Depuis le 01-08-2008 :
179425 visiteurs
Depuis le début du mois :
13972 visiteurs
Billets :
347 billets
Réaction de notre Sénatrice Monique Cerisier Ben Guiga, Présidente de Français du Monde et de Michèle Bloch, Chargée du dossier Education au bureau national de Français du Monde. Il est à noter que la prédiction de Michèle Bloch a bien eu lieu et qu’un vote bloqué a supprimé les amendements, les parlementaires s’exécutant à « l’injonction » du gouvernement. (09/11/09)
Toute la polémique autour de l’amendement voté à l’assemblée nationale relatif à la prise en charge des frais de scolarité lycéens et aux crédits immobiliers de l’agence relève de la gesticulation politique. Cet amendement déposé par François Rochebloine (Député UMP) et voté à l’unanimité, signifie que les députés considèrent comme nous que la PEC absorbe une trop grande part des crédits attribués à la scolarisation des enfants français à l’étranger. Ces crédits manquent pour le fonctionnement du réseau tant pour l’immobilier que pour la rémunération des personnels.
Ceci dit, il arrivera à cet amendement ce qui arrive à quelques centaines d’autres : le jour du vote du budget, le gouvernement présentera un amendement de suppression dans un vote bloqué et il tombera comme l’an dernier est tombé l’amendement sénatorial relatif au double plafonnement de la PEC qui avait été voté à l’unanimité.
Il nous semble qu’avant toute chose il faut tordre le cou à une idée répandue à droite (cf. site de l’UFE) qui est que le budget de la PEC et celui des bourses seraient différenciés. C’est tout à fait inexact.
L’action “Accès des élèves français au réseau” du programme 151 “Français à l’étranger et affaires consulaires”, finance à la fois les bourses aux élèves français et la prise en charge des frais de scolarité des lycéens français.
C’est grâce à cette globalisation que l’AEFE a pu faire face aux fortes augmentations du coût moyen boursier (+15,3%) et du nombre de boursiers (+7%). À la CNB de juin, le coût définitif de la campagne 2009/2010 était estimé à 101,38 M€ et celui de la campagne 2010 des pays du rythme sud à 10,51 M€. Le nombre de PEC devrait s’élever à 33,44M€ pour 8557 élèves. Où l’on voit que l’enveloppe de 106M€ sera insuffisante et que l’amputer de 10M€ serait une catastrophe.
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
La concordance de plusieurs élections dans la même période en 2012 amène le Sénateur Robert Del PICCHIA et le groupe UFE à l’Assemblée des Français de l’Etranger a déposé le projet de loi ci-dessous tendant à repousser d’une année l’élection des Conseillers AFE pour la séparer dans le temps de l’élection des députés des Français de l’Etranger.
Pour ma part, je serais plutôt favorable au maintien des échéances électorales dans la mesure ou l’on donnerait aux Consulats les moyens financiers et humains d’y faire face, ce qui n’est pas le cas actuellement.
Jean-Daniel Chaoui, Conseiller AFE.
SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 2009-2010
![]()
Annexe au procès-verbal de la séance du
PROPOSITION DE LOI
tendant à proroger le mandat des conseillers
à l’Assemblée des Français de l’étranger,
PRÉSENTÉE
Par M. Robert del PICCHIA,
Sénateur
Exposé des motifs
L’Assemblée des Français de l’étranger est renouvelable par moitié tous les 3 ans.
Le mandat des conseillers élus en Europe, Asie et Levant (zone B) expire en juin 2012.
Or, 2012 sera une année électorale particulièrement chargée, puisque doivent également se tenir l’élection présidentielle et – pour la première fois – les élections législatives.
L’organisation des trois scrutins à l’étranger la même année, soit cinq tours de scrutin en deux mois, aurait un effet très dissuasif sur la participation de l’électorat pour le dernier scrutin, celui de l’Assemblée des Français de l'étranger, laquelle est déjà en chute constante. La multiplication des scrutins va assurément aggraver le problème.
Certains pensent que le couplage de deux élections le même jour est un moyen de lutter contre l’abstention électorale.
