Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Le chasseur abstrait éditeur

Nous ne publions pas à compte d'auteur ni à tour de bras.

<< Vivre Livre - Salon du Livre Midi-Pyrénées - 15-16 novembre 2008 - Toulouse | Inscrivez-vous sur le blog de Pascal Leray | Avec l'arc noir, poème de Pascal Leray >>

Inscrivez-vous sur le blog de Pascal Leray | 28 octobre 2008

Pascal Leray vous invite à la construction de ce blog critique et créatif.

http://www.lechasseurabstrait.com/infos/infos.php

Inscrivez-vous ICI

 

Rutmocritique

Henri Meschonnic a entamé à la fin des années soixante une pensée née dans le structuralisme. Quand il publie l'excellent, "Pour la poétique", il affirme (et je le suis entièrement sur cette voie) : "La question n'est pas de savoir s'il faut être structuraliste mais comment il faut être structuraliste". Ce livre ramasse bien les enjeux du langage poétique de son temps, il le fait avec vigueur. Meschonnic, à ce moment, s'appuie largement sur Jakobson. Son amour des oppositions binaires le fait alors rejeter Saussure. Quelques années plus tard, le schéma s'inversera et Meschonnic prétendra rejeter le structuralisme. Le malheur étant qu'il n'aura rien ajouté aux analyses de Saussure, ni de Jakobson, sauf de la confusion.

Au seuil des années 1980, Henri Meschonnic publie "Critique du rythme", un gros et beau livre où il passe en revue les enjeux théoriques de la notion de "rythme", dans sa définition générale et dans son application à la poésie. Un certain désordre caractérise l'agencement de l'ouvrage, qui n'offre pas de vue systématique. la chose ne fait que s'aggraver dans les années qui suivent.

Issu du structuralisme, Meschonnic rejette peu à peu la dimension scientifique et s'essaie à une écriture théorique qui se veut elle-même poème. Ce qui est saisissant, c'est la parenté de ce style avec celui de Heidegger, que le maître rejette. Il s'enferme dans un réseau relativement limité de raisonnements circulaires, autotéliques, qui opposent comme pour une vraie guerre le "signe" (tout ce qui est du fixe, du catégoriel) et le "rythme (le mouvant, le fluctuant, le libre, le sujet !)

Le signe, c'est le binôme "signifiant-signifié", en langage courant son et sens, séparation il est vrai inadéquate mais que Meschonnic abhorre proprement. Il propose donc une théorie du "rythme" qui multiplie les approximations. Un ami avait montré les incohérences et fantaisies dont Meschonnic avait truffé une analyse d'un poème de Rimbaud, dans "Critique du rythme". Le problème est celui de la rime, autant que du rythme.

Au lieu de préciser l'analyse de ces éléments fins du poème, ce qui implique une approche relativement rigoureuse, Meschonnic part d'une série de présupposés qui fondent une idéologie un peu grotesque, l'idéologie du rythme.

A l'époque de Lascaux rasé, de 1995 à 1998, Meschonnic a exercé sur grande influence sur nous. Mais nous fûmes, notamment avec l'ami Christophe G., les malheureux témoins d'une dogmatisation extraordinaire du discours meschonnicien. Nous avons pensé, un temps, que le maître renverrait les disciples à leurs études. Cela semblait induit par une théorie qui demande "la critique de la critique". C'est le contraire qui est arrivé. Et Gérard Dessons, qui nous semblait alors apauvrir la pensée de Meschonnic, paraît aujourd'hui le plus avancé de ses disciples ! Il faut dire qu'il a du métier.

L'aventure de Meschonnic ramasse une part de celle de la poésie de ce temps : chez Gallimard jusqu'au milieu des années 70, il s'est ostracisé progressivement jusqu'à reconstituer un réseau essentiellement universitaire. Il me fascine de voir le fonctionnement de ce petit réseau, qui s'ancre dans l'institution à travers un petit sociolecte poétique qui n'a plus de sens à force d'être reassassé : l'expression "dans et par le langage", ressassée à l'infini !

http://www.google.fr/search?hl=fr&q=%22dans+et+par+le+langage%22&start=0&sa=N

Il serait dommage de laisser le terrain de la poétique à de tels miljitants. La chose est trop belle. Elle passe par la lecture d'auteurs graves tels que Paul Claudel, Youri Tynianov, Roman Jakobson, Youri Lotman, autant que par Meschonnic, dont l'apport se borne au final à des affirmations de principe. Ce qu'il appelle "sémantique sérielle" n'est "ni fait ni à faire". Or, il s'agit de l'activité phonologique du poème, de ce qu'elle charrie de sens et d'intensité. L'inventaire s'impose.

