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LITHORAL

Force et amour

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        La septième seconde | 16 novembre 2009

        Arlequin - Jean-François Simon  jfsbayonne.com 

        La septième seconde

         

        Eussions-nous préféré tergiverser, qu’il n’aurait pu en être autrement.

        Dans ton midi obscur nous voudrions tant que tu n’aies cessé de voir les anges descendre sur le rebord de tes fenêtres.

         

        Il entend cela, le camphre des mots.

        La pièce baigne dans une température constante. Est-ce une pièce ? L’air siffle. On dirait une machine pneumatique. La machine en question semble être celle qui lui insuffle de l’air dans les poumons. Un bruit de clapets automatiques. Scansion métronomique d’ouverture & fermeture des valves. Régularité des propulsions. Cœur aérien alimenté par la compagnie électrique & gazière ! 

         

        Le nu grisâtre dans ses draps de lin, seul, l’induré calme en apparence attend les yeux mi-clos d’être revêtu. 

          Les aponévroses, déjà autonomes, jouent à coups de petites contractions & se répètent la tension qu’elles auront bientôt à fournir pour maintenir les muscles à leurs points d’ancrage. Lui amusé, se demande pourquoi il ne pourrait pas aussi bien faire défiler maintenant, assistant la main qui écrit & musarde sa mitaine de zona avec la sienne, les énigmes qui n’en sont plus pour celui ou celle qui aura été renseigné. Mais il s’en tient, pour l’instant infini, au maigre souffle ; attentif à ne pas en dilapider sa désormais capacité congrue.

        Ne lâchera rien, ni ne montrera. À voir !

         

        Il sait qu’Urgande ne viendra délivrer que son âme-sang, c’est déjà ça. Et puis derrière ses chairs en feuilles de mica, tout est d’ailleurs devenu chaleur. Le serpent sur le monde n’abandonne, ne s’extrait plus de ses mues. Il s’est épris de la tresse, la torsade, la colonne furieuse des images ; mis en tête de visiter les entre-deux, tous ; entre l’entrelacs d’yeux, & l’antre du cœur ; régulus. Il s’entend d’y voir clair -aïe ! - dans ce charnier générationnel éthérique.

         

        D’ors bleus, les portes de l’enfer & l’arche, vous savez bien de quoi il retourne.

          Dans la Chambre Claire, de m’être entêté à vouloir dénombrer l’infini des grains qu’un objet-idée laisse naître à force de décortications successives, en aurais-je finalement perdu le fil, -la vérité- de chacun d’eux ?

         

        Pourtant, pas question de lésiner, mourir de ça ou d’autre chose, quelle importance hein ! Quand passé le feu, le vidé renverra au stratum céleste sa moisson, jòc douçà jòc d’amor, jeu doux, jeux amoureux, port payant, en pièces détachées, atome parmi les atomes, en lais vaporeux encore frémissants, ses hoquets d’abandons.

         

        Donc, en attendant le voilà qui compatit.

        Enfin, c’est beaucoup dire. Il affûte sa conscience de soi mieux qu’un yogi ou, en tous cas, le croit-il, qu’un dialecticien d’envergure dont on n’a jamais su où est l’bec de sa lumière !

          Il veut, exige plusieurs vies, & cependant broute déjà l’émané en particules qui, par le truchement du filet d’air, le maintiennent en suspend dans son sang hérité ; apprend la mort.

         

        C’est dans cet avalement, que l’amour de la vie lui fait son cinéma. Souriant, il les revoit tous, les dessous, les entres, les milieux, & les énigmes qui allaient avec ! Il continue donc d’écrire ; écrit, vole au ventre des mots sans plus aucune difficulté. Ne revoit pas seulement, mais voit dans sa pré-souvenance du cerne, le milieu & sa circonférence.

          Il est enfin dans Lysie fouillant toutes ses bouches, dans la bouche du cœur où rayonnent l’eau & le plein vide ; marche maintenant, & ses rires & pleurs étincellent les prés.

         

        Le voilà désormais qu’il dit nous en chantant les vers de Villon. Nous, en palpant la papesse gorgée de miel du faubourg saint Denis ; en embrassant aussi la mystérieuse & indéterminée cavale suspendue dans l’espace, lorsque Lysie cessait de fouiller & de moudre l’univers de moutardes & de prunelles, comprenant enfin que ce frissonnement mélancolique de parfaite incertitude qu’il prenait pour désinence du plaisir, courant du bord externe de l’oreille, sous le lobe, vers l’épaule ou l’aréole des seins, n’était rien d’autre que le symptomatique frisson qui parcourt les dénoyautées.

         

        Dès la septième seconde, il redescend au lait, au berceau de sperme. Rejoint, sous les mélèzes du col poudreux de Ceüse, la même indéterminée conjugaison de l’air avec cette belle sensation de dépressurisation viscérale.

          C’est lui qui ramène ce qui ressemble à un livre vers le feu, refusant qu’en soit scellé le nom.

         

        En plein ciel, délestés, nous ne sommes pas de ces Zeugmas ampoulés ! Nymphes aux mânes sous l’élastique détachement de nos pines à peine arquées dans la détente de l’air, nos cons rasés se comblent de surprises. Ouvriers en mal d’amour, sept siècles passent vite ! Après  nous verrons, lorsque la poésie subjective aura, elle aussi, rendu l’âme.

          Nous-nous reverrons après l’inventaire ; comblerons de mousses les têtes religieuses.

        Plus question alors de matériau ou de surdétermination dans le chant ou sa tumeur. Nous avons trop traîné à exercer sur les épreuves du livre, le rite de l’identification, sommant en vain que les sésames en soient bannis : Identifiez-vous Clairement !

         

        Au portail, rue de la Vieille lanterne, comme à l’orée des bois ou au terminus de La Barre, combien de fois nous serions-nous pendus, désespérés, presque ratatinés devant l’icône, s’il n’avait été soudain question d’en pouvoir aussi savourer la peau diaphane, de couvrir de baisers le cul bien ouvert d’une cliente étourdie?

        Souvent même, aurions-nous pu être plusieurs à se disputer la même potence !

          Dans le dernier cercle, en compagnie de Lucien, avions bien revu ces endroits souillés, mais non sans en ressentir de nouveau la terrible attraction, l’imprégnation musquée de Baal.

        L’étuve y est toujours la même. Dans un piège doux & tendu de noir, le sac du marcheur doit renfermer juste de quoi s’étancher la soif, pour ensuite mieux en souffrir.

        La nature s’ouvre sous l’action de la chaleur, & les pignes de pin éclatent dans un bruit sec.

         

        Combien de fois, dès la rencontre de lourdes femmes, nos corps gourds de désir s’y laissèrent sucer poliment !

          Vous, putes aimables des forêts, qui pûtes aussi adorer nos subits tremblements, en bougeant à peine vos bouches, vous nous laissiez gicler sur ce que d’obscures couleurs nous faisaient prendre pour des ronciers aux mures noires. Nous ne savions plus revenir sur nos pas, le rêve nous semblait ruisseler à mesure d’infâmes prières; foutre la vinaigrette de mûre !  