Si l’information encadrant ce scrutin multiple pouvait être suffisante, il pourrait en effet être utile de proposer de coupler par exemple le premier tour des élections législatives et les élections des conseillers à l’AFE. Mais l’expérience nous a appris qu’il est impossible de garantir cette information auprès des électeurs et même simplement auprès des personnels chargés d’organiser les élections. Le manque d’information sur les modalités de participation à l’élection ou même sur les enjeux des scrutins, ne permettra pas la participation électorale. Le couplage des élections le même jour à l’étranger ne serait qu’un facteur de confusion supplémentaire.
Même à quelques semaines d’écart, la tenue de cinq tours de scrutin n’est pas envisageable. Le matériel électoral ne pourra pas être acheminé à temps dans des circonscriptions aussi vastes, les personnels diplomatiques et consulaires, mal informés, ne seront pas en nombre suffisant. Qu’il s’agisse de la sensibilisation des électeurs aux enjeux de ces scrutins, ou de leur information sur les modalités pratiques - complexes et différentes pour chaque scrutin-, l’obscurité sera totale.
En effet, les modalités de chacun de ces scrutins sont différentes.
Pour l’élection du Président de la République, les électeurs peuvent voter en personne ou par procuration (2 maximum). Les électeurs peuvent choisir de voter en France ou à l’étranger.
Pour les élections législatives à l’étranger, seront ouverts le vote en personne, par procuration (3 au maximum), par correspondance postale et par Internet.
Les élections des conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger se déroulent en un tour de scrutin unique, selon des modes de scrutin majoritaire et proportionnel (à partir de 3 sièges). En outre, les électeurs peuvent participer à l’élection en personne, par correspondance ou par Internet. Le vote par procuration est exclu.
La responsabilité des scrutins nationaux organisés à l’étranger (présidentielle, référendum et législatives) revient au Ministère de l’Intérieur, lequel détient le budget, l’expertise et le réseau en matière électorale. Toutefois, l’organisation pratique de ces trois scrutins incombe au Ministère des affaires étrangères, c’est-à-dire aux postes diplomatiques et consulaires. Ils n’ont pas les moyens ni le savoir faire pour organiser cinq tours de scrutin en deux mois. Certains personnels n’ont même jamais eu l’occasion de participer à l’organisation d’élection, étant donnée la cadence des mutations à l’étranger.
A chaque organisation d’un scrutin à l’étranger, l’administration consulaire rencontre un grand nombre d’obstacles. On peut s’inquiéter qu’aux difficultés habituelles de l’organisation de l’élection présidentielle à l’étranger, viennent s’ajouter, dans un temps très court, deux autres tours d’une élection inédite à l’étranger. On craint plus encore un cinquième tour de scrutin, différent des précédents, qui sera impossible à organiser sans conséquence sur le bon déroulement des opérations électorales.
Toute réflexion sur les opérations électorales doit tenir compte des capacités pratiques d'organisation des scrutins par les postes diplomatiques et consulaires. Et elles sont loin d’être illimitées, notamment en personnels.
Par conséquent, les difficultés soulevées par le maintien de ce calendrier électoral surchargé nous conduisent à proposer son étalement en reportant d’un an les élections des conseillers de la zone B Europe, Asie et Levant de l’Assemblée des Français de l'étranger.
Le Conseil constitutionnel a déjà autorisé l'aménagement du déroulement de certains scrutins en vue de « susciter une plus forte participation des citoyens aux consultations électorales ». La durée du mandat confié aux élus par les électeurs ne peut être modifiée que si le législateur et certaines nécessités institutionnelles, comme la situation de l'année électorale 2007, justifient un aménagement du calendrier électoral.
Il découle de la jurisprudence constitutionnelle que la modification de la durée du mandat des élus appartenant à une assemblée locale ou à l'une des assemblées du Parlement n'est pas contraire à la Constitution à condition que cette modification soit justifiée par des considérations d'intérêt général et que les différences de traitement entre élus ou électeurs qui en résultent soient en rapport avec l'objectif de la loi ; en outre, cette modification doit avoir un caractère exceptionnel et transitoire.