P. L.

 

 

Publié par regal à 08:14:51 dans ANNONCES | Commentaires (12) |

23-11-2009  12:53  23-11-2009 12:53
téléphone maison  De  Valentini  Sujet:  téléphone maison Url: [Liens]
HEC ultra plus ''Participez au grand débat franco-français sur les Farces et Attrapes en vue des férias électorales. Gagnez grâce à ça, un voyage déductible qui vous fera découvrir la gigue et la panse de brebis farcie. Bibine à volonté. Y participer, c'est devenir zinc! Allez! Tout le monde tape du poing!'' (__ceci est un message du ministère anthropométrique, à tirages aléatoires et rattrapages migratoires__) Le lecteur excusera ces formalités toujours un peu pénibles. Mais vous savez ce que c'est! C'est comme ça! La sécurité! Ce devoir rempli, je reprends le cours de mon récit. Où en étais-je? Ah! Là! Oui! J'y suis! Un personnage haut en couleurs ultra plus hante mon rêve de vie, la Mère Denis. Synonyme incarné de la blancheur, elle emprunte sans mollir à l'Immaculée Conception. Cette dernière, hélas, sur le terrain du proxénétisme mondial, question donc de proximité, a été ravalée au rang d'Internationale Communiste. Pan! Pan! En réaction, le Beau, demeuré en tant que groupe aux parapluies, rien de secret, a développé une vision du monde instantanée qui passe allégrement le mur abracadabrantesque, là où commence le ciel sans nuage, et à grande vitesse file aujourd'hui droit vers l'ubuesque. Cette conception dégradée de l'existence, importée en son temps du colossal estomac futuriste, sorte de Vésuve invisible, est, en fait, le cauchemar des penseurs-liquidateurs dont le mot d'ordre standard et ultrasovkhozien est: le marché, oui! La foire, non! Ce mot phénoménal n'est pas du tout pour coluchiser le réel, tout au contraire! Il s'en soucie et il veut en exprimer le désir. Un désir d'ordre aux ordres du Désir. Si le lecteur pense ça, compliqué, il a tort, il se trompe. Ça fonctionne comme une machine à laver nord-coréenne. Tu mets le programme! Douk! Douk! Douk! Et c'est parti! Cool, non? Pour les penseurs-liquidateurs, plus question à présent que le monde est mondial de se retenir toute l'année et de se soulager, une fois par an, à la lueur des lampions, comme font les supporters aux clairons ronds qui chantent un chant d'ailleurs obscur: vive le chou! Vive le chou! Ma chair! Et, chapeaux bas, pistons! Face à eux, innommables, regard blême hagard, les libres-sycophantes, vissés sur le mont-de-Vénus, balaient l'écran total-féroce, ex-spatio-temporel, qui s'offre à eux. Car le penseur-liquidateur est à la recherche d'un seul objet-clé: le gyrophare perdu. Libres à eux d'objecter le mauvais sujet! Et libres à eux de se tremper le biscuit dans le riche vase des nations, en attendant le déclic, signe d'ouverture sociétale, et pour les Belges, merde! C'est leur affaire. Sept manteaux terrestres ne suffiraient pas à en purifier le contenu. Surtout qu'il y a pire! Moi! La grosse tache archaïque, l'héritier rétrograde de l'ogre rouge, le Vilain des vilains, l'assassin des lettres mortes, ce trésor stupéfiant des fils d'Hélène tondue comme un mouton, le jour de sa libération, et, par intermittence, rouleurs de pelles mécaniques et écraseurs en crottes et mégots. Moi qui l'ai toujours dit et aujourd'hui encore le proclame haut: malheur aux poilus! Ils l'ont eu! Ils l'ont eu! Leurs femmes sont cocues! Le lecteur était prévenu. La noirceur de mon âme a servi d'encre aux Écritures. Après ça, je ne vais quand même pas risquer la sclérose, sous prétexte de structures, là où le croque-mort de la république ne pense qu'à prendre des mesures, plus jamais de bavures! Et à distribuer des couvertures. C'est sous le sapin qu'il a trouvé et sa chaussure et Cendrillon qu'a plus vingt berges. Quant à elle, je le donne, comme Jean