J'adore!
Je vous lis (presque) tous depuis quelques minutes, au lieu de dormir, et je me rappelle pourquoi j'adore internet.
Je ne me souviens plus de la vie avant.
Comment suivait-on des études? Pas de mailing list pour se faire passer les cours, pas d'adresse mail des profs à qui envoyer nos plaintes et récriminations, pas de thèses et autres mémoires publiés à pomper allègrement pour avoir l'air génial dans ses minables devoirs.
Comment trouvait-on un numéro de téléphone dans la France entière, quand on n'avait que l'annuaire de son département?
Comment prévoyait-on des vacances, quand on avait la flemme de se déplacer dans une agence de voyage, aux guichets SNCF, Air Truc, et quand on n'avait pas envie de téléphoner à tous les hôtels du coin pour savoir s'ils étaient corrects (merci les visites virtuelles), ni qu'on avait la bonne carte routière?
Comment se déplaçait-on dans Paris sans plan de poche, alors qu'il suffit désormais d'imprimer son itinéraire?
Comment pouvait-on avoir des soirées tranquilles si on les passait à téléphoner à des gens à qui on n'a rien à dire, juste pour savoir s'ils sont toujours vivants, alors qu'un mail prend deux secondes?
Comment faisait-on ses courses, alors que les rayons sont devenus virtuels mais les marchandises restent réelles et montent les étages toutes seules (ou presque)?
Comment achetait-on livres, disques, produits de beauté, et autres conneries qui nous culpabilisent quand on les porte dans des sacs toute la journée, qui pèsent chaque minute un peu plus lourd, alors qu'aujourd'hui un inconnu vous offre des fleurs et autres niaiseries en sonnant à votre porte (bon, d'accord, l'inconnu, c'est moi qui lui en ai donné l'ordre, mais je ne vois pas passer le paiement...)?
Comment, d'ailleurs, faisait-on un virement, consultait-on ses comptes, et autres plaisirs bancaires, quand on avait (et a toujours) la mauvaise habitude de ne pas ouvrir le courrier postal?
Comment jouait-on au tarot la nuit sans être encore étudiant?
Comment rencontrait-on des hommes, pour un soir ou pour la vie?
Comment se sentait-on moins seule?
J'adore internet.
Chers inconnus, je vous adore.
Publié par cleo.x à 10:35:42 dans cleo de 5 à 7 | Commentaires (6) | Permaliens
En réponse à Calepin et Kraaft:
Merci pour vos gentils commentaires.
Hélas, si je sais consciemment que je n'ai pas trop à me plaindre, inconsciemment, je l'oublie.
D'où l'intérêt du numérique : on se flashe sous tous les angles, et petit à petit on remplace l'image inconsciente déformée que l'on a de soi par celle, parfois cruelle, que l'on fait de soi.
Psychothérapie comportementale par l'image, en somme.
Je vais essayer l'apnée.
Publié par cleo.x à 10:09:18 dans La dictature de l'image | Commentaires (1) | Permaliens
Je veux repartir !
Publié par cleo.x à 10:04:23 dans Humeurs | Commentaires (1) | Permaliens
Tigresse indomptable, essayant de rester sage.
Publié par cleo.x à 09:52:14 dans La dictature de l'image | Commentaires (1) | Permaliens
Quand on commence sa journée par essayer de trouver un taxi, un jour européen sans voiture, pour se rendre à un petit-déjeûner mondain, dernière mode venue d'outre-atlantique, et vraie torture pour les insomniaques,
Quand on s'aperçoit qu'on n'y arrivera pas, et que l'idée seule de prendre le métro file de l'urticaire, pour cause de mauvais souvenirs en ces lieux,
Quand on se décide à s'excuser de son absence, et qu'on s'entend dire que le rendez-vous est prévu 12 heures plus tard, buffet mondain donc, à la française, à l'heure où autre chose est prévu,
Quand on se rend compte qu'on en a marre de ces mondanités qui n'apportent rien que du stress,
On retourne se coucher.
Publié par cleo.x à 09:46:16 dans cleo de 5 à 7 | Commentaires (3) | Permaliens
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