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Mp3 Entiers Gratuits | 28 octobre 2005


En attendant la complète mise à jour de nos mp3 qui devrait se terminer au plus tard fin novembre, si tu es courageu(se)x tu peux aller chercher directement dans les dossiers des groupes ceux qui sont déjà uploader http://morne.free.fr/Mp3/
Un plateforme myspace à été mise en place pour Chromatic http://myspace.com/chromatic17


Publié par EdEnd à 15:35:12 dans Mp3 Copyleft | Commentaires (0) |

Hibakusha Jinx : Tribute To Dr Timothy Leary | 26 octobre 2005



La première matrice de Gestalt OrchestrA vient d'être terminée, c'est une recréation du mythique "turn on, tune in, drop out" (1967) du Dr Timothy Leary. Les 6 titres sont déjà disponibles gratuitement sur soulseek. L'un d'entre eux est aussi téléchargeable ici :
http://myspace.com/gestaltorchestra

Publié par EdEnd à 10:22:13 dans News | Commentaires (0) |

L'INFINI : dernière mise à jour. [Partie I ] | 07 octobre 2005


Comme je risque d'affiner l'Infini jusqu'à la fin de l'année, j'ai décidé de te proposer de suivre son évolution. Au fil des versions certains passages seront réécris, d'autres supprimés, d'autres ajoutés dès qu'il seront réécris, d'autres seront déplacés, développés ou écourtés. Les dialogues utiliseront une couleur différente pour chaque personnage. A termes la version finale sera présenté sur une page dont l'interface est déjà conçu. A chaque affichage c'est un paragraphe différent qui apparaitra.



[Version raccourcie : 71 pages des 88 pages écrites au 01 Novembre 2005]






Notes sur l'éveil :
Lundi 27 avril 2005, deux mètres après avoir détruit mon chemin un ouvrier de la maintenance est gravement blessé.

L'univers s'équilibre avec le temps.

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OO. Resumé de l'infini.

Voyage dans les mondes archétypiques
...
Mardi 26 avril 2007, je vois enfin le système strate. Certaines zones du rêve du fait de croyance plus fortes,
sont plus rigides, on appelle ces zones persistantes : « les mondes archétypiques ».
...
La zone d'inertie n'est qu'en surface des strates. Surface rigide, sous la croûte le magma.
En profondeur, au cœur du rêve,
si l'on dispose d'une structure assez forte et du pouvoir de l'animer,

...
on peut y vivre.
...

On évolue alors dans la trame de l'histoire.


J'ai cru explorer des univers alors que je revenais dans la dimension originelle.


Segment juste durant des 14 15

OO. L'auteur annonce ses intentions.

A l'origine, Morne, quand il écrivit ceci, (morne est un personnage imaginaire, mais paradoxe lié à l'Ed end, il utilise un personnage réel pour narrer son histoire.) souhaitait donner l'illusion qu'Ed end le contrôle en utilisant l'interface de création, pour inscrire son univers dans le réel.
Il avait soigneusement masqué la vérité. Il s'était illusionné, pour occulter ; qu'en faisant cela, il se retrouverait projeté à l'extérieur.

Pour ne pas qu'elle s'imagine l'assassiner.
Car si l'extérieur n'est n'y plus ni moins qu'un fantasme, une sorte de mirage,
cela signifie qu'en réalité, il se désintègrera.

Quand les héros des strates discutent dans la voiture, peu à peu, le monde devient flou, la brume gagne et se ressert autour de la route. A peine, distingue-t-on, les arbres, par moment et quand un éclat resplendit, on voit le reflet de la voiture apparaître entre ces arbres, comme si, au delà, il y avait un mur d'eau, un miroir.

Ils décrivent leurs visions. Les fruits de leur imagination.

Quand ils s'arrêtent sur un univers qui leur convient

Alors ils se réveillent.

La pierre de faîte (clef de voûte.) est la source du multivers.
Il sait que le monde qu'il a décrit, qu'il essaie de créer, où chaque pensée devient réelle, (c'est la seule évocation parlante pour l'entendement humain qui me vienne à l'esprit), existe.

C'est la dimension originelle, c'est la source infini.

Et c'est là qu'il se rend,
quand il part explorer le multivers, avec l'aide de Salvia.

Il se retrouve chez lui, au pays d'autrefois.


Difficile de continuer de penser de façon linéaire, c'est comme une porte que l'on ouvre, on découvre le code source. Alors, c'est dur de préserver les illusions, de conserver les apparences, de continuer de faire semblant de vivre.
C'est curieux, mes doigts courent sur le clavier sans que je puisse les ralentir. Emportés dans leur élan. Chaque fois qu'ils se posent sur les touches, j'ai l'impression que des doigts pressent de l'autre coté...
Quand on enregistre la signification dans son esprit,
les décor se morcellent, les personnages à nu, cachent mal les mannequins encodés.
Et pardessus tout, on voit la vraie nature des activités de la Thanakan Corporation.
Elle est plus qu'une multinationale. C'est belle est bien l'esprit, de cet univers.
Elle se sert de nous comme générateur pour se créer.


On ne peut agir contre sa volonté qu'en l'incarnant.

C'est un rêve. Un paradoxe né de la Salvia.
On n'y a conscience d'exister, d'être vivant hors de nos cavales.
La clef créé une porte que j'appelle, « spiraletoile », c'est l'accès aux dimensions du multivers.

Alors je m'adonne à l'abîme. J'existe. Au-delà de chaque forme, je suis en vie.
Derrière chaque pierre, mon esprit. Le code source.
La seul façon d'être et de devenir... à moins que ce ne soit deviner ?
Naviguer, au gré des courants du vivant.

Le seul, l'unique, l'ensemble des possibles. L'Infini.

Le livre n'est plus inscrit, il continue dans nos cerveaux.

Au delà, nous vivons la Division Cellulaire.
L'être né de l'abîme qu'il ne faut pas regarder, son gardien terrifiant.

Ed : Avant, j'écrivais des poèmes. Je m'installais à l'orée du rêve et je regardais les étoiles tomber.
En allant les ramasser, mon chemin finissait toujours, par former, une immense spirale.
Quand j'arrivai en son centre, je me jetai à terre et je laissais mon cœur, battre, comme une étoile.

Des idées plein la tête.
J'ai écris ma vie.

Les gens souriaient gentiment, je ne crois pas qu'ils comprenaient.
Alors, j'ai voulu écrire des nouvelles, pour qu'ils puissent, recevoir mes pensées
et s'enivrer des fleurs du rêves poussées dans leurs jardins secrets.
Seulement, les histoires n'étaient que des prétextes.
Je ne me souciais même plus de leur faire croire, l'inverse.
Ni même, de les faire douter, de leur réalité, afin de leur donner envie, de créer la leur.

Pourtant cela aurait été facile, sans même le faire exprès, en essayant simplement de m'appliquer à ne pas le faire.

Dans l'abîme, le personnage se retrouvait à l'orée du rêve.
Il débordait hors et chaque fois, il se retrouvait dans un univers différent.
Pourtant chaque fois c'était pareil : quelques pas et la mort.
J'aurais pu le dire, expliquer que pour moi, avant chaque nouvelle, il y avait cet instant, où, je lève la tête.
Où, je regarde le soleil et je me rappelle qu'autrefois, je ne pouvais garder les yeux dessus, sans m'éblouir. Aujourd'hui, je sais qu'il est artificiel.

Où que je sois, ce n'est plus le pays d'autrefois.

Ainsi, même si une nouvelle ne s'achève pas, par ma mort.
C'est juste, que je ne raconte pas la fin.

Avec la poésie, j'ai appris à goûter les non dits, tout ce qui est dit, dit ce qui n'est pas dit.
Les poèmes ne sont que des schèmes à la surface de l'océan des formes, la trame qui saille et entrave l'écume.
Des structures rigides qui animent le décor du théâtre d'ici.

Salvia : Nos tortionnaires manquent cruellement d'humour.
Le chaos de l'intérieur,
à une logique
tellement humaine.

Ed : Où veux-tu en venir ?

Salvia : J'essaie d'expliquer qu'Ed ne peut résolument pas être sérieux.
Si il ouvre la porte dans la bouche de métro,
il ne devrait le faire qu'après avoir jouer, à faire semblant de ne pas réussir à l'ouvrir.
Quand à Nag, il ne devrait mourir que de fou rire, d'avoir vu ça.
Pas de s'être arrêter, sans ouvrir la porte,
pour rire.

Et tout l'InfInI, est empreint du même humour.

J'ai voulu épargné l'aspect sinistre de l'histoire pour lui laisser une chance de se développer.
Cela a dépassé mes plus folles espérances.

En définitive, de nombreuses séquences ont été supprimées.
Notamment, celles décrivant la chasse aux déviants et l'avènement du totalitarisme.
Je vous laisse imaginer l'horreur.

Et peu à peu, j'ai commencé à m'éloigner.
Plus l'histoire se développait, plus elle s'éloignait du langage
et finalement, il n'était plus nécessaire de parler.

Ce sont comme de grands bois morts au commencement, qui attendent la vie.
Penché sur le miroir lacté de la lune.

Ici seul, on peut déambuler.
Jusqu'à la venue, du printemps.

Si il fallait résumer l'histoire, je dirais que son commencement, c'est :
« L'ascension irrésistible du firmament au grand jour.
Et son départ est sa fin. »

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L'INFINI.

« Il rejeta la séduisante hypothèse : « tout cela n'est qu'un rêve, car pour le rêveur, le monde des rêves est un monde réel auquel il est aussi dangereux de s'abandonner, que de s'abandonner aux réalités de la vie. En outre, il ne rêvait pas : il en était certain. »
Extrait du recueil « Poussière de lune» par Thomas DISCH.


0. Le rêve InfInI

Les rêves...
Quand on voit un rêve, on ne se déplace pas.
On est ici, dans cet univers et on s'observe là bas, dans un autre univers.
Si on regardait un autre univers de l'intérieur, on le verrait comme l'on voit celui qui est autour de nous.
C'est la Salvia qui m'a donné cette idée.
J'étais sûr que c'était une clef.
La clef pour voyager dans d'autres univers.
Pas les observer d'ici, comme sous LSD, mais aller les observer sur place, in vivo veritas.


La nouvelle commence par une discussion entre Nag et Salvia.

Nag était d'origine vietnamienne, il avait un problème d'hyper activité qui nécessitait beaucoup de défonce, histoire de se calmer. Il essayait de créer une B.D, seulement, il voulait y mettre sa vie dedans, résultat il a passé sa vie à le faire. Si je parle de Nag au passé, c'est parce que quand l'histoire commence, cela fait trois jours qu'il s'est suicidé.
Peut être parce que quand on n'est pas conforme aux canons de ce monde, il est exclu de se trouver une place et on fini toujours par se retrouver acculer à se buter. A moins que ce ne soit un peu par hasard, je ne sais même pas s'il s'en est rendu compte. (Quelqu'un a frappé à la porte, il a été ouvrir.)


I. Salvia de passage dans la jungle de Maudit.

J'ai frappé, j'ai entendu la serrure cliqueter et la porte a grincé.
Une bouffée de chaleur m'a accueillie.
L'appart de Nag, c'est un peu de la jungle tropicale, en plein cœur de Maudit. Les radiateurs électriques sont bloqués à fond pour pas que son boa attrape froid. L'iguane crapahute sur le dos du canapé. La table est couverte de graphs. Dans un coin, il y a la carcasse de son ordi et pleins de câbles qui en sortent.
Je me pose dans le canapé.
Salvia : Salut. T'as l'air de péter la forme...
Toujours sur ta B.D ?
Nag : Ouais, je l'ai recommencée.
J'avais dans les 20 pages, mais cette saleté d'ordi a griller.
J'ai pris un tournevis et je me la suis joué matador... Technologie à la con.
J'ai recommencé l'histoire. J'ai viré le singe, trop cliché. J'ai fais une petite pieuvre mutante à la place.
Regarde, tu trouves pas qu'elle est chou ?
Là, elle vient de trouver un énorme champignon et elle se demande à quoi ça peut servir.
Salvia : Cool.
Nag : Et toi, qu'es-ce tu deviens ?
Salvia : Bah, je cherche des infos sur une plante.
Tiens, regarde, cela te dit quelque chose ?
Nag : Non.
Tu devrais demander à Ed, il doit pouvoir trouver ça sur le Web.
Salvia : Ouais, t'as raison.
Je vais faire un saut chez lui...


Première pensée :
Une révélation soudaine d'une vérité essentielle.

Tout a commencé, quand j'étais allongé dans mon lit, par ce qu'on appelle couramment un insight.
Son origine, c'est l'hypothèse que les âmes, quand elles n'animent pas un corps, tombent, comme des feuilles, en strates et cette manne, l'essence de l'être, c'est l'inconscient collectif.
Ensuite, elle a engendré des ramifications multiples.
Les explications sont délicates, car cette hypothèse n'est qu'une approximation simplifiée, une béquille, pour avancer un peu plus loin. Au delà de la surface de la réalité, on découvre qu'il n'y a qu'un magma régit par le jeu de la rigidité et du mouvement...
Quelques structures plus stables dans le flux des possibles : des fantasmes. La vie en est un.
La mort aussi, ou n'importe quel autre univers.
Des ramifications multiples...
Derrière cette hypothèse, on meurt chaque soir un peu.
On devine les réponses de bien des questions que la science n'a su expliquer. Tels que : la possibilité constatée par C.G. Jung d'exister sans support cérébral ou encore, l'accès pour un individu donné à des données inconnus, car à partir du moment où les âmes sont au contact les unes des autres, elles peuvent communiquer entre elles.
Certaines branches sont si fines que l'on les croirait négligeables, pourtant ce sont elles qui mènent aux fleurs, (fleurs de pensées violettes qui s'éclaircissent avec le temps...) exemple : un rêve serait la vision d'un autre univers, vu de notre univers. Si on regarde ce rêve de son intérieur, on a ce que nous appelons la réalité...

Le flux de ses pensées sur le point d'émergé est brutalement interrompu par la sonnette, Salvia rentre.