Le législateur a déjà modifié, à de multiples reprises, la durée de certains mandats en vue de répondre à des objectifs d'intérêt général. Le dernier report en date étant celui du renouvellement sénatorial reporté de 2007 à 2008.
Afin de résoudre les difficultés précitées du calendrier électoral, le projet de loi tend à reporter, de juin 2012 à juin 2013, le renouvellement des conseillers de la zone B élus en juin 2006.
Cela n’aurait par ailleurs aucune conséquence sur le renouvellement sénatorial, qui aura lieu en 2014. En vue de préserver le renouvellement triennal des conseils à l’AFE, le mandat des conseillers de la zone A serait aussi prorogé d'un an.
L’article 1 de cette proposition de loi prévoit que le renouvellement des conseillers de la zone B se tiendra en juin 2013.
L’article 2 prévoit que le renouvellement des conseillers de la zone A se tiendra en juin 2016.
Proposition de loi
Article 1
Le renouvellement de la série B (Europe, Asie et Levant) des conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger prévu en juin 2012 se déroulera en juin 2013.
Article 2
Le renouvellement de la série A (Afrique, Amérique) des conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger prévu en juin 2015 se déroulera en juin 2016.
Publié par adfe-madagascar à 06:44:37 dans AFE, Assemblée des Français de l'Etranger | Commentaires (0) | Permaliens
Jean-Daniel Chaoui, Conseiller élu lors du scrutin du 7 juin dernier liste Français du Monde-ADFE Océan Indien; adresse professionnelle : ADFE, BP 203, Antananarivo 101. J-D Chaoui assure une permanence tous les lundi de 9h30 à 11h30. Prendre rendez-vous en téléphonant au 22 643 90 ( du lundi au vendredi entre 9h30 et 11h30) ou en écrivant adfe@moov.mg
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Rappel de quelques thèmes prioritaires pour les Français de l’étranger
1) LA POLITIQUE SCOLAIRE
La plupart ont des enfants et veulent des établissements français de qualité et si possible gratuits. C'est un des points les plus sensibles pour les Français de l'étranger. Actuellement la France a un large réseau et finance environ 50% du coût global de la scolarité.
2) LA POLITIQUE CONSULAIRE
A l'étranger, vous avez besoin d'une administration pour vos papiers, vous pouvez avoir besoin d'assistance juridique "financière."...Le consulat est donc un passage important de votre vie d'étranger. La France dispose d'un des plus importants réseaux consulaires au monde. Répond-t-il à vos besoins ?
3) LA COUVERTURE MEDICALE
La France offre à ses ressortissants vivant à l'étranger la possibilité d'une couverture santé d'autant plus que dans certains pays elle n'existe pas. les régimes de retraite font l'objet d'une grande préoccupation des Français de l'étranger.
4) LA POLITIQUE SOCIALE
La France est un des seuls pays au monde à fournir une aide sociale, certes modeste, à ses ressortissants très démunis. L'aide arrive aux plus faibles mais malheureusement est encore trop peu axée sur la formation.
5) LA POLITIQUE CULTURELLE
La France dispose d'un réseau culturel très important à travers une présence audiovisuelle forte (RFI, TV5, FRANCE 24) et un nombre important de centres culturels et d'alliances françaises. Des choix importants sont en cours. Sont-ils bons pour nous dans l'Océan Indien ?
6) LA POLITIQUE FISCALE
La plupart des Français de l'étranger ne payent pas leurs impôts en France mais certains ont des biens en France et sont assujettis à une fiscalité spécifique de non résidents. Quelles sont les améliorations dans ce domaine ?
7) LA POLITIQUE ECONOMIQUE
A travers diverses organisations (Conseillers du Commerce extérieur, attachés d'expansion économique...) la France tente d'aider les entreprises françaises à l'étranger. Beaucoup d'entrepreneurs aimeraient plus notamment en termes de financement.
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
« DROIT DU SOL », une fiction réaliste
Mayotte – île française de l’Océan Indien, dans l’archipel des Comores, pas très loin de Madagascar. Dans ce microcosme (200 000 habitants, entre 30et 50 % d’immigrés sans papiers) se concentrent les espoirs de tous ceux qui « partent » : métropolitains avides de changement d’air ou nostalgiques des colonies, clandestins comoriens ou malgaches qui risquent leur vie pour voir des jours meilleurs avec l’espoir, peut-être, d’être naturalité ou d’avoir des enfants français. Un monde où cruauté et générosité se côtoient, où des professionnels (de la santé, de l’enseignement …) se divisent pour savoir s’ils doivent venir en aide aux clandestins et o% les plus faibles sont à la merci de tous.
Charles Masson, médecin spécialiste qui vit dans l’Océan Indien, connaît bien la situation mahoraise. Son récit à plusieurs voix est servi par un dessin en noir et blanc dont l’apparente simplicité ne trompe pas : un naufrage de kwassa-kwassa (les frêles embarcations sur lesquelles les clandestins tentent la traversée), une nuit sans lune qui engloutit l’espoir, la soudaine colère qui envahit ceux qui veulent tout simplement aider ou le bonheur éphémère d’une journée à la plage…Autant d’instants et d’émotions traduits par l’image.
Ce livre agit comme un véritable coup de poing, obligeant à réfléchir à des questions aussi complexes que la notion de frontière, la nationalité, l’humanité, les raisons qui nous poussent à partir, l’amour… Des questions qui peuvent pousser à l’action.
« Droit du sol » de Charles Masson, 437 pages, éditions Casterman, Paris,
2009. ISBN : 978-2-203-01968-3
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
|
Que font les Conseillers à l’AFE ? |
|
|
Sur le terrain Les conseillers répondent aux sollicitations des Français de leur circonscription ; il n’est pas rare qu’ils tiennent des permanences pour les recevoir. Ils sont membres de droit des commissions consulaires des bourses scolaires, des comités consulaires pour la protection et l’action sociale, des comités consulaires pour l’emploi et la formation professionnelle et des comités d’établissement des lycées de l’AEFE de leur circonscription. Ils sont consultés pour toutes les questions générales concernant la communauté française de leur circonscription. Enfin, ils occupent un rang protocolaire lors des évènements officiels organisés par le consulat ou l’ambassade.
|
En déplacement à Paris Les conseillers siègent tous deux fois par an en séance plénière et les membres du bureau de l’AFE se réunissent deux fois supplémentaires. Ils sont réunis pour évoquer les questions qui peuvent concerner les Français de l’étranger (enseignement, emploi, affaires consulaires, audiovisuel, culture, économie, affaires sociales …) et le développement de la présence française à l’étranger. Ils rencontrent les responsables des mondes administratif et politique qui les gèrent. Ils débattent, expriment des avis qui ont valeur consultative et formulent des vœux. Cette liste d’activités n’est pas exhaustive, les conseillers étant amenés à remplir de nombreuses fonctions.
|
Publié par adfe-madagascar à 17:51:57 dans AFE, Assemblée des Français de l'Etranger | Commentaires (0) | Permaliens
Le Conseiller référent de Français du Monde-ADFE Madagascar Océan Indien est Jean-Daniel Chaoui, élu lors du scrutin du 7 juin dernier ; adresse professionnelle : ADFE, BP 203, Antananarivo 101.
J-D Chaoui assure une permanence tous les lundi de 9h30 à 11h30. Prendre rendez-vous en téléphonant au 22 643 90 ( du lundi au vendredi entre 9h30 et 11h30) ou en écrivant adfe@moov.mg
Consultez nos nouveautés de la semaine : album du 14 juillet, album Français du Monde-ADFE-Madagascar
8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
LA DIXIEME ASSEMBLEE PLENIERE DE L’AFE S’EST TENUE AU MOIS DE MARS 2009-07-22.
Ce compte-rendu, bien que datant de quelques mois, permet de faire un tour d’horizon des problématiques des Français à l’étranger.
En ce dimanche 1er mars, le climat est effervescent au café du centre de réunion : les membres du groupe Français du Monde ADFE à l’AFE s’apprêtent à se réunir toute la journée, pour préparer au mieux la semaine d’assemblée plénière qui les attend. L’ambiance est aux retrouvailles pour ces conseillers établis aux quatre coins du monde qui échangent nouvelles du terrain et bruits de couloir dans une atmosphère amicale. Quelques minutes plus tard, ils seront tous sagement alignés en salle de réunion, ^prêts à passer la journée à aborder les grandes thématiques qui feront l’actualité de la plénière dans les six jours à venir. Monique Morales, la présidente du groupe, leur rappelle : »Etre présent à la plénière et participer aux réunions de groupe préparatoires fait partie de vos devoirs d’élus ». Le travail peut commencer… Après la journée préparatoire du groupe, les membres de l’AFE se réuniront pendant trois jours en commission thématique, puis pendant deux jours et demi en session plénière avant d’assister, pour ceux qui le souhaitent, à la réunion du Conseil d’administration des Français du Monde ADFE le samedi après midi. Une semaine intense ! Le point sur les échanges, commission par commission.
Commission des affaires sociales
Parmi les faits saillants, les élus FdM ADFE ont pu souligner la situation grave que connaît le fonds d’action sociale du ministère des Affaires étrangères : le budget de 17 millions d’euros annuels stagne en 2009 et diminuera de 20 % sur 2010 et 2011. Le sentiment d’injustice est fort : pourquoi diminuer le montant de l’aide sociale pour les Français de l’étranger, alors que ce n’est pas le cas des Français de l’hexagone ? La question de la prise en charge d’une partie des cotisations à la caisse des Français de l’étranger (CFE) pour les plus démunis a également été évoquée. Actuellement, l’Etat prend charge 33 % de la cotisation de cette « troisième catégorie aidée ». A l’initiative de FdM ADFE, le Conseil d’administration de la CFE a voté pour que cette prise en charge passe à 50 %. Pour l’instant, vu les restrictions budgétaires, cette proposition a été mise de côté et il faudra défendre le maintien de la prise en charge à 33 %. Par ailleurs, une rencontre avec des responsables de la CNAMTS (Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés) a permis de confirmer que les Français à l’étranger revenant vivre en France ont droit à la CMU (couverture maladie universelle) à leur retour. Enfin une intervention très intéressante sur la protection de la famille opérée par le Ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE) a permis de prendre conscience de l’importance de la médiation, notamment dans les cas d’enlèvement d’enfants : il est conseillé de s’appuyer sur le ministère plutôt que sur des ONG, en raison de son poids officiel.
Commission de l’Union européenne
Beaucoup de temps a été consacré au bilan de la première rencontre des Européens établis hors de leur pays d’origine organisée en septembre 2008 et aux perspectives que cette dernière a tracées. La Déclaration de Paris, qui détermine des engagements et des demandes précises au niveau de la couverture sociale, des droits civils, de la représentation diplomatique, de la protection civile et d’une organisation européenne des Européens expatriés doit faire l’objet d’un suivi politique, notamment avec un relais espéré en Belgique (particulièrement pendant sa présidence de l’UE en 2010), au sein de l’agenda du Parlement européen et à travers une proposition de recommandation à l’étude au Conseil de l’Europe. Autre fait notable, les Etats membres ont approuvé pendant la présidence française de l’UE le concept d’assistance mutuelle européenne en matière de protection civile (par exemple en cas de conflit ou de catastrophe dans un pays tiers). Enfin, les membres de la commission ont auditionné la directrice du CLEISS (centre de liaisons européennes et internationales de sécurité sociale). Parmi les informations à retenir, notons qu’un dossier de demande de retraite doit être introduit dans le pays de résidence et non en France.
Commission des affaires culturelles, de l’enseignement et de l’audiovisuel
Les membres de l’AFE ont eu confirmation que les moyens de l’action culturelle extérieure de la France subissaient une réduction de 20% en 2009. De nombreux instituts culturels ferment en Europe, suscitant l’incompréhension. En ce qui concerne l’enseignement, les élus FdM ADFE ont exprimé leurs vives inquiétudes, notamment à cause des fortes contraintes budgétaires imposées à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger et de la mise en place de la prise en charge qui a entraîné la déstabilisation du système de bourses et va induire une forte augmentation des écolages. La mise en place de la prise en charge des frais de scolarité dans les classes de lycée est loin de faire l’unanimité à l’AFE.
Enfin, concernant l’audiovisuel, les élus ont particulièrement apprécié l’intervention de la directrice de la francophonie, de la promotion du français et des relations institutionnelles à TV5. Avec un budget modeste de 92 millions d’euros, la chaîne diffuse des programmes francophones à travers le monde, en les rendant accessibles grâce à des sous titres en de nombreuses langues. Un grand effort de diffusion est fait sur les nouveaux médias : Internet, téléphonie mobile… A cet égard, le site de la chaîne est particulièrement riche et offre notamment des rubriques consacrées à l’apprentissage du français.
Commission des finances et des affaires économiques
La commission a présenté un vœu attirant l’attention du législateur sur les dysfonctionnements induits par l’impossibilité de prévoir au budget de l’Etat le montant de la prise en charge de la scolarité dans les classes de lycée, puisque la plupart des établissements scolaires privés de l’AEFE fixent librement le montant des frais de scolarité Malheureusement, à l’initiative du groupe UFE, le vœu a été retiré du vote lors de la session plénière. Par ailleurs, la commission s’est penchée sur les programmes budgétaires du MAEE concernant les Français de l’étranger, s’interrogeant notamment sur la mise en place d’indicatifs de performance, comme le prévoit la loi organique sur les lois de finances. Dernier fait marquant, la commission a reçu Jean Michel Severino, directeur de l’agence française de développement(AFD) : un établissement public en pleine mutation, dont les champs de travail s’élargissent et qui affiche une volonté de grande réactivité. L’axe de développement de l’activité de l’AFD pour 2009 est « une relance verte et solidaire ». A noter que sur le terrain, dans les pays en développement, les porteurs de projets peuvent s’adresser directement aux directeurs locaux de l’AFD.
Commission des lois et règlements
Le travail de cette commission a beaucoup tourné autour des différentes élections. Celle de l’AFE, avec notamment la mise en place généralisée du vote électronique, complément du vote par correspondance. Elections européennes également puisque, si le Trait de Lisbonne est ratifié par tous les Etats membres, la France se verra attribuer deux sièges supplémentaires au Parlement européen : sièges qui pourraient servir à la représentation des Français à l’étranger. Elections législatives enfin, comme la planète sera divisée en onze circonscriptions pour les Français de l’étranger. Les échanges ont notamment porté sur la place de l’AFE et de ses conseillers dans un contexte où la représentation des Français de l’étranger sera améliorée. Beaucoup au sein du groupe FdM-ADFE pensent que les conseillers à l’AFE garderont toute leur place en se concentrant davantage sur leurs fonctions d’élus de « proximité » au sein d’une véritable collectivité des Français de l’étranger.
Julia Trinson, chargé du dossier AFE au siège de Français du Monde-ADFE.
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Hélène Conway est membre du Bureau Fédéral de la Fédération du Parti Socialiste des Français de l’étranger (FFE), responsable du dossier culturel. Elle nous fait part, ci-dessous, de ses réflexions concernant l’évolution du réseau culturel français après sa participation à une réunion générale du MAE sur le sujet à Paris. C’est sa deuxième intervention.
POLITIQUE CULTURELLE EXTERIEURE DE LA FRANCE (2)
La nuit porte conseille et dans certains cas, elle permet d'y voir plus clair dans l'analyse politique que l'on peut faire d'un évènement. Celui-ci est l'annonce avortée de la création d'une agence qui, je le pense aujourd'hui, risque fort de ne jamais voir le jour. Tout d'abord
il est évident que le ministre ne sait pas ce qu'il faut faire ou, s'il le sait, il lui manque la volonté politique pour le réaliser. On s'attendait à une décision claire sur l'organisation du réseau et son fonctionnement. Les agents et acteurs de ce réseau resteront encore
pendant temps dans le flou d'un avenir incertain. La salle à moitié pleine hier pour la venue de Frédéric Mitterand était pour moi le signe de la déception du personnel qui, pour certains, avaient fait des milliers de kilomètres pour venir assister au grand moment où serait
annoncé l'avenir du réseau qu'ils animent.
On connait les faiblesses de ce réseau que l'on peut résumer en trois points:
- les moyens sont trop dispersés et on constate que les opérateurs ont tendance à défendre leurs pré-carrés respectifs avant de travailler en synergie avec les autres opérateurs français. On peut facilement envisager que leur rassemblement forcerait les partenariats.
- le désengagement financier de l'Etat reste le coeur du problème. Alors que les moyens augmentent pour le Goethe, le Cervantes et le Confucius la carte du réseau français se désertifie. La concurrence est aussi forte dans l'offre des langues que dans le domaine de la culture.
- le besoin de rénovation dont fait l'objet le réseau notamment dans le domaine des ressources humaines. La précarité des postes à la durèe trop déterminée rend la tâche difficile pour les agents qui essaient d'établir des partenariats dans la durée. Plus de souplesse doit aussi
être donnée afin qu'ils puissent également travailler de façon plus rapprochée avec les villes et les régions françaises. Enfin, si le réseau s'est féminisé, il manque encore cruellement de couleurs. Cela nous permettrait d'être plus représentatif de la France multi-culturelle d'aujourd'hui mais également dans les pays où nous sommes présents.
Sans tomber dans les trop faciles "y a qu'à " et "faut que" nous pourrions commencer à redresser la barre en allouant à la culture le budget dont elle a besoin pour continuer à exister.
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
MAURICE : Le tourisme résiste à la crise
L’organisme responsable de la promotion du tourisme à Maurice se frotte les mains. Il considère qu’il a pu limiter la casse en ces temps difficile.
En ce 9 juin 2009, Le Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA) fait le point sur les retombées de ses actions pour la promotion de l’île. Elle déclare un « bilan très positif » pour les premiers cinq mois de l’année.
La MTPA estime avoir pu « limiter la casse », malgré la crise financière internationale, et cela, grâce à de nombreuses campagnes sur les marchés touristiques. « 80 % de nos actions ont été déployées sur le terrain… A travers elles, nous avons su maintenir l’intérêt et surprendre les consommateurs. Nous avons fait le maximum en écoutant les professionnels du tourisme. D’ailleurs, ils ont tous salué notre réactivité. Nous avons aussi gagné des récompenses, déclare Karl Mootoosamy, directeur de la MTPA, très satisfait.
La MTPA a bénéficié de plus de Rs 100millions (Ar 6 milliards) de l’Etat, sous l’Aditional Stimulus Package, pour lancer ses programmes. Avec cet argent, elle a entrepris un certain nombre d’initiatives pour accentuer la visibilité de Maurice. Elle a menée ses opérations habituelles, telles que la participation aux foires touristiques et les campagnes de pub. Mais elle était aussi présente de janvier à mai 2009, de manière soutenue, sur les marchés touristiques, à travers des « roadshows », les médias-internet inclut- et en accueillant des visites de presse, de professionnels et de célébrités.
Maurice sans passeport
Le lancement de l’opération « Maurice sans passeport »en février, le « roadshow » au Moyen Orient en mars, ainsi que le parrainage de la Mauritius Cup Trophy 2009 en Inde au mois d’Avril, en sont des exemples. « Premièrement, nous avons apporté note soutien et rassuré les opérateurs. Deuxièmement, nous avons réadapté nos campagnes institutionnelles en direction des consommateurs. Troisièmement, nous avons sécurisé la confiance des lignes aériennes », soutient le directeur de la MTPA
C’est en gardant une « attitude extrêmement positive et optimiste », dans la conjoncture économique difficile, que cet organisme affirme avoir soutenu le tourisme mauricien. Pour rappel, selon le Bureau Central des Statistiques, 235 699 touristes ont visité le pays durant le premier trimestre 2009, contre 261 494, lors de la même période en 2008.
De plus, la MTPA ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, même à l’approche de la basse saison. Elle est déjà en train de préparer ses prochaines campagnes. Dans les semaines à venir, elle lancera sa campagne « Maurice sans Passeport » en France, visant cette fois, après les tours opérateurs, la population française en général.
La Sentinelle, (L’Express de Madagascar Jeudi 11juin2009)
Publié par adfe-madagascar à 19:35:09 dans AFE, Assemblée des Français de l'Etranger | Commentaires (0) | Permaliens
1|
Commentaires