Mineur, en mille, la Mère Denis. Tout le monde connaît la chanson, je pense. C'est la Mère Denis qui a lavé son drap, elle crie à qui l'égalera. C'est Riri du pmu qui lui a répondu. Tout n'est pas perdu, je l'ai grosse et bien tendue. Sa planche à laver est table de loi. Gratte! Gratte! Sa main, comme un battoir, te latte la gueule, aussi sec, t'es blanchi! Te voilà qualifié! Ton rêve de vie dépasse le seuil haut en couleurs ultra plus, pan! Pan! Toutes les vierges du paradis clignent de l'oeil. T'es au top! Au chaud. Chez toi. Jusqu'au jour où, paf! En plein front! Les sondages! Quatre à quatre! Tête de Turc! C'est la vie HEC up. D'la récup? T'occupes! Je sais! Ça n'a pas l'air numérique pour un sou. On évoquera l'analogie. Mais face aux flots énergumènes et flux herculéens des massmédias, faut se boucher le pif! C'est tout. Pour aujourd'hui.
02-11-2009  10:40  02-11-2009 10:40
d'actualité  De  Valentini  Sujet:  d'actualité Url: [Liens]
Falsotech L'agent OO7, tout le monde connaît! Même Omar mollah et ses barquettes qui dansent, dansent et chantent: -Ô meu'melaide! Go marching in! (comme c'est jour de presse, on reprend en choeur et en français) -Ô marmelade! Et pour des prunes! -Go! Au marché! Et pour des prunes! Mais lui Omar tout-schuss, tout-chose, identique à son dieu-idée, tout de James vêtu, l'énergique domestique, frère du dieu stercoraire, le dieu merdeux, un énergumène, comme un jour disait Tagel, le philosophe dernier cri, me déclare carrément: - Tu parles comme un livre, espèce de sale mytho! OO7 nous refait le coup, -le con!- de la mouche du coche, sans voir qu'il dérape, comme la main de Don Juan, mais lui, sur la langue du dieu-Balle au bec cannibale. Que faire face à la souffrance incarnée? Y mettre un terme. Je dégaine mon 49-3: -Merde au patrimoine! Dans un monde parfait, la poésie jure!
14-10-2009  14:19  14-10-2009 14:19
putatif  De  Valentini  Sujet:  putatif Url: [Liens]
Je suis sous sous sous sous sous sous sous sous président (dont le nom est POUCE en haut et en bas) pousse! Grandeur de l'accouchement sans douleur.
12-05-2009  17:45  12-05-2009 17:45
Un amour de Grand-Pas  De  Valentini  Sujet:  Un amour de Grand-Pas Url: [Liens]
Au-delà de nulle part C'est sur le berceau sans fond de l'humanité où rugit la Porte d'or, percée de lucarnes, que la vie se renouvelle. Ainsi je m'acharne j'alimente l'anorexique vérité sans lier cette action à aucun résultat. Le goût tarte m'indique sa présence insigne et moi je réponds par un vague air d'opéra. Au moins déjà nous pensons à nous faire signe. Maintenant tard, dans les villes, un homme, attrape-louches, se mouille: le rat est mort! A la casse, labyrinthes et métronomes! La lune a déjà contresigné cet accord, en enregistrant le plus grand de tous les pas tissés de petits pas, en l'honneur de l'humaine, pirouette! industrie tenue à bout de bras. Et on s'y emploie toute la sainte semaine. Le rat n'aura plus à deviner où toquer pour avoir à manger. Plus de jus électriques et tazers! A chacun sa chacune à son gré. Skin et Sky déboulent en terre dialectique. Cet homme est un ange plein de bonheur de joie et de lumières qui veut mettre enfin un terme aux labos and co oeuvrant au bonheur des lois qui combinent dioxine amiante et épiderme. C'en est fini de la liberté dans le sang!
15-04-2009  10:15  15-04-2009 10:15
tissu d'âneries  De  Valentini  Sujet:  tissu d'âneries Url: [Liens]
Fier autisme L'âne connaît deux voyelles: les hi et han. HI, souris entre les jambes des jeunes filles et HAN nasale, aloi-du-pape à tant pour cent. Soleil de chien dans un monde d'idées-béquilles face à l'autre Âne des cavernes commerciales qui s'élève à l'abstraction concrète du sens par le heil et le on. HEIL de la vie bestiale et ON, ronron de la pensée sous le cens. L'homme à la rose rit de son raffinement. A l'heure de la crevaison son rire énorme va crescendo: çayé! C'en est fini des normes! Tous nos pseudo-cyniques jouent aux chiens savants. Ils savent des choses sur gammes et gommettes de joie aboient jappent, vivent les pipelettes.
