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www.lestelechargements.com le site officiel de la propagande du ministère de la culture... | 10 février 2006



Ministère de la culture commerciale ?

Je croyais qu'un gouvernement était censé protéger la culture face aux intérêts commerciaux ?

Un site vient d'être mis en place pour relayer la propagande gouvernementale sur le peer to peer. Etrangement il ne sera ouvert que de 9 heures à 1 heure du matin... c'est la première fois que je vois ça, je me demande si c'est pour que les modérateurs soient sûrs d'empêcher la publication de tout écart du discour gouvernemental. Le site model officiel de la censure ?

Si tu souhaites te faire un avis, je crois qu'il vaut mieux aller sur la tribune libre de framasoft http://www.framasoft.net/

Et si tu recherches de la musique gratuite et légale qui ne soit pas de la soupe commerciale tu trouveras la plupart de nos mp3 ici http://morne.free.fr/ en cas de liens brisés ou si tu veux télécharger plus rapidement les albums et matrices sont en zip ici http://www.all-freaks-go-download-horsnorme-free-mp3.info/

Si l'offre légale de téléchargement musical et ses désagréments (http://vracopedia.over-blog.com/article-1617204.html) ne te convient pas, tu trouveras près de 36 000 go de mp3 creative commons sur www.archive.org !

Quelques bons mots vu ça et là sur la loi DADVSI :

Transposé dans la littérature, cela donne une situation où il faut acheter la paire de lunette qui va avec le livre(pas d'interoperabilité) payer chaque page du livre et payer à chaque lecture (nombre limité d'utilisation)...

Il ne s'agit pas de remplacer la rémunération des auteurs, mais de leur donner un complément de salaire. Internet existe déjà, mais ils ne touchent rien sur les échanges en peer to peer, la licence globale leur permettrait de compléter ce qu'ils touchent par les concerts, radios et disques !

Contrairement à ce que prétendent certaines langues mal intentionnées, techniquement cela ne pose pas de problème, aux usa Yahoo a déjà mis en place un système de licence permettant de télécharger de la musique à volonté pour l'équivalent de 7 euros et il y a un service qui va proposer la même chose en europe pour 10 euros..

De plus, utiliser les drm cela veut dire payer microsoft, pour la conversion et la gestion des droits, c-a-d un intermédiaire de plus et comme les producteurs n'ont pas l'habitude d'amputer leur marge c'est encore les artistes qui vont trinquer.

Pour finir cela serait injuste d'obliger ceux qui distribuent leurs oeuvres gratuitement à payer pour qu'elles soient accessibles !!!

N'en déplaise au patron de la fnac payer la musique ne va pas de soi. Si l'on considère que les artistes sont des mediums, ils ne font qu'aller à la pêche aux étoiles, si il fallait rémunérer quelqu'un ce serait, les muses, l'imaginaire, l'inconscient collectif : les créateurs...

Publié par EdEnd à 09:05:56 dans Mp3 Copyleft | Commentaires (2) |

Définition de la liberté d'opinion et de la liberté d'expression. | 10 février 2006

La déclaration universelle des droits de l´homme (1948) :
[http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm]

Article 19

"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit."

Donc, lors des débats sur les caricatures de mahomet, la vrai question était :

Quel est le texte de référence en matière de droit civil et politique adopté en 1948 par l'organisation des nations unies ?

a. Le Coran
b. La Déclaration universelle des droits de l´homme.
c. La Bible

Cela peut paraître évident mais cela ne l'est pas, lors d'un sondage concernant la publication (d'illustrations des conséquences de l'intégrisme musulman sur la représentation de mahomet ?) des caricatures de mahomet, la moitié des français n'ont pas choisit la réponse b ! Pourtant ils sont dans un des quelques pays qui arrive à faire appliquer la plupart des articles. Es ce que ce résultat est en lien avec la lobotomisation réalisée de main de maître par le petit écran ? Es ce qu'une société qui prône le conformisme est une forme de suicide collectif ? Ou simplement que de même qu'un système politique qui favorise les orateurs et arrivistes, (à un point où la plupart des électeurs refuserait de voter pour des idées sans voir l'homme politique, l'emballage a remplacé le contenu...) ammène forcément l'avénement d'un dictateur, un système où l'on formate la population dans un carcant de normes, (la réalité, la norme absolue, qui a dit normalité totalitaire ?) où la population est incapable d'initiative, (on appelle cela respecter l'ordre public...) où l'égoïsme fait l'oeuvre d'un culte (défendre ses intérêts...) où les valeurs phares conformisme et consommation ont remplacées celle d'esprit critique et liberté... un tel moule entraine forcément un peuple qui revendique le respect de la dictature.
(donc l'abandon des idéaux qui s'y opposent.)

