La lecture de ce blog (cf plus bas) m'a vraiment abattue.
Je m'en vais reprendre mon boulot, de jour.
De cette manière, je récupèrerais ma crédibilité et mon sommeil en retard.
A bientôt.
Publié par cleo.x à 14:32:43 dans Humeurs | Commentaires (0) | Permaliens
Vous allez me dire que c'est le comble dans ma profession, mais justement, c'est un confrère qui me fait mal.
Il est trop sérieux.
Il me rappelle que je ne le suis pas assez.
Je ne devrais pas mettre de photos sur mon blog, ni parler de tout et de rien.
Je devrais informer le justiciable ignare sur le fonctionnement obscur de notre belle justice.
Je devrais mettre des liens vers des sites juridiques et commenter tous les procès.
Je devrais assurer une sorte de veille juridique, pour le citoyen qui s'endort sur ses droits acquis.
Mais je suis fainéante.
Je vous mets donc en lien son site, ce qui représente déjà un effort monumental.
Et comme peine, outre celle qu'il me fait, je m'impose un débat.
Je vous saurais donc gré de bien vouloir laisser ci-dessous vos commentaires sur... disons... Peut-on plaider coupable quand on est innocent?
(Je sais, je compte sur vous pour répondre donc faire mon boulot, mais je suis fainéante, vous dis-je...)
Publié par cleo.x à 11:32:15 dans Humeurs | Commentaires (12) | Permaliens
Pour ceux qui ne seraient pas encore in the mood, je conseille l'étude de ce texte profond - une philosophie- remarquablement interprété en son temps pas Dalida, et heureusement repris aujourd'hui par la Star Ac :
Laissez-moi danser
Moi, je vis d'amour et de danse
Je vis comme si j'étais en vacances
Je vis comme si j'étais éternelle
Comme si les nouvelles étaient sans problèmes
Moi, je vis d'amour et de rire
Je vis comme si y avait rien à dire
J'ai tout le temps d'écrire mes mémoires
D'écrire mon histoire à l'encre bleue
Laissez-moi danser laissez-moi
Laissez-moi danser chanter en liberté tout l'été
Laissez-moi danser laissez-moi
Aller jusqu'au bout du rêve
Moi, je vis d'amour et de risque
Quand ça n'va pas je tourne le disque
Je vais, je viens j'ai appris à vivre
Comme si j'étais libre et en équilibre
Moi, je vis d'amour et de rire
Je vis comme si y avait rien à dire
J'ai tout le temps d'écrire mes mémoires
D'écrire mon histoire à l'encre bleue
Laissez-moi danser laissez-moi
Laissez-moi danser chanter en liberté tout l'été
Laissez-moi danser laissez-moi
Aller jusqu'au bout du rêve
Laissez-moi danser laissez-moi
Laissez-moi danser chanter en liberté tout l'été
Laissez-moi danser laissez-moi
Aller jusqu'au bout du rêve
Pour les autres, puisqu'ils sont déjà d'humeur joyeuse, je leur conseille de continuer comme ça.
Ca va mieux?
Bien.
Un peu de légèreté ne nuit pas.
Aux innocents les mains pleines.
En cette matière, je plaide coupable.
Publié par cleo.x à 09:11:31 dans Humeurs | Commentaires (15) | Permaliens
Patrick Juvet, plus grand philosophe de tous les temps : le seul à poser les vraies questions.
Justement, à la question, redondante, combien as-tu eu d'hommes dans ta vie?, le chiffre que je donne déclenche souvent l'hilarité.
On me prête plus d'aventures que je n'ai eu.
Alzheimer précoce, ou pudeur habituelle des filles qui déclarent aux sondeurs n'avoir connu que trois hommes parce qu'elles ne comptent que ceux qui ont compté justement?
Je veux être honnête avec moi-même.
J'ouvre donc une nouvelle rubrique : Inventaire sexuel.
L'histoire de mon cul, en somme.
Peut-être aussi de mon coeur.
Publié par cleo.x à 11:20:04 dans Les Hommes | Commentaires (14) | Permaliens
A toutes les jeunes filles suicidaires qui font l'apologie de leur vice,
A toutes celles que les images sanguinolentes fascinent,
A toutes celles qui nous menacent chaque jour de passer à l'acte,
A toutes les égoïstes qui aiment qu'on leur dise que leur vie vaut la peine d'être vécue,
Je dis merde.
Et ça ne m'arrive pas souvent.
J'ai bien lu vos blogs cette nuit, bien observé vos photos.
J'ai pitié de vous.
Non pas parce que vous souffrez : je suis la première à comprendre que la souffrance morale soit une vraie torture.
Mais parce que votre réflexion est pauvre.
Vous parlez de la mort sans la connaître.
Je pourrais vous en parler.
Je vous raconterais les rapports d'autopsie bourrés de photos qui n'ont rien de romantique ni d'artistique.