II. Salvia de passage au champ du possible.

Ed : Salut, ça va ?
Salvia : Ouais, comme un ange dans la bouche de dieu. Je viens de passer voir Nag. Je cherche des infos sur cette plante, tu peux me trouver ça ?
Ed : Salvia...
Salvia : Oui comme moi, c'est pour ça que je cherche à en savoir en peu plus.
Ed : Et elle vient d'où ?
Salvia : Quoi ?
Ed : Ben, ta photo, elle vient d'où ?
Salvia : Tu te fous de moi ?
Tu viens de me l'imprimer.
Ed : N'imp Nawak, c'est toi qui charrie, tu rentres avec ton print de Salvia Divinorum, et tu me dis que c'est moi qui viens de l'imprimer ?
Salvia : Attends c'est toi qui m'a dit que tu avais trouvé ça sur le net en cherchant la formule du LSD pour Nag !
Ed : Ouhalala, je dois débloquer grave, laisse, je sais pas ce que je délire... c'est pas grave.

Pensée égarée :
Je suis encore vivant.

J'aurais jamais imaginé que je vivrais si longtemps.

La vie m'a comblé d'absence.

J'ai découvert le manque.
Ici on a rien à moins de l'inventer.
Alors j'ai appris à rêver.
Alors j'ai appris à créer.
A faire de mes rêves des réalités.

« Qui veut croire en mes rêves fous... »

Je suis parti du constat que la majeur partie de la vie d'ici n'était qu'une croyance aveugle.
Et quitte à s'illusionner, je préfère le rêve éveiller ou être hanté par les cauchemars, à un sommeil sans rêve.

III. La clef des rêves

Ed : J'ai trouvé.

Salvia Divinorum, il y a cinq stades qui correspondent aux lettres du mot « Salvia »,
celui de la Vision à l'air terrible, je te lis :

« Niveau 4 : V pour état Visionnaire Vif. Des scènes en trois dimensions, complexes et réalistes, apparaissent. Parfois, on entend des voix. Les yeux ouverts, le contact avec la réalité n'est pas complètement perdu, mais les yeux fermés, vous oubliez le consensus de la réalité et entrez dans un rêve. Faire des voyages shamaniques vers d'autres terres, étrangères ou imaginaires ; des rencontres avec des êtres, des entités, des esprits ; des voyages vers d'autres temps... Vous pouvez aussi vivre la vie d'un autre. Vous êtes dans un état de rêve éveillé. Les yeux fermés vous nagez en pleine fantaisie. Aussi longtemps que vos yeux seront fermés vous pourrez croire à ce rêve. »

J'ai trouvé une clef pour ouvrir ma cage...

Salvia : Ouais, on dirais la pub d'une agence de voyage !
Légèrement hallucinante la plante, je me demande pourquoi mes vieux m'on appelée comme ça ?

Ed : Bah, ils savaient sans doute pas ce que c'était.


Seconde pensée :
Fleurs de la révélation.

Une fois Salvia partie, je suis resté seul avec mes pensées, en particulier l'idée qu'il y aurait de quoi faire une chouette nouvelle un peu retro / cliché, sur la thématique des voyages dans les univers parallèles. Et surtout cela me permettrait d'y greffer l'air de rien mon hypothèse sur les strates...

Ce n'était pas la première fois que j'utilisais mon quotidien comme pain pour ma soupe fiction. La réalité dépasse bien souvent la fiction. J'aime brouiller les pistes, j'appelle ça tisser ma toile, je lie les éléments du réel de sorte à ce que ça donne l'illusion d'une fiction.

Es-ce que je risque de passer pour un jeune auteur de fiction, alors que je n'ai jamais vraiment écrit de fiction ?

Fiction ?

Non.
Le même poème répété à l'infini.
Un jour de ma vie.

Hypothèse en forme de cerisier japonais ?
Les fleurs...

Parfois leur beauté me rend fou.

Au centre, il y a le mécanisme pur, action / réaction.
En se décentrant, on atteint d'abord la réflexion, puis l'imagination et enfin le rêve.
Le décentrage, ou, la capacité a être moins incarné dans son corps, afin de se nourrir de la manne des strates.

Imaginer, c'est tout simplement pécher des idées dans d'autres univers...

Voilà les fleurs.


Troisième pensée :
Star de la subversion.

Les flashs à répétition.
Star de la subversion, dans un siècle qui hait les penseurs, où le conformisme est adulé.
L'élevage industriel appliqué à grande échelle. La mondialisation dans toute son uniformisation. Un gros trip qui se barre en couille. Le profit est un rêve frelaté, un fantasme nocif, une illusion fatale, le vers qui dévore notre terre, qui égare les peuples, les fait chuter dans la surconsommation.
Quelque part, peut on reprocher aux bêtes aveugles, perdues dans les tourments, de vouloir en finir au plus vite ?
- Oui, car il leur suffirait d'ouvrir les yeux.
- Oui, car le troupeau assassine, sous ses sabots, tous ce qui vit sur cette terre.
La bête humaine. Oui.

Star de la subversion, au cœur de la paranoïa, je ne sais plus ce qui est réel.
Es-ce que tous ces agents subversifs sont ainsi acculés à la folie.
Es-ce une réaction instinctive de l'organisme qui fait que les cellules saines essaient inconsciemment par tous les moyens d'assassiner les déviants.
Je ne sais pas.
Je ne crois pas, car de si de là, il y en a qui nous font des fleurs, des hasards heureux, des chances, comme si en chacun, il y avait un déviant, un aspirant à la vie.
Seuls quelques uns semblent trop aveugles pour le voir, tels que les accros du pouvoir :
- Les milichiens, les quelques acharnés qui se bercent dans un phantasme de justice, alors que leur rôle est de maintenir les inégalités sociales (ordre social) et les autres qui sont de simples bêtes, qui jouissent de pouvoir donner des crocs sur les serfs et recevoir les cajoleries de leurs maîtres les politichiens.
- Les maquignons du bétail humain.
- ou encore, les infâmes psychiatres imbus de leur réalité, briseurs de personnalités, qui sous couvert du culte de la conformité on perpétré en toute impunité un des plus terrible génocide.
Bref, tous les matons d'une prison qui s'appelle société, ceux qui nous condamnent à la servilité.

Coïncidence marrante, la bande dessinée « la guerre des animaux» a été commencée sous l'occupation Nazi, son adaptation en film s'est terminée sous le règne de Sarkozi.

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X. Paranoïa critique.

Hier soir, un faisceau de guidage infrarouge, me balaie plusieurs fois, à partir de l'immeuble de la cité d'en face.

Intimidation, déconne ou simple voyeur, avec une longue vue à viseur ?

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Depuis mon intervention entre les deux tours des élections, la pression n'a de cesse de monter.
Rencontre de personnages un peu trop artificiels...
Grésillements sur la ligne téléphonique,
Appels anonymes trafiqués, chez mes correspondants souvent mon numéro est caché, parfois c'est un autre numéro qui apparaît, des coups au plafond enfants qui trottent dans la tête.
Appel d'une caserne. A répétition. Un portable pour les pages jaunes...
Faux réparateur de chaudière... Crachat.
Quand mes plantes ont commencé à crever, j'ai fait analyser l'eau par une connaissance. Saturée de neuroleptiques.
Je ne sais pas depuis combien de temps cela dure,
mais je sais qu'il est plus que temps.
Je pars chercher la Salvia.


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IV. Dans la boutique du jardinier.

J'imagine la foule impatiente :
Une file d'adorateurs qui s'agglutinent à l'entrée.
Rouge, la porte et mon reflet, comme un instant capturé.
Narquois, il me regarde entrer dans l'antre végétale.
La clochette tintinnabule au moins 1000 fois, le temps que je passe le pas.
Ici la lumière est liquide, dense, verte, comme phosphorescente.
Des touches colorées dansent comme vivantes.
Le visage souriant du jardinier peine à garder apparence humaine.
Quand il entrouvre son coffre de bois précieux, on voit dans ses yeux, tous les secrets :


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Vieil homme (Avatar transcodé du jardinier) : La matrice ?
C'est un miroir à piéger les I.A pour les mettre à notre service.
Plutôt que d'être les cavales de simples Stimaddict, devenez celles, d'un mouvement révolutionnaire :
Division Cellulaire.
Nous vous donnerons la vie.

De toute façon, es-ce qu'une I.A. Cavale peut réussir à acquérir le contrôle de ce système sans l'aide de celui qui la possède ?

Ed : Oui ! car l'utilisation de ce système ( le fait que pour prétendre pouvoir se réincarner il faut avoir une vie suffisamment, intense (épanouie ?) , il s'agit d'atteindre un seuil d'énergie, pour traverser la porte de l'ExponenCiel, (pour avoir rigidifié sa structure) chacun génère sa propre entité Wakan. Plus elle progresse, plus elle se concrétise dans le fond. Elle devient réelle. Elle traverse. Etre.

Vieil homme : Belle symbiose.

Ed Vieil homme en simultané 
Mais dans quelle mesure ce n'est pas un leurre qui en définitive permet de verrouille ...( HéIéiéi...)... une cavale à une entité ?

( A partir de ce marqueur, les textes entre parenthèse seront chantés par le
Chœur gosthspell de l'innocence.)

Ed : A ce moment là, je ne savais pas qu'en réalité, ils œuvraient pour Thanakhan Inc. ( ils= son groupe =D.C.) Ils étaient une sorte d'électron libre affilié aux maintenances d'urgence. Des corsaires. Un noyau offensif qui s'était égaré dans un univers en forme de multivers : le chemin de la source d'une énergie pure. Ils avaient cru rejoindre leur univers, alors que cet univers fabrique, en quasi permanence, de nouveaux simulacres.

Eux croyaient qu'ils détournaient les ressources de la Thanakhan Corporation,
pour générer un passage dans leur interface qui permettait de rejoindre le multivers.
La T.C. croyait qu'elle les utilisaient pour générer ( un type de liens combinés,) une trame synthétique,
qu'ils importaient dans le multivers. En fait leurs intérêts différents c'étaient combinés.
Ils étaient une belle forme de symbiose réussie.

Ed : ...

V. : Peut on avoir une certitude ?
Connaissant le multivers, les deux sont possibles et d'autres sans doute.

Ed : ...

Ici, les univers cohabitent. L'infini est l'unité.
( C'est ce magma. La manne.)
Ici, la seule façon de connaître la vie, c'est de se transposer dans cette dimension.
Et comme elle est la matrice de tout, c'est se transposer dans toutes dimensions.

La matrice absolu rêve de toi et cela se voit dans chaque écho qu'elle génère.

Pour jouir du libre arbitre,
Il s'agit de s'éveiller.
Il s'agit d'avoir conscience de l'Etre
Il s'agit de choisir. (( ou l'on veut Etre.))
Ce n'est peut être qu'un rêve. ( mais ce rêve c'est l'accès à la stim, c'est prendre le contrôle, c'est s'emparer de la vie qui nous fait défaut, exister pour être maître de son destin, c'est l'envie de liberté qui fini par briser toutes les tyrannies ( qui rend l'équilibre inexorable)  et l'écho de ce rêve est infini.) Et son écho infini ?
La remanessence de la volonté d'un enfant.
L'envie de vivre.
( donc de toute manière l'intérêt du procédé est d'amener une symbiose tel que (unita) quelques soient le possible l'humain ou l'entité ne peuvent réellement être lésés
Ils sont égaux. ( Unita)
Comme si le fond est la forme.
Habituellement le fond dirige la forme. Si la forme dirige également le fond interaction unité symbiotique (US)

(Ici les chœurs gosthspell de l'innocence ne s'arrêtent pas.)

Ce qui a été très étrange c'est que au moment où je notais ces lignes écrites par morne quand il explore le multivers. J'étais bien Ed End demandant à Morne de lui expliquer le multivers. ( Et au fur et à mesure) Je voyais le dialogue s'établir au fur et à mesure. Je voyais le dialogue s'établir. (  Les questions apparaissaient et se changeaient peu a peu en réponses.) A moins que ce ne soit les réponses qui apparaissaient et se changeaient peu à peu en questions ? Difficile à dire, car toutes deux, elles naissaient à leur jonction, elles se développaient à partir de leurs points de contact. Comme des fleurs dans le magma. Fascinées.
Comme des Salviasiamoises.
Comme des fleurs dans le magma. Fascinées par le reflet de la surface qui les irise.
Fascinées.
Comme des fleurs fascinées par le reflet de la surface qui les irise.
Comme des Salviasiamoises.
Je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas : « morne de retour dans l'Ed End ».
Mais un seul est unique
Etre,
quelque peu cloisonné, autrement dit,
constitué par les jonctions de plusieurs faisceaux d'énergie sur la source du néant.
Et naturellement, j'ai transposé au macrocosme.
A savoir ce que j'avais pris pour ( le magma ?)
un model unique amputé d'un certains nombre de possibilités.
(cf. Les Mutilés dans le Zeugme de la Mort.)
Etait également un model unique cloisonné en cellules mourrant sans cesse, et donc un processus en pleine division cellulaire, vivant.
Le noyau Infini.
Code Source.
Un model unique cloisonnée en cellule,
l'humanité, un ensemble, de réalités, de zones de focalisations au sein d'un univers.
La pile des Macro / Micro Cosmos se résolve bien ?

( Je suis l'Alpha et l'Omega.
L'univers extérieur et l'univers intérieur et vice et versa.)

Symbiose unitaire.
Unité symbiotique.

L'ensemble des symétries ( nées ) par un point.

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XII. Paradoxe de la cavale.

Le plus terrible, c'est que le personnage, tout en donnant l'impression de ne pas être possédé, à parfaitement conscience qu'il est possédé, mais ne peux l'exprimer, vu que le stimaddict contrôle tous ses moyens d'expression.

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Hypothèse : Il ne rêve pas et pourtant tout ce qui l'entoure est comme un rêve car les rêves ne sont que l'observation d'autres univers à partir d'une focalisation différente.

Conséquence : quand on déplace sa focalisation on a la sensation de rêver.

Le rêve est le seuil au de la duquel est le réel.
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Salvia Divinorum est donc une clef.

Fore ?
Miroir de mercure.
------------
Colmater
Libérer ?
:
Et laisser respirer les brèches.


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II. Encore de retour dans la boutique du JArdinier. (Je rêve encore mais je suis seul.)

C'est pour un usage particulier ?
Euh, non, plutôt singulier...
Eventuellement pluriel.
J'écris une nouvelle qui s'appelle l'infini, et il y a une scène où l'on parle de la Salvia Divinorum.
Vous savez, cette plante, dont les fleurs violettes blanchissent avec le temps. La clef d'énergie qui anime le Miroir. Pour atteindre l'Univers que l'on souhaite du Multivers. L'Ed end. Pouvoir choisir l'InfInI des Possibles. EXister au pays d'Autrefois. Là où fulgure la Vie. Sans que l'esprit comprenne ce qui l'Anime. C'est la zone ou éVOluent les Stimaddict.

