"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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"Sans titre" 2001, Bernard Piffaretti, acrylique sur toile, 180,1 x 300 cm
Bernard Piffaretti est un artiste monomane : il ne réalise en effet quasiment que des tableaux. Et, depuis 1984, selon le même protocole. Comme On Kawara, Stanley Brouwn ou Roman Opalka, mais de tout autre manière, Bernard Piffaretti appartient à la famille des artistes protocolaires. La règle qu’il s’est fixée tient en un petit nombre de contraintes. D’abord, du point de vue de leur matérialité, ses tableaux se présentent toujours sous le signe de la plus grande banalité ou, si l’on préfère, du plus évident sous-investissement : toile ordinaire, châssis sommaire, couleur acrylique sans épaisseur, format indifférent, toujours variable, jamais standard. Ensuite, du point de vue de la procédure picturale, récurrence mécanique d’un unique protocole : un tracé grossier, application d’un motif sur l’un de ces deux plans et puis copie de ce motif sur l’autre plan, variation systématique du motif d’un tableau à l’autre.
Il en résulte que toutes les peintures de Bernard Piffaretti sont absolument différentes les unes des autres tout en étant profondément semblables. Elles ne portent la marque d’aucun style identifiant connu. Aucune ne prévaut valablement sur les autres. La raison d’en préférer une est forcément contingente. Leur réussite tient paradoxalement dans leur égalité, leur équivalence. Leurs différences ne constituent qu’autant de variations non dirimantes, non significatives. Ce sont autant d’images interchangeables de peintures possibles, sans autre fondement que leur multiplication indéfinie.
Un des traits remarquables de ce processus, c’est que la variété des formes qu’il engendre et qui traversent négligemment le triangle des Bermudes des réminiscences floues et des allusions vagues, résiste à tout développement séquentiel, à tout devenir. Autrement dit, les tableaux de Bernard Piffaretti ne sont jamais datables, jamais stylistiquement datés – quand bien même relèvent-ils génériquement de l’époque. Son protocole invalide la chronologie, suspend la temporalité et l’entropie de l’œuvre. Un autre trait intéressant de son travail, au plan de la répétition interne, c’est la disparition de l’opposition copie/original. Il est en effet impossible de discerner lequel des deux " mêmes "motifs peints dans chaque tableau est le premier et lequel le second. Chacun est simplement juste semblable à l’autre comme un clone approximatif. Il n’y a plus de première fois : l’histoire bégaie dès l’origine. On aura compris qu’il faut appliquer à ce programme une grande virtuosité à vide, déconnectée de toute idée de maîtrise, déprise de toute idéologie héroïque ou historiciste, seulement attentive enfin à se rabattre elle-même dans la platitude élégante de sa reconduction gratuite.
Christian Bernard
Extrait de La Peinture désinvestie - Conférence prononcée lors du colloque
"La Question de la Peinture" Bruxelles, 8 et 9 novembre 1996.
Publié par philippelamiral à 16:31:37 dans PIFFARETTI Bernard | Commentaires (1) | Permaliens
04-11-2009 19:38
De philippelamiral
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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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