         

          Nous parlons depuis le dernier palier. Plus loin c’est un triangle de feu - Nous y allons ! - Montons marche après marche l’escalier terrifiant. Nos saisons secondes y reconnaissent à peine l’empreinte du premier voyage.

        Répétons que nous reconnaîtrons la Clarté & demeurerons en elle, à penser & désirer de la vie, la Clarté de sa lame.

        Abandonnons le cycle des générations.

          Ici, lourdeur subite d’une somnolence cardiaque suivie d’une série arythmique de pulsions sauvages ; la précision valant ici, non pas tant pour l’immédiate perte de contrôle de l’assiette régulée par le vestibule & la cochlée bourdonnants, que pour faire saisir l’indétermination du cap.

         

        Le cœur explose – Survol des camps, spectres aux glaises rouges–  Silésie, Poméranie, Podlachie - Puis des champs aux fleurs blanches à perte de vue – Septentrion - Les champs d’Ialou ! « Nous touchons l’osé » & les odeurs aux bruits sourds, la pleine dilatation du fleuve. Dzien dobry Marta !  La Tatare, la non charnelle, qui n’acquît en 1276 sous les rouets lainiers dans la forêt de Kurpie, puis à l’ombre du château de Malbork en 1411, le sait.

         

        Nous n’y retournons pas sans appui, même si jadis nos baudriers eurent la faiblesse d’enserrer d’insignes morts, tandis que dans ces prairies boréales nous mangions ou sucions des fèves & le clitoris des roses. Reviendrons plus enclins à observer les coutumes de la mère.

         

        Vapeurs ai-je tremblé voyant le ciel retourner les vagues rouges de mon sang, le tumulte furieux de l’instinct ? J’ai mangé tant d’amour aux printemps opiniâtres, déposé dans le sable d’indubitables formes qui regagneront mes draps ; idées-choses mon cher William Carlos Williams ; un peigne d’écailles, la mantille d’une Andalouse & une petite effigie de la vierge de Rocío.

         

        Ai-je pour autant trahi à mon thymus lorsque la pierre a fulguré l’ombre deux fois, croyant alors avoir vu le monde glisser sur une vitre, & ce reflet bizarre d’un évier sans bonde ?

        Et ai-je bien entendu ces voix qui disaient : « Nous sommes sous l’amas, encordelés & lacés de tendons ! »

        Extrait de Paliers - Editions Le Manuscrit

        Publié par Régis Nivelle à 20:53:44 dans Editions le Manuscrit | Commentaires (0) |

        L'autoroute | 15 novembre 2009

        Au retour d’Alicante, une querelle éclata entre deux sectateurs amoureux de la Sainte, ou plutôt, de sa représentation. 

        L’échec de la dispute pouvait fort bien annoncer la trêve, ou plus grave, l’arrêt possible du jeu, & Charon qui conduisait la voiture en fumant cigarette sur cigarette psalmodiait, tachant de couvrir l’altercation.

         

        « Abandonnés contre les cuisses d’un rai de lumière blette, tatoués d’indolence, en ceinture & chemise, toujours la même peinture en bouche -plastique liquide d’une femme coulée dans un coutil usé & sale-, empêtrés dans les résonances de la plèvre mythologique, l’œil toujours encombré ; les pieds serrés dans le cuir de chaussures précautionneusement lacées -rage thérapeutique contre l’apesanteur-, livrés à l’extase, mais envieux pourtant de la grandeur insoluble des symboles en acte qui traversent les jours, masqués par l’indigence posée partout, y compris aux endroits les plus bleus -comme l’inflorescence d’un lierre envahissant de sa suprême beauté les tentatives de bonheur- ; adossés au rêve, goûteurs nonchalants des fontaines privées, invisibles écarteurs des jambes du silence, crieurs crevés de chants qu’ils détachaient à travers l’air ; récitants du sang qui fricasse dans les veines du voleur ; allongés en misère -soumis à la grâce d’un atelier de parfums-, ils avaient tout de même cru avoir touché la forme, & fait leur devoir !

        Le sang leur semblait enfin étoiler la couleur, la frise.

         

        Souvent le soir, à mesure que déclinait la lumière, les rues leur ouvraient sous un ciel de théâtre quelques trajectoires sidérantes. Partout sur le salpêtre des murs, des figures, petit à petit, élargissaient le vide. Morts & vivants se visitaient en conscience approximative. Vaguement lumineux, ils se laissaient dériver.

          Ils arpentaient des rives qui mouraient & renaissaient, se transformant à chaque tableau. Timides, parfois obtuses, tremblantes dans leurs stations peureuses, des géométries fantastiques s’y accouplaient ou agonisaient, motifs immenses & silencieux.

         

        Entre les colonnes du marché, leurs ombres aux gestes lents ; cosmos d'une belle colonie de têtes. Debout devant les bars, les femmes. Dans leur visage, des orbites d'obsidienne ; correspondance muette avec Lilith. Ils se rassuraient un peu dans la corpulence des bières qu’ils caressaient de leurs lèvres.

        Mais qui de l'ombre était ombre pour ces Gongoristes qui souvent, par goût des tropes, pissaient rituellement en bas des quais, & dont les infinies silhouettes usurpaient, en singeant sur leur mât fantomatique, les aveux miaulés ?

          Quelques fois, par chance - l’idée venait souvent de leur inquiétude, & surtout d’avoir trop sifflé de Tequila-,  si le foutre blanc & frais de la lune inondait & allaitait suffisamment leur esquif, ils convoquaient alors eux-mêmes –sur l’air(e) de leur choix-, sales poètes dans leur blouse d'images, des figures épousées ou tuées sur-le-champ.

         

        En surface, l’univers était pulvérulence.

        Dans la suspension des poussières, tous croyaient -sans y croire- à la réalité du monde qu’ils y avaient bâti. Encore aurait-il fallu qu’ils prissent garde à ne pas faire prévaloir de leurs fables, que le seul aspect imaginatif & dodécaphonique occultant la combinatoire des hargas qui, fugacement, en bout de course, dévoilait le néant.

         

        Ils étaient de toute façon, ric & clus, devenus invisibles, en bas comme en haut. Et Minvielle avait beau vocaliser à tue-tête son Canto vocalchimique (l’infernal chauffeur montait alors le son de l’autoradio), ce monde pourrissait, inexorablement.

         

        Eux intuitivement savaient que l’innocence ne pouvait gravement s’écouler, sans qu’ils n’écartent –As, de cœur !- de ce décorum toute synchronie. Mais ils ne cherchaient pas, ne s’arrêtaient ni ne s’employaient à trouver.

          L’espace –pensaient-ils-, tout comme l’être, pèserait à l’avenir des milliards & des milliards de fois moins que celui qu’ils auront connu.

        Ils descendaient, descendaient & descendaient encore dans le con de la Sainte, croyant comprendre de son mystère, qu’il n’était que mathématiques légères, dévalement sonal & démultiplicateur d’ombres.

