A ma décharge, vous devrez admettre que je ne vous ai pas parlé depuis longtemps de mon fric.
Ou plutôt de mon absence de fric.
C'est que c'est en passe de s'améliorer.
Momentanément seulement toutefois.
J'ai en effet trouvé une solution pour 2005.
Fin janvier, alors que je me trouvais une nième fois face au choix cornélien de payer mon tiers provisionnel, mon URSSAF, ma régularisation sécurité sociale, mon assurance responsabilité civile, ma cotisation ordinale et j'en oublie, et plonger dans un découvert abyssal, ou ne rien payer et m'assurer des ennuis à n'en plus finir mais conserver un solde débiteur de 3000 euros sur mon compte, auquel mon banquier et moi sommes habitués depuis longtemps, j'ai déclaré forfait.
Et j'ai réfléchi : comment faire baisser ma charge d'imposition ?
Cinq solutions me sont apparues.
Logiques.
Tout d'abord, puisque les cotisations sont assises sur les revenus, il me suffisait de diminuer les derniers pour faire baisser les premiers.
Ça, je l'avais compris depuis longtemps.
Tout compte (bien) fait, j'avais compris qu'en gagnant 5000 euros de moins en 2004 par rapport à 2003, il me restait finalement 2000 euros de plus en 2005.
J'avais donc entrepris dès la fin de l'année dernière de passer à la tranche inférieure.
Mission accomplie.
Ensuite, puisque je n'ai jamais l'argent qu'on me demande et que je creuse mon découvert pour payer, j'ai conclu que rembourser un emprunt me saignerait moins que de payer des agios.
L'argent coûte moins cher quand on l'achète en gros.
J'ai donc emprunté pour voir venir.
Et ça va mieux.
Toujours dans cet esprit de rationaliser les décaissements, je suis passée à la mensualisation, pour toutes mes cotisations.
Je paie souvent, mais peu à la fois.
Un art de vivre : se faire mettre souvent, mais moins violemment...
Ça me plaît, finalement.
Puis j'ai vu que je pouvais encore améliorer le système : une fois les revenus et les cotisations diminués, il me fallait trouver des exonérations.
C'était surtout là que le bât blessait : je fais partie de la classe des cons, de ceux dont le (plein) tarif sert de référentiel pour calculer les réductions des autres, de ceux qui paient encore et toujours plus pour les autres, par solidarité, qui paient tout plein pot, et n'ont jamais droit à aucune aide au prétexte qu'ils gagnent trop.
Sauf qu'une fois payé pour les autres, il me reste moins qu'eux. Sans aucune aide.
Le tout était de passer dans l'autre catégorie.
D'avoir droit aux allocations.
Succès mitigé, mais petit à petit, j'y arrive.
Et savez-vous comment ?
Tout simplement en passant à la dernière étape.
Car en dernier lieu, il m'est apparu que le bon moyen de payer moins est de justifier d'une charge qui exonère partiellement des autres.
Prenez l'impôt sur le revenu : qu'est-ce qui différencie un jeune couple CSP+ nullipare d'un jeune couple CSP+ avec enfant ?
Le quotient familial, oui, oui...
Je travaille donc à modifier mon quotient familial.
Et comme j'ai oublié d'être conne et que je sais que finalement un gamin coûte plus que la réduction d'impôt qu'il permet, j'ai compris qu'il fallait enfanter en fin d'année, de façon à profiter de ce nouveau quotient sans avoir encore souffert du prix des couches.
Evidemment, ce tour de passe-passe n'est valable que l'année de naissance.
Mais je ne désespère pas de maîtriser assez les réductions d'impôts pour garde d'enfants et autres l'année prochaine pour réitérer l'exploit.
Bref.
Tout ça pour vous dire que l'on vous ment : je ne suis plus cette fille aux longues jambes et au poids sans problème que l'on dépeint parfois.
Je suis la troisième de ce post :
http://www.blogg.org/blog-7525-date-2005-03-18-billet-121218.html
Et c'est pour novembre.
Un garçon.
Publié par cleo.x à 07:51:12 dans cleo de 5 à 7 | Commentaires (41) | Permaliens
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