J'avais vu passer un excellent post chez je ne sais plus qui sur certaines incohérences de la vie.
Je tiens à apporter ma pierre à cet édifice de dénonciation.
Donc :
Mais pourquoi diable les juges d'instruction s'échinent-ils à écrire aux parties civiles à leur adresse pour leur demander... leur adresse?
Huh?
Le premier qui me répond que c'est la loi sort.
Publié par cleo.x à 21:35:48 dans A night at the Playboy Mansion | Commentaires (10) | Permaliens
Je suis une instable.
Besoin de changer d'univers régulièrement.
En fait, ce n'est pas si régulièrement que ça : le rythme s'accélère.
Je suis née en province.
Heureuse d'y vivre.
Pendant douze ans.
Enfant saine de corps et d'esprit.
A treize ans, premier ras-le-bol : envie de grande ville, d'autre chose.
Je connaissais le plan de métro parisien par cœur et ne souhaitais que le prendre chaque jour.
Quitté ma province, mes parents, mes amis, ma petite vie douillette à quatorze ans, donc.
Grand lycée parisien.
Velléités d'intégrer une grande école.
Pendant deux ans.
Mens sana in corpore sano.
En terminale, deuxième ras-le-bol : envie d'une vie « normale ».
Je n'ai pas demandé de place en classe prépa, et me suis inscrite en fac.
Quitté le monde des « élites de la Nation », mes nouveaux amis, ma vie dorée promise, donc.
Université.
Choix d'une filière scientifique.
Quelques années heureuses.
Fumeuse raisonnable.
En peu de temps, troisième ras-le-bol : envie de découvrir autre chose.
J'ai sollicité une inscription parallèle en fac de droit.
Re-Université, double cursus.
Les sciences pour l'avenir, le droit pour la culture.
Pendant deux ans.
Fumeuse invétérée.
En stage de fin de maîtrise scientifique, quatrième ras-le-bol : plus envie d'en faire ma profession.
J'ai abandonné ce cursus, mes nouveaux nouveaux amis, ma vie de rat de laboratoire annoncée et suis partie travailler.
Fac de droit et monde du travail.
Double vie.
Pendant deux ans.
Non-fumeuse.
Dépression : cinquième ras-le-bol : marre de ce rythme schizophrène.
J'ai arrêté de travailler, laissé mes nouveaux collègues, ma vie d'étudiante salariée et fini mon droit tranquillement.
Centre de formation professionnelle.
Les sciences pour ma culture, le droit pour l'avenir.
Pendant un an.
Fumeuse compulsive.
Ennui : sixième ras-le-bol : besoin de parler d'autre chose.
Je me suis impliquée dans la vie associative, ai boudé mes camarades de classe, les cours et les recherches Du stage, dans Le cabinet, pour commencer La carrière.
Premier patron.
Le boulot pour bouffer, les associations pour vivre.
Pendant un an.
Fumeuse raisonnable.
Injustice : septième ras-le-bol : marre de me faire exploiter par mon Thénardier.
Je l'ai quitté, mes confrères et néanmoins amis aussi, mes honoraires confortables également, pour d'autres horizons.
Deuxième patron.
Enfin une matière que j'aime.
Pendant six mois.
Cigarette-addicted.
Jacquerie : huitième ras-le-bol : révolte contre l'autorité du Maître.
Je le laisse à sa grandeur autoproclamée, mes nouveaux confrères et néanmoins amis aussi, mes honoraires plus que confortables également, pour vivre enfin Ma vie.
Troisième patron : moi.
Enfin la liberté.
Pendant six mois.
Intoxiquée à la cigarette.
Solitude : neuvième ras-le-bol : trop de travail, pas assez de fric, mes associations qui me pompent tout mon temps au prétexte que je l'organise comme bon me semble.
Je manque de tout plaquer, ma profession, mon indépendance, mes pseudo-amis et néanmoins camarades de lutte, pour revenir à la case étudiante-salariée, la seule qui me laisse paradoxalement de la liberté.
Quatrième patron.
La sérénité.
Depuis quelques temps.
De moins en moins fumeuse.
L'apaisement : il semblerait que j'aie trouvé ma place et mon rythme.
Tout va bien.
Je suis certes moins disponible, mais tout de même très libre.
Et je fume moins.
A quand la prochaine crise ?
J'ai tant de nouveaux projets à réaliser...
Publié par cleo.x à 08:10:59 dans cleo de 5 à 7 | Commentaires (15) | Permaliens
... de la Fortune, j'espère.
Je diversifie mes activités depuis ce matin, et suis donc un peu moins disponible pour Bloggland dans un premier temps.