         

        Du coup, les nummulaires, ils savaient qu’ils les reverraient proliférer, même depuis ce qui leur semblait devoir être leur dernière piaule, comme chez les fous ; ici ou ailleurs hein ! … C’est dans cette cohabitation (s)ombrée -bien à l’abri des prédictions-, qu’ainsi détachés des visions naturelles, ils se laisseront parcourir intimement par la fibrillation d’une comptine millimétrée & rajeunissante ; leur seule véritable vexation ne pouvant alors se révéler que dans une brusque & ridicule décharge dans ce cul de sac de l’infini.

         

        Esclaves des conséquences toujours possibles liées à ce genre d’inconvénient, de temps à autres, ils se gantaient les mains de latex, & munis d’une burette remplie d’un liquide jaune & de gros paquets de coton, lavaient, dégageaient à coup de larges & doux rinçages, les agrégations d’humeurs & de sanies qui, par amassement, pouvaient obstruer de la Sainte fleur aux pétales charnus, les canaux ou plis, muqueuses tenues sous contention.

          Ils redoutaient terriblement sinon la septicémie, pour le moins l’échauffement, l’odeur de brûlé ou l’infection cutanée ; tout & n’importe quoi.

        Ils vivaient l’œil fixé sur cette autre bouche rose qu’abritaient les sépales, derrière (sous) le cotylédon aux larges & un peu tombantes lèvres brunâtres, mais toutes de dentelles, de la Sainte.         

         

        En Septimanie, pour la limpidité du ciel, ils partirent durant trois jours couchant à la Belle Etoile, mais sur les lits de camp de la propriétaire.

        Photos prises par dizaines des nombreuses chutes de corps célestes ; Léonides ou Perséides -je ne me souviens plus vraiment-.

          Seuls, affirmaient-ils en riant, les attentions affectueuses & les enseignements techniques prodigués à la patronne du gîte, payaient la note de frais du séjour.

        Le corps de mercure, une impression de glace sur le front, ils s’étaient de force octroyés le droit de piailler mille passions !

         

        Ils n’avaient de cesse d’agir -répétition déclinatoire de n’être-, qu’à travers l’image flamboyante de l’équarrissage de leur mélancolie, abouchée depuis trop longtemps à leur goût à la torpeur de la sphinge, qui somnolait bien sûr, bourrique mythologique ancrée au comptoir du bar de la poste.

         

        Tout était donc pour eux encore à faillir, jusqu'à porter en terre, avant qu’ils ne disparaissent, des visages éblouis.

        Leurs raclures frisant d'admirables méridiens, ils tentèrent d’opposer leurs Hauts lieux au paysage mollusque & délétère qu’avait façonné la cupidité ; voila tout. » Etc. etc.

         

        Pouvons-nous en dire davantage ? Nous en avons déjà trop dit. Mieux vaut se taire ; silere omnia. Taire tout, garder le silence. Tê-r’ ! Tê-r’ ! » ("Ce qui indique, implique aussi une très ancienne accentuation latine vicieuse ; comparez plaire & plaisir") 

         

        À la fin les cris de Charon ressemblaient comme à des miaulements de chats en chaleur, ou à la stridulation d’une scie de scierie qui attaque une tendre bille d’okoumé.

         

        Te souviens-tu de son visage & de son swing, ring mental ? De 16 mm ouvert à 3,5 sur film Sensia 2000, l’objectif Zuiko pourtant en quasi-permanence sur le nez cachait mal l’impression que ses rapts non moins permanents laissaient naître dans sa chambre noire.

         

        Quel emmerdeur ! Et quel voleur, violeur, hâbleur, menteur, rechigneur !  Mais quel graveur aussi ; quel adorateur d’images !

         

         

        Extrait de Paliers - Editions Le Manuscrit

        Publié par Régis Nivelle à 19:04:13 dans Editions le Manuscrit | Commentaires (0) |

        Par vagues sombres, la lumière recule. | 11 novembre 2009

        "Le dire de l'amygdale" - Encre gouache et cendres - Régis Nivelle 2007

         

         

         


         

        -Tu dis que l’idée soutenant que le texte & l’image puissent mutuellement se vider & se remplir, tient au penchant des pièces de ce cortège dansant -encordé au temps dans un nouage sensationnel-, pour la disparition ; le bonheur encore. Tu dis aussi que l’indicible doit davantage à la suspension qu’à l’hybris du récit, à l’éros du souffle qui le hante ; que ce qui dans l’entre est coincé doit se mettre à trembler maintenant, & que c’est la raison pour laquelle le récit est à la fois tout & rien. Alors, pas d’histoire ?...

         

        – « Je ne me souviens plus de rien. »                  

         

           

        Par vagues sombres, la lumière recule. Tremblements & vertiges. La raison hébétée cherche la sortie ; c’est par ici.

         

         

           Ça venait de la baraque de planches & de tôles d’où s’échappait la fumée maigre d’un poêle. Les faibles échos d’une musique techno-rock se dissipaient dans l’air vitrifié. Le dégel transformait insidieusement les champs alentours en bourbier. Vouloir se dégager de la  force était illusoire. S’il n’y a pas de vérité, fut-elle imaginaire (deux hommes sortirent pour briser quelques palettes de bois & ranimer le feu extérieur qui couvait dans un ancien baril de gasoil), susceptible de passer outre l’impraticable altérité de la mort, la puissance & l’impuissance de l’angoisse, l’inquiétude en tant que moyen subtil livrant l’être à la préhension du temps sembla soudain placer cet état de constante incertitude & de confusion dans une relation étroite avec la vérité tendue qu’arpentent nos sommeils.

         

         Si tu veux, il n’y avait pas que les arcatures Il y avait aussi les piquets dont ce bout t’inquiétait Où le ciel était brêlé & l’angle dur       

         

        De cette disposition sans réel objet, naissait cependant un idéique dispositif d’imagerie -une géométrie- où, sans doute, aura-t-on pu se laisser surprendre en flagrant délit de se croire en mesure d’y pouvoir deviner un appareillage métallique servant la contention d’un esprit, mais d’un corps aussi, vissé de broches ; corps & esprit tendus mécaniquement & par l’effort de ne rien céder à la ressouvenance d’une réalité recouverte par des hiatus verbeux &, portant l’histoire, aux infinies résonances de quelques chocs tendres que même la promesse d’être abattue sur le champ, eut-elle été claironnée, n’eut pu restituer. Derrière cette complication de surface, la prégnance évidente d’un silence ; une terreur. Encore & toujours, malgré ces réitérations ou grâce à elles. Et le récit angoissé, parce que ce fut le lieu d’un récit, un dévoilement s’opérant sur lui-même, frappait par son obstination d’accomplissement, mais délibérément détaché de toute volonté de sincérité dont l’expression n’aurait de toute façon pas suffi à garantir ni d’ailleurs à forclore tous les signifiés.

         

          L’autre bout, à l’autre, menaçait une ruée Derrière toi, les corps s’empilaient Ça puait le bloc, l’essence

         

        Pas de complexification donc -même fictionnelle- du réel, pas d’articulation phantasmatique de l’ipséité, mais une poiesis, l’écoulement d’un dernier langage qui, glissant d’une aire frappée, emprunta à son noir duvet le recouvrant, les invisibles interliaisons soyeuses qui, pour être issues de la terre, n’en tramaient soudain pas moins le vide, & les faisait se prolonger en réseau chromatique à la manière d’une portée musicale délivrant un pur évènement.

