Je prépare une sélection de poèmes d'Attila Jozsef pour l'œil de la réalité.
Afin de m'aider à assimiler son œuvre, j'ai laissé son esprit m'écrire un poème.
HIVER
Hier, j'ai marché sur un chemin de pierre.
Il aboyait dans le garage,
J'ai hurlé au chien :
- Chien, dévore ceux qui te possèdent !
Voilà la vérité nue,
Sur sa peau, l'ombre et la lumière
Racontent, d'incroyables histoires.
Plus tard, j'ai écris ces mots pour dénoncer la misère.
Elle dévore le ventre d'ici, sans bruit,
C'est comme si l'hiver
Avait figé les cris des condamnés.
Voila un millénaire d'hiver,
Uniforme et totalitaire,
Un monde pourri d'argent.
Demain, je me réveillerai assassiné,
Par ma propre main, de désespoir.
Ecrit au Champ du Possible par Attila Jozsef |novembre 2005.]