Mais tout ceci ne devrait pas durer : j'espère vous rejoindre dès demain après-midi.
Dans l'intervalle, sachez que vous m'avez manqué.
Et lorsque je lis çà et là que vous étiez tous de retour, j'ai comme un pincement au coeur de n'avoir pas été présente en même temps que vous.
Arf.
Il faut bien payer ses charges...
A demain donc.
Publié par cleo.x à 21:12:26 dans Humeurs | Commentaires (34) | Permaliens
Allez, un dernier grincement de dents pour 2004 :
Je note que Bloggland a évolué depuis mon arrivée.
Je ne prétends pas qu'il y ait une relation de cause à effet, loin de là.
Je remarque juste qu'ainsi va la vie, et que tout passe, tout lasse, tout casse.
Précisément, je constate qu'il y de plus en plus
- d'adeptes du SM,
- de photographes de talent,
- de gais provinciaux,
et de moins en moins :
- de fans de séries télévisées,
- de gothiques,
- de suicidaires.
Arf.
J'ose espérer que les derniers ont oublié leur mot de passe plutôt que de se rater une n-ième fois...
Je sais, je sors.
Mais je reviendrai !
Re-bonne année !
Publié par cleo.x à 18:51:44 dans Humeurs | Commentaires (19) | Permaliens
Comment expliquer ?
J'étais en train d'essayer de dresser le bilan de cette année qui s'achève, tendance blogguesque oblige, lorsque j'ai été interrompue par une réflexion sur le passé et le présent, la réalité et la fiction, le réel et le virtuel.
En un sens, ça m'arrange parce que je hais les bilans, que je ne me souviens que difficilement de ce que j'ai fait cette année, et que tout ce que j'avais noté était : « moins de fric le 31 décembre que le 1er janvier, plus de dettes, pas de pertes à déplorer hormis mes illusions, événement de l'année = Bloggland, chéri toujours merveilleux ».
Aucune hiérarchie dans cette énumération.
Mais l'association Bloggland-chéri m'a rappelée une question d'icelui à laquelle je n'avais su répondre : « pourquoi n'écris-tu pas sur moi ? ».
Je me suis précipitée sur mes placards, les ai ouverts et ai vidé tout leur contenu (NB : penser à noter dans mon bidule électronique qu'il faudra ranger ce bordel) jusqu'à enfin trouver mes archives : je cherchais une nouvelle que j'avais écrite il y a quelques années, lorsque je me croyais malheureuse à tout jamais et en fin de vie, avant que je ne connaisse celui qui squatte désormais mon ventre et mes pensées.
Trouvée.
Relue.
51 pages.
Du bon et du mauvais.
De l'autofiction, s'il faut une classification.
Envie de retravailler la chose jusqu'à en faire une bonne fiction.
Et compris pourquoi je n'écrivais pas sur mon chéri.
Tout simplement parce que je ne veux pas qu'il devienne un personnage de roman.
Il est réel.
Il est ma vie.
Et ma vie est la plus belle des tragicomédies que je sache composer.
Alors, Mon Amour, réjouis-toi que je n'écrive pas sur toi : cela prouve que je t'aime.
Parce que lorsque je relis ce que j'ai pu écrire, nulle nostalgie, juste l'œil critique de l'auteur qui imagine l'ennui des lecteurs : j'ai plus envie de ricaner tant le sujet est pathétique et mal traité, que de regretter quoi ou qui que ce soit. Je ne me fais même pas rêver. Ou alors seulement des améliorations que je pourrais apporter à tout ça.
Mes souvenirs sont devenus un loisir : les écrire et les travestir m'importe plus que de les chérir.
Mais lorsque je pense à toi, je ris, je pleure, je m'émeus, je rêve, je râle, je me réjouis, j'applaudis, mon coeur bat plus vite et j'ai chaud entre les jambes.
Je suis heureuse que les choses soient dans cet ordre : les souvenirs sur le papier, et toi dans ma tête, dans mon corps et dans mon lit.
Dans ma vie, pour résumer.
Chaque jour de 2005 si possible.
Et des années suivantes.
Bref, pas de bilan aujourd'hui.
Un post peut-être l'année prochaine sur ce que m'inspire un changement d'année.
Dans l'immédiat, juste un message personnel.
Pardon donc pour ces quelques mots désordonnés posés sur mon blog.
Lorsque je pense à lui, je ne sais plus écrire, et je préfère qu'il en soit ainsi.
Que 2005 vous apporte autant de bonheur que ma réalité me donne.
Et m'apporte encore ce bonheur que votre virtualité m'a donnée cette année : écrivez, je vous lis !
Publié par cleo.x à 14:38:01 dans Humeurs | Commentaires (4) | Permaliens
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