          

          Et puis des mains curieuses & sales te passèrent par les yeux Tu franchis la ligne, le fil du rêve mortel 

         

        Souffle & travail aux portes de la mort, le vestibule du rêve, frappaient une enclume sérielle.

         

          Un homme ramassa tes seins coupés net, & embrassa telles quelles leurs nervures sanglantes Ton esprit regardait la nubile enfin livrée

         

        Ce qui alors se mit à tourner dans l’air de ce faubourg était d’un blanc ! Il y eut de ça, & la bouche invisible de l’homme mangea un corps.

         

        Pour qui prendrait ses membres pour son être, verra mieux ici ce que faire corps avec le fascia de houle débordant la matrice veut dire. (Viorel MARINESCU ; Des entités m’écrivent »)

         

        Les couleurs du jour étaient basses, le ciel haut gelé ne témoignait d’aucun système de valeurs. Déréaliser l’objet piquet c’était entrer cependant de plain-pied en matière du réel. Sous la cage thoracique, une tension gastrique narrait ce qui se produisait à la lisère du bosquet de petits pins maritimes, mais qu’on ne vit pas. L’imagination domestique ne permit pas, elle non plus, de prendre conscience de ce qui se passa à la lisière du bosquet. Des fils fiévreux agaçaient le visage de la victime. Toute sa face la démangeait. Mais rien ne permit de la montrer en train de se frotter le visage avec ses mains gelées. Elle devint folle. Des hommes, au mauvais rire, dansaient gauchement autour de la femme, d’un corps devenu noir, une ombre au visage have déjà tourné vers le vide. Au loin on pouvait entendre la toupie d’une bétonnière en action. Ça faisait comme les grognements d’un troupeau de porcs satisfaits par la boue.

        _________ Accroche ton regard  au piquet.

         

         

        Hors lieu, sur le fil,

        la nubile allotrope ramassa  un homme & se livra, seins coupés net, à ce qui se mit à tourner dans l’air     

         

                                                                             Poursuivez ...

         

         

        Une stase rompit sa digue

        Le bloc gélifié s’effila, le vide se jouait de la terre                     

        (épuisée)

         

         

        La géométrie de l’esprit,

         

        aire frappée, son noir duvet le recouvrant, n’emprunta rien des va-&-vient de la pensée domestique

         

        L’étroite vérité se trouvait au piquet d’angle,                           

         

        où le ciel était brêlé

                                                    & l’angle dur comme du verre

         

         


         

        Régis Nivelle - Extrait de Paliers

        Publié par Régis Nivelle à 20:42:38 dans Editions le Manuscrit | Commentaires (0) |