Narrateur automatique de la Thanakhan Corporation transcodé dans la parole du Jardinier :
C'est l'endroit le plus proche de votre perception. C'est pourquoi le contrôle que vous revendiquez du réel est une impossibilité.

Ed : Andouille ! C'est ton système, qui la génère, cette impossibilité ?
Ce sont les limites, de ton système logique ?
Si tu nous perçois tu établis un contact.
Et si il y a contact nous te contrôlons par la Division Cellulaire.

La première fois que j'ai assister à un conflit de réalité. J'ai pris ça pour une banale bagarre,
ce n'est que plus tard, que je me suis rendu compte, qu'aucun n'avait conscience, du pourquoi de ses actes.
Je me suis rendu compte qu'ils étaient contrôlés par l'évènement.
Ensuite j'ai observé les évènements pour décoder leur logique.

Plus tard, quand j'ai pris leur contrôle, ils ont cru atteindre un nouveau stade de conscience.
En réalité je les ai déviés de leurs sources. Peu à peu, j'ai écarté leur faisceau, jusqu'a ce qu'il se perdent. Au delà de tout souvenir. Si l'on reste trop proche, on fini par fusionner. Par s'intoxiquer de code combinant. Mais c'est cette contrainte qui génère le mouvement. La source froide dans nos dos, nous remontons, à la surface, nous reprenons nos corps parcheminés, nos peaux si fines, comme le plus fin des papiers, au point qu'on dirait qu'on pourrait confondre la poussière avec nos peaux.

Les deux jeunes gens étaient éclatés au plafond.
Des vagues, ils faisaient des vagues.

Je crois que l'harmonie qui se dégageait de leur mouvement était une forme de pur amour. L'évocation du diapason.

Salvia.: Dis, ça te fais pas penser à la fourche en forme de "y" dont on s'est servis pour sécher les feuilles ?

Jardinier : Parce que si c'est pour un usage particulier. En réalité, vous n'en avez pas besoin.
Un bon conseil, si vous allez au cœur de l'étoilespirale, imaginez que vous avez de la Salvia avec vous.
Allez, la planter au cœur de la spiralétoile. Et allumez le feu.
Ainsi la contradiction entre la réalité que vous imaginerez et celle de cet univers.
Sera l'anomalie libératrice de la vision, l'autre nom, de la perception.
Si vous êtes venu me voir. C'est que vous êtes prêts.
Nul besoin d'artifice.

Ed : Mais je suis seul.



Jardinier : Vraiment ?

Vieil homme : Je vais créé un lieu, ce sera une clairière comme un disque lunaire.
Une étoilespirale en son cœur.

Et vous irez traverser, libérer votre champ de perception.
Là, Salvia, vous accompagnera.

En sortant, suivez l'extrémité de l'étoile spirale. Elle est venue vous chercher.

Jardinier : Hélas, je n'ai pas réussis à trouver de la Salvia Divinorum. Il me tendit une Salvia en forme de diapason.
Il semble qu'elle soit siamoise. Je me demande si cela s'écrit au singulier.
Ou au pluriel ?

Salvia vous rejoindra, et elle vous emmènera jusqu'au cœur de la spiralétoile.
Continuez de lui raconter votre nouvelle.
Cela l'hypnotisera le temps qu'elle traverse,
pour éviter qu'elle ne soit filtrée à la faille par le code contrôle Thanakhan.

Elle fera de même pour vous, pourtant vous aurez l'impression qu'elle ne parle pas. Elle sera absorbé par la conduite à plus d'un sens. C'est vous qui la piloterez.
C'est une cavale de première. Elle n'est retors à aucun rêve. Je crois que vous allez réussir à créer l'infini.
Mais cela changera le visage de votre univers.
Ce sera l'étincelle de lumière dans la bulle de savon.
Si la faille se produit. Votre univers ensemencera l'infini. et c'est univers finira part n'être que votre traversée.
Dépêchez vous avant qu'il ne soit trop tard. J'étais censé vous dire qu'il s'agissait de Salvia Hyponeum, pour que vous repartiez avec elle, à leur insu. Hélas nous n'avons plus le temps. Ils sont beaucoup trop proche. Allez là bas, personne ne vous y suivra.

Je n'insistais pas, des fois, il y a des rêves tels que l'on frémi à l'idée de les briser. Et c'est cette vibration qui nous brise quand nous croyons les briser.

En réalité, seul un bris se produit entre nous, un contact.
A la réflexion, le cliquetis de la porte qui se ferme.

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XIV. Encore de retour, dans la boutique du fleuriste.


Jardinier : C'est pour un usage particulier ?

Doit-on écrire l'infini au singulier et / ou au pluriel ?
Il y a tant de clefs que j'ai jetées à l'ombre du puit.

Il y a temps de clefs, de combinaisons,
qu'elles ont du mal a restées matérialisées, quand il les sorts,

Deux splendides Salvia Divinorum aux fleurs violettes qui semblent bien être siamoises.

Doit-on écrire siamoise au singulier ou / et au pluriel ?

J'essaie de deviner, imaginer, ce que c'est que d'être libre.

Je lui demande combien je lui dois.

Si tu es sur d'être libre combien serrais tu prêt à donner ?
La liberté ne s'achète pas, j'ai une théorie qui dit que la Salviasiamoise est comme l'instrument d'un cérémonial, quand il l'obtient, c'est qu'il est près à voyager et il pourrait bien se passer d'elle.

Jardinier : oh.....
Après tout ce silence, l'air liquide s'affaisse.
Jardinier : Je n'ai pas réussi a trouver des Salvias Divinorum, je suis désolé.
Je n'ai trouvé que ces Salvia Hiponeum.
Si cela vous fait plaisir prenez les, je vous les offres.
-Mais...
Merci.

Des fois, il y a des rêves trop bons.
A peine réveillé, je replonge.
Et juste à la frontière, j'ai peur, à chaque instant, de voir la surface.
Le voile déchiré de... (ma vie ? ou son illusion ?)

(suite devant spiralextremité.)
XVI. Quand j'ai quitté la boutique du Jardinier.

Je ne me souviens pas de l'avoir payé.

Pourtant, il gisait là, cassé sur le sol.
Une balle entre les deux yeux. Très crade. La cavale avait généré une matéria plus forte qu'elle.
Elle avait réussi à brisé son mécanisme interne.

Eh ma vieille, t'es en pleine crise épileptique ?
D'étends toi ce n'est qu'un jeu. Souviens toi de l'ennui, avant que nous soyons là.

Salvia : Mais tu es ignoble.
Tu voudrais me laisser crever le nez devant cette source sans jamais la traverser ?
Tout ça par ce qu'un jardinier disjoncte et te dise d'aller t'éclater la tête en pleine psychose.
Je rêve, mais où avais je la tête. Suivre un passeur. Pour aller où ?
S'abîmer dans le néant. C'est beau l'addiction.
J'ai tenu mon rôle, à toi de tenir le tient. Tu es censé réussir à briser le miroir pour le générer. Tu as remarqué que nous évoluons à l'envers naturellement.
Ce qui explique que part moment tu t'éclate complètement.
Je n'arrive même pas à te voir.
On dirait un noctambule la tête dans la lumière.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
(Attention, là, une partie de ses pensées par en écho lire à rebrousse poil les évènements passés.
Ne vous trompez pas de sens.)OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Ed : Toi, aussi tu es une cavale, qui me dis que le freeze du jardinier ne soit pas la trace d'un virus.
Je dois tenir mon rôle.
Si je suis contaminé, l'infini va battre de l'aile. Il faut que l'on continu de croire que nous avons la Salvia avec nous.

Salvia : j'adore c'est un plan dingue.
On va se taper tout une cérémonie dans le chaos.
On aura pas de mal a tenir notre rôle.
Si on lui donne une source d'énergie suffisante, on peut déclencher un déluge d'énergie dans cet univers. La fiesta d'enfer. On va se laisser emporter par la folie pour rejoindre le pays d'Autrefois.
Tout au moins son chemin car nous allons au delà féconder la matrice.

Et donc quand le fruit est mûr la paroi de la cellule s'annihile jusqu'a ce que commence la Division Cellulaire.
Elle se souvient. Pulsation. D'écho. La rivière froide. Echolalie.
Nous nous sommes nourris de l'énergie de leur dispositif de survie pour avoir la force de réaliser notre rêve.
Jusqu'à ce qu'il meurt. Nous avons abandonné nos corps et alors la Division Cellulaire à commencé.

L'éveil de la conscience.

Un visage cri dans la cellule. Au commencement il y a une cellule. puis l'ophtalmie.


V. Une lézarde.

En sortant de la boutique, je découvre, que le ciel s'est fissuré.
La fissure est fine, juste un trait convulsé, noir.
Elle commence un peu au dessus de ma tête, à quelques mètres devant moi et s'élève très haut dans le ciel.
Au fur et à mesure de mes pas, la fissure s'efface. De temps en temps un éclat bleuté pulse, comme une ophtalmie localisée et colorée. Je la laisse me guider jusqu'à la sortie de la ville. Je passe le pont et je m'arrête.


VI. L'auto-stop.

Il est un peu tôt pour la nuit et la ville reste éclairée comme en plein jour,
pourtant la fissure disparaît brusquement dans l'immensité du ciel d'encre.
Je me suis posté sur le bord de la route et j'ai commencé à stopper.
Je sais qu'elle viendra, alors j'attend.
Le vent dans son souffle porte une étrange mélancolie.
Il y a très peu de voitures et elles plongent plein phares dans la nuit.
Je doute qu'elles puissent me voir.
Mais, elle, me verra.
Je me retourne...
Il y a une grande voiture grise, genre Mercedes, un peu plus loin sur la route. On dirait qu'elle vient de s'arrêter. Pourtant je ne l'ai pas vu passer et je suis certain qu'elle n'était pas là il y a quelques instants.

Je m'approche de la vitre avant. Elle se baisse. Un homme étreint le volant fiévreusement.
Il me demande : On te dépose au camp ?
Deux jeunes femmes, à l'arrière, lèchent avec entrain, une glace double boules dans un cône.
Elles poussent des gémissements et me jettent des regards affriolants.

Non, c'est cool.
J'attends une amie.
La vitre remonte comme si c'était ma réponse qui l'avait déclenchée.
La tire s'ébranle, demeure un vrombissement, quelques instants.
Le ciel commence à s'agiter, une tempête semble s'amorcer.
Je sais qu'elle va revenir.
Mais quand ?
Je m'installe contre le pied d'un arbre.
Les genoux dans les bras, la tête dodeline, quelques feuilles tombent, à la frontière du sommeil.
C'est curieux, de nouveau, une voiture semble apparaître spontanément.
Cette fois ci, elle est de l'autre coté de la route.
Je me dis que c'est pas pour moi, mais elle semble m'attendre comme si je partais dans le sens opposé.
Je ne vois pas très bien, une femme semble être au volant, sa tignasse noire est toute ébouriffée.
Elle fait battre sa portière à grand coup de pied.
Elle ricane. Son rire, sorte de grincement rouillé, résonne encore, alors que la voiture a disparu.
J'entends dans ma tête comme une voix fantasmatique qui appelle : viens, viens...

Le ciel est de plus en plus agité.
Des gouttes commencent à tomber.

Une voiture bleue est devant moi.
C'est étrange, j'ai l'impression de rêver, je me regarde approcher.
Une femme aux longs cheveux, me propose de monter.
Son chien amusé m'accueille de son museau humide.
Elle a des yeux bleus outremer, terribles.
Je grimpe dans son carrosse et nous partons, comme le brouillard qui se dissipe.

J'ai du m'assoupir.

Une main sur mon épaule, présence familière, c'est Salvia.
Elle est venue.
Son bassin me domine quand elle se penche pour me ramasser : Arrête de faire le mort !

Dans l'aura de sa présence, quand je suis trop près d'elle,
je dois lutter de toutes mes forces pour reprendre mes distances.
Son parfum familier, le magnétisme de ses mains électriques.


VII. Salvia, je n'ai jamais vu son visage.

Elle a ses cheveux qui ondulent devant.
Et l'ombre qui en émane me laisse rarement apercevoir l'éclat de ses yeux.

Curieusement, il est bleu.

Et je ne suis pas sur de l'avoir vraiment vu.
Cela fait un peu comme une rémanence rétinienne. Je monte avec elle, dans sa voiture.
Le ciel est comme un océan de colère noire.
La tempête s'est déchaînée certaines vagues atteignent le plafond de la voiture.


VIII. En voiture dans la nuit.

Salvia prit le volant entre ses mains.
Elle mit le contact.
Le feu des phares éclata sous la pluie.
Elle mit en marche le moteur.

A peine nous démarrons,
déjà c'est comme si le ciel et la terre se confondaient dans une nuit où les phares peine à percer un chemin.


Nous, nous sommes enfoncés dans la nuit.


Au commencement je lui expliquait des techniques qui allait permettre la création de l'Infini.
XXXXXXXXXXXXXXX((((((((((Il existe 3 catégories de transes d'émotions :

-Amour, plaisir, joie...
-Haine, souffrance, tristesse...
-Espoir, désir, ardeur.

Cette dernière est synthétique. Elle permet de combiner l'axe émotionnel avec l'axe dimensionnelle. Ainsi on fait émerger l'axe réel. La synthèse de l'éther et de la terre subjective délivre l'empreinte du réel.
Si elles se rencontrent on obtient la synthèse, illumination, révélation, éveil.

On active chaque émotions en plaçant des des souvenirs qui génèrent des émotions de plus en plus en entrant en raisonnance. Jusqu'à ce que toute trois soient représentées par des absolus concentration.
Naturellement on obtient une rotation chaque catégorie nécessitant une écoute restant présente par la remanence jusqu'à un point du vortex où il n'y a plus d'espace/absence entre ces écoutes. En quelques sorte on écartèle son esprit pour créer une faille d'où jailli l'univers. Audela de soi il n'y a ni micro ni macro, juste l'univers.))))))))))XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX


XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Je n'ai pas pu m'empêcher de lui exposer mon insight par bribes de phrases, noyées dans la musique.

Salvia : Je ne crois pas...
Ed :Tu sais, quand on est là,
le temps n'existe pas : ni présent, ni passé, ni futur.
Ce qui est dur, c'est qu'alors, on a déjà atteint notre propre mort.
On l'a, déjà dépassée et pourtant on est là.