J'ai trouvé sur le site des humains associés une déclaration un peu plus affinée.
La déclaration des droits et devoirs du citoyen.
http://www.humains-associes.org/JournalVirtuel2/AD89/HA.AD89.Decla.ArtVIII.html

Article VIII.

"Tout être humain a le droit à la liberté
d'expression et de communication.

Ce droit comprend celui de ne pas être inquiété pour ses
opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre sans
considération de frontières, les informations et les idées
par quelque moyen que ce soit, en éliminant toute sorte de
contrôle, de censure ou de manipulation de la part des États ou
des groupes de pression.

Ce droit exige l'accès garanti aux moyens culturels et techniques de la
communication pour chaque être humain.

Protectrice de la vie privée des personnes et de la
sécurité publique, la loi doit en outre garantir
l'indépendance et le pluralisme des médias.

Toute nation a le droit de diffuser et de recevoir l'information en pleine
égalité de conditions sans que les progrès technologiques
en matière de communication aggravent la soumission de certains pays
vis-à-vis d'autres pays."

Publié par EdEnd à 09:01:09 dans News | Commentaires (13) |

Cercle premier : LE MESSAGE DU SOIR | 05 février 2006


Chants de l'errance.

Il y a presque un an, j'ai découvert un poète, Sayd Bahodine Majrouh.
Il croyait en Dieu, il est mort assassiné par la religion.
Mais sa parole vie encore dans les chants de l'errance.

Je ne l'avais pas encore publié dans l'oeil de la réalité, je croyais sans doute comme les voyageurs errants de ses poèmes, que la tyrannie religieuse épargnerait mon oasis de laïcité.

(A moins que le temps m'ai juste fait défaut, car question tyrannie les prochaines élections présidentielles et le lobbying industriel me rendent déjà malade...)

Aujourd'hui la nuit est presque tombée, alors j'espère juste qu'il fait encore assez jour pour que tu puisses lire ce texte.


CHANTS DE L'ERRANCE
Ego-Monstre, IV, -1-4.


Cercle premier
LE MESSAGE DU SOIR


Quand le vent eut frappé,
quand fut détruite la Cité de l'âme,
quand la tyrannie eut bousculé jusqu'au dernier des souffles,

le Voyageur fut jeté, ah brindille dans l'ouragan,
jusqu'au désert sans route,
vers l'exode sans but.

D'autres, nombreux, des familles entières jetées au vide, au rien, à l'égarement,
cherchant un lieu, et ne sachant,
de l'eau, et ne la trouvant.

Ou bien trouvant un puits et voyant leurs mains vides
voyant l'absence de corde et voyant un enfant,
d'une pierre insondable, révéler la vérité :
que le puits et sec depuis des siècles
et qu'ils sont des plantes déracinées.

Ô errants du désert
ne vous avais-je pas dit :
La tempête va venir
Et votre barque est pitoyable
et le torrent sera couteau, vertige, tourbillon,
des rocs se dresseront, creusant lames et gouffres
et vous verrez un Monstre, ensuite,
en chaque grain de sable, en chaque goutte d'eau.

Ne vous avas-je pas dit les profondeurs,
les déferlantes, les écrasements ?
Ne vous avais-je pas dit le naufrage,
votre esquif trop gracile,
et cet oeil effroyable où roulait une eau trouble ?

Et tant et tant ont péri
et tant et tant déjà que le Monstre a broyés !

Ne vous avais-je pas dit :
Le vent aura soufflé que vous chercherez encore
à retenir vos turbans et vos voiles
à retenir le passé hagard et dévasté
à retenir au fond de vos regards l'image _

Mais la Cité verdoyante n'est plus.
Le vent a brulé brun les pins et les coupoles.

