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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...


Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer. 




Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.


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PAS PEINDRE COMME RUBENS... Willem de Kooning | 28 février 2009

 

"Woman, Sag Harbor" Willem de Kooning, huile et fusain sur bois, 203,2 x 91,4 cm

1964, Hirshhorn Museum and sculpture Garden, Smithsonian Institution, Washington

"Je pourrai être influencé par Rubens, mais je ne voudrais certainement pas peindre comme Rubens."

                                                   Willem de Kooning

La nouvelle série de "Women", commencée en 1964, a souvent pour support des portes de bois, ce qui explique leur format inhabituel d'environ 204 x 92 cm. Les poses des femmes sont plus animées. travaillées d'un seul jet, elle témoignent de la méthode de de Kooning qui dessine en peignant, en s'inspirant en particulier de Soutine et du Greco, qui dessinaient "avec le pinceau dans la peinture". " je ne sais pas la différence entre peindre et dessiner", commente d'ailleurs le peintre. Woman, Sag Harbor dépasse le seul rendu de l'anatomie, et exprime un désir de simplification et de mouvement qui doit être mis en relation avec les sculptures que réalise alors de Kooning. Dans les deux cas, en effet, la matière est saisie à pleines mains, et le séchage du pigment tout comme la glaise matérialise ensuite une sorte de pétrification du même type que celles qui restent visibles dans la terre après des secousses sismiques. Aucune forme ne peut être dissociée des volumes voisins, a observé Claire Stoullig, puisqu'au contraire chacune s'amplifie à partir d'eux pour accuser l'idée de pesanteur.

   

"Clamdigger" Willem de Kooning, bronze, 146,1 x 62,2 x 53,3 cm, 1972

          Whitney Museum of American Art, New York

Publié par philippelamiral à 10:12:15 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) |

WOMAN / FEMME... Willem de Kooning | 27 février 2009

 

"Woman" Willem de Kooning, huile sur toile, 116,8 x 81,2 cm, 1944

                 The metropolitan museum of Art, New york

Dans certaine des "Women", de Kooning use de métaphores presque sadiques, exprimant une extrême violence envers les figures. Ici, il a dessiné sur les seins des cercles évocateurs des têtes de punaises qu'il utilisait pour assembler les différents fragments de la composition. la méthode d'éxécution est également intéressante du fait que les seins, les genoux et les bras, mais aussi le visage, sans cesse changés de place tout au long de l'élaboration ont donné une qualité particulière à l'image qui apparaît comme tremblée. Il n'est par ailleurs pas douteux que les "Women" des années 1944-1948 ont été peintes, alors que de Kooning avait en tête les " Demoiselles d'Avignon" de Picasso : les positions des bras, les têtes penchées, l'agressivité du dessin,particulièrement dans "Untitled" (three women) de 1948, sont des détails suffisamment significatifs de la relation que de Kooning entend établir avec le chef-d'oeuvre de 1907.

        

"Pink Lady" Willem de Kooning, huile et fusain sur panneau

        122 x 89,5 cm, 1944, collection particulière

     

"Pink Lady(study)"  Willem de Kooning, huile sur papier, 47 x 47 cm, 1948

                 Collection Mr et mrs. Donald Blinken, New York

"La «Woman» devint absolument nécessaire en ce sens que je n'étais pas capable de la saisir. C'est vraiment très drôle de se retrouver coincé avec les genoux d'une femme, par exemple."

                                  Willem de Kooning

      

       "Les Demoiselles d'Avignon" Pablo Picasso, huile sur toile

          244 x 234 cm, 1906-1907, Museum of Modern Art, New York

Pablo Ruiz Blasco y Picasso est né à Málaga, dans le sud de l'Espagne, en 1881.

Pablo Picasso mourut à Mougins, dans le sud-est de la France, en 1973.

