"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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"Print 8" Yue Minjun, gravure sur bois, 89,4 x 117,3 cm, 2008
Publié par philippelamiral à 19:27:37 dans MINJUN Yue (art chinois satirique) | Commentaires (4) | Permaliens
"Gweong-gweong" Yue Minjun
Huile sur toile,182 x 250 cm, 1993, collection privée, Asie
Le Réalisme
Cynique, empreint d'une esthétique pop, est au centre du travail de Yue Minjun. Le rire emblématique de ses personnages, souvent des autoportraits, est une réponse à l'adversité de la société contemporaine. Dans Gweong Gweong, terme en référence au bruit des avions à réaction, des jets de l'armée laissent tomber en guise de bombes des petits Yue Minjun souriants sur la place Tian'anmen, bondée de jeunes gens en pleine célébration. Le prix record de cette toile succède aux millions obtenus pour une autre pièce phare de l'artiste, Execution, faisant écho à la répression du mouvement démocratique de la place Tian'anmen en 1989. L'oeuvre s'était arrachée 2,6 m£ (3,7 m) chez Sotheby's Londres en octobre 2007, détenant alors le record pour une oeuvre d'art actuel chinois.Publié par philippelamiral à 13:36:55 dans MINJUN Yue (art chinois satirique) | Commentaires (7) | Permaliens
"LES AMOUREUX" Yue Minjun, huile sur toile
170 x 140 cm, 2005, collection privée, New-York
Publié par philippelamiral à 09:09:52 dans MINJUN Yue (art chinois satirique) | Commentaires (4) | Permaliens
"Statue de la liberté" Yue Minjun, huile sur toile,
170 x 140 cm, 2005, collection privée, New-York
Publié par philippelamiral à 18:17:22 dans MINJUN Yue (art chinois satirique) | Commentaires (5) | Permaliens
"Sans souci" Isabelle Cornaro
Cheveux et papiers assemblés, 47 x 67 cm, 2005, collection de l'artiste

"Ralph III" Georg Baselitz
Huile sur toile, 100,5 x 80 cm, 1965, collection Centre Georges Pompidou, Paris
Originaire de l'Allemagne de l'Est, Georg Baselitz (né en 1938) grandit dans les locaux de l'école élémentaire où son père est professeur. C'est dans la bibliothèque de l'établissement que le jeune garçon découvre sa passion pour l'art, notamment en feuilletant des albums de dessins du XIXe siècle. Dès l'âge de 15 ans, il peint des portraits, des paysages, des natures mortes ; on peut déjà déceler dans ses peintures un style futuriste. Il étudie la peinture et fait la rencontre de futurs artistes comme Peter Graf ou Ralf Winklr. Georg Baselitz est par contre expulsé de l'école our 'immaturité socio-politique' après seulement deux semestres et sa première exposition solo à Berlin en 1963cause un scandale : certaines de ses peintures sont confisquées pour atteinte à l'ordre public. Les oeuvres de Georg Baselitz - comme celles de ses amis Lupertz, Immendorf et Penck - sont censurées jusqu'à la fin des années 1970. Georg Baselitz est connu pour son originalité absolue : il peint... à l'envers. Ses larges et longs coups de pinceaux font entre autres écho aux sources de l'expressionnisme allemand du début du XXe siècle tout en se démarquant de l'expressionnisme américain abstrait des années 1950.
La manifestation de l'Hôtel des Arts à Toulon réunit, du 20 septembre au 23 novembre 2008, une soixantaine d'artistes qui proposent chacun leur vision de ce sujet inépuisable qu'est le visage (Giacometti, Klee, Fautrier, Michaux, Dubuffet, Baselitz, etc .). "Le Visage qui s'efface" se veut un bilan de la transformation radicale de la représentation de la figure humaine au XXe siècle, surtout dans sa seconde moitié. Considéré depuis toujours comme le noyau dur de la ressemblance, le visage y abandonne toute aspiration à être encore le reflet de l'apparence qui est la nôtre. Singularité, 'miroir de l'âme' ou miroir social, toutes ces distinctions semblent s'effacer partiellement quand l'art commence à douter de sa capacité à capter l'être humain.