Le vent des tyrannies, le serpent d'épouvante,
ne vous avais-je pas dit sa soif en votre sein
et qu'il ne viendrait pas de contrées si lointaines ?

Ô errants de l'exil
vous le couviez au creux de vous
et il a bousculé jusqu'au dernier des souffles !

Barbarie,
Harmonie :
Le chemin n'est pas droit, ô errants !
Et si jamais de l'une à l'autre on vous dit qu'il est droit,
ne le croyez pas, ne le croyez jamais !
Voyez les tourbillons, les remous, les cratères,
sans cesse plus barbares que la barbarie même
et voyez vos mains vides
et défiez-vous des lignes droites !

Eux tous, et le Voyageur, ah brindilles !
jetés à la dérive des temps
cloués sur un abîme en eux dans leurs yeux mêmes,
hantises héberluées qui allaient hors chemins.

Le vent était venu.
La Cité avait cessé d'être.
Les familles fuyaient.
L'horreur se faisait loi.
Le Monstre régnerait.

_ Ô amis exilés que nous étions-nous dit ?

Publié par EdEnd à 21:35:06 dans Poèmes | Commentaires (0) |

Cercle deuxième : LE MONSTRE SOUS L'EXIL | 05 février 2006

QUE DIRE A CEUX QUI NE SAVENT PAS ?

Pour les errants, l'acceuil reçu en terre étrangère fut à la fois un soulagement et une épreuve. Quelques-uns d'entre eux, se plaignant amèrement du comportement parfois hostiles des populations locales, vinrent trouver le Voyageur de Minuit pour lui exposer leur inquiètude. Il n'était pas facile, ici, d'être accepté et respecté : que faire, et comment, face à la méfiance des autochtones ?

Après avoir longuement écouté leurs doléances, le Voyageur se laissa convaincre de parler à son tour.

_ Jetés loin de la terre natale, venus chercher refuge ici, chez des gens ignorant tout du Monstre,
vous avez hélas la responsabilité de leur montrer trace vive de l'imparable douleur - ce que des insouciants supportent toujours mal.

Dites-leur :

_ Voici qu'approche la Grande Dévastation ! Apprenez à la reconnaître : douleur, malheur, enfer ! Elle approche, elle se faufile sous nos pas, elle nous poursuit jusque chez vous et déjà elle vous guette. Ah, de grâce aidez-nous si vous voulez vous aider vous-mêmes !

Dites-leur :

_ Voici que frappe à votre porte la Grande Dévastation ! Soyez vigilants, ô amis ! Ne permettez pas que quelques-uns, chez vous, concluent un pacte avec le Monstre. Ne permettez pas que l'on vous conduise du sommeil à l'oubli. Ne permettez pas que la porte soit ouverte au fléau.

Dites-leur :

_ Voici que gronde la tempête au-dessus de vos toits, et voici que le sol va rouler sous vos pieds. Et vous avez bâti de paille et de boue séchée ! Et vous avez fondé foyer sur le lit du torrent qui vient !

Le Voyageur, après une pause :

_ Mais qui sait comment réagit l'insouciant face à l'annonce du danger ? Empêcheront-ils les lâches, les opportunistes, les traîtres _ et il y en a toujours ! _ de livrer à leur tour leur pays au Monstre ?

Ils vous disent que vous avez fui, abandonné le combat, et que la peur vous a conduit chez eux. Mais eux-mêmes n'ont pas connu l'épreuve de l'envahissement par le Monstre. Ils n'en sont pas à l'heure du combat, avec ses replis, ses avancées, ses deuils et ses victoires.

Dites-leur l'approche de la Grande Dévastation, dites-leur la menace qui pèse sur eux comme elle a brulé sur vous, dites-leur de faire face et que nous sommes des frères, mais ne les choquez pas nine les scandalisez, et dites-vous que, pour vous, l'heure a sonné de rendre coup pour coup au Monstre, et, mille et mille coups d'épingles, de tenter de dévaster sa Dévastation !