Les Demoiselles d'Avignon furent peintes entre 1906 et 1907, alors que Pablo Picasso vivait au Bateau-Lavoir, à Paris. Le Bateau-Lavoir était, à l'époque, un atelier extrêmement humble où plusieurs artistes sans le sou de la génération de Picasso vivaient et travaillaient. Picasso, qui venait d'arriver à Paris, n'était pas encore un artiste très célèbre et riche. Il s'installa dans la capitale française où la vie artistique était particulièrement intense. Le début du 20è siècle est l'époque durant laquelle les fauvistes, les impressionnistes (y compris les post et néo-impressionnistes), les symbolistes et les adeptes de l'Art Nouveau étaient encore plus ou moins actifs, faisant ainsi de Paris le centre artistique de l'époque.

On sait que Picasso a trouvé son inspiration après une exposition rétrospective dédiée à l'œuvre de Paul Gauguin, au Salon d'Automne, en 1906. On pense aussi que Picasso, qui était ami avec Henri Matisse et André Derain, deux figures du fauvisme, voulait les dépasser et était particulièrement inspiré par deux de leurs toiles, exposées au Salon des Indépendants, en mars 1907.

Après avoir produit des œuvres plus "classiques", il semble que Picasso était alors prêt à passer à une autre étape et à suivre son propre chemin. Il se trouvait alors dans une relation difficile avec Fernande Olivier, et était dégoûté par la société de l'époque, qu'il jugeait hypocrite et décadente. Cherchant sa propre "patte", Picasso ne voulait pas seulement prendre, et créer, une direction artistique différente, mais plutôt remettre en question l'Art et repartir à zéro. Picasso créa alors sa propre révolution artistique.

Cette très large toile est l'une des peintures les plus célèbres de Picasso et elle marque le véritable début de l'art moderne, car elle ne suit aucun style ou principe artistique qui ait existé auparavant. Ainsi, Les Demoiselles d'Avignon n'est pas exactement un manifeste cubiste mais plutôt une œuvre proto-cubiste qui appartient davantage au primitivisme, tout en montrant des éléments cubistes évidents (voir le détail de la nature morte, par exemple). Bien qu'il ait été dit que Picasso avait été très influencé par l'art africain, Les Demoiselles d'Avignon semblent en fait beaucoup plus influencées par l'art ibérique; il est très probable que Picasso ait vu une exposition de sculptures ibériques tenue au Louvre, en 1905.

Picasso travailla pendant plus de neuf mois pour achever cette toile, mais elle ne sera montrée au public qu'en juillet 1916. Picasso n'a jamais choisi le titre de la toile - il a été choisi par André Salmon, l'organisateur de l'exposition où l'œuvre fut montrée pour la première fois - et l'a toujours détesté. Il l'avait à l'origine intitulée "Le Bordel d'Avignon" (Avignon n'étant pas une référence à la ville française d'Avignon mais à la Carrer d'Avinyo, une rue de Barcelone célèbre pour ses bordels et proche de l'endroit où Picasso avait vécu). Une autre version de la toile existe, que Picasso a abandonnée car il n'était pas satisfait du résultat, mais la version que nous connaissons fut violemment critiquée par de nombreux amis de Picasso; Guillaume Apollinaire, Félix Fénéon (qui pensait que Picasso était plus doué pour les caricatures), André Derain, Georges Braque, Henri Matisse, ont tous violemment rejeté les Demoiselles de Picasso, et on dit qu'il a alors perdu quelques-uns de ses amis artistes. Seule Gertrude Stein prit son parti.

Les Demoiselles d'Avignon est une toile qui nous montre cinq silhouettes féminines nues, dont les corps et les visages ont été réduits à des formes angulaires. Inspiré par les statues et les sculptures primitives, Picasso transforma leurs visages en masques, utilisant la forme des têtes ibériques et ajoutant d'autres éléments pour créer son propre vocabulaire primitiviste: la forme des yeux (grands et parfois vides), les sourcils, les grandes oreilles... Picasso ne voulait pas simplement imiter l'art primitif, mais voulait aller plus loin en créant quelque chose de moderne et de plus personnel. Les éléments géométriques annoncent le cubisme, mais c'est seulement au printemps 1908 que le cubisme allait réellement naître, comme une évolution naturelle du primitivisme.