        Noèse | 10 novembre 2009

        L'intuition de l'infini - Dessin à l'encre sur papier machine de Régis Nivelle

        J’il aura divinement salopé l’avancée, même si l’étranglement fut brutal & que, depuis pas mal de temps déjà, la lumière l’enjoignait¦Fin somptueuse à l’amorce de la belle saison, quand s’introduire, se rapprocher des conférences de ce monde concave s’avéra catastrophique pour les yeux & l’esprit de j’il à force de buter sur la capote de Brega qu’on lui tendait juste pour juger de sa charge¦L’abruti, la tête affublée d’un bonnet à la peau toujours fumante, voulait baiser le sens & la chose ; noyaux fissibles & esclaves des tautologies de l'histoire¦ Mais la pierre blanche qui marque le lieu spirituel, marque aussi le sanctuaire naturel¦A la source de la Nive, il est un Bétyle vomi par la lumière qui n’aura pas tenu compte de l’observation superficielle faite par j’il des métamorphoses¦Il ne résulta donc rien de ce que la répulsion du gras & de l’aqueux aurait dû dévoiler¦De l’encre du châtaigner, la pression révéla une épreuve poisseuse à l’odeur insupportable !¦L’immanence énoncée dans  la boursouflure des dernières séphires carminées, à quoi répondit majestueusement la voix de Renée Fleming, le temps pour j’il d’une téléportation instantanée & définitive dans l’énigme du Ça, ne ressemblait qu’à la mort, mais hélas ! sans l’essence des pins qui la prolonge, les cristaux & les rincées enluminées des pluies¦Ce n’est pas du hasard si narcisse est toujours confondu¦S’accoutumer de l’imposture requiert l’attention la plus sévère sur l’idée & sa mise à l’épreuve¦Comme ça, ça va¦Mais l’enthousiasme, ça freine dès sa lecture¦Ça se produit fréquemment¦Ça ne s’écrit pas autrement, l’idée¦Sac ; ou cas d’étude du renversement¦La luzerne du petit pré en résulte, & dans l’anse de Kéroullé, c’est la Salicorne des vasières¦Ça isole¦Ça énerve aussi l’ignorant¦Ça le désespère depuis ses ambitions¦Ça lui échappe, lorsque ce qui lui parvient des vitres aux formules muettes s’ébranle sans lui ; agibilis ça & là martelant des zincs anciens¦C’est ainsi¦Sabayon luisant de tiges & brins ¦Ça n’est pas grand-chose, comme le dit si bien le bêta depuis sa débâcle¦Sur écoute, la connaissance réitère pourtant les mythes, & les cons se pavanent¦Voici l’archange à lalangue condamnée, l’imipraminique délicieux¦Impossible de faire avec l’autre¦Ça n’se peut¦ En babil codé, ça ne manque cependant pas d’air la libido, l’énergie primaire¦Toujours est-il que voto n’a jamais fait florès que dans les couches des "malgré les apparences"¦Ça manque d’indulgence, & le camphre aimable, son serviteur, pourtant subtil maître des discernements & du verbe, en fut terriblement agissant¦Depuis le pont rouge jusqu’à la cale, des haut-le-cœur au rythme des répétitions mentales¦Le temps bougeait comme de l’eau¦En ressac effrayant à l’odeur de vomi, & parce que ça tapait sur les nerfs de j’il jusqu’à l’empâtement goitreux où la mémoire venait buter en gelée, la syntaxe du vide & le dire de l’amygdale firent bon ménage ; le dire en voie longue, via le cortex sémantique¦Alors ça s’assombrit¦Ça se soudait près du front ; juste derrière¦Ça recouvrait en cendres¦Ça accrochait du froid des pêches tristes¦Ça voulait geler tout, la chance d’avancer, de s’enfoncer dans la clarté, ligne après ligne, tiède & parfumée¦Et puis ça a lâché¦ Ça s’est tordu, convulsé¦Le cœur s’est foutu à la cime¦ Ça en a pris du temps¦Mais ça s’est déversé doucement, puis a déferlé ostensiblement ; émission sans mesure¦Ça faisait un sainfoin de première, lumineux votif ondulant au-dessus de l’abîme !¦Ça ne raisonnait plus¦Ça évacuait une chiée de crasse de cinq années d’hypocrisie hâtive passées à vouloir soumettre l’instant ; à avancer vers la trappe de l’autre, vers l’échéance, alors que dans les rouvres se balançaient l’esprit¦Ça finissait le travail ; exaltation puis ravissement¦Ça remballait tout jusqu’aux moindres gravas¦Ça embarquait les clefs aussi ; assignant la haine devant le rêve¦Pour toujours, assis dans la clarté, loin des sagouins avides de bruit de gueule, ça érigera ses tours de neige & d’eau¦Ça dormira du sommeil des saules¦Ça perlera à jamais sur l’innocence des peaux, les appels du ciel, les aplats du monde en la cophose des tu, sur les copeaux de bois mort, en ces lieux absolus qui ne limitent la carte du temps ni de l’espace¦Ça exhalait les préparatifs d’un départ¦Résine, ambre, café, quand il est certain que tout est prêt alors pour rejoindre la légende dorée des melke, depuis l’aine duveteuse, les adieux occlusifs sourds honorent toutes   les parties du corps¦Ça illuminait tout, revenait d’une autre vie où, en compagnie illustre d’un adepte du Zar, l’enchaînement vocalique transportait déjà la poésie jusqu’à plus soif !¦L’origine abîmée, empêchée, mais digne encore, quittait la maison de l’histoire de rien¦Ça retournait sous l’écorce & à ce qu’avait fait ça, de sa condition, sa manière d’être¦La seule concession était de pouvoir y désobéir¦Ça filoute - floute - dit l’indice !¦Ça sera court désormais, sans plan, sans travail¦Ça n’oubliera rien¦Et ça n’est pas vain, puisque ce que l’on nous demanda si pathétiquement ou comiquement de haïr n’existe¦Non, le temps de grimper au sommet (nous sommes partis de la maison avec un peu de retard) atteint vers 11h seulement, les vols sacrés étaient sûrement déjà passés ¦En avons bien observé quelques autres, mais rien de spectaculaire comme nombre de ceux auxquels vous avez eu le privilège d'assister, dit j’il¦Ça ne s’écrie pas, ne désespère non plus¦Ça n’usine pas¦Ça préfère passer outre le temps¦L’espace s’y danse avec, fichés au corps, ses copeaux de prières¦Ça ne combat pas, jamais¦Ça cercle ses prières¦Ça écoute des jours, les copeaux votifs des prières au temps sacré¦Ça ne s’assujettit pas, mais flotte dans toutes les partie du corps, dans l’iris & le ton que prennent douceâtres les journées dont il convient de chuchoter le foehn ou la bise¦Inlassablement vole, dorant le ton occasionné par ce qui bourdonne dans l’acacia¦Ça bondit logiquement, serpent des pieds froids, plus vite que ça encore, hier & demain déjà pris par ce précipité de jésus dont la peau, fourrure de poème, sèche en plein croisement sous les roues des voitures¦L’opercule est scellé¦Ça mûrit lentement & ne goûte rien de la postérité¦Fut & sera toujours tenu dans le voussoiement, de sorte que l’esprit n’éprouve aucune peine jamais à abattre les fins & à condamner irréversiblement les insanes diatribes lancées au jugé par quelque péquenot jusqu’au pré des asphodèles¦Ça ne pactise pas avec l’injure & le déni, mais s’exclame, les génies tenus dans le parfum de la lettre¦Ça va trop vite ! disait un adipeux démon, comme si ce n’était plus d’un interminable mais achevé rêve de vagues gelées dont il s’agissait ; d’une folie irréductible que le sens de l’honneur parcelle en d’immenses champs qu’une écriture toute particulière borde & révèle¦Ça délire, forcément, nécessairement¦Difficile d’en effacer l’objet¦Ça ne régresse aussi que dans ce qui en fait finalement le principe ; escalade superbe hors du temps qui intéresse, eh oui, les imaginatifs traçant leurs fadaises dissociées en Arial gras !¦De toute façon, j’il ment comme ça respire, & la vision du voyage se passe des maîtres & des esclaves¦Le rêve est fou, bien sûr, puisque le prodige n’est pas la paix ni le temps, & que ceux qui somment la lumière de s’y montrer (illico !) ne s’ébattent que dans leur sang¦Equinoxe, solstice, solécisme, l’édit du hasard, d’un tableau l’autre, ne structurera, ni ne thésaurisera rien qui puisse, par quelque impression somatique que ce soit, servir au ronflement si caractéristique des stances littéraires¦D’un chapitre l’autre, d’une ligne l’autre, ça ne structurera rien¦Il n’y a pas de fiction qui tienne, la mélopée du mythe est dans le corps neuf du Tarentulé¦Ça s’effondre, puis se recompose forclos¦Non, léger¦Dès le premier mo®t, l’objet réel & mental, le premier seul ; ravagée, entée d’asphyxie, à chaque palinodie aux marges des postures, ça se leva¦Mais qui le sut?