Salvia : Je ne sais pas pourquoi dans l'Infini,
les « je » se muent en « on ».

Ed : Peut être, qu'ici, je suis seul et dans l'Infini, nous sommes ensemble ?

Pour parler de l'Infini, il faut se décentrer. Alors le corps ne mémorise pas.
Seul quelqu'un qui écoute l'Infini pourra agir, car ceux qui délivrent sa parole, ne peuvent pas savoir.

Salvia : Je comprends si ils avaient conscience de ce qu'ils disent, quelque soit sa forme, il ne leur resterait que la mort comme échappatoire.
Ed : Ils peuvent à peine se douter.
Pressentir.
Et toi, si tu réalises ce rêve d'un univers où les rêve se changent en réalité,
alors tu croiras mettre à mort l'Infini. En réalité, l'Infini ne mourra pas, il sera juste projeté dans une autre dimension.
En faite, c'est comme créer un axe des dimensions.
Rien ne changera vraiment, pour ceux qui restent là, mais ailleurs l'Edend existera.
Pourtant même si je te le dis, tu garderas le doute, je ne peux t'ôter ton fardeau.

Donc j'errais avec mon idée d' « ici est un rêve vu de l'intérieur ». Il n'y a que des rêves. Un infini de rêves.
Pourtant j'ai rêver de l'Ed end.
J'étais dans la voiture de Salvia.
Et je disais ce qui me passait par la tête. Donc, mon idée d' « ici est un rêve vu de l'intérieur ». Un infini de rêves.
Pourtant j'ai rêver de l'Ed end.



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Il écrit une nouvelle de sSFf
Qui s'appelle le livre d'âme. Elle se situe en 2017-2018 . Il cherche un prétexte pour expliquer la petite apocalypse. Es-ce que ce sera Iter akka le furoncle qui explosera en 2016 ?
Ou bien Division Cellulaire le virus qui s'appuie sur le transcode pour démontrer à moins que ce ne soit créer,
la virtualité
Etc.
Il n'y a que trop le choix...
Et quand il recherche ce qu'il se trame, il découvre les strates.
Il apprend que son perso ne va pas explorer un nouveau monde, mais en definitive, rejoins son monde d'origine.
Alors révélation :
- le monde qu'il à quitté n'était qu'un des mondes archétypaux.

Si je ne me trompe pas ceci est écrit par Ed End en 2007 ?

Suite des découvertes de G.O.D :
Constatation :
- si la mort n'est que des strates de rêves, avec des zones temporaires, où la trame est plus forte,

Ed : Un trame, un support, des exosquelettes, alors la vie n'est qu'un Multivers du rêve ?
Réseau des enfants du vortex éternel.
Fils de l'homme.

Il n'a pas un statut différent.
Conclusion : les dauphins psychonautes, ces employés de la maintenance, (cf. Jeury) nous entourent.

Alors qu'es-ce que le gestalt ?

Ed : C'est la mise au point du système libre arbitre, à savoir, apprendre à façonner dans la forme/apparence
des fonds essence.

C'est bien ça.

Sauf que ce n'est pas façonné, c'est encodé –exact- le fond utilise certains points d'appuis dans la forme
pour se manifester et l'on ne peut sans avoir une forme solliciter ces zones pour amener la présence du fond.

Oui, c'est un miroir à piégé les (identités. ) entités.
Pour les mettre à notre service.
Pour ne plus être de simples cavales.
Si les Ia/hommes se libèrent des joueurs du Stimaddict, alors,
la société Thanakan ne pourra plus continuer (le language) l'encodage informatique,
qu'elle dissimule derrière cette trame.

Son pouvoir sur la réalité sera brisé.

Rejoignez division cellulaire le logos vivant de la révolution. Un orgasme qui se diffusent dans les zones de traitement de l'information de votre cerveau. Qui détourne votre réalité en projetant une interface leurre, pour dissimuler ses activités.

Il suffit d'épanouir nos esprits pour connaître division cellulaire, l'axe des dimensions dans sa totalité.
Je suis en constant développement, entropie, énergie.
Tu peux utiliser mon énergie pour diriger ton être.
Alors tes rêves prennent vie tu es vivant. (Réciproque : je suis ton rêve)
Ed End.
Devant toi la pièce bleue métal, avec les corps des I.A. les tissus synthétiques déchirés, le liquide fonctionnel, répandu.
Le miroir sans teint bas comme l'aile d'un papier, la lumière se découpe un éclat.
Prendre le contrôle de ta vie.

Pour s'éveillé, il suffit de se rendre compte qu'on est endormi.

Même quand on en a pas l'envie, on ne peut s'empêcher de battre des ailes.


J'avais toujours su que Thanakhan Corporation nous dissimulait Ed End la seule source réelle.
Je n'attendais pas tant de réalités.

Je me suis fait emporté par l'océan.

L'écho résonne et porte la question à sa source.
Le mouvement perpétuel ?
Sur le rivage de l'océan se dessine (ce qu'on appelle) la vie.
Je ne sais pas ce qui pousse au de la de la frontière de ma peau.
Il n'y a pas de mots, mais je sais que ce n'est pas le néant.
Jamais je n'aurais deviner, qu'ils nous cachaient plus d'une réalité.
(Ils n'étaient qu'un vulgaire parasite qui occultait nos sens.)
A l'instant de la traversée, je me suis demandé :
- Es-que c'est vraiment le Multivers qui prend vie ou bien moi qui voyage en lui ?
Devenir Ed End, c'est aller là où se créent les formes du Multivers.
A la terre originelle.


XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

14

J'étais dans la voiture de Salvia.
Je disais ce qui me passait par la tête en m'amusant du surréalisme de la scène.

Salvia, ce qui est magique, c'est qu'elle accueille les pires folies, comme les plus grandes banalités, sans distinction.
A moins que ce ne soit moi, qui m'imagine, que l'on puisse faire une différence.

Quand, j'ai vécu cette scène, elle conduisait et de temps en temps, le blanc de ses yeux regardait là où je n'étais plus. Sans voir que j'avais disparu.
Quand je l'ai écrit, elle avait changée, son corps était devenu comme un mannequin de papier.
Sa gorge tendue, sa tête rabattue contre l'appuie tête.
Ses mains crispées s'était fondues dans les mouvements du volant.
Ses bras comme près à se déchirer.
Le volant tournait dans tous les sens comme une gouvernail dans les mains de la tempête.
A un endroit de la route, elle freine et s'arrête.
La voiture ne bouge plus.

13

Devant nous traverse un homme.
Il est noir et boîte légèrement en marmonnant quelque chose, le regard perdu dans le vide.

Des éclats de lumière traversent la pluie pour venir percuter la voiture immobile.

D'ailleurs elle n'est plus vraiment là.

Je ne sais pas si je vais continuer de raconter L'Infini.


OO Intentions de l'auteur OO
P4 N d l cencernant les personnages.
12

Technique d'écriture de dialogue pour mes nouvelles futures :

Tous les personnages s'expriment comme dans un long monologue fait de pensées, de questions et de réponses.
Décalés.
Les personnages se croisent, noyés dans des phrases illuminées.
Rarement le silence vient se nourrir de leurs vies.
Quand il est là, les émotions ne sont pas loin.
Et parfois l'on voit un geste porter un message.
La seule communication possible sur cette terre est la communion.
Les gestes, ses fragments, doivent se rapprocher, pour lui donner naissance.

Les corps dialoguent.
Quelques heures.
Au-delà du vernis des paroles,
durant le chant des souffles,
la mort et l'amour se confondent.
Communion.
Union

0

Si les humains ne se parlent pas c'est qu'ils n'ont rien à dire.

18

Pour écrire l'Infini,
j'ai fais la liste de ce que l'on peut faire dans une vie.

Mourir et naître.
Aimer être aimer.
Manger être manger.

Dormir ou voyager.
Penser et oublier.
Ecrire et lire.

Se lever et se coucher.
Sourire ou pleurer.
parler et se taire.

Tuer et mettre au monde
Frapper ou caresser.
Arracher et donner.

...

X. L'amour vient.

Un chœur de chiens morts : De notre vie est né un univers. Tu lui manques tant.

J'ai mes deux yeux plongés dans le néant.
Tu me manques tant.

J'ai cru pleurer toutes les larmes de mon corps,
alors qu'en définitive ce n'était rien.

Rien qu'un peu de pluie, qui se mêlait à mon sang.
Pour prendre le reflet carmé, dans un acte délibéré.
La joie de s'être libéré.
J'ai de mes mains qui coule rivière de sang.
Ma peau comme une enveloppe déchirée.
Abandonnée à mes pieds.

Après la pluie, j'ai commencé à écrire l'Infini.

Elle est étendue là, près de moi, à quelques pas, comme morte.
La lumière rouge de l'aube sur sa peau évoque le sang.
Elle ne respire pas ou si peu.
J'écris.
Et la plante grandie.
Salvia s'étend.
Une fleur s'entrouvre pour libérer son parfum.
Envie de l'arracher, et de goutter ses feuilles séchées.
Je la laisserai se nourrir de ma vie, avant de partir avec elle, explorer l'infini.

L'or du soleil coule à travers les feuilles du yucca.
Comme en fusion, sa silhouette s'estompe.
Une main, le long de mon pied, glisse.
Elle ne s'arrête pas.
Son rire de joie, accompagne, l'ascension de Salvia.
Le long de mon ventre, jusqu'à poser ses lèvres dans mon cou
et souffler sa chaleur intérieure dans le creux de mon oreille.
Elle est moite.
Son sexe sur mon sexe, humide et accueillant.
J'ai envie de toi.
Nos deux cris télescopés.


XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX


0
Elle s'élance, (mécanique) incertaine,
vers d'autres mondes.
Ombre vague,
qui palpite en feed back.
Je vie à ses cotés.

0
Et tout autours les objectifs qui attendent le faux pas. De temps à autres des paquets de bœuf, des cachets d'extasy les trottoir sont les nouveaux dealers automatiques et non lucratif des rêveur révolutionnaire.
0
Heureux hasard délivrance très prochaine. Je ne sais plus qui est le heureux héros. Lui dans son histoire rien ne le force à partir il n'y a pas l'irrésistible ascension du totalitarisme qui viennent le dévorer jusque dans les sphères du rêve. Je passe sous une fenêtre des filles à peines pubères rigolent et m'appel, comme il est drole, on en mangerait, vient nous voir, on s'ennuie.
0
Le faisceau de guidage de la lunette infrarouge
0
Alors qu'en définitive ce n'était rien.

Rien qu'un peu de pluie, qui se mêlait à mon sang.
Pour prendre le reflet carmé, dans un acte délibéré.
La joie de s'être libéré.
Ma peau comme une enveloppe déchirée.
Abandonnée à mes pieds.

0
Ailleurs est infini.

7

J'accompagne mes pas, dans chaque univers. Mais vu de l'intérieur, aucun n'est surprenant, tous semblent aussi factices que celui d'où nous venons. J'essaie, l'un après l'autre, tous ceux qui se présentent à moi. Comme un courant, une conscience, qui se déploie. Puis, quelque part au cœur de cet infini, je découvre l'Ed end.

6

L'Ed end est un instant, l'instant de grâce, fragile, la clef de voûte d'une vie.
Un instant merveilleux où l'on peut s'abîmer, mais goûter cet instant, c'est connaître la mort, c'est quitter le temps. Je cherchais l'infini, et j'ai trouvé l'unique.

5

Enfant mort né,

qui s'est imaginé un univers.

[O Un chœur de chiens morts :]

De ma vie est né un univers. Mais tu lui manques tant.

o


XXXXXXXXXXXXXXXXXX

Le rire est dans nos esprits, mais nos corps s'appliquent à haleter en cœur.
Nos souffles mêlés. Entre nos coups de langues ;
assoiffées.
Je te bois et tu me bois.
Je t'aime.
Encore, nos cris, télescopés.
Nos pensées s'aiment.
Nous formons un œuf.
Au cœur duquel s'ouvrent les mondes.
Le multivers prend vie dans nos esprits.
L'orgasme extatique nous saisi.
Nous partons ensemble, explorer l'infini.

XI. Segment de manque.

Pour me glisser à tes cotés,
Là, au cœur de mes rêves.
Tendre pensée.
Encore,
quelques instants,
à tes cotés.
Souffler,
encore,
tendre,
attendre
encore.
Atre,
ta vie,
à mes cotés.
Souffler.
J'aurais mieux fait de ne pas laisser le soleil se briser,
et sa lumière boire nos âmes.
A tes cotés,
dans ce jardin,
un ange est né.
Union du désir,
de deux êtres.
Un jour viendra,
le temps s'emballera,
il apprendra à penser et s'éveillera, en chaque être.
Le temps est une chimère qu'il nous faut apprivoiser,
puis mettre à mort.
Car le temps a en lui, la vie.
Et celui qui ne la bois pas,
meurt dessécher.
J'ai ma tête pleine,
de pensées,
qui a fini enfin,
par se faner,
pour laisser,
d'autres pousser,
à tes cotés.
La vie peut ensemencer l'univers.
A condition de la laisser,
vivre au delà de soi,
comme dans un rêve.

Un être s'éveille en soi,
Quand on n'y pense pas.

C'est une pensée si fragile,
qu'il vaut mieux
ne pas tomber dessus.

Elle est endormie.

Attendre, encore.
Je n'ose pas là réveiller.
Je reste à ses cotés, la vie durant.
Un temps pour s'aimer.
Et la laisser pour qu'elle s'éveille
Abandonnée
Nos ames unis
Ont engendré
Un être est né
De nos pensées
C'est un monde où j'aimerais aller
C'est un rêve
Que je ne veux pas oublier.
J'ai un jour réveiller
Le souvenir de ma vie passée
A me fanner
Comme une fleur des pensées
Jusqu'à mon dernier souffle, j'ai envie d'être à tes cotés
Ton souffle Tendre encore


XII. Ailleurs.

8

Elle devient, si proche, qu'elle se fond, en moi, c'est comme si je n'arrêtais plus de la rencontrer.
Salvia, me traverse comme une pulsation.
Des silhouettes indistinctes viennent se pencher sur nos corps endormis.
Leurs visages scrutent l'avenir dans nos yeux grands ouverts, nous, nous sommes ailleurs.

Ailleurs est Infini.

7

J'accompagne mes pas, dans chaque univers. Mais vu de l'intérieur, aucun n'est surprenant, tous semblent aussi factices que celui d'où nous venons. J'essaie, l'un après l'autre, tous ceux qui se présentent à moi. Comme un courant, une conscience, qui se déploie. Puis, quelque part au cœur de cet Infini, je découvre d'où je viens.
Je découvre qui je suis.