Assises ou debout face au spectateur, les Demoiselles de Picasso sont cinq prostituées s'exposant au regard du public. La femme debout à gauche maintient le rideau ouvert, nous forçant à regarder la scène. Leurs formes sont parfois si angulaires qu'elles en deviennent presque abstraites, surtout dans la moitié droite de la toile. Elément proto-cubiste, la nature morte défie la gravité et la toile entière refuse tout sens de la perspective et toute proportion réaliste ou sens de la profondeur. Les couleurs offrent un contraste entre les bleus froids, glacés et les tons bruns plus chauds. Pourtant, la toile entière donne une impression de malaise général, car elle brise toutes les règles traditionnelles de l'Art et aussi parce qu'elle montre une scène dérangeante qui n'offre aucune interprétation sensuelle; les Demoiselles ne sont pas jolies, elles ont à peine l'air humain et certains interprètent même leurs visages déformés comme des signes de la maladie.

Peintes entre 1906 et 1907, exposées pour la première fois en 1916, Les Demoiselles d'Avignon furent finalement acquises par le collectionneur d'art et mécène Jacques Doucet à la fin de l'année 1923, grâce à l'insistance d'André Breton. Breton publiera l'image de la toile, en 1925, dans La Révolution Surréaliste. Le Museum of Modern Art de New York acheta l'œuvre à la fin de l'année 1937.

De nombreuses études ont été faites pour tenter d'interpréter les Demoiselles de Picasso, et cela montre la complexité de l'œuvre. On sait que cette peinture fut influencée par les œuvres de plusieurs autres artistes, comme Gauguin, Cézanne et Ingres, et par l'art ibérique, mais on sait aujourd'hui que Picasso était aussi fortement influencé par les Baigneuses d'André Derain et le Nu Bleu, Souvenir de Biskra d'Henri Matisse. Matisse lui-même vit aussi dans les Demoiselles de Picasso une critique de sa propre toile Le Bonheur de Vivre. Utilisant toutes ces influences, ainsi que ses propres expériences et son propre langage, Picasso créa quelque chose qui fut révolutionnaire et qui ne voulait pas se plier aux principes qui avaient régi l'art occidental depuis la Renaissance. Plus encore, il voulait créer quelque chose qui dépasserait la production de Matisse et de Derain, en allant plus loin dans l'expérimentation d'un genre.

Les Demoiselles d'Avignon sont aussi radicales que le dégoût de Picasso pour la société de la Belle Epoque, qu'il trouvait hypocrite et corrompue, l'était. D'une certaine façon, Les Demoiselles sont une allégorie de la vision de la société de Picasso, qu'il perçoit comme une sorte de bordel monstrueux, et bien que, d'un point de vue visuel ses Demoiselles nous frappent immédiatement comme étant la première toile cubiste, on ne doit pas oublier l'expressionnisme qui habite l'œuvre.

En retournant au primitivisme, Picasso montre son refus de suivre les règles de la société. Il retourne ainsi à un stage primaire de l'humanité, détruit l'apparence de la société (en dépeignant des visages abstraits et des formes géométriques et minimalistes) et repart de zéro pour recréer un langage pictural franc et intense, une peinture crue de cette société qu'il ne peut plus supporter. Les Demoiselles d'Avignon sont un message donné à la société, un reflet de sa propre décadence auquel le spectateur ne peut échapper tandis qu'il regarde le tableau et sent qu'il est lui-même observé.

Picasso exprime aussi ici tous ses tourments personnels, du suicide de son ami Casagemas au souvenir des prostituées malades, ainsi que sa relation tourmentée avec Fernande. La toile est aussi typique de la misogynie de l'époque, qui était déjà très populaire auprès des artistes symbolistes qui considéraient les femmes dangereuses et fatales, et influencèrent sûrement Picasso.

Plus un signe de désespoir qu'une réelle provocation de la part de l'artiste, Les Demoiselles d'Avignon représentent le manifeste ultime de l'art moderne; il a totallement rompu les chaînes de l'art traditionnel et a ouvert les portes d'une perception complètement nouvelle non seulement de l'art mais aussi de la vie elle-même.

Sabrina Laurent 2005

La palette de couleurs est assez restreinte. Les couleurs chaudes, du rose pâle à l'ocre rouge, dominent, notamment dans les corps des femmes. Cependant, des couleurs froides, blancs, gris, bleus, qui composent l'essentiel des draperies, offrent un violent contraste. Les formes sont fréquemment soulignées par des contours blancs ou noirs qui accentuent leur déstructuration. Par leur force et leur nouveauté, les Demoiselles d'Avignon de Pablo Picasso constituent donc une œuvre clé de l'art du XXe siècle.