¦Le visage flambé, fier & débauché de quelques hommes pourtant en atteste¦L’éclair d’un dard tellurique comme seule mémoire, ils n’en parlent¦Gueules bouclées par coagulation, la bouche, les bouches infiniment rentrées, ils s’engouffrent parfois dans la rumeur des foules, & encornent sous la charité des concerts de voix, les femmes qui s’offrent encore les cadences d’aubes possibles ; les hoquets primitifs d’un irréel galant¦On croit ça aujourd’hui endormi quand toujours, morigénant contre la faim, la côte froide de l’illusion universelle, c’est ici comme ailleurs, dans l’air chaud d’un salon andalou, que ça donne aux seins de rencontre ce cerne infini que les pompes de l’art à la vitesse arrêtée -au pas suggéré par la grâce de la lune qui brûle encore du vagin de Kali d’obscures croyances-, estompent¦C’est le bout des rails & de la partition, la bouche du tunnel ; morsure sans liaison, accroupie dans un trou, niant l’objet avant que sa nuit ne s’installe tout à fait sous ses lés soyeux & gris¦C’est le feu, les douves & l’égout ; soif y lapant un lait aigre aux complexes blanchâtres¦C’est la dernière marche de l’escalier¦Croire que l’emprunter nous amène à notre propre image, c’est attendre la compassion d’un fauve¦C’est croire la terreur usée par nos intelligences, par l’algorithme rassurant qu’elles dessinent, depuis qu’elles se mirent à enfanter des monstres, depuis qu’elles affirmèrent la vitesse des sifflements puis, parties à la cueillette du suspendu infinitésimal, passèrent de l’entropie au champ des statistiques¦Dans le cabinet de toilette - ça peut-, ou dans les rutilants 4/4 des chefaillons -leurs Mercedes de Thuringe-, entre le simulacre de touche pipi au super marché & le loto morbide du bureau de tabac familier, s’évertuent blanchis sous la lèche du Harnois, Mahãbhãrata &Cie¦Ils le peuvent¦Trucmuche, Moïse de León, la grande Zohar le fit bien¦Mais ça, c’est une autre mesure !¦Au tempo temporal des premières mesures douces de l’enfance du chant vernal, succède vite l’effrayant & sublime vortex¦La miction de ça, pleine soie frisée de piaillements, s’y fait tranquillement¦Quelle secrétaire s’en ferait mettre deux louches ?¦Aux anses des têtes, s’entend alors le galop des rats¦Hurlements aveugles, mémémémoire phonique uniquement¦Révélation de couleurs-sons, de cons-choïdes aussi, dont l’odeur de sauce se mêle à celle du fade muguet des gares¦Ça prouve que ce que nous savions est encore dicible, mais récuré par l’émeri des reflets, infiniment ; comme sorti d’une bouche de bétel¦Contre la consomption des âmes, un placenta sonal pille, récure l’infini rapport qu’entretiennent les visions entre elles¦Donc, nous voilà prévenus¦Au commencement, ça incise les varices du temps, tant les rouages que l’on graisse sont coupables d’apparaître n’étant plus qu’hypothèses, crimes suffoqués¦Aux derniers spasmes, surgissent les premiers désordres intestinaux -à moins que ce ne soit le contraire-,  l’obscur déjà shunté¦Cobalt, Cinabre, Cyanure ; craignons que soient là les sorts qui, d’une hure, hachent le jaune de sa robe par principe de fusion¦Mais ainsi supporté, le rythme pour certains tranchera¦Canto rom&Oc au mitan d’une nuit, sur la plac(g)e des lopes, des fous, échangistes d’ires stellaires, j’il (coryphée) but ça d’un trait, la patte malencontreusement appuyée sur la gaine ouverte -raccord pirate au réseau public-, d’une vieille cuisinière électrique¦Le miroitement ne se fit pas attendre ; morsure pourpre !¦Le lustre fut pour ses doigts de droite déjà sans empreintes¦Si ça ne se terre sous la douleur, n’accepte de nous remémorer aucune de ses associations non plus, ça vous pousse le cri à l’inverse de son sens naturel¦Ça n’explique, ni n’ordonne¦Maintenant, ça se meut & transporte l’arme au poing & sans autorisation, ne finissant ni ne bornant jamais rien, de l’insaisissable joie ses paliers¦De sa masse critique voici d’ailleurs qu’en émerge un Damas aux reflets bleus¦Epoques, tables & cartes, soleil & penchants sensitifs, via le bain d’arrêt citrique ou sur une feuille de papier à grain, aimons ce que fera ça de la peau qui se fout pas mal de nos vieilles chronologies¦Le réseau des vaisseaux externes de l’œil fera voir à lui seul où était-ce alors, avec cette vision nette d’orgie à venir que peut parfois donner ça, un réfléchissement d’abord ignoré, puis finalement déplié ou rehaussé¦Sous les hêtres chimères, leurs bourgeons & non loin de Verzy, écolier des hasards, ça mettrait donc des années pour croiser l’ombre d’un voyant, & lorsque depuis l’ombre de l’ange, de temps à autre, l’hétéronyme prodigieux m’envoyait ses courriers ou téléphonait, des années avaient passé - Croyez-vous que tout ça serve à quelque chose ?¦La peau fera de l’encre ce que ne mange pas la main¦Mais c’est selon l’enfance de l’art, son précipité (ou pas), que vers l’unité convoient les bruines à l’air de rien, ce que l’on sait qui tourne, gongs d’or dans la joie, & navigue à vue¦Mystagogies au Castel, bébé !¦Sur la musique de Abba, comme à Trèves en pleine fête de la bière, rien n’était pestilence¦Ni la Bratwurst baignant dans son ketchup, ni  les femmes sous la ceinture¦Chef de pièce sur canon Bofors bitubes, puis Système d’arme Rolland, à Bitburg dans l’Eifel sud où les blocs moteurs des gros nez Berliet GBC & des Simca aux faces plates étaient l’hiver réchauffés au chalumeau, & pour une semaine dans la campagne de Verdun qu’un cousin québécois appelait les plaines d’Abraham, c’était sous les vareuses qu’on gardait le mieux leurs baisers & leurs rots au champagne¦Depuis longtemps déjà l’ancolie le dit bien, le temps s’est rêvé d’être l’instant¦Rien ne vaut la soif¦Quatre affects suivis de près par l’action Polymorphe & musicale  de garder l’avancée¦Le gendarme bonhomme sourit¦ « Et la Linsensuppe servie avec de la saucisse de  Thuringe ! »¦Flop des désirs du démon pourtant très civil mais qui n’aimait pas la neige, et avant même que ses caprices eussent été pressentis comme une possible réalité, le plaignant blêmit, rendu sourd, muet & aveugle¦Des chemins du sans-souci, la lumière des collines, à l’acier brûlant sous le gel, comme la bakélite des tableaux de bord des Hotchkiss, pruine lézardée mais lisse encore, ou la troupe des GIs courant en rythme & en chantant Myrtho évidement, dans l’odeur sexuelle des gasthaus on se battait contre ces géants !¦Et puis, par volition oui, courage, ainsi que John Kennedy Toole & les hôtesses aux lunes laiteuses du Castel qui prélevaient les muselets de chaque bouteille commandée le firent, l’archibras du sujet ne retint rien d’autre des rires & des ires que les prières des plis de peaux affolants, l’ascension asphyxiée dans l’air vif d’une envie de travail & d’amour mélangé¦L’enseignement dura deux heures¦Nous aimâmes la vallée de la Moselle, & par quelle analogie, de la Soule la prunelle de la maison Bostmendi à Lacarry !¦Ça ne fut pas un rêve d’êtres graves & joyeux qui ne s’emberlificotent habitant l’idée haute de l’homme, sa ville totémique & âpre, à l’odeur paradoxale, mais l’enseignement de l’instant¦Mais maintenant & maintenant, ça y est!¦Comme ce vide pénétrant réellement l’espace qui aime, souffle & s’interpénètre, non par convection, mais par flegme, infinie turbulence¦Le songe n’y suffit plus¦Comme les mots¦On voit ça dans l’accoutrement des jours à plusieurs midis, à leurs zéniths qui se succèdent sur les visages relevés¦Ai(d)mez-moi démon de je ne veux pas !¦Ainsi, les moulins aux gloses toxiques ne soulevant plus que la vieille poussière, le souvenir sera heureux & aura guéri¦Ne dites pas que je rêve, démon aimé, ni que je copie¦J’entre le vivant & le seuil du Sommeil, & si parfois je titube, c’est parce que je bois trop de Neige¦Donc, des hommes qui n’emberlificotent, & leur idée précise d’un ciel à tendre qui humera pour sûr l’entre, comme ce qui a resplendi mais fut trahi par le tore fumant du remâché ce soir-là d’hiver¦Donc, pour me foutre le pied au cul démon aimé, faudra d’abord venir me caresser le ciel & l’idée¦Médiatement, nul châtiment qui tienne¦Il faudra venir mordre¦Dernière chose, le paysage sacre tout courage¦Les voici démon aimé, les hommes de courage, ceux qui n’emberlificotent, aimant & haïssant en pleine lumière, faisant rouler le temps hors du ring, & en garantissant les conséquences¦J’en suis, vous vous en doutez, de ces hypothèses rétiniennes qui impactent votre esprit, de ces corps émus & prêts à se rouler éperdument sur le vivant¦Depuis toujours faisant compagnie avec les interprètes de la joie objectant votre puissance de pacotille¦Aimez-moi démon de je ne veux pas¦Il n’y a d’heure qui soit à venir ; pas d’unité¦Le monde débordant de fréquences est tendu comme la peau d’un écho, & l’histoire tient à ça, impénétrable consonance