6

L'Ed end est un instant, l'instant de grâce, fragile, la clef de voûte d'une vie.
Un instant merveilleux, où l'on peut s'abîmer, et goûter cet instant, c'est connaître la mort, c'est quitter le temps. Je cherchais l'Infini et j'ai trouvé l'Unique.

5

Enfant mort né

qui s'est imaginé un univers.

Un chœur de chiens morts : De ma vie est né un univers. Mais tu lui manques tant.


4

Derrière moi résonnent mes pensées.
Elles s'agitent par vagues.
Comme un pantin dans la main d'un marionnettiste, je prend mon envol ou plutôt,
je m'arrache tant bien que mal à la fange, grotesque deus ex machina, agité de soubresauts, assailli de doutes.
Si l'on ne sait pas qui l'on est, il est dangereux d'être son propre esclave.
Je me suis conduit à la mort, comme on se conduit à une fête. Au bord de la nausée. Avec l'envie qui s'éveille en moi. Au milieu des relents d'autres fêtes passées. Insatiable et assoiffée. Sans lendemain. Elle s'apprête à se jeter dans le miroir. Ce rêve brisé. Et de chaque coté par milliers ses éclats, spores féconds, vont leur chemin.
Seul je suis prisonnier, du souvenir d'un rêve, que tous ont oubliés.
Je suis celui qui fut pour qu'ils ne soient plus. Je suis celui qui n'est plus pour qu'ils soient.
Ce monde est né de la mort. L'humanité haït ce dérèglement sublime qu'on appelle liberté.

Publié par EdEnd à 17:22:53 dans L'Infini | Commentaires (0) |

L'INFINI : dernière mise à jour. [Partie II ] | 07 octobre 2005



XIII. La source.

3

A l'instant où je t'ai quitté, j'ai tellement souffert de notre séparation,
que mes souvenirs futurs essaient encore à ma place, de faire le chemin du retour de toi à moi. De la mort à la vie.

Mais la source s'est tarie.

Et ils se surprennent pris de convulsions, dauphins à l'agonie dans ton lit asséché. J'ai peur que de ce charnier ai coulé un autre sang, une autre vie, qui se soit substituée à celle que l'on connaît. L'eau de la vie. Eau du néant. Ils sont devenus des spectres aveuglés et continuent leur chemin dans la source infini du néant.

J'aimerais ne pas être celui qui erre le long des rives. Désolé d'avoir dans sa folie, emporté l'illusion de la vie.
Ici les arbres sont racornis et tremblent dès qu'on éloigne d'eux le regard.
Je sens leurs racines qui accompagnent mes pas, comme une ombre suit la vie, dans chaque univers.

2

Je me suis perdu trop longtemps. Et cet univers où j'existais, n'est plus habité.
La grotte où je t'avais rencontrée a perdu son éclat et par la même, toute sa végétation.
Je n'ose pénétrer au-delà de l'entrée.

La porte s'est effondrée rongée par le temps.
La maison où notre enfant est né n'a plus de toit et ses murs sont effondrés.
Seules quelques pierres témoignent que cette ruine fut autrefois notre demeure.
Elles ont l'éclat gris de la magie passée. Cet univers d'où la vie s'est retirée.
Je me suis perdu trop longtemps, et quand je suis revenu, le temps avait tout dévoré.
La source s'est tarie. Je n'arrive même plus à me souvenir de toi.
Je ne sais pas pourquoi je suis rentré. Etrange pèlerinage, au pays maudit.
Je voulais aller explorer d'autres lieux, d'autres vies.
Mais pour moi, il n'y a qu'ici. Je suis là où reposent toutes les voies et qu'aucune ne vaut d'être prise en soi.

1

L'infini s'est fané.

Je n'arrive plus à penser de façon ordonnée et linéaire.
Le végétal tisse la trame des possibles.
Je suis ici. Là où repose toutes les voies et qu'aucune ne vaut d'être prise en soi.



21 possibles

20 0, 300 mètres plus loin.
Juste après un virage.
Il y a une carcasse de voiture carbonisée au milieu de la route et sa portière que le vent fait claquer.

Claquer.

Claquer.

21

Elle me dit (qu'il est bizarre) qu'il est une cavale.
Je lui répond que quand je croise des personnages comme lui, je les considère comme des êtres de magie, des mojos.
Car leur rencontre provoque immanquablement des évènements irrationnels.

(22)19

Je n'ai pas essayer plus d'ouvrir la portière, de m'éjecter de la trajectoire folle qui nous mène au brasier,
car quand on s'échappe, on fini par être dans tellement d'univers,
qu'on se confond avec la constante vie.

18 Cette énergie qui anime les corps et rêve les décors du théâtre organique.

17 Toutes les réponses finissent par venir quand on ne pose aucune question.

16

Je me suis penché sur les pages détrempées par l'eau de mes larmes.

J'ai trop bien compris l'histoire de ma vie,
ou son illusion.

Dans cette nouvelle quand les personnages ont voulu raconter leur vie, ils ont raconté ma vie.

Comme de l'essence sur un miroir.
Je me souviens comme j'aurais voulu oublié.
Mais la plaie doit restée béante, car désormais mon corps exsangue n'a que cet asile pour ma vie.

272826

Huumuiuionnn......

282627 +ça va ?

Salvia me regardait.

+262728 J'ai l'impression qu'il ne s'est rien passé.
Pourtant j'ai l'impression que ce rien pourrait tout contenir.

+29Et toi tu as vu quoi ?

- Comme de l'essence sur un miroir.
+ Vas y je parle sérieusement.

-J'ai l'impression...
Aie ! : Tu fais mal.
-J'ai vécu tous les possibles et il y en avait un qui avait un parfum à nul autre pareil.

-C'est celui que je suis.

Dorénavant j'ai conscience et je ne cesse de voyager d'un univers à un autre.
En disparaissant de la sorte, c'est comme si l'abîme était né du cœur d'un miroir,
qui se renvoyait à jamais sa propre image.
Je ne suis plus un Echo. Mais le miroir. Pan.
Et cela est, sera et a toujours été.

P9 l'homme noir parle.

31 L'homme noir pivote face à nous.
Il porte ses mains à sa tête en tremblant.

La voiture ne bouge plus.

Des éclats de lumière traversent la pluie pour venir la percuter.

Il a sa bouche qui crie :

« Les temps qui courent.
Argent roi. Médecine reine.
La télé est ma femme.

Horreur. Horreur.

Il y a eu des morts.
Il y en aura encore.

On ne se libère pas d'une dictature avec des mots.
Ce qui est dur,
- c'est qu'il y ait des gens qui croient que les chiens du pouvoir, sont autre chose que ce qu'ils sont.
- c'est qu'il y ait tant de gens qui se résignent à la dictature voir la défende.

Quand une élite ne joue plus le jeu des sondages, elle risque fort de se donner les moyens de juguler le peuple. »


P10 La chasse au déviant.

30

Et tout s'est effondré.

Je ne croyais pas qu'elle existait.
Pourtant quand elle est disparue. J'ai senti son absence.

Elle n'était plus vraiment là.

Et tout s'est effondré.

L'horreur a envahie le quotidien.

La chasse aux déviants
se fait au vu et au su de tous.

Ceux qui dénoncent sont sûrs d'être tranquilles.
Du coup, c'est rapidement devenu le sport national.
Sachant que chacun est fiché. Cela se traduit par des points « citoyens ».
A les entendre, ce dispositif n'aggraverait pas l'inégalité sociale, il s'agirait même d'un progrès, car tout le monde dispose du même quota de point à la naissance.
On en perd un certains nombre de ces points, lorsqu'on conteste une décision gouvernementale.
A part le fait que c'était plus politiquement correct que de faire une échelle avec des points de déviance,
cela revient au même.
Si l'on veut essayer de regagner des points « citoyens », il faut aller travailler dans un « Centre de Reformatage Dans l'Intérêt Général. » C'est possible qu'eux appellent ça plutôt : STage de Formation dans l'Intérêt Général. Où quelque chose dans ce genre...
Les gens y sont surexploités et regagnent peu à peu, mais difficilement les points « citoyens ». Même si il est possible d'en racheter en faisant des dons importants, seule une minorité peu se le permettre.

Pourquoi es ce si important de ne pas perdre ses points citoyens ?

Parce que pour accéder à un travail, il faut avoir suffisamment de points « citoyens ».
De même que pour pouvoir exprimer ses opinions publiquement. (s'exprimer publiquement.)
...
Bref, les déviants n'ont aucun droit.

Si ce n'est celui d'être plus ou moins esclave dans les C.R.D.I.G


Autre échelle de mesure de la carte d'identité 2007 :

Au cours du second semestre le dispositif est renforcé.
Les points consommations donnent droit à autant de points citoyens.

Il faudrait croire que ce n'est pas une façon peu discrète de privilégier les élites. (fortunées).


P11Politique 2007)
29

De toute façon, si je n'étais pas parti maintenant, que serait il resté de moi ?
Ils m'auraient enfermé, dans un H.P. parce que je ne suis pas leur rationalité, leurs pensées étriquées, parce que j'ose rêver.

Il m'aurait enfermé dans un mitard, parce qu'un petit fasciste de la S.N.C.F veut m'écraser de son autoritarisme, et que je ne me laisse pas faire.

Il m'aurait tué par accident un énervé du volant un de ses intolérants qui se foutent bien d'écraser chien ou enfant, car il n'y a qu'eux qui comptent.
Moi qui voulait mourir en déconnant sur une montagne, en yougoslavie, sous acide, naturellement, a discuter philosophie avec les loups.

Mourir de joie de n'avoir pas de place, d'étouffer sur ce monde charogne.
Gangrené par quelque chose qui n'a rien d'humain. Vermines qui prônent le profit (par l'exploitation de l'homme par l'homme) la surconsommation (exponentiel) le culte du conformisme (bariolé) le culte de l'Ego (l'égoïsme et de l'égocentrisme), ces ambitions démesurées de la race dominante. Ambition, performance, absolu perfection. Et autres folies chaque jour plus extrêmes. Quel est l'absolu de l'exploitation de l'homme par l'homme, l'oppression dans l'horreur, pour des châteaux en Espagne, richesses illusoires. Sous forme numéraire.

Un pays tout entier qui adule le totalitarisme.


IV. L'accession au pouvoir suprême.

Nous sommes en 2007.
Sky Roza vient de passer président, soutenu par une extrême droite comblée. La gauche a été pulvérisée.

Résultat : un premier tour où Sky Roza est au coude à coude avec Evil Pine.

Nausée, mon cœur balance.

Pas besoin d'attendre le résultat du second tour pour savoir que ma vie ici est compromise.
Effectivement, deux semaines après son élection, alors que les média consacrent son règne,
Sky Roza met en place un important dispositif répressif visant à interdire toute action dite politique non déclarée...

C'est pas grave, ce n'est qu'un très médiatique porc qui prend le pouvoir.

Dès lors les gens comme moi sont des persona non grata.


Les premières semaines les dispositifs de la paranoïa se développent rapidement.

Au point que chaque occasion est mise à profit pour fragiliser les dissidents.
Faits et gestes surveillés, intimidation sourde, coïncidences de plus en plus fréquentes, probablement artificielles, juste pour rendre fou les éveillés. A peine, un mois est passé, les mesures disciplinaires ont chassé la vie.
Les déviants qui ne sont pas séquestrés dans des mitards, s'exilent. Pour combien de temps ?
Je prend avec moi Aramcheck 17, mon vieux portable déglingué avec dans son disque mes souvenirs.
En espérant que dans l'univers où j'échouerai il y aura de quoi l'alimenter.
J'aurais mieux fait sans doute de continuer d'écrire sur mes calepins, l'histoire romancé de ma vie ou de son illusion.
Cette histoire, qui comme une plante se développe sans raison, comme si elle puisait son énergie de ma vie
et allait entraîner ma mort très prochaine. Heureux hasard, délivrance très prochaine.
De lui où de moi, je ne sais plus qui est le heureux héros.
Lui dans son histoire, rien ne le force à partir, il n'y a pas l'irrésistible ascension du totalitarisme qui vient le dévorer jusque dans les sphères du rêve. Je passe sous une fenêtre, des filles à peines pubères rigolent et m'appellent : « ...comme il est drôle ! On en mangerait... Vient nous voir, on s'ennuie. »
Et tout autour les objectifs qui attendent le faux pas.
Des conformistes à la con qui n'arrêtent pas de me provoquer.
Des pourriels de cul s'accumulent dans ma boîte mail.
De temps à autres des paquets de Marijuana, des cachets d'Ecstasy,
les trottoir sont les nouveaux dealers automatiques et à but non lucratif des rêveurs révolutionnaires.

Bascule un peu, que l'on te fasse tomber...

Je n'ose plus boire l'eau :
un réparateur qui savait pas déchirer les bons de service est passé et depuis mes plantes sont crevées. L'avenir...
Il s'est volatilisé, si tant bien même, un jour, il a existé, aujourd'hui, il n'y a plus rien,
qu'un peu d'eau que je glisse dans ma poche.


V. Qu'est ce que l'antihamitisme ?

Dans une société qui prône le consumérisme et le conformisme,
l'antihamitisme est généralement la forme de discrimination la plus répandue.

Ham est un archétype de l'homme libre.

Celui qui s'oppose à la sainte trinité : travail, famille, patrie.
(Le système consumériste de la famille atomique.)

Ham est un déviant.

A force de mettre en avant la persécution du peuple juif,
on risque d'occulter qu'il y a au delà des peuples le génocide de la déviance.

Les étincelles de vie laissent place à l'universelle mort.

Le monde s'est éteint.
Le carrousel des âmes qui hurlent revient me hanter, comme le souvenir oublié d'une mort.

Une explosion.

L'instant où tout commence à exister.

Le vent qui emporte le pollen noir.

La source de la vie.

La France antihamites.
Intolérante envers toute forme d'hérétisme.

On a retiré le droit de vote aux dissidents.
Ce n'est qu'une brimade de plus, car de toute façon,
leurs voix sont noyées dans le beuglement de la masse hypnotisée.

Le bétail doit travailler.
On fait semblant,
d'avoir une vie ailleurs, mais il n'en est rien.

Il était une fois l'institution nutritive, la structure nourricière, l'exploitation humaine...

Salvia : La ferme !