Publié par philippelamiral à 17:26:27 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) |

LA CHAIR... Willem De Kooning | 27 février 2009

 

"Woman I" 1950-1952, Willem De Kooning, huile sur toile, 193 x 147 cm

                            MoMA,The Museum of Modern Art, New-York

         

                   

                                   "Woman I" détail

"la chair est la raison pour laquelle on a inventé la peinture"

                               Willem De Kooning (1904-1997)

De Kooning a dessiné et peint beaucoup de Femmes (Women), notamment à partir des années 40.
Sally Yard écrit : "Les premières des Women sont assises convenablement, comme dans les portraits réalisés par Ingres au XIXe siècle. Progressivement, les figures deviennent plus tourmentées, aiguillonnées par les femmes prédatrices de Picasso peintes en 1929", elles laissent place "à des femmes fougueuses, telles Woman I (1950-52)." "En robe d'été ou en maillot de bain, debout ou assises, les Women de cette époque sont captivantes, obsédantes. "Les femmes" ont pris les commandes, elles font face au spectateur, une à une, seul à seul."
"Avec son regard fou et son visage exalté, la Woman I surgit d'un champ de coups de pinceaux qui se sont élargis et ont proliféré, et qui ne font presque aucune différence entre la figure et ce qui l'entoure."
Le travail dura deux ans : "De Kooning peignait femme après femme, pour finir par atteindre une impasse infranchissable, un blocage. Il mettait alors son tableau hors de sa vue. Une visite de l'historien Meyer Schapiro sauva probablement cette oeuvre, et permit en tout cas de conclure qu'elle devait rester dans l'état où elle était. De Kooning passa alors aux Walkyries qui constituent la série des Women numérotées de II à VI."

      

"Woman II" 1952, Willem De Kooning, huile sur toile, 149.9 x 109.3 cm

MoMA,The Museum of Modern Art, New-York, don de Blanchette Hooker Rockefeller

 

     

"Woman III"  1952-1953, Willem De Kooning, huile sur toile, 171 x 121 cm

Woman III  est le  seul qui fait encore partie d'une collection privée. En matière de qualité picturale de l'oeuvre, Woman III en est l'une des plus faibles de cette série, en raison de sa composition plus centrée et d'une représentation du corps plus évidente. Elle n'a pas cette même fureur picturale, ni cette rage dévorante contenue dans les traits de pinceaux à la De Kooning des années 1950, notamment, pour la partie centre du tableau.

      

      "Woman IV" 1953, Willem De Kooning, huile sur toile,

         Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City, Missouri 

      

"Woman V" 1952-1953, Willem De Kooning, huile et fusain sur toile, 154 x 114cm

The collection of the National Gallery of Australia in Canberra

       
"Woman VI"  1953, Willem De Kooning, huile et peinture d'émail sur toile, 174 x 148,6 cm

The Carnegie Museum of Art, Pittsburgh, don de G. David Thompson

       

                             Willem and Elaine de Kooning 1953, photographie de Hans Namuth

Publié par philippelamiral à 10:42:31 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) |

PEINDRE AINSI... Andy Warhol | 26 février 2009

 

"Diptyque de Marilyn" 1962, Andy Warhol, sérigraphie et acrylique sur toile

Deux panneaux, 208,3 x 144,8 cm chacun, Tate gallery, Londres

"Ce qui m'incite à peindre de la sorte, c'est que je désire  être une machine(...)"

                                                          Andy Warhol 

    

                 Marilyn Monroe (1926-1962)

Dans Marylin 1962, par exemple, il modifie l'image d'un photographe en y ajoutant des couleurs et en la multipliant.  Cette oeuvre ne laisse ressotir aucun sentiment. On ne peut que reconnaître  son visage; l'artiste ne tente pas de dissimuler une vérité quelconque derrière l'image. Celle-ci devient froide, monotone à cause de la répétition. En l'occurence, c'est cette répétition qui confère à Warhol sa célébrité: " Sans répétition, un Warhol n'est plus un Warhol ", disait Léo Castelli, l'un des plus grand exposant de New York.

Ainsi, Warhol passa de la simple reproduction de boîtes de soupes à la multiplication d'objets en série, où les images se répètent à l'infini, comme pour les priver de toute signification. C'est de cette manière que Warhol abandonna le procédé manuel en faveur du procédé mécanique: la reproduction sérigraphique. Il a appliqué ce procédé à la majorité de ses oeuvres; c'est d'ailleurs de cette manière que l'on reconnait un Warhol, surtout dans le séries de personalités connues, comme Marylin, Liz Taylor, Jacky Kennedy ou encore Mao.

Ce désir de répétition découle simplement du fait que Warhol jugeait que l'art doit posséder et garder son anonymat: "Tout le monde se ressemble et agit de la même manière (...) "

Warhol deviendra, au cours de son évolution, de plus en plus distant et absent de son oeuvre, appliquant ses grands principes: indifférence pour le sujet, refus de toute subjectivité, goût de l'anonymat et utilisation des moyens mécaniques. 

  

"Marilyn Monroe dorée" 1962, Andy Warhol, sérigraphie et acrylique sur toile

221,4 x 144,7 cm, The museum of modern Art, NewYork, don de Philip Johnson

      

     

"Marilyn verte" 1962, Andy Warhol, sérigraphie et acrylique sur toile

51,2 x 40,7 cm, collection Mme Irma S. Seitz

     

"Marilyn"  1954, Willem De Kooning, 127 x 76,2 cm

Collection Neuberger Museum of Art Purchase College              

              State University of New York

10 ans avant qu'Andy Warhol interpréta le même motif!

"Ce qui doit passer sur la toile n'est pas une image, mais un fait, une action"

                                                    Harold Rosenberg

Le terme Action Painting, littéralement "peinture d'action" ou "peinture gestuelle", est proposé en 1952 par Harold Rosenberg dans un article de la revue "Art News" afin de caractériser le travail d'une des deux grandes tendances de l'école de New-York jusqu'alors regroupées sous le terme ambigu d'Expressionnisme abstrait. Harold Rosenberg définit ainsi l'Action Painting : "A un certain moment, les peintres américains [...] commencèrent à considérer la toile comme une arène dans laquelle agir, plutôt que comme un espace dans lequel reproduire, recréer, analyser ou "exprimer" un objet réel ou imaginaire. Ce qui devait passer sur la toile n'était pas une image, mais un fait, une action. Ce n'est plus avec une image dans l'esprit que le peintre approchait de son chevalet ; il y venait, tenant en main le matériau qui allait servir à modifier cet autre matériau placé devant lui. L'image sera le résultat de cette rencontre..."

Dans cette "peinture d'action", c'est l'acte physique de peindre qui est privilégié, seule importe la révélation contenue dans l'acte. Le geste pictural, devient expression en soi, cette évolution annonçant les happenings où la performance se fera spectacle. À ce courant se rattachent en particulier les Jackson Pollock, Willem de Kooning, Franz Kline.


Publié par philippelamiral à 18:19:41 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (3) |

L'AMOUR FANTASME... Andy Warhol | 26 février 2009

 

"Torse" Andy Warhol, sérigraphie et acrylique sur toile, 81,3 x 66 cm, 1977

"L'amour fantasmé vaut bien mieux que l'amour vécu. Ne pas passer à l'acte, c'est très excitant."

  Andy Warhol

Le mystère Warhol restera sans doute à jamais irrésolu, et il serait sot de s'en plaindre. Il est vain par exemple de tenter de déterminer l'étendue ou l'inexistence de ses relations sexuelles, il est inintéressant de se pencher sur le degré de mensonge de ses dits et ses écrits. Warhol est un mythe, et les réminiscences de tous ceux qui l'ont côtoyé comme les efforts d'objectivité (condamnés d'avance) de ses biographes ne peuvent qu'ajouter au mythe. A l'inverse d'Oscar Wilde, il avait mis autant de génie dans sa vie que dans son art.

Publié par philippelamiral à 09:23:22 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) |

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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.

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