Je vous raconterais la solitude et le marasme de ceux qui l'ont donnée et, morts-vivants engeôlés, savent que jamais ils ne purgeront la peine qu'ils éprouvent.
Je vous raconterais la douleur des parents qui se réveillent chaque nuit parce qu'ils ont entendu leurs enfants les appeler et contemplent dans leurs miroirs la vieillesse précoce qui les a touchés.
Je vous raconterais des histoires de gens qui espéraient sortir de l'hôpital par une autre porte que celle du funérarium.
Je vous raconterais le combat des parents pour comprendre comment ceux qui ont prêté serment de sauver des vies en sont arrivés à tuer, et leur peur de mourir avant d'avoir compris.
Je vous raconterais les crashs en bagnole et les désincarcérations où l'on est obligé de laisser un ou deux membres pour sauver le reste de la chair.
Je vous raconterais le deuil incessant d'une femme pour sa sœur, morte accidentellement, celui des parents qui n'avaient jamais envisagés de partir après leur fille, et celui des enfants qui n'ont plus de mère.
Je vous raconterais aussi l'attente de celle à qui on a annoncé sa mort il y a douze ans, qui s'est battue pour voir ses enfants un jour de plus, chaque jour, et accepte de partir aujourd'hui que ceux-ci sont grands. Ironie du sort, maintenant cette mort tant redoutée se fait attendre, et la morphine n'y suffit plus.
Je pourrais aussi vous narrer mille anecdotes de suicides ratés, de la mienne qui se finit bien, à celle d'un ami qui ne bouge plus ni ne réfléchit aujourd'hui, se contentant de respirer.
Je vous fatiguerais avec mes séjours en HP, mes cocktails de médicaments, et mon air hébété, mi-fier, mi-déçu, lorsque je me réveillais entourée de blouses blanches fumasses d'avoir perdu leur temps à sauver celle qui gâche le sien.
Je vous fatiguerais avec mon pharmacien, que j'ai arnaqué tant de fois parce qu'il aimait mes jambes, et qui aujourd'hui rechigne à me délivrer de la vitamine C.
Je vous fatiguerais avec mon spleen qui ne passe pas depuis quinze ans, et qu'à certaines heures je cultive comme mon bien le plus précieux.
Je vous fatiguerais avec cette idée folle que souffrir c'est vivre.
Je vous parlerais de tous ceux qui ont voulu s'arrêter de vivre quelques instants, parce que ça faisait trop mal, mais ont oublié que c'est une solution irrémédiable.
Je vous parlerais de ceux qui croient que leur vie est intéressante parce qu'ils n'en veulent plus.
Mais ce faisant, je cautionnerais le vide intellectuel qui saisit chaque suicidaire.
Le suicidaire est un fainéant égocentrique.
Je le sais, je l'ai été.
Tandis qu'il appelle la mort à chaudes larmes, il est celui qui la souhaite le moins, puisqu'il n'en accepte pas l'idée.
Mourir, c'est effectivement ne pas contrôler.
Ne pas savoir quand. Ni où.
Mourir, c'est ne plus être parmi les vivants.
Le contraire du suicidaire qui se rappelle sans arrêt au bon souvenir des autres.
Mourir, c'est lâche.
Parce qu'on n'accepte pas le combat : celui, bien plus courageux, de la vie.
Vos propos sont pauvres, et vous nous prenez en otage.
On voudrait vous aider.
On vous dit que vous nous manquerez.
Et bien non.
Vous ne me manquerez pas.
Parce que vous me rappelez que j'ai été conne, pauvre petite fille assez aimée pour qu'on vienne pleurer avec elle, pour qu'on s'intéresse à elle.
Parce que vous me rappelez qu'en fait de souffrance, la plus grande n'était pas la mienne, mais celle des êtres chers qui me regardaient me déliter.
Parce que vous me rappelez que j'ai été une ingrate, une petite prétentieuse qui croyait maîtriser le temps et l'espace, pendant que les autres s'échinaient à me les rendre plus doux.
Parce que vous me rappelez les yeux verts de ma mère pleins de larmes, la colère de mon père si doux d'habitude, et la peur que j'inspire à tout jamais à mon frère.
Parce que vous me rappelez que j'ai failli tuer ceux que j'aime en voulant me tuer. Assassin romantique, croyais-je. Pathétique plutôt.
Parce que vous me rappelez que j'ai failli ne pas vivre.
Que je ne croyais pas ceux qui me disaient qu'un jour, j'en rirais.
Alors qu'effectivement, aujourd'hui, je me marre.
Vous ne manquerez pas, avec vos têtes creuses et vos cœurs secs, petites emmerdeuses.
Je ne pleurerais que celles qui auront eu raison de passer à l'acte, qui auront longuement mûri leur réflexion et m'auront prouvé que cette solution était la seule valable.
Je ne suis pas sure de verser une larme prochainement.
Publié par cleo.x à 10:58:00 dans cleo de 5 à 7 | Commentaires (19) | Permaliens
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