         

        Maintenant! - Régis Nivelle - Extrait de Paliers

        Publié par Régis Nivelle à 09:09:25 dans Editions le Manuscrit | Commentaires (0) |

        L'Arbre | 05 novembre 2009

        Photographie de Gérard Teillon

         

        Si toucher Lilith me faisait perdre la vue, on eut dit que retrouver Sylvie la laissait renaître. Préférant la suppléance des doigts à la supplique de l’œil, ce soleil inondant, pas plus adulte que l’attique sabayon que révéla l’obscur, le lourd & le léger sans certitude, m’suis inventé le temps d’une saison seconde, les contours d’une boucle de langage empreinte d’une imperfection visuelle comme tactile, toute naturelle. Une sculpture de chants, indéterminant ses flux & ses excès. Le paraclet malaisément tenu en équilibre … Malaisément, le paraclet, ça roulera toujours; doctement.

         

        Mémoire liquide, la lumière pourtant gonflait l’arbre. Je le voyais bien dans l’encadrement de la porte. Je ne dis pas que le chêne semblait, mais ajoutait ce qu’à la lumière, l’évaporation particulière de son tremblement, le mirage de ma vie avait retranché. Sous la peau, cependant, le travail  était traduit… In-vitré, soleil/langue en projection réflexion, combattant l’idée assommante de l’impossibilité du dire, reprenant de force la parole autrement qu’en arythmie des zodiaques, mesurant, se réglant sur l’ampleur des corps, ne cherchant pas autre chose que les saveurs de ce que l’on ressent.

         

        Désormais, il fallait simplement que l’envahissement ordinaire n’échappe au moindre micron du lucide lapement. C’est tout. Que ça sonne juste (Han !) dans les irrigations de l’histoire, hors de l’histoire, ses sauts. Que sa coule dans les caniveaux de Palerme, comme dans les étages des buildings de Manhattan, sur les traces huileuses des peintres mécaniciens, des assassins populaires ; sur leurs images d’amour, dans les replis de peau du quasar des consciences, dans les « oh ! S’en est déjà fini du panorama ?! ».

         

          La fiction du chargeur méprisez-la. De la même façon, les allégeances productivistes, & ce qui subsiste encore de rogatons textuels postfuturistes qui, même gnougnoutés par le vide, traînant sur les circuits imprimés de l’intermédia, aimeraient opérer une correction révolutionnaire sur le déséquilibre salutaire du sens!

         

        Donc, auparavant, le toucher. Mémoire en devenir semblable à l’empirique & savant effet de la rotation de la lance dans les mains du verrier.

        Et à l’évidence se furent les mains miennes, expérimentalement, qui soufflèrent à ces corps la forme.

          Jeunes femmes aux voitures spacieuses dans la fournaise des bois. La bretelle fine & blanche sur la zone claviculaire, la pression du désir. C’est au son de nos mains, en clapotis invraisemblables, que la mue se détachait des plis. Elles sentirent aussi décroître cette foutue lumière tendrement bourrée entre le cuir & la mousse, acclamant la souplesse des couennes, l’enrobage, le mélange des matières. 

         

        Car à traverser, célébrer, cette saison seconde,  je & je étions bien tendres hurons satisfaits & lascifs; derniers des derniers. Promesse ou destinée, c’était selon, pour ceux qui voulurent nous y voir, dans une séquence atemporelle calquée sur la folie parée du verbe fari (parler), avec Sylvie, fessant câline l’hermaphrodite peureux.

         

        Par ailleurs, nul nommé sans omettre les faunes qui tracèrent le hors dit ou gonflèrent mes paillasses. De la tribu des faunes, n’en omettre aucun ! Vlad, Joris, Chuck, Ester, Gérard, Manuel, J’il, Gilles. Tous oisifs, fous ou autistes qui m’accompagnèrent du quartier de la Goutte d’Or, Barbès Rochechouart, puis Porte Maillot à Paris, avec Pila & ses odeurs de vanille, Monique, la femme chat, l’ange à l’orgasme macrobiotique, Pietra, la polonaise, pâle réfugiée politique du meublé rue Waldeck rousseau, ou la douce libanaise flestine, autre réfugiée, mais de guerre celle-là, fuyant le deuxième conflit du Liban ; flestine en quête d’un "mariage blanc" qui, en compagnie de la vraie fausse italienne, braise incandescente & délicieusement indécente du troisième étage, me/se donnait du plaisir en bénissant l’amour. En Equipée jusqu’à Carnac, en passant par Poole l’Anglaise, Trèves, Salamanque, Bordeaux, non loin de Pey-Berland, eh oui, Rue des trois Conils ; avec Victor Segalen, Ts’ao Ts’ao « qui aimait à tuer dans ses rêves », Le Caravage, Genet, Nerval, Ducasse & son pitbull, etc. & Jean-François, l’ami peintre.

         

          La voilà cette première saison seconde ! Acide Borgésien que ma mort a déjà avalé. Elle file suspendue, pour les deux Maïté, & Muriel, Parques de la ZUP Sainte-Croix & du commissariat d’Anglet, les fées Sandrine & Virginie de Moliets-plage, & celles de Bayonne, d’Oloron Sainte-Marie aussi, devenues chimères ; toutes nommées par le souffle de la vitesse ; suspendues. De plus en plus vite … ne sachant pas au juste pourquoi.

         

        Probablement, parce qu’eux, elles, les, nous, tu, etc. cela ne suffit pas !

        Je), l’outrance prométhéenne, n’est pas narcissique. C’est un derviche tourneur, un espace signe, synapse emmuré, abîmé, articulation brûlée ; une fleur qu’a au milieu doux des reins, implanté l’inconnu.         

         

          MétaHyper, au ser-vice d’une Inti-fadadelalangue, ment & pompe. À l’évidenss, les prétendues listes noires, établissant LExistenss de poètes inutiles, c’est la tendanss! … Histoires de petits bourgeois fonctionnaires rivés à l’Internet, probablement vexés par le courage dont fait preuve l’avant-garde ouvrière, désoeuvrée, oisive & virale ; réfractaire au travail comme à l’hypertexte et aux réseaux ! 

         

        En revanche, Je), Bolchoï-Total informe.

        Tété à  Toulouse…/Limoge/Paris/Lisbonne/Rodez  etc. mais aussi bien sûr… Outre. Déterminé à n’obéir en rien, (faut pas charrier) qu’en suffisant l’idée d’être. Sous-payé à crever l’hégémonique méta, ce fantôme qu’ersatz poursuit aussi sur les médiums de proue, mais pour d’obscures raisons.                 

         

        Et ici se poursuit le je(u) idéal naïf ; têtu abîmé.  