17-03-2009  10:46  17-03-2009 10:46
ambigu  De  Valentini  Sujet:  ambigu Url: [Liens]
Tire-toi de mon soleil, Eclipse à deux sous! Comme un fruit suspendu, la fraîcheur de ses reins simplement exposés au soleil du matin. La bouche esclave aspire à la nomenclature, je vide les journaux dans la benne à ordures.
04-03-2009  12:06  04-03-2009 12:06
on ne peut plus reposant  De  Valentini  Sujet:  on ne peut plus reposant Url: [Liens]
Le degré zéro de l'Amour Ça a commencé comme ça: rien ne bougeait! Dans la forêt immobile, arbre en cathédrale si on veut, le fruit d'une lanterne géniale, on n'y voyait goutte et tout, tout était figé. Cet alanguissement sous la mauvaise étoile, ça faisait un moment. Pays sans jus ni jet, pétrifié à n'avoir qu'une envie: se coucher! Mais v'là que, rouge! Dans les cendres d'un vieux poêle. Ras le bol de l'armée des ombres, coqs cocus, et surtout du sempiternel plat de lentilles! Non au gaz moutarde! Assez d'être pris pour billes! Ouf! Enfin! On a quitté le camp des vaincus, c'est pas trop tôt. Mais à peine a-t-on fêté Jules que, crac! Charogne au lit, jamais Mort ne recule.
20-02-2009  14:58  20-02-2009 14:58
complètement hypothéqué  De  valentini  Sujet:  complètement hypothéqué Url: [Liens]
Urne louche Bon! J'ai fait un rêve, n'en faisons pas un drame! Si c'est toujours un peu étrange, c'est aussi familier. Telle une offre de vie à crédit, le genre subprimes. Reste à sauver son âme. J'ai vu, devinez quoi, la liberté, hi! Hi! faisant la roue. Ma foi! Pour cette vieille dame d'habitude immobile, comme au repos, la rame, c'est un exploit! Passons sur les péripéties. Car je le sais bien, lecteur, ton désir balance entre la statistique et le beau effectif. Tu voudrais sauter tout ce qui te monte au pif et sur le rose et noir, montrer comment tu danses, plus qu'in petto, être au coeur de la poésie! Ta religion, j'en ai bien peur, n'est qu'hérésie.
17-02-2009  11:59  17-02-2009 11:59
Fatras? Fatwa? Fatma? La guerre au concept, l'esprit au forceps  De  valentini  Sujet:  Fatras? Fatwa? Fatma? La guerre au concept, l'esprit au forceps Url: [Liens]
Ce qui suit est gueule chapeautée par un inédit capital. Car tout encyclopédiste est un ogre qui s'ignore, savoir, personne! Une porte, certes enfoncée, et ainsi raisonnablement ouverte à un portrait machiavélique intitulé: même eau, même biture En vue d'un joli mois, le manager enragé, mais si! se déchaîne, le voilà partagé: à droite, à gauche, et pif et paf, bref, il asperge, car penser aujourd'hui combine verbe et verge. Charmant poignard, luisant hors de l'obscur fourreau, plus qu'en César, il s'imagine en torero, et hue! dans l'arène, décrit toute une ellipse, le signe qu'il triomphe de l'apocalypse. Et Christ-Schatz flanqué d'une bande de fêtards il tonne, abomine, mil milliards de pétards! étant à volonté, canon, torche, rouquin, énergie renouvelable ou eau-de-boudin.
11-02-2009  11:48  11-02-2009 11:48
vaste et riquiqui, en tout cas raplaplat  De  valentini  Sujet:  vaste et riquiqui, en tout cas raplaplat Url: [Liens]
