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ADFE Madagascar Ocean Indien

Jean Daniel CHAOUI, Conseiller élu representant les Français de l'Ocean Indien

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Rencontre avec le nouveau Consul général de Tananarive / Ile Maurice ; communiqué du Consulat de France / Famines et sécurité alimentaire | 15 août 2011

Rencontre avec le nouveau Consul général de Tananarive.

 

Laurent Polonceaux, nouveau Consul général, prendra ses fonctions à Tananarive à la fin de ce mois d’août 2011. En poste depuis deux années à Partenay, sous-préfecture des Deux-Sèvres, il revient au MAE après deux années d’expérience professionnelle auprès du ministère de l’intérieur. Etant en vacances dans ma région d’origine, Rochefort-sur-mer en Charente Maritime, département limitrophe, j’ai pris l’initiative de le contacter et nous avons déjeuné ensemble ce lundi 8 août à Partenay. Echange et conversion conviviaux durant lesquels j’ai pu lui donner quelques informations concernant son nouveau poste, la communauté française de la grande île et la vie à Madagascar. L’impression première est très positive et je lui souhaite la bienvenue dans la grande île.

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Ile Maurice ; communiqué du Consulat de France

 La date de la seconde commission des bourses à Maurice a été fixée au jeudi 13 octobre et celle de la commission CCPAS au mardi 22 novembre.

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 FAMINES ET SECURITE ALIMENTAIRE

 Comment en arriver à déclarer la famine en ce début du XXI° siècle ? C’est la question que se pose Cristina Amaral, directrice pour la FAO[1], et c’est celle que nous devrions tous nous poser, non par curiosité mais pour tenter d’y porter un remède durable.

 Le monde occidental mobilise des milliards d’Euros et de dollars pour réunir les fonds nécessaires au sauvetage du système banquier international et se révèle incapable de mobiliser les sommes nécessaires au sauvetage de sa propre humanité. Le programme alimentaire mondial (PAM) avait un budget de 6 milliards de dollars, il a été réduit à 2,8 milliards parce que les pays riches ne payent plus leurs cotisations. Pourtant les pays européens ont pu rassembler 162 milliards pour colmater le déficit des banques détentrices de la dette grecque. Fonds perdus ! Car ce n’est qu’une cautère sur une jambe de bois, plus propre à calmer les spéculateurs que de mettre en œuvre une solution efficace qui éviterait d’affamer aussi les classes populaires hellènes. Mais c’est un autre problème.

 Pour en rester sur la spéculation, c’est aussi une des causes de la famine subie par les populations de la corne de l’Afrique (Somalie, Kenya, Ethiopie, Erythrée). Les prix alimentaires des aliments de base (riz, maïs, céréales) qui couvrent 75% de la consommation mondiale ont explosé en raison de la spéculation des Hedge funds [2] et des banques. La tonne de blé a doublé en un an, celle de riz plus que doublé, et le maïs a augmenté de 63%. Les pays pauvres, déjà asphyxiés par des dettes qui absorbent quasiment tous leurs revenus, sont privés de ressources budgétaires par les réformes structurelles du FMI, par l’OMC et des accords bilatéraux qui ont diminué le montant des droits de douane qu’ils perçoivent sur leurs importations. Ils ne peuvent plus acheter les aliments que bien souvent ils sont incapables de stocker afin de constituer des réserves alimentaires, pour échapper aux fluctuations du marché. Un marché indécent !

 La sécheresse, le dérangement climatique, n’expliquent pas à eux seuls la faim dans le monde. Il s’y ajoute les problèmes engendrés par le déplacement et les migrations des populations, qu’elles se réfugient dans des camps pour tenter d’obtenir une aide alimentaire, pour survivre, ou en envoyant ceux qui sont éduqués pour tenter leur chance sur les routes peu sûres de l’émigration.

 Les investisseurs étrangers accaparent les bonnes terres et y produisent des produits voués à l’exportation. Les petits paysans, expulsés, ou ruinés par le développement de monocultures exportatrices, viennent grossir les bidonvilles[3] des grandes agglomérations où ils ne trouvent que chômage et misère. « Bien que la moitié des terres arables mondiales soient encore disponibles, l’Afrique, n’a pas ou ne dispose que peu de bonnes terres encore libres[4]. »

 Il est possible pourtant de réduire le problème de la faim en aidant ces pays à développer leurs cultures vivrières, en particulier pour la maîtrise de l’irrigation[5]. Il est indispensable d’aller dans le sens d’une démondialisation pour l’autonomie vivrière des nations, de leur souveraineté alimentaire, grâce à des protections douanières, et des aides internationales dévolues directement à la promotion des petites exploitations paysannes répondant aux besoins locaux, et non à des gouvernements mal avisés ou dictatoriaux qui vouent leurs pays à la monoculture exportatrice et industrialisée (coton, bananes, cacao, café, huile de palme, agrocarburants), ou les vendent à l’encan[6]. « Les programmes de protection sociale basés sur l’alimentation peuvent-être un des moyens les plus fiables pour l’achat après des petits exploitants,  dit la directrice du PAM. Ils permettent d’injecter de l’argent dans l’économie locale, d’offrir une occupation et un salaire à ceux qui en bénéficient, tout en construisant des routes, des infrastructures d’irrigation ou des installations industrielles qui rapprochent les agriculteurs des marchés. »

 Comme en France et en Europe, les pays en voie de développement ont besoin d’une planification écologique du développement économique qui prend en compte les véritables besoins des populations, pour assurer leur bien être, leur éducation, leur santé, au-delà de leur simple survie.

C’est tout le système mondial de production et d’échange qu’il est nécessaire de transformer.

Mais, il y a des urgences immédiates à satisfaire, avant de réussir les révolutions citoyennes qui permettraient d’agir à long terme et de façon durable.

 Que ceux qui le peuvent - et le veulent – fassent preuve de solidarité et de générosité envers ceux qui meurent par centaines sur les chemins et dans les camps de la faim. On peut donner son obole à l’organisation de son choix, elles ne manquent pas 

-          Médecins du Monde ; médecinsdumonde.org

-          Médecins sans frontières ; www.msf.fr

-          CCFD (Comité Catholique Contre la Faim et le Développement) www.ccfd.asso.fr

-          www.actioncontrelafaim.org

-          www.unicef.fr/

Etc…

 http://allaingraux.over-blog.com/article-famines-et-securite-alimentaire-80445639.html

 Allain Graux

Le 28 juillet 2011



[1] FAO : Organisation de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation

[2]Fonds de placement spéculatifs

[3] Le vol des terres des populations rurales du Sud, aurait fait plus d’un milliard de personnes déplacées vers les bidonvilles. ‘Liz Alden Wily – “Whose landis it ? Commons and conflict states.”

[4] Paul Mathieu, expert en gestion foncière FAO

[5] L’eau est un élément essentiel de la production alimentaire. Dans les pays en développement seuls 20% de la superficie agricole sont irrigués ; en Afrique subsaharienne, seulement 4% des terres arables le sont.

[6] REF : lire la Voie, P217-218 – Edgar Morin -

Publié par adfe-madagascar à 15:39:24 dans Sécurité alimentaire | Commentaires (0) |

Citations / Edito : la justice en question / Coopération Océan Indien / Sécheresse et sécurité alimentaire au Sahel | 05 mai 2010

Citations

« Le monde est beau et hors de lui point de salut » et aussi « La vérité de l’esclave vaut mieux que le mensonge du seigneur »  [Albert Camus]

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Edito : la justice en question

J’ai participé à la manifestation organisée par une vingtaine de syndicats et d’associations regroupant tous les métiers de la justice : juges de toute sorte, greffiers, avocats, personnel de la pénitentiaire, de la protection de la jeunesse,…. tout le monde est là (sauf FO pénitentiaire). Le but est de protester contre les réformes en rafale dans tous les domaines du droit et en particulier dans le sécuritaire, contre le manque de moyens de la justice et la prison, contre la politique d’expulsions,….

J’avais vécu un grand moment en défilant il y deux ans avec un évêque (le coadjuteur de Paris) en soutane violette pour Ingrid Betancourt. Cette fois-ci, c’étaient les robes rouges, bordées d’hermine et semées de décorations, des juges et des présidents de tribunaux et de chambres (il ne devait pas y avoir de procureurs), visiblement peu habitués à battre le pavé parisien sous le regard quelque peu interrogatif de la police dont ils sont les supérieurs hiérarchiques. On se plait à imaginer un CRS coursant un(e) président(e) de cour d’appel pour trouble à l’ordre public….

Les passants qui n’en croyaient pas leurs yeux et leur conclusion était le plus souvent : « cela doit vraiment aller très mal s’ils sont là » !

Sur le fond, ce qui fait déborder le vase, c’est la suppression du juge d’instruction et la prééminence prise par le parquet (les procureurs). Ce n’est pas une réaction corporatiste pour protéger telle catégorie ou tel avantage. Ce que redoutent les juges c’est le changement en profondeur du système judiciaire français qui passerait d’une philosophie de la preuve (établie par un juge indépendant et inamovible) à une philosophie de l’aveu comme le connait le droit anglo-saxon et particulièrement américain. Dans ce dernier système, le riche et puissant peut s’offrir les meilleurs avocats pour impressionner le jury.

L’autre grand sujet est celui du manque de moyens surtout en postes de greffiers (ceux qui rédigent les comptes-rendus et suivent la procédure). Il en manque dans certaines juridictions presque la moitié. Nulle justice ne peut être rendue si elle vient avec des mois et des années de retard.

Blog du Sénateur Richard Yung

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OCEAN INDIEN

 

COOPERATION

 

Quatre conventions entre Maurice et  la France

La coopération entre Maurice et la France se porte au mieux. Quatre conventions ont été signées par la secrétaire d’Etat française au Commerce extérieur et le ministre mauricien des Finances.

Quatre conventions de coopération ont été signées entre Maurice et la France, le 8 mars 2010, à l’hôtel  Labourdonnais à Port Louis. Les signataires étaient à secrétaire d’Etat française au Commerce Extérieur, Anne Marie Idrac et le ministre mauricien des Finances, Rama Sithanen.

La secrétaire d’Etat française au Commerce Extérieur et le ministre mauricien des Finances, ont signé le 8 mars quatre accords de coopération entre la France et Maurice, Anne Marie Idrac a rappelé les motivations de la France pour encourager l’investissement à Maurice.

« Maurice est un hub’ dans la région ». C’est ainsi que la secrétaire d’Etat français au Commerce Extérieur explique les motivations de la coopération France Maurice. La secrétaires d’Etat a également  souligné la convergence entre les idées de la Réunion France et de Maurice en matière de développement durable, de tourisme et d’intégration économique au niveau  régional. Ce sont ces intérêts communs qui motivent la  France à investir davantage à Maurice.

Pour sa part le ministre des Finances, Rama Sithanen a déclaré que les accords signés inaugurent un nouveau chapitre dans les relations France Maurice. « Les conventions que nous avons signées vont nous permettre d’étendre les relations bilatérales entre Maurice et la France et de baliser les contours d’une nouvelle ère de partenariat », a-t-il affirmé.

La première convention signée porte sur la protection des investissements sur une base de réciprocité.

 

Rapprochement

« Nous espérons que cet accord permettra davantage le rapprochement des secteurs privés de nos deux pays avec des impacts positifs sur l’accroissement des échanges commerciaux entre Maurice et la France », déclare le ministre des Finances.

La deuxième convention est un prêt de 125 millions d’euros de l’Agence Française de Développement (AFD), sous forme d’appui budgétaire, lié à la mise en place d’un programme pour la gestion de l’environnement. En comptant sur les aides en cours, le soutien total de l’AFD à Maurice s’élève maintenant à environ 350 M d’euros.

La troisième convention est un don de 3 millions d’euros de l’Union européenne, complémentaire au soutien de l’AFD pour le secteur de l’environnement.

Finalement, la quatrième convention est un accord entre la compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (COFACE) et la State Investment Corporation(SIC), sur la mise en œuvre du programme d’assurance-crédit à l’exportation. Selon Rama Sithanen, cet accord permettra aux exportateurs locaux de mieux  affronter la concurrence sur les marchés étrangers.

La Sentinelle

L’Express de Madagascar  10 Mars 2010

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Sécheresse et sécurité alimentaire au Sahel

 

Sans vouloir mêler nos voix a ceux qui parlent de malédiction a son sujet, il nous faut bien reconnaitre que le Sahel est périodiquement victime de sécheresses aux effets dévastateurs sur l'alimentation et la sante des populations qui y vivent. Cette année plus de la moitie de la population du Niger souffre de la faim en cette période de soudure et, bien que moins affectes, les habitants du Tchad, du Mali et du Burkina Faso ne sont pas épargnes. Depuis la grande sécheresse de 1973, les pays sahéliens, sous l'impulsion du Comite Inter-états de Lutte contre la sécheresse au Sahel – CILSS –, se sont organises pour faire face a ce fléau : évaluation, des les récoltes, de l'ampleur des pertes de production, estimation des besoins qui ne pourront être satisfaits par des ressources nationales et appréciation des apports extérieurs à mobiliser. Des instruments ont été mis en place pour surmonter les états de crise; aide triangulaire, constitutions de réserves nationales, création de banques céréalières au niveau des communautés de base, recours a des modes d'acheminement et de livraison des vivres qui ménagent les circuits commerciaux d'approvisionnement...

Mais, quelque soit le soin apporte a leur mise en œuvre, ces instruments couvrent mal les besoins. Témoin de ces défaillances, souvent dénoncées, l'emballement des prix des denrées alimentaires, reflet de l'état de rareté de l'offre mais également des spéculations sur l'état d'urgence qui ne sont pas sans rappeler, dans un tout autre domaine, la crise financière de la Grèce... qui ne fait pas que des malheureux. On sait combien les sécheresses engendrent de souffrances et d’effets destructeurs sur les sociétés sahéliennes. Des lors, on ne peut que s’étonner de l’imprévoyance des autorités et des organes d’aide extérieure. Au lieu de s’alarmer avec retard, sans doute par crainte des réactions politiques, et de mobiliser dans l’urgence secteur public, aide internationale et ONGs, ne serait-il pas préférable de mettre en place, dans le cadre d’une politique agricole et commerciale adaptée aux conditions et réalités sahéliennes, des outils permanents de régulation des marches, soutenus en période de crise par la solidarité internationale ? Les pays sahéliens y gagneraient en termes de souveraineté et la stabilisation des marchés contribuerait à stimuler la production vivrière. Il reste à montrer que des pratiques de régulation des marches, qui ont fait leur preuve ailleurs, sont a la fois plus humaines et moins couteuses que des interventions d’urgence. Il n’y a pas de sécurité alimentaire sans souveraineté alimentaire et celle-ci a toujours un prix.

Lettre de la Cade (Coordination pour l’Afrique de Demain), n°130, avril 2010

 

Publié par adfe-madagascar à 19:13:51 dans Sécurité alimentaire | Commentaires (0) |

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