           .           Refoulant (puant) tout ce qui ridiculise la démesure & l’échec, sans comprendre le ballet de ces trous du cul de rhéteurs, ni rien avaler de leurs inventaires. Je l’enchanteur pourrissant, pas le gardien, la peur, la valse. Je femme à tête d’oiseau. Ouvrier en bleu de chauffe, lithophage forant l’agrégat. Uuufh ! Indéterminé à dire si dormis ou pas lors de la monstration mamillaire qu’avait chanté aux parias Erin. N’y pris garde, puis soudain -ça peut toujours-, la terre ou l’incinération thermoélectrique, y compris à l’heure immanente du corps souple, mais fagoté d’un lin beige, écrivant quel sommeil sous le fouet de Lilith & les baisers tendrement obscurs de Sylvie, aimée trois fois par des hanches plus rondes. Sucera avec délice le dedans de méta, &videra la viande, le dehors d’en dedans. Vagination, évagination, validation du sens ? Pas détaché de la terre, le corps soudain tremblant mais étonnamment organique sous la souffrance. Graisse tremblante. Sexe idiot. L’humanité chthonienne. Mes cœurs, des cœurs. Arias de lumière. La douleur des maisons. L’oubli. Boue. Un programme, Properce… Non. Ne se répète. L’enfant-merde qui suffit aux émendations invraisemblables d’une copla mal taillée, tirera nos lentes, & de nos seins l’époux gelé. Au désert. En plein désert. Exaltation. La forme sortie du : On ne peut plus rien dire, ne plus rien dire… Evidence du Golem. (Délire chaud vaut le froid, Monsieur de Limoge). Folklore ? Parade ? Ce que force veut dire d’ordures reléchées, le flux performatif de l’heure. Caractère qu’articulent aussi les cervico-brachiales C6 C7 & les autres chez les autres. Le Cut de mon cul, le plein comme les marges, à consommer au seuil des filiations invalides. Orphelin toujours des « Oh oui ! » d’hier que Sylvie soufflait flexible. Ne rêve. Manque. L’heure ; ouais ! … (N’y suis jamais). Fatigué des meutes. De l’histoire. Exprime quoi ?  Bandé. Brutal érectile, hum...   Le faux aussi qu’il adopte en revêtant vite le camouflage (nous) des manifestes, mettant -fotaire à distance la cruauté, crudité des peaux-plaies, humides verbes pipis. La peur du seul pouvoir, & le suicide empressé, maladroit, - privé ! -, qui s’ensuit, mais désormais conforme, moulé au triste dialogue subjectif indirect. Las, parle depuis le néant. Caresse, touche, ne travaille pas. Entrecroise, ne comprend ni hésite ; erre. Confesse. Fatch ! Antidémocratique, confidentiel. Corps-Texte, tressage, entrebescament, révolution au sens de rotation des corps l’empruntant. De-venir, des(a)sein d’exister. Virgule. Articulation coupante. Sabre. Antimanifeste, donc sans but.  Gueux probablement définitif. Poète inutile, listé ; bon c’est déjà ça. Fainéant & désespéré. Amoureux. Obscur voyant. À la poupe. Accidenté du travail. Médaillable de surcroît. Lancequineur  invétéré sur tous les pouvoirs prônant, trônant ou qui rêvent, Deus Ex Machina, de (dé)-machiner pour mieux paper la chapelle. Marcheur ricanant aux menaces des nouveaux milimaîtres. Roses & tutus de la vieille langue. Sorcier(ère). Solitaire, névrosé, feuillu, herbu, vicieux, exhibitionniste, rasé, suspect, occitan, macabre, excité, adepte, porcher, malestruc, (fan de Truc Malec !) charnel, Debussyste, Zapatiste, archaïque, affectionné symboliste, bo-bo –pour Brigitte D qui n’a pas lu Pessoa. Anarchiste, simpliste, acédique, pas ascétristre hein ! … Vagabond. Etarra. Mallarméen halluciné. Illuminé (Zen), immobile opiniâtre joueur de dés, improductif, immoral. Chieur chiant sur les patrons paradigmatiques aux encarts fléchés des néo K-nevas. Incarnadin à la face de vit, splendeur d’une face de nourrice ; O trayeuse des failles qu’endommagent les us. Religieux zonard. Inutile suture. La plaie rouverte à loisir dégorgeant d’ahurissantes pelures de paroles, des fièvres sèches. Devant la vitre du salon mortuaire où des âmes soignantes débraillent encore l’histoire, comme elles s’ouvrent sous la vidange religieuse de reliefs érotiques, comiquement surprises. Idiome monté à cru puis instruit. Ne mime pas une ancienne gavotte. Chorée loquace faussant le jeu, la passe commune. Combe froide des icônes privées. Heurté. Paradis renversé. Infecté de survie. Le rêve de s’ouvrir en rivière s’adjugeant un pétale d’amibe. Colleté avec le deuil inapaisé de demain. Catafalque que personne ne verra. Femmes anonymes & véloces ; un tombeau gonflé de tableaux. Lisier. Le lait des mamelles & tous les autres. Barques de glaïeuls calfatées du mystère. Alcoolique mystique, le nez fourré dans ses chapelets d’œufs. Déflation de l’épopée, déjà sensible. Iconoclaste larve du chaos à qui l’on ne donne plus beaucoup crédit (& pour cause !). Teigne récurrente sous son duvet.  Jaloux, de mèche avec l’amant, dans l’odeur apaisante de la guerre des sexes, ___ des classes. Faillible montreur de déconstructions masquées, garrottées. Délégué frais émoulu de la verrue qui grésille sous l’azote liquide. Vocable social à couper la traîne des mots imprécis. (Sans éclore à l’instant) Emmuré dans l’orgueil des plus humbles. Armé & sourd. Ex-voto redevenu léger & grave, les cheveux bien huilés des mauvais jours. Trachée des suppositions, versifiées, inopérantes. Remerciements confraternels, -pour l’aubaine. Physique idéale, tangage du son porté par l’anche. Augure assis au milieu de tous les chats de Sicile, au-dessous des chefs, (au sens de Bataille) précisément où se forme le captage d’exploits inaudibles. Chien(ne) sur la licence poétique. Perdra l’exercice des brumes & de l’empreinte. Roulis de sang qui moule l’exactitude du terme crevassé par un bain prolongé dans l’idée d’une fin aussi. Des images encore, pour brunir un peu plus l’anthrax. Pigeonné dans sa gaze, préférant à l’élégance d’un baiser dont l’esprit luxe le vent, la gelée opaque régurgitée des croupes d’où coulent les prières. D’inoxydables raisons, hybrides cramoisies, tartinées en folio, de ne rien entendre de la régularité d’être. Une pure fiction. Une nuit réputée n’être rien qu’un journal mental. L’urticaire achevée que l’on revêt ostensiblement, brêlé de nervures chaudes & tendues. Aporie. Sans mémoire, hôtel commode où l’ombre des miroirs sert longtemps l’invention qui dépossède la lumière de mille réclamations. L’approximation hasardeuse d’une image révélée. L’hypothèse d’une sérénité retrouvée dans un cosmos concevable. Syntaxe d’une perversité séculaire, comme les d©ouleurs nous enfantent. Constitutions rêvées sans répit, la bouche graissée par la sainte ésie. Conique pesant sur la table du peintre. Hérétique disputant le non savoir aux rites fictionnels qui font fuir les choses. Lyse onctueuse, échevelée chromatique. 

         

         

        Régis Nivelle  - Extrait de Paliers - Editions Le Manuscrit  http://www.manuscrit.com/ 

        Publié par Régis Nivelle à 16:48:25 dans Editions le Manuscrit | Commentaires (0) |

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