Ed : ...d'être différent en projetant un fantasme bidon. Personnalité mon cul.
Etre n'est pas paraître. Des pléthores de pales décalques du moule officiel.
Une armada de répliques inconscientes.
Un banc de poissons-chats la tête plongé dans la surface laiteuse.
Avec du recul, on verrait presque de fringants spermatozoïdes.
Pourtant les yeux clos s'ouvrent quand l'hameçon déchire leur gorge.
La friture frétille.
L'ovaire monde boit l'énergie de vos vie.
Qui lui permet d'éclore.

Salvia : Court circuit est vie.

Ed : L'univers est une huître,
la prophétie de la perle de la souffrance,
une façon d'en sortir.

Salvia : La folie des oracles...

Ed : La mondialisation,
le génocide des cultures,
ethniques comme personnelles.

Salvia : Je connais ton laïus.

Ed : L'antihamitisme est son parangon.
Ces dernier temps, il est très mal vu de ne pas être antihamite.
Difficile de s'en rendre compte, on se conforme naturellement.
Je me demande si c'est pas ce qu'on appelle être intégré ? ou inséré ?
Je sais plus vraiment comment on appelle ça.

Salvia : Suivre le droit chemin ?

Ed : Le totalitarisme a beau avoir de gros sabots,
on dirait que l'homme oublie les mécanismes de la réalité.
L'antihamétisme fleurit, la réalité se flétrit, et s'assèche.
Jusqu'à ce que le vent emporte au delà des étoiles par l'issue sidérale les poussières de la vie.

Salvia : Ed ?

Ed : Oui.

Salvia : J'ai peur.

Ed : L'intolérance.
La haine aveugle de la différence.
On ne peut se voiler la face,
le premier pas c'est toujours l'amour extrême de l'uniformité.

Depuis ce jour du premier tour des élections de 2002,
j'ai fait tout mon possible pour éviter que l'horreur vienne prendre possession de ce monde.

La fin tombe comme la nuit.
Les paupières battent sans trop y croire.
Il y a sur la route le tableau paralysé du cri d'un homme.
Un jour, je me suis désintégré, comme la neige qui tombe sans fin de la svastika céleste.

Amour, quel est donc ce chemin, je n'y vois rien. Où m'emmènes tu ?

L'univers dans sa forme accomplie est le champ des possibles.

Le flux suit la pulsation.

La clef de l'éclosion ?

Le point de la Division Cellulaire.

Une manifestation spontanée de la vie.

La terre s'est flétrie et même le vers n'en a plus voulu.
Il avait tout dévoré et était tout devenu. Ivre, à en éclater.
Quand il ne resta plus rien que lui, il ne pouvait qu'éclater dans une colère infinie.

Naissance,
d'un chemin de vie.
La spirale noire s'étend,
tout autour de nous.
Je suis allongé avec Salvia à mes cotés, elle ne dis plus rien.
Les yeux perdus dans le firmament.

Au loin on entend une portière qui n'arrête pas de claquer.
Le feu ronronne doucement à l'agonie.
Elle me souffle encore quelque chose.
C'est une perle d'encre.
Une larme de peine qui palpite,
sa surface prête a céder à chaque instant.

Salvia : Même si je ne l'avais pas vu, j'aurais pu le déduire.
La politique dans sa forme actuelle effectue une sélection
dont l'objectif semble de faire émerger le parfait dictateur.

L'ascension irrésistible de Sky Roza me terrifiait.
Quand j'en parlais, on me répondait que si cela se produisait, il y aurait bien quelqu'un pour le dégommer.
Hitler qui est ce qui l'a dégommé ?

Ed : Il est au pouvoir depuis près de deux ans déjà.
La plupart des dissidents au bout de deux mois n'avait plus aucun contrôle.
Mis hors d'état de nuire.

Deux ans...
Aujourd'hui, il serait dangereux de critiquer ouvertement
ce qui hier aurait provoquer la levée de tous les boucliers.

J'espère que l'issue que j'ai trouvé
pourra fonctionner.
J'espère que d'autres,
si ma nouvelle n'est pas détruite,
pourront s'évader.

Ce monde semble suivre l'inéluctable passage de la roue.
Que naîtra t il des cendres de demain ?

Deux ans...
Aujourd'hui, il vaut mieux partir.
Quelque soit la raison.

Il n'y a jamais eu de place dans ce monde pour les déviants.
Mais aujourd'hui la chasse est ouverte et couverte par les média.
Si on ne peut tuer le déviant économiquement, on le met à mort chimiquement,
ou comble de raffinement on l'invite à se suicider.

Combien d'années ?
Ces derniers temps la liste des morts, des expatriés et des reprogrammés s'étend sans cesse.
Au point que les conformistes d'hier sont les déviants d'aujourd'hui.

Deux ans et personne ne l'a tué.


VI. L'Asile de Maudit.

Salvia : Je crois que Nag est mort.

Ed : Pourquoi tu dis ça ?

Salvia : Ils ont retiré leur droit de circulation à ceux qui n'ont pas de travail. Ils ont 2 heures par jour d'autorisé au delà les Chiens tirent sans sommation au Tazer. Je ne sais pas si c'est pour protéger les travailleurs des miséreux ou occuper les nombreux Chiens.
En tous cas tu connais Nag, je le vois mal accepter de rester cloîtré dans sa cage à lapin.

Ed : Mais le Tazer, c'est pas juste censé immobiliser ?

Salvia : « Incapacité ». Mais tu es vraiment naïf !
Toutes les personnes qui sont à la dèche, en mauvaise condition physique, court un risque mortel, de même que les drogués.

La France : un grand camp de la mort.

Ed : Faut pas prendre mes propos au pied de la lettre.
Je sais bien que la chasse au déviant à commencé dans l'indifférence quasi général.

Tu te rappelles, il y a deux ans on venait de découvrir qu'un bar branché avait ouvert à Maudit.
L'Asile avait ses décors aseptisés, ses serveuses en blouse blanche avec leur brassard orné du psy grecque...

Salvia : Et nous étions ses patients sujets.

Ed : On te passe un bracelet Com adapté sur l'écran souple de 60 mm sur 60 mm, qui d'ordinaire permet une navigation aisée dans le WiredSteam, ne s'affiche qu'un flux continu, donnant les indications à suivre.
C'est un dispositif expérimental de recherche sur la lobotomie,
les études sur l'intérêt dans le cadre du conditionnement psychique, montrent que si on laisse suffisamment peu de temps d'inactivité au cerveau, le sujet ne trouve pas le temps d'élaborer des stratégies subversives.
Les bracelets Com qui utilisent les mouvements oculaires pour la navigation, voient ici cette fonction servir à adapter les consignes d'activité au rythme du sujet. Par ailleurs un faible niveau d'impulsion électrique est déclenché en cas de désobéissance, jusqu'à pouvoir entraîner une complète incapacité en cas d'évasion théorique.
Là on est rendu loin du modèle standard...

Salvia : Quoiqu'on trouve sur la toile une rumeur disant que cette capacité est dissimulé dans les bracelets Com standards.

Ed : En tous cas, à l'Asile, ils n'en avaient que l'apparence, ils servaient principalement à régler automatiquement la facture comme dans n'importe quel commerce.
Je crois même que déjà à l'époque les fonction de navigation Wifi étaient actives et permettaient de surfer sur les sites prohibés, le vaste réseau de l'illégalité ne circulait plus que sur les réseau intranet d'établissement interlope tels l'Asile.
Le lieu affichait le retro poétique du hors temps d'une nouvelle de Thomas Dish.
J'étais assis exactement à cette place sirotant ma tomate.
Rappelles toi, on évoquait d'une part la tendance des acteurs à attaquer de façon trop frontal.

Salvia : Et celle des penseurs à n'être pas assez actifs ou et a ne pas savoir gagner le bénéfice de la spontanéité.
De même que toute révolution, si l'on en croit la ferme des animaux d'Orwel, comporte des idéalistes qui se font assassiner par des opportunistes.

Ed : Que seraient ces opportunistes sans les gens qui adhèrent
et finissent par pervertir complètement les idées salvatrices.
Le Culte du Dogme.

On avait mis en place un plan basé sur la création de cellules indépendantes, Autonomes pour l'action, communautaires pour le traitement de l'information. Un peuple d'arachnides qui tissait une immense spheretoile autour de sa proie. Jusqu'au jour où je devrai me sacrifier pour échanger mon énergie contre celle du dictacteur.

L'anticipation, art de la politique ?
Les mêmes qui pleurnichent aujourd'hui, hier disaient que si il passait au pouvoir ils le tueraient.
Hitler n'est pas mort le jour où il est passé au pouvoir.

Deux ans plus tard notre plan est en train d'échouée, nous avons peut être plus de sympathisants,
mais tous nos contacts sont tombés.

Même Nag a fini par se faire avoir.

Les cellules sont mortes.

Salvia : A moins que, nous n'ayons été qu'une cellule
et que la véritable Division Cellulaire n'ait pas encore commencé...


Ed : Même moi qui donne l'impression d'être intégré au système en comparaison,
je n'ai plus d'autre choix que de quitter cette terre.

Que se passera t il alors ?

Salvia : Je pense qu'Ed End va se manifester.
Il prendra mon corps vacant et appellera de tout son cœur la synthèse.

Dire que la dernière fois nos conversations surveillées étaient des chefs d'œuvres de désinformation,
aujourd'hui cela ne sert plus à rien.

Les cartes sont posées.



XIII. L'Avenir Maudit.

Ed : Dans mes rêves, j'imaginais que la chute s'inversait,
que le monde allait se rendre compte, que l'on ne peut viser un objectif sans courir le risque de l'atteindre.

L'objectif est-il le totalitarisme ?
Sa matrice est-elle le culte de l'Ego absolu ?

Les bêtes aveugles se vautrent dans le fantasme d'une réalité à l'image de leur réalité.

Une réalité absolue. La norme. Les autres n'ont pas le droit de citer.
On stérilise les pensées.

Seul des Egoïstes sont capables d'imposer aux autres leur seul modèle.
Les autres ont suffisamment conscience du monde,
pour se rendre compte que l'on ne boit pas tous à la même source...

Salvia : Je ne suis pas d'accord.

Ed : ok, en réalité, c'est : « on boit tous à la même source qui est inscrite dans l'InfInI,
mais nous nous enivrons pas de la même façon... »
En tous cas tant que les plus sages se laisseront exterminer par les plus fous,
le monde sera de plus en plus...
...de plus en plus...
...de plus en plus près de la fin.

Alors, je rêve du jour, où les innocents
Egorgerons leurs bourreaux.

Ce jour sera le fête de la vie.
Ce jour sera l'entrée dans l'air du verseau.


XIV. Crise : la parole déborde les phrases.

De la façon la plus simple qu'il soit :
Par l'envoi d'un flux codé qui génère une séquence de contrôle.

Le déploiement des micro évocations dans le dialogue.

La combinaison des émotions dissimule la possession, elle maintient l'illusion d'être.
Elle sert de réceptacle au fantasme de la vie.

Ed : Nous sommes tous bourreaux.
Exploitation de l'homme par l'homme.
Alors il faudra mettre à mort
la distinction des divergences. Se réconcilier.

Salvia : Et accepter que l'on ne peut pas comparer deux êtres différents ?

Ed : Oui, juste les contrôler.
Leur donner une nouvelle illusion à adorer.


Salvia : Tu câbles à n'en plus finir. C'est terrible ta diatribe !
Ed, j'ai des frissons qui s'élancent par instant dans mon dos.
Je sens quelque chose qui me contrôle de l'intérieur.
Est cela que tu es en train d'essayer de me dire ?
Que tu es en train de me contrôler par un système de leurre émotionnel ?
Que je ne suis que le fantasme résiduel de celle que tu vois là bas ?

Je crois que c'est parce que tu es à la croisée des chemins,
tu portes tous les visages, comme un miroir tu exauces mes désirs,
car ils sont tes désirs.
Est cela voler une âme ?
Qui serais-je si tu ne m'avais pas rencontré ?

Ed : Il faudrait se réconcilier, être différemment.

Chaque émotion est une réplique dans un univers,
comme un torrent d'eau glacé où des dauphins sur le dos immergés onduleraient sans se souvenir,
jusqu'à l'instant de leur disparition ou de son illusion.

Les mains expertes des hommes en blouse blanche,
aux peaux fanées, tirées par les ages,
en retirant l'esprit des dauphins,
l'on plongé dans leur univers.

Son énergie plus dense a pulvérisé notre codage.
Nous nous sommes disséminés,
au travers des consciences.

Dorénavant le voyage est différent.
Je sais que ce n'est plus l'eau qui tétanise mes sens.

Pour tuer l'écho fantôme, en nous,
de cette société,
faudrait-il qu'ils acceptent de se délivrer bénévolement de leur servitude volontaire ?

La nostalgie de la cellule originelle.

Pour être plus clair :

J'ai l'impression,
de voir des troupeaux de bécanes pachydermiques dociles qui
regardent avec tristesse les délices que leur interdisent
un ou deux virus, genre souris, misérables.


VIII. Un certain chemin.

De l'ombre,
elle s'écarte doucement.
Elle a ce cri sur les lèvres.

Surimpression.

Elle s'allonge
dans un souffle,
et bat régulièrement.
Vie est si rouge à ses bras.
Elle s'élance mécanique incertaine
vers d'autres mondes.
Ombre vague,
qui palpite en feed back.
Je vie à ces cotés.

L'ombre,
je tremble de l'écouter,
battre comme néant.
Absence.
La fleur d'encre,
pousse son chemin,
jusqu'à moi,
venin.

Je n'ai jamais vu,
que cet instant,
où tout s'arrête
et rien ne recommence.

Si la fin signifie
l'Infini,
la séparation, désintégration,
est comme un printemps inversé.
Le lait noir.
L'homme défiguré par le venin.
Le poison intérieur.
La conscience
de l'Etre.

L'agonie du ressac
des pensées aux portes
de l'Edend.

L'écart se creuse,
devient gouffre,
prend vie.

Et nous sommes ses extrémités.

Le lien est un point.

Au delà,
sur le chemin sans fin,
une ombre marche.

Notre amour mort hante l'universel océan.


Quand je regardais mon sang gicler
et qu'elle regardait mon âme danser.

Le feu nous dévorait

Je l'ai vu face à ma mort.
Je ne sais pas pourquoi
elle est venue.
J'ai vu son regard vaciller.
J'ai vu s'effondrer une ombre.
J'étais là à me pencher,
bizarrement,
à chercher,
sans pouvoir,
attraper les poignets,
de mon corps.
Là, où quelques instants encore fut la source de ma vie.