Texte du catalogue (extrait)
Il suffit de peu. Deux lignes horizontales, une ligne verticale, un ovale.... Deux points pour les yeux, une barre pour la bouche et une arête pour le nez. Dans un monde où les attentes, les joies, les frustrations, les craintes prennent toujours la forme d'un visage, dans un univers où le visage condense tous nos affects, cette forme parmi les formes semble surgir presque spontanément de partout. Schématisable à l'aide d'un minimum de signes plastiques, elle peut être stylisée à l'excès : notre habitude mentale consistant à chercher des formes anthropomorphiques dans toute représentation nous permet d'en percevoir toujours la configuration, même quand elle ne répond plus aux diktats du mimétisme.Il suffit de peu. Une mise en défi, un détail « délocalisé », un nez déformé, une bouche de travers, une oreille coupée, un trait effacé et c'est l'affolement. De même qu'on reconnaît facilement un visage, toute atteinte à son intégrité provoque un malaise immédiat, une réaction épidermique. Cette forme "iconique" s'efface difficilement, résiste à sa propre dissolution.Notre exposition a choisi de questionner cette disposition particulière de la figure humaine. Les images réunies ici provoquent un sentiment paradoxal. Ces faces déformées, éclatées, ces « portraits » souvent sans nom, sans titre même, s'éloignent de la tradition humaniste dont hérite le visage, récusent les critères classiques de la psychologie ou de l'expression.Ces œuvres s'inscrivent dans cette tradition à contre-courant, a contrario, où le regardant ne se fait aucune illusion d'atteindre la prétendue essence du regardé. Elles ne racontent pas de récits psychologiques, ne sont pas un arrêt sur image, ne cherchent pas à provoquer un strip-tease intégral de l'âme qui surgirait comme par enchantement. Elles savent pertinemment, et l'avouent sans détour, que la "vérité" qu'on attribue au visage n'est qu'une fiction rassurante parmi d'autres. Souvent il ne reste du visage qu'une trace, parfois embrouillée. Et pourtant, il provoque en nous une sensation qu'aucune autre œuvre ne produit : celle d'un dialogue avec notre semblable, aussi réduit soit-il. C'est que le visage, et c'est l'hypothèse de départ, n'est pas pas plus dans l'univers artistique qu'ailleurs un objet parmi d'autres. Il reste toujours, parfois même malgré lui, un sujet. Même au XXe siècle, où l'art a tendance à saisir l'anonymat plutôt que la spécificité, le passant plus que la personne, où nous prétendons que le sujet n'est qu'un prétexte, la figure humaine échappe à l'emprise de la banalisation sémantique. Ainsi, sans l'assimiler naïvement à une quelconque saisie de l'âme, sans y voir une énigme insoluble ou une manifestation triomphante de l'humanisme, on peut constater que le visage, isolé ou mis en série, reste un sujet avec lequel le rapport n'est jamais objectivant mais relationnel. Rapport à l'autre, mais peut-être aussi rapport profond au geste artistique ; c'est Bram Van Velde dont on peut voir ici le « visage » sans traits qui déclare que « peindre, c'est chercher le visage de ce qui n'a pas de visage. »
Itzhak GOLDBERG (Commissaire de l'exposition)
Par Héléna Gebeil
L'exposition Le visage qui s'efface propose de nombreux autoportraits et portraits de 58 artistes contemporains mondialement connus, parmi lesquels Giacometti, Fautrier, Klee et Alechinsky. Le commissaire d'exposition Itzhak Goldberg rassemble des pratiques diversifiés (photographies, installations, dessins, peintures, collages, techniques mixtes...etc.) issues de collections particulières, de musées et de galeries d'arts. Cette exposition riche et variée, qui a lieu à l'Hôtel des Arts de Toulon jusqu'au 23 novembre, nous interroge sur la représentation de soi et des autres depuis la fin de la seconde moitié du XXème siècle jusqu'à aujourd'hui.
Le portrait, genre traditionnel depuis des siècles, a évolué dans sa manière d'être traité depuis l'apparition de la photographie à la fin du XIXème siècle. Ainsi, il n'est plus simplement la représentation fidèle d'un visage. D'autres pratiques plus plastiques ont petit à petit remplacé la peinture donnant lieu à différentes expérimentations extravagantes, comme en témoigne Le visage qui s'efface.