LE CAP DU PRINCE


Ici, le Voyageur raconta :

_ J'ai eu une conversation instructive, il y a peu, avec un grand commandant de l'armée d'ici. Je lui ai demandé de quel oeil il considérait les populations de son pays.

_ Rien d'alarmant, répondit-il. L'obéissance règne.

_ Mais les gens aiment-ils cette obéissance ?

_Satisfaction exprimé en paroles et obéissance manifestée en actes suffisent à la tranquilité du Prince.
Souhaits et désirs sont bons pour les enfants.

_S'il en est ainsi, demandai-je, qu'elle est donc la visée du Prince ?

_ Notre grand Prince-Fondateur a bâti sa stratégie sur un principe unique. Il a dit : " Arrachons et brûlons les racines ancestrales, et rassemblons-nous autour d'une seule pensée, celle de la religion. Nous n'aurons de cesse de le faire savoir et entendre jour et nuit, soir et matin, et en tous lieux du pays. Rien ne doit entraver cette voix, cette marche, cette force. S'il advient que soient encore pratiqués d'anciens sentiers, alors nous les raserons, les comblerons, les ferons disparaître des pas et des mémoires. Et par ailleurs, si des voix inconnues prétendent porter des lumières nouvelles à travers la nuit, elles devront être sytématiquement dénoncées, pourchasées, baillonées, effacées. Seule doit régner la voix de l'unique religion ".

_ Comment assurez-vous la réalisation d'un tel objectif ?

_ Nous étouffons des voix inconnues dans la nuit. Nous détruisons les sentiers nouveaux comme les racines ancestrales. Nous maintenons le présent pur, le cap du Prince, l'ordre de Dieu.

_ Ne craignez-vous pas, hasardai-je prudement, qu'à procéder ainsi vous ne serviez en fait les desseins du Monstre qui exila les miens ? Il use de méthodes fort voisines pour servir un principe à peine différent...

_ A chaque jour suffit sa peine ! me répondit le commandant. Il est plus sage de s'occuper du moment présent, n'est-ce-pas ? Et puis, ajouta-t-il en souriant avec impudence, votre Monstre ne nous fait pas peur !


QUE DIRE A CEUX QUI NE VOIENT PAS

Des soupirs fusèrent du groupe d'exilés rassemblés autour du Voyageur. Celui-ci se tut, pensif. Il reprit à mi-voix, comme se parlant à lui-même :

_ Ainsi, les dirigeants d'ici sont également aveugle. Ils ne voient ni ne savent deviner où se tient l'ennemi. Pourchassant la voix ancestrale de leur peuple, lui imposant une parole unique, ils assimilent à une tare répréhensible tout ce qui témoigne d'un attachement aux racines ancestrales, et à un délit tout ce qui porte accent d'espérance nouvelle. Ils se condamnent eux-mêmes à une spirale de servitude et de terreur qui introduit l'ennemi jusque dans leur demeures, ne le reconnaissant pas au milieu des convives, qui organise par signes et ordres discrets l'agencement du prochain massacre, du carnage de demain, de l'invasion d'ensuite, sous la houlette du Monstre et de son appétit de Grande Dévastation...
Mais que dire à ceux qui ne voient pas ? Que dire à ceux qui font, sans le savoir, l'image inversée du Monstre dans la pupille de la Dévastation ?

Lorsque tous repartirent après avoir salué le Voyageur, celui-ci, congratulant le dernier de ses hôtes, sur un ton à la fois ironique et désabusé, récita lentement un vers de facture classique, précieusement ciselé, lapidaire, laconique, et referma sa porte.

Ô amis exilés que n'aurons-nous pas dit !


Merci à Serge Sautreau pour avoir aidé Sayd Bahodine Majouh à adapter du persan dari les Chants de l'errance. Un article sur le plus grand poète afghan, assassiné à Peshawar le 11 fevrier 1988, par les talibans. http://nasrudin.blog.lemonde.fr/nasrudin/2006/02/clbrer_sayd_bah.html

Publié par EdEnd à 21:33:19 dans Poèmes | Commentaires (0) |

GOD IS DEAD (undog) | 04 février 2006



Publié par EdEnd à 10:37:08 dans Fonds d'écran | Commentaires (6) |

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