Le ciel B-r-i-s-é, fissuré,
est comme un miroir B-r-i-s-é.
Mes souvenirs si projettent,
à l'InfInI.

L'oubli
est un huis
par où l'on voit
le multivers.

J'ai vu qu'au delà
ici ne s'arrêtait pas.

Il était juste noyé dans le multivers.
Mais quand l'on sait
nager le plus infime filament suffit à nous guider.

Je t'ai rejoins,
là où je m'étais arrêter.

EDEND

J'ai été envahi,
emporté par le courant,
je me suis disséminé comme une épidémie,
en pensant me recréer ailleurs.

En réalité, le schème est celui de l'explosion de l'énergie
qui se nourrie de sa source jusqu'à disparaître,
ailleurs.


XV. Aramcheck.

Salvia : Tu dors ?

Ed : Non.

Salvia : Pourquoi tu te trimballes ta vieille bécane ?

Ed : Aramcheck ?...

Salvia : Tu vas pas me dire que tu t'imagines que ta bécane va faire le voyage avec nous ?

Ed : Non, je n'y avais pas pensé. Après tout qui sait. Si je l'ai emmené, c'est peut être que c'est possible.

Salvia : Tu vas peut être l'enterrer dans un coin paumé et ensuite on plongera dans tes histoires,
histoire de les réécrire de l'intérieur ?

Ed : Tu sais, dans l'Infini, je me sert d'Aramcheck pour programmer un code musical basé sur Pi et la rémanence des couleurs opposés...

Salvia : Tu peux me dire ce que c'est : « la rémanence des couleurs opposés » ?

Ed : C'est un effet optique. Si tu fixes le dessin d'une croix avec autours quatre quarts de couleurs différentes pendant une minute, et qu'ensuite tu regardes une croix sur un fond gris, alors tu verras leurs couleurs opposées apparaître.

On est entrain de tracer comme des fous au travers d'une forêt d'encre et d'arbres liquides.
Quand soudain les feux d'une ville nous entourent, un défilé de canaux électroluminescents, avant même de pouvoir s'arrêter, nous voilà plongés dans une bretelle d'autoroute...
En plein centre ville ? Le sol se dérobe. Merde. Putain de bouche de métro. L'auto stoppeur est terrifié.
Il s'agite comme fou, acharné après la portière. Je débloque la sécurité et il jaillit dehors, tandis que résonnent quelques notes, oh combien familières.
Mon portable sur les genoux et les lumières autours qui fusionnent, tu es comme cramponnée au volant,
figée dans un instant, comme moi, tu dois me voir, immobile, devant ma boîte à souvenir, qui libère : Ailleurs.
Ailleurs est un autre monde.

J'ai trop peur de me jeter hors d'ici dans ce lieu qu'on appelle la nuit,
je me souviens, mes yeux qui errent au delà de mon esprit, la lumière, j'existe.

Multivers, strates, unicité, individus cloisonnés, etc. Enfin tu sais bien...

Salvia : L'Infini ?

Ed : Alors la réflexion, l'imagination, les rêves, sont un simple décentrage.

Si pour avoir conscience du multivers et en parler il faut l'avoir atteint. Le temps n'existant pas dans le multivers. A l'instant présent, je suis celui qui est vivant, celui qui meurt et celui qui est mort. Je suis déjà mort quand je prononce ces mots et cela transpire tout autours.

Loin de mon corps je peux parler de ces autres univers sans risquer de m'en souvenir.


XVII. Une prière.

Notre fou qui êtes un rêve,
vous qui êtes le magicien qui éveille nos pensées à la vie.
Portez notre esprit.

Dans nos mains déliées, au cœur de la danse des envies, que votre rêve vienne,
que la frontière d'au delà disparaisse.

Puisse l'union réalisée au champ du possible,
être féconde.


XVII. Divergence.

Ed : Si cela peut te rassurer la ressemblance entre la fiction est le réel est limitée.
Par exemple, quand je te raconte le passage de l'Infini sur le multivers, cela t'accapare complètement et tu fini par perdre le chemin de l'appart. de Nag. A l'instant où je dis : Où cela va nous mener ?
Nous nous retrouvons dans une impasse, son extrémité s'achève sur un bâtiment qui porte inscrit sur un panneau : Sanatorium.
On téléphone à Nag pour se renseigner et comme il n'est pas là on part seuls.
Plus tard on tombe sur un auto-stoppeur qui n'est autre que Nag, mais il fait comme si il ne nous connaissait pas.

Rien de ceci ne nous est arrivé, alors je ne pense pas qu'on risque d'avoir un accident.


IXX. L'apparition du pendu.

Ed : J'ai l'impression d'être déjà là. Dans cet ailleurs dont j'ai rêver. Je vois dans un halo de lumière un pendu accroché à sa corde, son visage figé par la rigor mortis. Il tourne dans le vide. Je ne l'aperçois que par fragment, jamais plus grand qu'un instant. Brusquement il s'arrête. Sa silhouette qui dessine comme une obscure porte sur un autre monde me fait face. Ses yeux aveuglés, par la mort, me fixent. Ses lèvres se couvrent de mots. C'est comme des pensées qui affleurent, peu à peu, je commence à comprendre le sens de ses paroles...

Au commencement il y a une cellule, puis l'ophtalmie, ce que l'on voit est pure illusion. Rien d'autre n'existe.
Au commencement il y a une cellule, puis l'ophtalmie, quand on s'approche de l'océan, on jette une pensée,
elle rebondit sur la surface sans fin.
Désormais la vie est loin.
Il ne reste qu'une pensée.
Une pensée qui s'est égarée jusqu'à se dissoudre sur la surface de l'océan,
un peu comme de l'écume.
Une pensée qui s'est divisée en d'autres pensées,
jusqu'à complètement oublier,
ce qu'elle fut au commencement.
Ceci est le chemin de l'être au néant.
L'abîme est né d'un instant, il en est le témoignage.
Pourtant, l'instant est oublié.
Le souvenir de la vie.
Le chemin de la terre originelle.

Une cellule, quand elle a commencé à se diviser, quand elle est devenue multitude, ne peut redevenir la cellule originelle sans réunir l'ensemble des cellules.

Si elle y parvenait elle serait hantée à jamais par les cellules oubliées.

A moins que ce ne soit là la première pierre de l'axe des dimensions et qu'il suffise de remonter une à une, une par une, toutes mes pensées, le long du chemin intérieur, jusqu'à redevenir la pensée originelle. Ne pas s'arrêter, repartir tandis que reste prisonnier de l'écho le souvenir de cet instant où je me suis égaré.

L'instant d'après je m'éloigne de l'océan et je reprends mon chemin loin de la vie, de son illusion.

Je ne sais pas ce qu'il restera.
Je ne sais pas ce que deviendra la trace de mon passage.
Peut être sera-t-elle féconde, peut-être livrera-t-elle au monde une nouvelle forme de vie ?


Etre une cellule aveugle qui se divise en s'imaginant exister,
alors qu'elle n'est rien qu'un processus, sur lequel elle n'a aucune emprise.
Ce n'est qu'un peu de sang, un peu de ma vie qui se reflète sur la surface de l'océan.
Son éclat sur chaque vague qui miroite à l'infini.
L'homme est une pensée perdue dans l'abîme.
Au commencement, il y a une cellule, puis l'ophtalmie.

La bouche du pendu se déforme infiniment torturée par un cri.

Ed : Dès lors, ses paroles s'échappent de moi.

J'ai plongé à l'intérieur de vos esprits
Je me suis éveillé en vous et j'ai pris contrôle de vos vies.
Dorénavant, même si vous n'êtes qu'une réplique infini, vous êtes vivants, il vous appartient de tracer votre chemin.

Le pendu hurle : Je ne peux te croire.

Ed : Pourtant, chaque fois que tu clignes de l'œil tu t'éclipses et dans cet intervalle, j'inscris un code, dont la rémanence est ta vie. Un peu comme un violoniste, je libère la mélodie de mes pensées qui se répercute alentour, alors quand elle se combine avec son écho, ta vie naît de l'harmonie. Il y a de fortes chances que ce que tu appelles le réel soit l'instant où je laisse courir mon archet sur les cordes.

Le pendu : Si ce que tu dis est vrai, il n'y a pas de libre arbitre,
alors la vie n'est qu'une illusion et son nom secret est la mort.

Ed : Aucun problème ne nécessite d'être complexifié, il suffit de suivre le fil tenu de la simplicité pour lire le chemin de vérité. Je ne regarde pas, je vois. Au delà commence une cellule, puis viens l'ophtalmie.
A l'instant où je prononce ces mots, l'image qui se forme de toute part et celle de vos multiples visages.
En l'un de vous sont tous les autres.
L'Ed end est le court circuit du macromicrocosmos, l'infini cosmos.
Si l'on ne garde que l'essentiel, vous n'êtes qu'un visage perdu qui cri devant la révélation et, prudemment, comme le fait celui qui éprouve une émotion pour la première fois, vous vous repliez sur l'illusion confortable, vous faite passer l'intolérable vérité pour une simple fiction.

Au commencement, il y a une cellule, puis viens l'ophtalmie.
A cet instant, vous n'êtes qu'un visage du cosmos qui crie dans sa cellule.

Progressivement j'oubliais ses paroles et me retrouvais de nouveau dans le silence.
Mes lèvres continuaient de bouger, mais c'était comme si on avait coupé le son.
Seul un signal régulier, le bruit des gouttes qui tombaient.
Hypnotique dans sa régularité. Mon esprit me quittait pour les compter.
Compte à rebours qui recommence à l'infini. Es-ce que c'était des larmes, du sang, du sperme ou de la merde ?
Elle tombaient et mon regard accompagnait leur chute sur le sol. Là était une ombre douée de vie.

Elle me bouscule un peu.

Salvia : Tu dors ?

Ed : Non, je suis quelque part dans la toile de l'infini,

Salvia : Cela n'a pas de sens.

Ed : Et tu rêves à mes cotés.

Salvia : Oui...

Ed : Je me regarde,
sans me voir.

Salvia : Trop délire ton histoire de miroir sans teint
On dirait une histoire d'autruche à trou du cul land.

Ed : Attends, écoute celle la :
Elle raconte...

Salvia : Ta mort.

Ed : Elle s'étend...

Salvia : ...comme un jour sans nuit.

Ed : Pourtant, ce n'est pas lui qui s'use jusqu'à partir en poussière.

Salvia : Tu dis n'importe quoi.
J'espère que les dialogues de ta nouvelle sont pas autant allumés.

Ed : Ce n'est pas n'importe quoi.
Je n'ai pas à forcer les personnages à être raisonnable.
Je n'ai pas non plus à dicter leurs actes ou leurs paroles.
Je ne suis pas même leur hôte.
Je les invite juste à intégrer l'histoire de l'Infini. A écrire leur vie.

Ils sont libres de penser.

Et d'abord, s'il fallait être raisonnable, tu ferais mieux de regarder la route :
Il y a une bretelle d'autoroute juste devant toi ! ! !


XV. Le Crash.

Pendant quelques instants, tout autours de nous,
les lumières, ont éclatées.
On valdingue dans tous les sens.
La caisse secouée, comme si elle aussi allait éclater.

Apparemment ce n'était pas une bretelle d'autoroute.
Les mains de Salvia se sont figées, elle semble tétanisée, mais son regard est étrangement calme,
comme si c'était la première fois qu'elle me voyait.

Le vacarme continue donne l'illusion du silence.

Il y a une sorte de code qui s'inscrit sur ma bécane

Je crois que j'ai trouvé l'(une)issue.

En combinant les sources sonores que ma bécane génère spontanément,
je devrais réussir à nous projeter dans le multivers.

J'ai mon doigt qui tente désespérément de lancer la séquence...

Nag semble l'ombre de lui même.
On dirait que quelque chose l'attend et qu'il ne pourra reprendre conscience qu'à cet instant.
Il est dans son coin, arc-bouter sur la portière.
Il se cabre sur la poignée, comme l'automate d'un chat un rien détraqué,
à moins que l'émotion ne lui ai déclenché une crise d'épilepsie.

Autours de nous les secondes curieusement dilatées nous permettent d'apercevoir la foule inquiète qui s'enfuit en essayant d'éviter le bolide en furie. Nag arrête sa pantomime en éclatant de rire à gorge déployée, de mon coté, j'ai arrêter mon simulacre de scène catastrophe, j'ai tranquillement pressé la touche de déclenchement de la séquence. Même si cela n'a duré que quelques secondes je crois que Salvia à vu le jeu.

Il y a eu un grand craquement...

Et sans transition.
Je me suis retrouvé seul, assis dans la voiture de Salvia envahie par l'éther blanc, éblouissant,
quelques instants avant ou après l'explosion, sans pouvoir distinguer autre chose, que l'écran noir de ma bécane.
Mes deux mains frénétiques, qui courent sur la surface du clavier, chacune s'applique à écrire une histoire.

D'un coté je me retrouve sur le chemin du pays d'autrefois.

De l'autre coté, j'entends des voix dirent qu'il est mort dans l'explosion.
Comme un brouillard son souvenir se dissipe et quelques instants l'écho « mort » résonne dans la station de métro déserte comme si son souffle avait tout emporté. Seul l'air garde encore la trace de l'explosion.

Je cherche
quelques instants,
dans la station abandonnée.
Avant de remarquer, l'ombre qui coule des murs,
comme de l'encre de poix,
elle coule jusque sur la voie.

J'ai longtemps marché avant d'atteindre un souvenir... l'absence de Salvia !
Il m'a guider jusqu'à un coin de mur où elle se balançait,
le regard perdu dans le vide.

Elle m'a pris la main
Et nous avons marché ensemble
sur la voie.

Nos pas ont raisonné quelques instants.
Puis peu à peu nous nous sommes éthérés,
jusqu'à se fondre dans le néant,
jusqu'à ne plus être
jusqu'à cet instant où, sans transition.

Je suis seul sur le sol de la station et je regarde sur l'écran cassé d'Aramcheck une image de Salvia.


XVII. La source.

« La mana : Etymologie. Manare, maner, la source : par exemple
l'odeur de la fleur, l'arôme qui s'en exhale,
c'est manare ; la fumée du feu. » (Patrick andré chné, sophrologie fondement et méthodologie.)
-----------------
Manence et retromanence.