Ich libido nez-boeuf Oh! que non! Milady, je ne fais pas qu'écrire, loin de là, au-dessus du souci quotidien, à guetter les fumées, chasseurs, dragons, spahis, fantômes qui hantent la conscience étourdie, d'anciens jolis-coeurs pour qui la terre a tremblé, tout le bruyant peloton d'effets très spéciaux, chats et chiens andalous, et les yeux dans les yeux Valentin, l'homme-obus, le pote à Lola, boum! Corps cristal d'opium en mille morceaux, ton coeur, ready-made, exposé comme un bel artichaut. Outre un parfum, le ciel nous offre ici la grâce, un beau matin, d'un poil de lumière concrète, confiteor qui fait de l'homme un monument, varech, guano, le luxe est la berlue des pauvres. Sur la grève roule un cadavre clandestin que les vagues se disputent: papiers! Police! Je ne fais pas qu'éperonner mon propre spectre, loin de là! Outre mille travaux, si! Je fais mon pain mêlé de graines, nigelle ou pavot, selon l'inspiration, ce pilier invisible, gros de sous-entendus qui font eux de l'esprit: heureux les cerveaux pelotonnés qui écoutent, loin des grues et des bras, l'homme-oiseau, car oisif, son coeur est empli d'une essence rare, hélas! défenestrée, oh! Vache de grosse galette! Le monde au final doit retomber dans ses bottes, « in vollem staat », tel un homme en grand uniforme, les manches retroussées, bref, en état de marche, varech, guano, la larme à l'oeil, bien sûr riche de détermination. Trinquons! Vive la gnôle! Y a bon, le désert. Et s'il est tel, j'en pâtis ou le pétris, va savoir! Alors, à bientôt.
03-02-2009  10:08  03-02-2009 10:08
brûlant d'amours actuelles  De  valentini  Sujet:  brûlant d'amours actuelles Url: [Liens]
Eins und zwei oder Schwein Entre valse et twist, raide dingue de danse, j'apprends, comme ça, par hasard, qu'en France, le « zizi » est une variété commune de bruant, type piaf, au croupion non d'albâtre, et bruyant. D'un rameau l'autre, ce drôle d'oiseau, bonhomme, comme l'ortolan, pied renversant du gastronome, m'enseigne, illico presto, comment, de z à b, le sens, chamboulant le verbe, à la dérobée, s'offre: hors de l'infâme couche mérovingienne la superbe et splendide épée carolingienne. J'emprunte ici à monsieur Arthur Rimbaud l'impeccable art d'embobiner le grand en gros. Louche passion retentissante, voire cyclopéenne dont personne mieux que le giboyeux Verlaine faisant ample tapisserie de soi, n'a su broder, catholique corruption aux dentelles faisandées. Après cet enchantement, je veux, aux Longnyciens moi-z-aussi, comme aux Masopolitains, en logicien, du sens, tendre la perche pour une identique surprise rousse lunatique, à son image, au bord de la crise. Je vous invite ipso facto à voir ceci: demain! L'orageux nuage médiumnique à l'invisible main, du monde, heureux autant que la fière Pénélope, cent fois, sous la Une, le pif sur le pantalon, et hop! Sans-culotte.
26-12-2008  20:09  26-12-2008 20:09
Se méfier des éloges  De  lounici  Sujet:  Se méfier des éloges
Slt Pascal Il faut toujours se méfier des termes élogieux, cette critiques du rythme commençait bien pour Meschonnic..."grand et beau livre". Je vois simplement que la musique sérielle est passée par là pour laminer Meschonnic et ses théories fumeuses surtout destinées à hypnostiser bon nombre d'étudiants brillants et admiratifs devant tant d'érudition. Mais l'érudition manque de précision et semble se noyer dans un catalogue d'auteurs et de références toutes plus improbables ls unes que ls autres et impossibles à mettre ensemble, par ailleurs. L'ensemble donne un fatras des plus audacieux et des plus originaux, certes, mais à mille lieues d'une critique constructive. Le danger c'est de faire croire que les études universitaires ne sont destinées qu'à une poignée d'érudits et que l'obtention d'un diplôme relève d'une pure utopie. Combien d'étudiants ont abandonné, désorientés par des études de Lettres des plus complexes, d'autres y ont sacrifié leurs plus belles années sur l'autel d'un savoir beaucoup trop élitiste : hélas comme le dirait Meschonnic lui-même : "Buée des buées, tout n'est que buée." Pascal, je te souhaite de bonnes fêtes de fin d'année. Yan de l'Est.

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici