jeff Thomas font parties de collections de musées d'Europe et d'Amérique du Nord. En 2004, son exposition personnelle A study of Indian-ness a été présentée à travers le Canada d'Est en Ouest.

Martha Langford est Professeur associé, titulaire de la Chaire de recherche en histoire de l'art de l'Université Concordia, à Montréal. Pami ses ouvrages les plus importants, tous publiés par McGill-Queen's University Press, on compte Suspended Conversations: The Afterlife of Memory in Photographic Albums (2001), Scisors, Paper, Stone: Express ions of Memory in Contemporary Photographic Art (2007), ainsi que Image et Imagination (2005) dont elle a dirigé l'édition. En tant que commissaire indépendante, Martha Langford a assuré la direction artistique de la biennale internationale
Le Mois de la Photo à Montréal 2005.

Sherry Farrell Racette (Première Nation Timiskaming) est chercheur interdisciplinaire, illustratrice de livres d'enfants, peintre et artiste multimédia dont les œuvres combinent les médias traditionnels et contemporains. Son travail académique et artistique, toujours de plus en plus intimement lié, fait émerger d'une même recherche des perspectives divergentes. « Haunted: Images of First Nations Children in Residential School Photography, » et « Looking for Stories and Unbroken Threads: Museum Artifacts as Women's History and Cultural Legacy » sont parmi ses plus récents essais.

Publié par philippelamiral à 08:44:55 dans MINJUN Yue (art chinois satirique) | Commentaires (3) |

JiM HODGES, LOVE ET CETERA | 08 décembre 2009

 

 

"Where the sky fills in  (Où le ciel se remplit) " 2002

Jim Hodges, photographie découpée, 193 x 127 cm

The Museum of Modern Art, New York

Fractional and promised gift of Agnes Gund in honor of Elaine Dannheisser

 

Nature et camouflage
L’importance accordée à la nature est une constante dans l’oeuvre de Jim Hodges. L’idée que l’homme puisse ne faire qu’un avec elle ou redevenir nature, semble contenue dans l’utilisation du motif du camouflage.

Son expression la plus radicale se trouve peut-être dans son travail sur le camouflage qui trouve son aboutissement dans la peinture murale Oh Great Terrain (2002), oeuvre présentée pour la première fois en 2002 à New York. Au-dessus, l’artiste installe une photographie d’un tronc de platane, afin de mettre en avant les troublantes similitudes de l’écorce avec la peinture murale. Dans l’oeuvre Into the Stream IV (2006), Jim Hodges applique le motif du camouflage au miroir, qui brouille l’image du spectateur et la fait se fondre dans l’environnement. À la fin des années 1990, il avait expérimenté cette même problématique dans de grands miroirs marouflés sur toile, puis brisés, dont le plus important est, selon lui, celui du Frac des Pays de la Loire.

 

 

JIM HODGES

LOVE ET CETERA

14 OCTOBRE 2009-18 JANVIER 2010

Centre Georges Pompidou

Galerie d'art graphique, niveau 4

 

Artiste reconnu sur la scène américaine, Jim Hodges présente une soixantaine de ses œuvres au Musée national d'art moderne qui offre ainsi un panorama du travail et de l'univers singulier de ce créateur d'exception.


Né en 1957 dans l'État de Washington, Jim Hodges développe, depuis la fin des années 1980, un travail radical et original où le dessin est omniprésent. Il traite de la fragilité, de la temporalité, de l'amour et de la mort en utilisant le vocabulaire de la nature et en s'en inspirant. Le résultat est simple, beau, expressif.

Très contrastée, l'œuvre de Hodges peut être minimaliste par le dépouillement de certaines pièces ou baroque par son exubérance, la richesse des matériaux utilisés, les couleurs somptueuses et chatoyantes dont il fait usage. L'artiste américain explore aussi bien des matériaux modestes comme le papier, les pastilles de couleur ou les fleurs en tissu, que des matériaux plus sophistiqués comme la feuille d'or. Ses œuvres, influencées par la nature, la littérature mais aussi par la spiritualité, allient ces matériaux à un travail méticuleux et précis de collage, de couture, d'assemblage et de découpage.

Qu'il s'agisse de fines toiles d'araignées en chaîne argentée, de photos découpées, d'assemblages de partitions musicales, de fleurs épinglées ou de miroirs cassés dessinant une autre image de la réalité, Jim Hodges exprime par son travail sa vision originale d'un monde marqué tant par la beauté et la joie de vivre que par la maladie et la mort
.
  

Publié par philippelamiral à 07:33:46 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

PEUR DU TEMPS QUI PASSE... Elinor Carucci | 07 décembre 2009

 

"After Argument" 2003, Elinor Carucci, C-print, 76,2 x 101,6 cm



Ma mère a été la première personne que j’ai photographiée et je continue à le faire d’une manière obsessionnelle. Ma mère était et reste mon premier lien avec le monde, la relation que nous avons est très spéciale et ambivalente. Avant, je pensais que les luttes et les réactions de mon enfance allaient disparaître et l’emprise de ma mère sur moi allait se dissiper, mais, avec le temps, je réalise que c’est quelque chose de basique et plus fort que moi. Ce n’est qu’au cours de ces dernières années que j’ai commencé à voir ma mère, non seulement comme une personnalité forte, mais aussi comme un être humain avec ses soucis, ses faiblesses, et la peur naturelle de la vieillesse. Cela me fait peur. Maman doit être une sécurité totale, la « seule » sécurité. Pouvoir, beauté et féminité. Parfaite. Jusqu’à aujourd’hui je sens que son pouvoir est illimité, elle peut faire n’importe quoi pour moi, elle est invincible. Mais quand elle me préparait pour la vie, elle m’a montré le monde à travers ses yeux et m’a appris qu’il y a des choses qu’elle ne peut pas faire pour moi. Ma mère m’a mis son rouge à lèvre et espérait que ceci allait me protéger.

Auparavant, je pensais que prendre des photographies de ma mère m’aiderait à surpasser la peur du temps qui passe, mais les clichés ne font que montrer la cruauté du temps et même les images de visages sans rides ne me réconfortent pas. »

Elinor Carucci

Publié par philippelamiral à 12:33:51 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) |

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