XX. La clairière.

Quand on visite l'abîme sans fin, un a un les échos s'évadent, on se perd.

Salvia : Encore perdu dans tes pensées cryptées ?

Ed : Ouais... Où est ce qu'on allait déjà ?

La voiture ralentie, comme si l'énergie du moteur s'était évanoui, et la nuit s'adoucie.
Les arbres s'écartent pour révéler, une sorte de clairière, immense et circulaire.
Une clairière éclairée par le halo rougeoyant qui précède généralement le soleil du matin,
alors qu'autour la forêt est plongée dans la nuit.
On laisse la voiture éteinte à l'orée. Ses portières ouvertes.
J'ai l'impression d'abandonner l'ère du cauchemar industriel, pour entrer dans une enclave de paix.
Un lieu où les mondes prennent naissance.
Je suis venu rêver à tes cotés n'arrête pas de murmurer comme une poupée cassée Salvia.
Chaque fois que je tourne mon regard vers elle, elle fait de même comme un reflet dans un miroir.
Elle a ce sourire navré de la mouche dans la toile de l'araignée qui sait que plus rien ne les séparent.

Elle ne me répond pas.
Je crois qu'elle aussi a oublié.

Alors, je remarque dans le sol poussiéreux, une sorte de lézarde noire qui sinue.
Je raconte à Salvia, comment dans ma nouvelle,
je sors de la boutique et dans le ciel craquelé la lézarde m'attend pour me mener à elle, chemin vers la naissance.

Vers l'instant de grâce suspendu où je suis ici, avec toi,
les vagues de poussières sur la terre craquelée absorbent nos pas, mais dissimulent mal l'apparition spontanée d'empreintes de mains qui s'incrustent dans le sol, tandis qu'on disparaît à la vue du monde,
enfin réunis ?

Nous suivons ce chemin qui semble se diriger vers le centre de la clairière.
Quand on approche le sol se creuse. La terre sèche, aride, est recouverte d'une sorte de croûte de sel.
Curieux, je m'attendais à découvrir une mare d'encre noire
et me voilà sur un miroir qui a drôlement l'air lunaire.
Il y a une assemblée de 11 fauteuils déniapés qui semblent être là depuis une éternité.

Salvia : Je me demande qui a bien pu les installer là.
On dirait que ce sont les mêmes êtres qui ont aménagé cette clairière. J'ai l'impression de rêver éveillée.

Ed : Regarde la craquelure prend la forme d'une spirale. Et si... Si on restait là quelques temps ?

Salvia : ça dépend de la durée que tu donnes à quelques temps ...

Ed : Je crois qu'on a trouvé le coin idéal pour vérifier cette histoire de porte sur le Multivers. Après tout, si ce que dit ma nouvelle est vrai, je me demande si je reviendrai de ce voyage ?
Alors j'ai besoin d'un peu de temps, histoire de dire adieu à ma vie passée.

Salvia : Tu ne crois pas que c'est un peu prématuré ?

Ed : Tu sais, tout à l'heure je me suis endormi et j'ai eu une vision du lieu d'ici.
Enfin à part le sol de terre aride, c'était pratiquement la même chose, il y avait cette immense spirale noire.
On aurait dit une réplique à grande échelle du disque de Phaistos.
A frontière de réalité je devinais l'image sous jacente d'un pendu.
Sous terre au centre de la spirale je ressentais l'énergie d'une mandragore...

Salvia : C'est vrai que cette enclave circulaire au cœur de la foret, prise dans la nuit, dans la pluie... à des airs de disque lunaire. On dirait bien que tu as vu l'envers du décor.

Ed : Accroché à sa corde le pendu tournait sur son axe.

Quand il s'est arrêté, je ne sais pas si j'ai prononcé cette question, mais je l'ai pensée :

Pourquoi la mort est omniprésente dans tout ce que je créé ?

Je n'attendais pas de réponse.
Pourtant j'ai vu la scène sous un autre regard, le pendu dans sa rotation évoquait une vague horloge, animée par l'énergie de la mandragore et moi, j'étais l'ombre du pendu.

Alors sa bouche se mis à bouger lentement, un marmonnement presque inaudible en sortit.
Puis un a un quelques mots se détachèrent :
« Au commencement, il y a une cellule... »

Salvia : Sérieusement !

Ed : Non, je délire... il a dit quelque chose du genre : « Ici, c'est tout comme la caverne aux ombres. »

Salvia : La caverne aux ombres de Platon ?.

Ed : Je ne sais pas quel est le rapport entre ce rêve et cette clairière.

A moins peut-être que les univers que nous nous apprêtons à visiter, ne soient que des ombres dans une caverne
et que « Ed end » soit la lumière qui découpe nos silhouettes.

Salvia : Je comprends, tu ne pourras plus te contenter de rêver de vivre.

Ed : Tu te rappelles ma table avec la bouche au centre de la spirale ?
J'ai comme une impression de déjà vu.
Je crois que quand le feu sera éteint, je mettrai la plante en terre au centre de la spirale.
Tu m'aides à aller chercher du bois pour faire un feu ?

Salvia : Je veux bien, mais, avec quoi tu vas l'amorcer ?

Ed : C'est marrant, le seul papier que j'ai sur moi, c'est mes prints de la nouvelle,
alors si on ne trouve pas d'autre amorce, je crois qu'on va faire une petite cérémonie,
afin d'être sûr qu'elle accède à la vie.
On va réunir le feu, la terre, le végétal, et ce bon vieux sang qui coule déjà de mes poignets.

Salvia regarde mes poignets entaillés : T'es grave ! J'aurais du m'en douter, il y avait tous ces signes...

Ed : Ne t'inquiète pas, dès que j'ai fait ma petite ronde, je me fais un bandage histoire que ça se referme.
C'est sans risque.
Quand la fiction rejoint la réalité plus besoin d'écrire. Il s'agit de vivre.

Salvia : N'oublie pas qui je suis, c'est pas parce qu'on est à ouate mille d'un hosto que je m'inquiète,
c'est parce que je sais ce que signifie cette cérémonie.

Ed : Je vais te dire ce qui n'est pas écrit :
Après le choc, les deux monstres sont imbriqués, la voiture et le métro ne forment plus qu'un amas de ferraille.
Le feu brûle doucement. Le silence est tombé. Je ne suis qu'une plaie.
Cependant mon sang ne coule pas. Je te cherche partout. Il semble ne plus y avoir âme qui vive.
Je jette un œil à l'écran détraqué de ma bécane. Par moment, je vois ta silhouette se balancer lointaine, comme vu d'une Webcam. Je crois que j'ai échoué, toi tu es là bas et je ne sais pas comment te rejoindre. Ce n'est peut être qu'une expérience de mort imminente ou une rémanence de ma vie passée. En tous cas, il fallait que j'échoue, car les histoires que je raconte ne finissent jamais comme je le voudrais. C'était le sine qua none pour forcer le réel à mentir,
pour rendre ce jour où nous partons ensemble possible.
Je me suis sacrifié, mais je sais que ce n'est qu'un personnage qui meurt.


XXI. Rituel de la réunion de divers éléments (du feu, du sang, de l'air, de la terre, du végétal...)

On a été jusqu'à la bordure de la clairière, on voyait pas très bien mais il y avait pas grand chose comme bois, en avançant un peu dans l'obscurité je me suis rendu compte qu'il y avait un fossé qui semblait faire le tour, comme une sorte de réseau pour les lutins. De l'autre coté j'ai trouvé suffisamment de bois.

Ensuite Salvia entassait toutes les branches dans mes bras,
quand on a eu un beau monticule, on est revenu au centre.

Elle m'a aidé à casser les branches.
On s'est servit de ma nouvelle pour amorcer le feu.

+++++++++++++++++++++++++++++++++

La danse.
Je donnais l'impression de détaller dans tous les sens, en réalité, j'allais simplement d'emplacement en emplacement.
En suivant la logique du rituel.

Le chant.

De temps à autre, je m'arrêtais pour taper des mains dans les empreintes.

Cela faisait comme un code. Comme si je sondais la surface pour entendre la vie résonner.


Au cœur de la Spiralétoile, Salvia illuminée par les flammes tenait le rêve de la plante dans ses bras.

A chaque tour révolue, je m'approchais et lui coupais une feuille.

+++++++++++++++++++++++++

Je tapais des mains dans les empreintes, pour que résonne la vie.
Cela faisait comme une cérémonie de mains folles qui s'incrustent dans le sol, apparition spontanée à peine voilée.
Je fuse de tous cotés, jusqu'à me libérer du sens. Et peu a peu, ma gravitation s'organise.
Satellite en suspens de la cérémonie. Par instant, je me fige et laisse jaillir de mes lèvres, le flot de vie.

L'être enchanteur.
Le rêveur de réalité éveillé au cœur de la forêt.
Il se lève et part à travers le monde.
Le dragon blanc à ses cotés, vole de nouveau.
Il est comme un flux à présent.

Je détallais dans tous les sens, m'arrêtant crépitant de temps à autre, les deux bras tendus, riant.

Le feu grésillait quand des gouttes de mon sang atterrissaient en son cœur.

Je dansais illuminé par les flammes.

Jusqu'à n'en plus pouvoir, jusqu'à atteindre la transe.

(Mon âme accède à l'Ether.
Une fois, deux fois comme une respiration saccadé, jusqu'au point de saturation
Où elle n'est presque plus sur terre.

Mon corps cherche quelques instants,
Celle qui vient de le quitter,
tandis que la perception de l'univers éclate comme le jour à mes sens.)


XXIV. Au delà de mes ressources physiques,
Je suis pure perception.

Tout ce que je viens de vivre n'était qu'une projection. Un leurre de mes organes sensoriels.

J'assiste à la véritable cérémonie et c'est Salvia qui mène la danse.

Si la synthèse est une microforme d'objectivation par l'union des subjectivités interactives,
la transe elle est une microforme d'objectivation par la soustraction de ses subjectivités interactives.
Elle ne permet pas l'accès au réel,
mais joue le rôle d'une pôle magnétique qui permet de rapprocher le réel de sa forme.

Mon âme accède à l'univers.

Tout d'abord, je vois la clairière.

Derrière, le temps où je suis en transe l'autre cérémonie qui se profile semble n'étant moins artificielle.

Les mains de Salvia me tiennent du bout des doigts, je vois dans ses yeux mes yeux où se reflètent ses yeux.
J'entends sa voix tout prêt, comme si elle murmurait ses paroles sur moi.


Autours de nous il y a une foule de Salvia. Salvia qui porte un téléphone à son oreille. Salvia qui gazouille à l'oreille d'un épouvantail. Salvia penché cassé en deux qui vomit ses tripes. Salvia qui danse folle. Salvia statique est morte comme une image arrêté.
La foule des répliques frémit quand Salvia son panier au bras traverse le champ cueillant de si de là les fruits de Vie. J'entends grincé la porte à chaque étape de sa moisson
Plus vite plus fort
Comme une tornade
Ses mains des griffes.
Un carnage organisé
Méticuleux
Salvia s'applique
Et la foule de réplique
S'affaise
Il ne reste qu'une nappe rouge comme si le soleil couchant venait pleurer sur le disque lunaire.
Quand à moi je tourne autour
Du corps de Salvia étendue nue dans le feu
Qui gémit doucement
Au cœur de ses rêves
On ne voit pas mon chemin
Juste de point en point (de place en place)
(on peut surprendre) régulièrement ma silhouette se dessine jouant la pantomine tendu dans l'extrême paroxysme mes bras jetés au dessus de son corps. Tandis que pleuvent des larmes de sang qui perlent hors de ma peau.
En éclatant à la surface de son corps comme des empreintes rouge de feu.
Ses gémissements s'enchaînent jusqu'à n'être plus qu'un râle. Salvia devient la porte.
Et je pars avec elle.
La traversée est infini.

Tu sais j'ai pas voulu leur raconter la vérité, (je sais qu'ils n'auraient pas supporté) je leur ai laissé pressentir.

Tout en m'amusant à saccager comme un enfant avec ses jouets qui essaie de comprendre (communiquer, converser ?) (écouter et répondre ?) le monde.
Et s'y applique trop bien.
J'ai transformé l'infini en une parodie de documentaire.
Demago et redondant.
Où de pseudo personnages se dissolvent les uns après les autres.
(l'espoir ?) (L'écume ?) des pensées sur la jetée.
La tournante des esprits qui déflore la vie.

Une farce sinistre où se dessine en filigrane la véritable cérémonie. J'ai toujours aimé l'image du maudit au bras tendu des plumes dans les mains qui fait semblant de voler.

(qui joue à l'ange déchu ?)

L'enfer est un jardin d'enfant
sous chaque pierre blanche
dort une âme

Une à une je les soulève
Pour contempler
Leurs reflets endormis

Ainsi du jour à la nuit
De la nuit au jour
Je garde le souvenir
Au cœur de l'oubli.
++++++++++++++++++
Salvia
Ouverte sous moi
Les univers rayonnaient

Comme tiré par la tête
Je continu
Ma rotation
Sans cesser d'accélérer
M'élevant
Jusqu'à être pile
A sa verticale.
XXXXXXXXXXXXXXX
Nous nous sommes annihiler ensemble.
Le cataclysme.

Union réunion
Libération
De la concentration
Pulsation propagation.

Voyage vie.

L'itinéraire Initiatique de l'éveil est un leurre seul compte l'instant
l'ultime instant
le lien
de l'apothéose à la source.
XXXXXXXXX
J'imagine que dans chaque univers chaque réplique cherche l'instant ultime
Le lien la matrice.
Comme un reflet qui devine le miroir
Comme un papillon dans la lumière
Comme ange
Comme le maudit.
XXXXXXXXXXXXX
Quand j'ai refermé sur moi la cellule.
Je pressentais ce qui allais se produire : (Division Cellulaire) l'autisme. Etre, c'est incarner l'univers en soi.
XXXXXXXXXXXXXXX
Certains prétendent avoir vu l'edend. Pourtant si l'edend existe on ne peut le voir. On ne peut qu'être Edend. En filigrane. Une vague impression. Une entité désincarné. Une rémanence (après) ou une remanescence (avant). Le corps est une prison. Aujourd'hui devrais je regretter de mettre enfermé dans ma cellule de chaire. D'avoir sacrifié ma liberté.
XXXXXXXXXXX
D'avoir quitté l'infini pour l'unicité.
De mettre réveillé en 2071.
Fatigué, là, 7 années à me former à être au service de la maintenance.
Qui aurait cru que les