Erik Dietman, par exemple, présente un autoportrait intitulé « Capote brûlée » où après avoir gribouillé un dessin, il brûle une capote (usagée ?) afin de la rajouter dans son œuvre. Il est intéressant de voir comment de grands artistes comme Dubuffet ou Aillaud se sont représentés. Mais on découvre aussi d'autres pratiques captivantes comme celle de Ghela Scharfstein ou Dieter Appelt. Ce dernier présente des séries de photographies en noir et blanc où il se met lui-même en scène face au miroir et maquillé. De son travail, inspiré des études photographiques de Muybridge, émane une vraie recherche sur le temps et le mouvement.
Le visage qui s'efface
Itzhak Goldberg prétend qu'il n'est pas physionomiste, ce qui expliquerait son attrait pour le visage, lui qui a publié en 1998, Jawlensky ou le visage promis et qui fut, l'an passé, le commissaire d'une exposition baptisée Visage ou portrait. "Ce qui me fascine, c'est le fait que le sujet ne disparait vraiment jamais, et même dans une période d'abstraction, il y a toujours quelque part des visages", reprend-t-il, dans une formule qui pourrait figurer en exergue à l'exposition toulonnaise. Car les quelque 99 pièces réunies, pour l'essentiel des peintures, font effectivement la preuve que le visage "résiste aux différentes stratégies pour le gommer".
Stratégies dont le parcours se fait bien sûr l'écho depuis la fragmentation jusqu'à la dissolution en passant par le recouvrement, la dislocation, la transparence ou la disparition de toute espèce d'expressivité. Avec le XXe siècle marqué par la grande boucherie que fut la Première guerre mondiale et par la Shoah, trente ans plus tard, on assiste de fait à un "naufrage du visage" : "Non seulement le visage en tant qu'image disparait mais les fonctions qu'on lui prêtait par le passé de ressemblance physique et d'épaisseur psychologique elles aussi. C'est comme si les artistes ne croyaient plus dans les fonctions symboliques du visage". Le visage devient ainsi de plus en plus vague ou incertain comme dans ce Portrait aléatoire (1973) de l'Espagnole Esther Ferrer découpé en fines lanières que le spectateur est invité à tirer, remodelant ainsi l'apparence de l'artiste, quand il n'est pas tout simplement remplacé par des mèches de cheveux (Sans Souci d'Isabelle Cornaro, 2005), dans une approche métonymique que l'on retrouve avec Amy (2004), toile de Jonathan Callan qui représente deux yeux sur un fond blanc.
Et pourtant, même quand le visage n'est plus que silhouette ou amas de pigments informe, il subsiste même si sa présence ne tient plus qu'à un cheveu ou à des yeux. « Il est toujours là", confirme Ithzak Goldberg : "On a l'impression qu'il y a une sorte de double mouvement avec le visage. Il suffit de peu de choses pour qu'il soit déformé et de peu de choses pour qu'on le reconnaisse". Un double mouvement à l'aune de la dualité qui semble guider la main des artistes contemporains écartelés entre l'impossibilité de représenter le visage comme par le passé et l'incapacité de s'en détourner complètement, même si le commissaire de l'exposition a bien tenté de glisser la photographie d'un pied en trois morceaux (Pieds de John Coplans, 1989) au milieu de tous ces ovales à la charge affective finalement irremplaçable. Ineffaçable.
Car même en proie à un pessimisme radical, l'artiste continue "à faire face" : "La période évoquée est évidemment pessimiste mais il y a toujours cette volonté malgré tout de s'inscrire dans une possibilité de voir le visage humain". Et de le voir non pas sous la signature d'artistes forcément attendus. Nul Bacon, nul Warhol aux cimaises mais des artistes qu'Ithzak Goldberg tenait à faire découvrir dans un « panachage » qui n'en donne que plus de poids à la démonstration. On verra ainsi un Hans Bellmer surprenant, trois toiles d'Adriena Simotova, peintre hongroise inconnue, un Dufrêne pas forcément des plus connus et des noms d'artistes d'aujourd'hui comme Lydie Arickx ou Rosemarie Trockel côtoyer donc Paul Klee, Zoran Music, Jean Rustin, Jean Dubuffet, Edouardo Arroyo et bien sûr Alberto Giacometti. Un parti-pris heureux qui réussit in fine le tour de force de nous retenir de succomber à la détresse devant le spectacle répété de notre double déconfit.
Publié par philippelamiral à 14:55:59 dans EXPOSITIONS | Commentaires (3) | Permaliens
Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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